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Essayons de regrouper sur cette page diverses définitions des termes économiques que nous retrouvons souvent ^Définition de Produit Intérieur Brut (PIB)http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pib.htmLe Produit intérieur brut ou P.I.B. est défini comme étant la somme des valeurs ajoutées réalisées à l'intérieur d'un pays par l'ensemble des branches d'activité (auxquelles on ajoute la TVA et les droits de douane), pour une période donnée, indépendamment de la nationalité des entreprises qui s'y trouvent. L'utilisation de la valeur ajoutée permet d'éviter que la même production ne soit prise en compte plus d'une fois, puisque dans son calcul on retire la valeur des biens consommés pour la production. Le PIB se distingue du Produit national qui, lui, prend en compte la nationalité des entreprises, et non leur lieu d'implantation. Le Produit intérieur brut est constitué du Produit intérieur marchand (biens et services échangés) et du Produit intérieur brut non marchand (services fournis par les administrations publiques et privées à titre gratuit ou quasi gratuit). Ce dernier est, par convention, évalué à son coût de production. Le PIB est calculé à partir des valeurs ajoutées fournies par les entreprises et des comptes des administrations. La croissance du PIB est considérée comme l'indicateur par excellence de la performance et de la santé économique d'un pays. Le ratio PIB par habitant mesure, quant à lui, le niveau de vie. En effet, comme le total des valeurs ajoutées est égal à la somme de l'ensemble des revenus, le PIB par habitant est aussi égal au revenu par habitant. Les limites du Produit intérieur brut (PIB)http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pib_limites.htmLe Produit intérieur brut (PIB) mesure la production totale de biens et services d'un pays pendant une période donnée. Voir la définition du PIB. Sa croissance est considérée comme une mesure de la santé économique d'un pays. Que ce soit par son évolution ou par son ratio par habitant, le Produit intérieur brut n'est qu'une mesure globale, une moyenne. Il ne permet d'appréhender ni les inégalités sociales ni leur évolution. On peut très bien avoir un PIB moyen qui augmente alors que les revenus (qu'il est censé mesurer) diminuent pour une majorité de la population et augmentent fortement pour une minorité, ce qui renforce les inégalités. Le calcul du PIB s'appuie sur la comptabilité nationale, donc sur ce qui est déclaré à l'Etat. De ce fait, il ne prend pas en compte : le travail non rémunéré, celui que l'on fait pour soi-même (le travail domestique par exemple) le bénévolat, ce que l'on produit pour soi-même (son verger, son potager,...) encore appelée l'autoconsommation. la production encaissée en liquide et non déclarée, le travail "au noir", les activités illégales... Ce que le PIB mesure et qui n'apporte rien à la société : les services facturés inutiles ou inutilisés. Ce que le PIB n'intègre pas du fait qu'il ne mesure que des flux annuels de production et non un patrimoine : les dégâts causés à l'environnement, les richesses naturelles ou leur épuisement, l'impact d'une catastrophe naturelle, d'une guerre... les créances douteuses (crédit dont on sait que l'emprunteur ne pourra pas le rembourser) Ainsi lors d'une pollution, on comptabilisera à la fois la production qui a contribué à la pollution et la production nécessaire à la dépollution, le tout pour un résultat nul. De ce point de vue, le PIB n'est pas incitatif à la réduction de la pollution. Le PIB ignore aussi ce qui est qualitatif, comme le bien-être, les loisirs, la sécurité, le niveau d'éducation, la liberté... En outre, le PIB comptabilise de la même manière ce qui est bénéfique à la société (ex : les médicaments) et ce qui lui porte préjudice (ex: industries polluantes, armement...) ou ce qui est inutile. Les économistes sont conscients des limites du PIB et s'intéressent davantage à son évolution qu'à son niveau absolu, l'important étant qu'il soit calculé de la même manière d'une année sur l'autre. Par ailleurs, ils considèrent en général que la croissance du PIB et la diminution du chômage sont corrélées (loi d'Okun). Etant avant tout une mesure comptable, le Produit intérieur brut ne peut prétendre mesurer le bien-être et encore moins le bonheur. C'est la raison pour laquelle commencent à apparaître de nouveaux indicateurs comme l'IDH (indice de développement humain) qui tentent de mieux appréhender le bien-être social. Définition de la richessehttp://www.toupie.org/Dictionnaire/Richesse.htmEtymologie : du francique rîki, puissant. Sens communs 1 - la fortune, l'opulence, l'abondance de biens. 2 - la qualité de ce qui est riche, précieux. 3 - le luxe, l'abondance. La richesse en économie politique La richesse d'un pays est mesurée par le P.I.B. (Produit Intérieur Brut) qui est la somme des biens et services produits chaque année. Il s'agit là d'une convention dont Thomas Malthus (économiste britannique, 1766–1834) est à l'origine. Celui-ci veut, en effet, aller plus loin que les physiocrates pour lesquels la seule richesse est celle provenant de la terre. Il ne souhaite cependant pas utiliser une définition trop large et trop qualitative pouvant introduire de la "confusion dans la science de l'économie politique". Ce qui est important pour Malthus, c'est plus de pouvoir mesurer régulièrement la richesse des nations que d'en avoir une définition précise. Cette approche lui permet de donner toute son autonomie et sa légitimité à la nouvelle science qu'est l'économie politique. Les limites et les critiques de la définition actuelle de la richesse en économie sont développées dans : Les limites du PIB. Définition de la croissance économiquehttp://www.toupie.org/Dictionnaire/Croissance.htmEtymologie : du latin crescere, croître, grandir. En économie, la croissance désigne l'évolution annuelle, exprimée en pourcentage, du P.I.B. (Produit intérieur brut) ou du P.N.B. (Produit national brut). Pour éviter le problème dû à l'augmentation des prix, la croissance est calculée en "monnaie constante" (hors inflation), le P.I.B. étant corrigé de l'augmentation de l'indice des prix. Ceci permet de calculer une croissance en volume. La formule de calcul, dans le cas du PIB de l'année "n", est la suivante. Croissance = PIB(n) - PIB(n-1) / PIB(n-1) On distingue généralement : La croissance extensive : augmentation des quantités de facteurs de production (culture de nouvelles terres, ouverture de nouvelles usines). La croissance extensive génère des créations d'emplois. La croissance intensive : augmentation, par des gains de productivité, de la production à volume de facteurs de production identiques, notamment sans création d'emplois supplémentaires. Une croissance du PIB n'implique pas nécessairement une élévation du niveau de vie. En effet, si la croissance démographique est plus rapide que la croissance du PIB, le PIB par habitant diminue. En outre, certaines activités ne sont pas prises en compte dans son calcul : voir "les limites du PIB". D'une manière plus générale, la croissance correspond, pour une nation, à une augmentation soutenue et durable - pendant une période suffisamment longue - de la production de biens et de services appréhendée par des indicateurs comme le PIB ou le PNB. Cependant, n'étant qu'une mesure quantitative d'un agrégat économique, la croissance n'est qu'une des composantes du développement qui est une notion plus abstraite et qualitative. Il peut donc y avoir croissance sans développement et inversement du développement sans croissance. La croissance telle qu'on la définit et qu'on la mesure aujourd'hui est un phénomène relativement récent à l'échelle de l'humanité qui peut être daté du début de l'industrialisation. Les dernières décennies ont vu se succéder une série de cycles de croissance soutenue et de récession ou de faible croissance : croissance des années 1919-1929 récession des années 1930 forte croissance de l'après-guerre : les "30 glorieuses" ralentissement après le choc pétrolier de 1973 forte croissance des années 1980-1990 ralentissement de 1992 à 1997 après la première guerre du Golfe reprise de la croissance de 1997 à 2001 (attentat du 11 septembre) Différentes visions de la croissance chez quelques économistes : Adam Smith (1723-1790) Dans "Richesse", il développe les premiers éléments de la théorie de la croissance. Prenant sa source dans la division du travail, la croissance lui apparaît comme illimitée. Thomas Robert Malthus (1766-1834) La croissance de la population, plus rapide que celle la production de la terre, conduit à des famines qui permettent de rétablir, à court terme, le bon rapport entre les deux... jusqu'à ce que l'écart entre population et production de la terre provoque une nouvelle crise. David Ricardo (1772-1823) Pour faire face à la croissance de la population de nouvelles terres doivent être cultivées. Or celles-ci ont un rendement décroissant (les meilleures étant déjà utilisées). Il s'ensuit inéluctablement à long terme un état stationnaire. Karl Marx (1818-1883) Pour lui, l'accumulation du capital permet à ce dernier de se substituer au travail. L'augmentation du chômage et la baisse des salaires qui en découlent, provoquent une baisse de la consommation et du taux de profit et par conséquent de la croissance. John Maynard Keynes (1883-1946) L'économiste britannique insiste sur le rôle de l'Etat qui, par les investissements publics, peut relancer l'économie en jouant sur la demande et favoriser ainsi la croissance. Définition de l'Indicateur de développement humain (IDH)http://www.toupie.org/Dictionnaire/Idh.htmL'Indicateur de développement humain (IDH) a pour objectif de répondre aux insuffisances du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant comme indicateur du développement d'un pays. Voir l'article : Les limites du PIB. C'est un indicateur qui est composite afin de mieux prendre en compte les différentes dimensions du développement. L'indice de développement humain est calculé depuis 1990 par le "Projet des Nations Unies pour le Développement" (PNUD) afin de classer les pays selon leur développement qualitatif et pas uniquement économique. Le PNUD définit ainsi l'IDH : "L'indicateur de développement humain mesure le niveau moyen auquel se trouve un pays donné selon trois critères essentiels du développement humain : longévité, instruction et conditions de vie." L'IDH (HDI, human development index, en anglais) est calculé par combinaison de trois autres indicateurs : l'espérance de vie à la naissance, l'accès à l'éducation, L'accès à l'éducation est mesuré par le taux d'alphabétisation des adultes (1] et par le taux combiné de scolarisation dans le primaire, le secondaire et le supérieur. le PIB par habitant (en logarithme et calculé en parité de pouvoir d'achat). L'ONU calcule l'IDH avec un délai d'environ deux ans pour 177 pays. Au classement communiqué en 2005 avec les données de 2003, la France arrive en 16ème position avec 0,938, juste derrière le Royaume-Uni? et devant l'Italie et l'Allemagne. Le trio de tête est constitué de la Norvège (0,963) de l'Islande et de l'Australie. Les Etats-Unis? (0,944) et le Japon (0,943) sont respectivement 10ème et 11ème. Les pays au plus faible indice se trouvent en Afrique noire (Tchad, Mali, Burkina Faso, Sierra Leone, Niger) avec un indice aux alentours de 0,3. 1] Taux d'alphabétisation des adultes : Pourcentage des personnes âgées de 15 ans et plus sachant écrire et comprendre aisément un texte court et simple traitant de la vie quotidienne. Créé par: AJH Dernière modification: Mardi 21 de Octobre, 2008 13:58:51 CEST par AJH |
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