Créer/modifier une page Wiki

Utilisateurs connectés

43 utilisateurs connectés

Canaux de syndication RSS

Traduction Google

PatrickViveret

1 - BIENVENUE > 1.2 - Critique du liberalisme
Quelques lignes concernant Patrick VIVERET Pages pointant cette page Imprimer
HistoriqueCommenter

Patrick VIVERET


Lire également la préface du livre " Une alternative de société: l'écosociétalisme"


Le rapport au complet peut être téléchargé ici, en "pdf" (1,6 mo)


L'introduction du rapport "Reconsidérer la richesse" réalisé par Patrick VIVERET, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes en janvier 2002, commence par ces paragraphes.


''Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l'usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquelles nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au cœur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l'Erika, de l'amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l'automne 2000, il y a toujours un élément commun que l'on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut , ce chiffre magique dont la progression s'exprime par un mot qui résume à lui seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous développées : LA CROISSANCE !

Plus de destructions = plus de PIB
Car les centaines de milliards que coûtent à la collectivité ces destructions humaines et environnementales ne sont pas comptabilisées comme des destructions mais comme des apports de richesse dans la mesure où elles génèrent des activités économiques exprimées en monnaie. A supposer que nous n'ayons aucun accident matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes de France l'année prochaine, notre PIB baisserait de manière significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques et l'on verrait nombre d' économistes nous annoncer d'un ton grave que la crise est de retour.

Les activités bénévoles font baisser le PIB
Dans le même temps, toutes les activités bénévoles qui, grâce en particulier aux associations loi 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le centenaire, ont permis d'éviter ou de limiter une partie des effets de ces catastrophes, par exemple en allant nettoyer les plages polluées ou en aidant gratuitement des handicapés, n'ont, elles, permis aucune progression de richesse et ont même contribué à faire baisser le produit intérieur brut en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Autant dire que nous marchons sur la tête et que dans le même temps où l'on va célébrer le rôle éminent des associations, nous continuerons à les traiter comptablement, non comme des productrices de richesses sociales mais comme des "ponctionneuses de richesse économiques" au titre des subventions qu'elles reçoivent.

Il est temps de changer de représentation
Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement de représentation de la richesse et de la fonction que joue la monnaie dans nos sociétés. Définir l'évaluation comme une délibération sur les valeurs, La question des "indicateurs" qui relève des outils ne peut donc être dissociée de celle des "critères" qui relève du débat sur les fins. "Oui à l'économie de marché, non à la société de marché" Il s'agit, on l'a compris, de retrouver, à l'aube de ce siècle, la force originelle du principe associatif , celle qui cherche, à travers et au delà l'économie, à substituer la logique coopérative des jeux gagnants/gagnants à la logique guerrière des jeux gagnants/perdants. "

Les indicateurs de développement humain
La philosophie générale des "rapports mondiaux sur le développement humain" vise à rétablir le lien entre l'économie et l'éthique à rebours du mouvement historique que nous avons relaté dans la première partie de ce rapport. Ils sont nourris, depuis 1990, par un indicateur composite, l'IDH, indicateur de développement humain .

L'introduction du rapport de 1996 situe bien la triple perspective du projet : (*PNUD, Rapport mondial sur le développement humain, 1996.)
- "le développement humain est une fin dont la croissance économique est le moyen";
- " les dernières décennies montrent on ne peut plus clairement qu'il n'existe pas automatiquement de lien entre croissance économique et développement humain";
- " il importe de consacrer davantage d'attention à la qualité de cette croissance afin de s'assurer qu'elle accompagne les objectifs que sont le développement humain, la réduction de la pauvreté, la protection de l'environnement et la viabilité à long terme du développement''


Nous sommes, on le voit, d'emblée sur le terrain d'une recherche qui place au premier plan les deux richesses fondamentales oubliées par l'économie dominante : les humains et leur environnement naturel. C'est pourquoi, note le rapport, "les biens ne doivent pas être valorisés intrinsèquement, mais considérés comme les instruments de la réalisation de certaines potentialités telles que la santé, la connaissance, l'estime de soi et l'aptitude à participer activement à la vie de la communauté

Les 10 poncifs sur la richesse; extraits de ce rapport



1. Le PIB est un bon indicateur de la richesse créée.

De la vache folle à l'Erika, de la tempête de décembre 1999 aux accidents de la route ou à l'explosion de l'usine AZF à Toulouse : toutes ces catastrophes sont des bénédictions pour notre produit intérieur brut ! Les centaines de milliards de francs qu'elles coûtent à la collectivité ne sont pas comptabilisées comme des destructions, mais comme des créations de richesse : dès lors qu'il faut payer des garagistes pour réparer les voitures endommagées, des cimentiers pour brûler les farines animales ou des médecins pour soigner les victimes de la pollution, des valeurs ajoutées monétaires sont enregistrées dans les comptes. Ce qui contribue à gonfler le PIB (produit intérieur brut).


2. Seules les entreprises produisent de la richesse

Notre système économique repose sur la stricte séparation entre, d'un côté, des entreprises considérées comme seules productrices de richesse et, de l'autre, des activités sociales et écologiques financées par prélèvement sur cette richesse. Un tel mythe condamne les associations à quémander leurs moyens d'existence à l'État ou à les rechercher sur le marché, faute de disposer de ressources directement liées aux richesses sociales qu'elles contribuent à créer ou à préserver. En termes de comptabilité nationale, les associations concourent à faire baisser le PIB en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Ce système pervers fait des services publics un secteur suspecté en permanence de parasitisme.


3. Les indicateurs de productivité de l'ère industrielle sont toujours valables

Nous disposons d'outils de mesure de la productivité forgés pour favoriser une croissance matérielle de nature industrielle. Ceux-ci s'avèrent largement contre-productifs lorsqu'il s'agit d'affronter les trois grands défis de l'avenir : entrée dans l'ère informationnelle, enjeux écologiques, rôle des services relationnels (éducation, santé…) dans notre développement. Ainsi, en matière de santé, ce qui compte n'est pas le nombre de visites chez le médecin, mais le fait de savoir si l'on est guéri ou, mieux, si l'on échappe à tel ou tel risque. Or, dans la comptabilité actuelle, plus on fait de prévention, plus on casse la croissance (puisqu'on consomme moins de médicaments et d'heures d'hospitalisation) !


4. La monnaie sert d'abord à faciliter l'échange

Exact, mais pour une part seulement. Le mot "payer" vient du latin pacare, qui signifie pacifier et Montesquieu a développé une théorie du " doux commerce " comme alternative à la guerre. Mais, si la monnaie remplit cette fonction lorsqu'elle facilite l'échange entre partenaires, elle devient facteur de violence quand elle se fait outil de domination d'un capitalisme relevant plus de la volonté de puissance que du désir d'échange. Que des personnes désireuses d'échanger et de créer des activités ne puissent le faire au motif qu'elles sont insolvables est en contradiction avec la théorie de la monnaie comme outil d'échange.


5. L'argent reste le fondement de tout système d'échange

Le système d'échange le plus universel entre les êtres humains est en réalité celui du temps. Celui-ci remplit d'autant mieux les rôles d'unité de compte et de moyen d'échange traditionnellement dévolus à la monnaie que ses unités (heures, minutes, secondes) ont l'avantage, contrairement à l'argent, d'être universellement reconnues et invariables. Bref, ce qu'on appelle l'argent, et qui n'est en fait que la " monnaie de marché ", n'est qu'un cas particulier de l'échange de temps. Il serait plus judicieux de dire que " l'argent, c'est du temps " plutôt que " le temps, c'est de l'argent ".


6. C'est la rareté qui fait la vraie valeur d'un bien

Nous définissons la valeur, au sens économique, par la rareté. Mais cette intuition devient fausse lorsqu'elle dénie toute valeur à des biens non rares mais dont la perte serait irréparable : l'air est abondant et gratuit, mais sa disparition condamnerait l'espèce humaine. Ce qui montre que la valeur marchande est un sous-ensemble d'un système de valeurs plus élevé, dont il suffit de simuler la perte pour découvrir l'importance.


7. Les ressources planétaires sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins

La guerre économique actuelle, que l'on nous présente comme liée à des logiques de rareté et de survie, se situe dans un contexte où les besoins fondamentaux des six milliards d'êtres humains peuvent être satisfaits. Les chiffres du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) sont éloquents : il faudrait environ 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim, permettre l'accès à l'eau potable pour tous, pour les loger décemment et combattre les grandes épidémies. Soit dix fois moins que pour les dépenses mondiales de publicité !


8. L'économie est née de la nécessité d'affecter des ressources rares

Dans la plupart des cas, ce n'est pas la rareté mais l'abondance qui caractérise la nature : que l'on pense à l'abondance des espèces, des cellules et, de manière générale, à la formidable profusion dont témoigne le phénomène de la vie… Loin que l'économie apparaisse comme l'activité de base, condition de toute survie, elle est beaucoup plus, à partir de sa réinvention moderne au xixe siècle, l'idéologie dominante de la société industrielle.


9. L'économie joue un rôle central dans toutes les sociétés humaines

S'il est un trait commun à la plupart des civilisations, c'est la subordination du travail, de la production et, plus largement, de la sphère économique à des activités ou des valeurs jugées plus fondamentales comme la politique, la culture, la philosophie. Même Adam Smith, le père de notre économie politique, estimait que le vrai rôle de l'économie était, en organisant l'abondance, de réunir les conditions pour construire ensuite une " république philosophique ". Quant à Keynes, il considérait que l'économie devrait occuper, à terme, une place réduite dans l'activité sociale et les économistes accepter que leur rôle ne soit pas plus important que celui des " dentistes ".


10. Il n'y a pas d'alternative au plan international sur ces questions

Dès aujourd'hui, on peut s'appuyer sur un courant de recherche international pour faciliter la transformation de nos systèmes de représentation de la richesse. En témoignent les indicateurs de développement humain et de pauvreté élaborés par le Pnud, ceux de l'Union européenne sur des indicateurs environnementaux et sociaux, le débat récent sur la " responsabilité sociale de l'entreprise " et même certaines études de la Banque mondiale et de l'OCDE sur " le capital social " et le " capital naturel ". Enfin et surtout, l'exigence croissante de la société civile mondiale pousse les acteurs institutionnels et économiques à bouger sur cette question : la rencontre de Québec " globaliser la solidarité ", organisée par les acteurs de l'économie sociale et solidaire, et le Forum social mondial de Porto Alegre ont tous inscrit la reconsidération de la richesse à leur ordre du jour. Du coup, il devient difficile d'arguer du fait que la France ne saurait s'engager seule dans une stratégie de transformation pour justifier l'immobilisme.
Hors des circuits commerciaux et financiers traditionnels, des réseaux informels de solidarité se mettent en place dans nombre de pays. Loin d'être négligeable, leur action est aujourd'hui prise en compte par les autorités.



Créé par: AJH Dernière modification: Samedi 19 de Avril, 2008 11:02:33 CEST par AJH


Dernières modifications

  1. Actu-Societales
  2. Actu-Eco
  3. Actu-Politiques
  4. Actu-Euro
  5. Monnaie - durable
  6. 10 mensonges
  7. Les petites phrases
  8. Glass-Steagall Act
  9. Motion NDA à l'A.N.
  10. Changer de Paradigme
  11. Editos2010
  12. Retraites
  13. ChristianGomez
  14. Desobeissance europeenne
  15. Argent, dettes et banques
  16. Accueil
  17. Stochocratie et argent
  18. 100% money
  19. Sortir de l'UE
  20. TrenteAnsPerdus
  21. Vous ne pourrez pas dire
  22. Editos2009
  23. Argent mode d'emploi
  24. Arnaque
  25. droit de création monétaire
  26. Arnaque dette 2
  27. Lettre Deputes
  28. Ecosocietalisme1
  29. Arnaque dette
  30. Sortir de la crise
  31. Promouvoir La Havane
  32. La verite sur la dette
  33. DettePublique
  34. SaviezVous3-USA
  35. Grand Emprunt
  36. Monnaie et dette
  37. Impots et taxes
  38. DebatVGE
  39. Revenu Citoyen
  40. Crise et monnaie
  41. EMS-4p
  42. Petition Services Publics
  43. TirageAuSort
  44. Popullulation
  45. SitesAmis
  46. Procès Citoyen
  47. Plan Fisher
  48. Fiction sortie UE
  49. Elections Europeennes
  50. CreationMonetaire2
  51. RevenuExistence
  52. UserPagembdl
  53. PouvoirsParlementEuropéen
  54. Manifeste 3M
  55. SaviezVous2
  56. PageDutrieux
  57. ChangerDeParadigme
  58. PageADED
  59. Madagascar
  60. UserPageAJH
  61. Allais Fiscalité
  62. Proposition Robertson
  63. Bugs
  64. Ecosocietalisme0
  65. Sommaire_ES
  66. Investissement Public
  67. Editos2008
  68. Jeanneney
  69. MoneyAsDebt
  70. MedicamentsGeneriques
  71. DettePublique.org
  72. AN_YvesCochet
  73. J-G_Bardet
  74. Ecosocietalisme4
  75. PETITION
  76. Definitions
  77. Echeancier
  78. LogementEco
  79. FaceCachee
  80. Freemen
  81. Projet Ecoocivique
  82. Projet Ecoocivique p1
  83. Projet Ecoocivique p5
  84. Projet Ecoocivique p4
  85. Projet Ecoocivique p3
  86. Projet Ecoocivique p2
  87. CreationMonetaire
  88. FAQ2
  89. VideoJutier
  90. Subventions
  91. La Dette Publique
  92. EcologieDeMarche
  93. Gap 130608
  94. Un Regard Citoyen
  95. Cage Mentale
  96. Agregats monetaires
  97. Editos2004
  98. Editos2007
  99. Editos2006
  100. Editos2005
  101. TVA-Sociale
  102. AuCommencement
  103. FichesPratiques
  104. Sand Box
  105. Votre profil
  106. EtSiJetais
  107. ProblemesEtSolutions
  108. EcrireUnePageWiki
  109. Virus15Mai
  110. Dialogue
  111. Manipulation
  112. FauxAmi
  113. Ultraliberalisme2
  114. Ultraliberalisme3
  115. VulgarisationBLF
  116. Discours ENA
  117. Marjolaine AJH
  118. Welcome_EN
  119. RevenuOption1
  120. MonnaiesSoc
  121. Objectif2007
  122. YakaFaucon
  123. CactusDansLeSlip
  124. AllaisSecession
  125. Mutation Silencieuse
  126. Le Dogme Economique
  127. TransverselEcoute
  128. DerniereMinute
  129. Ecosocietalisme9-FAQ
  130. Ecosocietalisme10
  131. AppeldeNDA
  132. CoupDeMarteau
  133. NecroCarburants
  134. BdF-BCE-SBCE
  135. Souv_Alimentaire
  136. RCetTVA
  137. Petitions
  138. Bip40
  139. PieceDeTheatre
  140. Desencombrement
  141. PetitPrince
  142. SaviezVous
  143. FinGratuite
  144. Cuba
  145. CombienCaCoute
  146. Fin de largent
  147. NouvelleOMC
  148. Notre Cri
  149. Alliance
  150. E-dons
  151. ComprendreMarx
  152. NonAuReferendum
  153. SeSouvenir
  154. InformatiqueCoop
  155. SystemeDeTroc
  156. PIPetStructures
  157. PIP
  158. Association ACS
  159. ComparatifCoopSel
  160. Viol politique
  161. Traite Simplifie
  162. Similitudes
  163. Demembrement
  164. Monnaie et Souverainete
  165. Lettre a Sarkozy
  166. LesAutruches
  167. MonnaiePublique
  168. RevenuCitoyen2
  169. EMS
  170. RevenuCitoyen1
  171. TSC
  172. Evolutions du Societalisme
  173. Vouloir le pouvoir
  174. DiversSEL
  175. Societalisme
  176. PouvoirEtSavoir
  177. Actions
  178. Surveillance
  179. PlanMedia
  180. CharteGraph
  181. SyntSites
  182. OrgaArbo
  183. Forfaiture
  184. EMS-18points
  185. UtopieRealisable3
  186. UtopieRealisable2
  187. UtopieRealisable1
  188. ActuelPIB
  189. CorinneLepage
  190. Pacte N Hulot
  191. Scenarii2050
  192. Energie2
  193. Energie1
  194. EnergieJancovici
  195. MoraleRealiste
  196. MiseEnOeuvre
  197. Charte
  198. EcoMonetarisme2
  199. EcoMonetarisme1
  200. EcoMonetarisme0
  201. Idees Fausses
  202. CoutDuProgramme
  203. PageVIDAL
  204. Parti Vivant
  205. PageCHOUARD
  206. Manifeste CIPMF
  207. Comparatif
  208. Le NAIRU
  209. PageLUIGI
  210. PageDL
  211. Richesses
  212. TitanicOuMetamorphose
  213. Hyperliberalisme
  214. Tueur-a-gage
  215. FONAES
  216. FauxMonnayeurs
  217. DicoSocietal
  218. QuelJeuDeC
  219. Non Monsieur Fillon
  220. CerveauxDisponibles
  221. Etat-Dette-Monnaie
  222. PatrickViveret
  223. QuitterOMC
  224. AccordTacite
  225. FiscaliteEmploi
  226. Monnaie Nationale
  227. Allais
  228. FracturesSociales
  229. CharteLaHavane
  230. BailEmphytheotique
  231. Ecosocietalisme3
  232. Ecosocietalisme2
  233. Ecosocietalisme8
  234. Ecosocietalisme7
  235. Ecosocietalisme6
  236. Ecosocietalisme5
  237. BankingQuotes
  238. Postulats
  239. DossierAImprimer
  240. Tracts
  241. Vulgarisations
  242. Organisation Politique1
  243. Abondance
  244. Resume
  245. Ultraliberalisme1
  246. Agissons
  247. HomePage
...plus
Utilise Tikiwiki Utilise PHP Utilise Smarty Utilise ADOdb Utilise CSS Utilise RDF
Syndication RSS Wiki