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Editos2007

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Table des matières




Editorial 53 - 68 millions de $$$$$$$$$$ ! - 23 décembre 2007


68 millions de dollars!
Lloyd Blankfein, 53 ans, PDG de Goldman Sachs a reçu 26,8 millions de dollars en cash et 41,1 millions en actions et autres compensations.
A cette traditionnelle prime de fin d'année s'ajoute au salaire annuel qui atteint les 600.000 dollars.

Ca fait combien de SMICs ....?

Cherchez pas: pour cette année, c'est 3255 smic bruts

Joyeux Noël aux 20 ou 30 millions d'américains pauvres...



Editorial 52 - Gérard Filoche - 19 décembre 2007


Tout le monde est aux 35 h dans le salariat. Elles sont générales. C’est une loi d’ordre public social. Il n’y a pas un salarié de ce pays qui ne dépend pas des 35 h. Elles se calculent hebdomadairement. Et leur équivalent mensuel est 151 h 66 et leur équivalent annuel est 1607 h (depuis que 7 heures de travail taxées ont été rajoutées).
Les 35 h ce n’est que la durée légale, pas la durée effective du travail.
C’est le point de repère de calcul des salaires et des heures supplémentaires.
La durée légale de 35 h déclenche le seuil des heures supplémentaires.
La durée légale de 35 h déclenche le seuil du temps partiel.
Le Smic est calculé sur les 35 h et sur 151 h 66 ainsi que tous les salaires mensualisés et les grilles des salaires conventionnels.
La remise en cause des 35 h aurait pour effet de faire disparaître les heures supplémentaires donc de diminuer les majorations de salaires qui leur sont liées. (Il existe différentes majorations : financières à 25 %, à 50 %, à 100 %, et avec repos compensateur à 25 %, à 50 %, à 100%. Chaque majoration correspond à un seuil, 35 h, 44 h, au contingent annuel, ou une circonstance, dimanche, nuit, etc.)

L’entreprise Continental contrairement à ce qu’écrit à tort toute la presse, ne peut revenir sur les 35 h et “passer aux 40 h”. C’est impossible, les patrons qui présentent les choses ainsi et les journaux mentent. Car la loi est la loi : les 35 h s’appliquent aussi à Continental !

Cela veut dire, que, même après avoir fait voter leurs salariés pour travailler 40 h, les bulletins de paie doivent continuer de faire figurer le salaire brut affecté aux 151 h 66 et sur une ligne distincte, les heures supplémentaires majorées de 25 % entre 35 et 40 h. Ces dernières sont forcément majorées de 25 % car c’est la loi... Toute autre bulletin de paie serait illégal !

Alors que se passe t il ? Pour ne pas payer les majorations, l’employeur va baisser le taux horaire de toutes les heures de façon à amortir les 40 h ! Donc la vraie information que devraient donner la presse sur Continental ce n’est pas que les 35 h sont remises en cause mais que le taux horaire est baissé de façon à ne pas payer la majoration des heures supplémentaires entre 35 et 40 h ...

C’est fantastique que dans ce pays, on soit si mal informé, ou plutôt qu’on soit désinformé à ce point ! Il s’agit d’un cas délibéré de baisse du salaire et de baisse du taux des heures supplémentaires, pas d’un cas de remise en cause des 35 h !

On peut défendre les 35 h et hausser les salaires, les caisses ne sont pas vides !

Grâce aux 35 h contrairement à tout ce qui est dit, en l’an 2000, non seulement il y a eu entre 350 000 et 450 000 emplois crées (la fourchette est large mais reconnue par tous) mais il y a eu aussi,une augmentation de la masse salariale globale. Pas des salaires nominaux, et cela a manqué ! Mais le “gel” des salaires n’a été le fait que de 2 à 3 % des accords signés à l’époque, on peut l’imputer à la réduction de la durée du travail encore moins à l’acceptation des syndicats. Cela a été le fait de la “guerre contre les 35 h” déclarée par le Medef : c’est encore le patronat qui a fait du chantage aux salaires de 2002 à aujourd’hui alors que ses profits se sont envolés ! (Les entreprises du CAC 40 ont gagné 57 milliards de profits en 2003, 66 milliards en 2004, 87 milliards en 2005, 100 Milliards en 2006 et sans doue davantage en 2007).

Que l’on ne nous dise pas que les caisses sont vides, la “cagnotte privée” n’a jamais été aussi pleine, les 500 familles françaises les plus riches ont gagné 80 milliards d’euros de plus en 2006 qu’en 2005, c’est là qu’il faut prendre l’argent, imposez les sociétés et les grandes fortunes, faire payer les 500 familles, il y a de l’argent pour les salaires a reverser !

La remise en cause des 35 h annoncée par le cafouillage des mesures gouvernementales sur les heures supplémentaires, les rtt, les compte épargne temps, l’intéressement, la participation, devient ridicule. Il ne résoudra pas le problème de l’écart croissant entre les prix et les salaires. Il ne résoudra pas l’exigence grandissante d’une meilleure répartition des richesses produites par les salariés.

Il fallait augmenter le Smic, il fallait aligner par la loi les minima conventionnels sur le Smic, il faut rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche à 50 % dés la première heure, il faut baisser le contingent annuel d’heures supplémentaires de façon à faire jouer la majoration à 100 % des heures qu’il engendre lorsqu’il est dépassé, il faut provoquer les embauches, et faire reculer le chômage de masse, remplacer les partants en retraite, il faut limiter la durée maxima du travail de 48 h à 44 h, imposer les deux jours de repos consécutifs hebdomadaires pour tous, il faut pousser aux négociations annuelles obligatoires, afin de pousser à la fois à l’embauche et aux hausses de salaires.

Là serait la bonne politique gouvernementale pour commencer un rattrapage des salaires puisque 160 milliards d’euros sont, hélas, passés des mains des salariés aux mains des actionnaires.
Il faut baisser le coût du capital (pressions, négociations, contrainte, impôts progressifs, directs) et hausser le coût du travail (pression, négociations, baisse des impôts indirects, hausse du Smic, et des salaires de la fonction publique).

Gérard Filoche, mercredi 19 décembre 2007

Commentaire par brieuclef, 24 janvier 2008

A mon sens, aucune intervention ou modification des ratios de répartition travail-capital ne nous sortira de l'ornière, pour la simple et bonne raison que notre monde économique a totalement oblitéré la réalité des gains de productivité. La vérité nue est que la production automatisée et mécanisée est désormais capable de se passer de l'essentiel de l'humanité pour créer les biens de consommation courante. Personnellement, je ne trouve pas cela désespérant, bien au contraire: cela signifie que la production de masse de biens de vie et de confort ne coûte plus de travail humain (ou pourrait ne plus en coûter...). Plus d'esclaves enchaînés à leurs machines! Quel rêve! Par contre, le décalage terrible entre la vérité ainsi exposée et le paradigme actuel (soit: seul le travail productif de biens consommables est rémunéré) entraîne ce constat inéluctable: la masse de rémunération accordée ne suffit pas à distribuer assez de monnaie en direction des masses populaires (classes moyennes incluses) pour assurer la consommation de ce qui est produit.

Seule une révolution d'ordre monétaire nous redonnera la capacité de distribuer à chaque être humain une valeur symbolique (l'argent) suffisante pour lui laisser le libre accès à sa légitime part du gâteau (les biens réels produits par les automates). Toute autre politique de répartition de la richesse symbolique ne sera qu'un pis-aller, un "reculer pour mieux sauter".

Brieuc



Editorial 51 - Argent perdu - 15 décembre 2007


Article de Paul Krugman, New York Times, 14 décembre 2007 paru dans http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1509


« Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Cela prendra sans doute des années. »

Mercredi, la Réserve Fédérale a annoncé qu’elle allait prêter 40 milliards de dollars aux banques. Selon mon décompte, c’est la quatrième intervention majeure pour venir en aide au système financier depuis que les choses ont commencé à aller mal, voila cinq mois. Celle-ci sera peut-être efficace, mais je ne n’y crois pas.

Lors des crises financières passées - l’effondrement de la bourse en 1987, les conséquences du défaut de paiement de la Russie en 1998 - la Fed a pu utiliser sa baguette magique et disperser les nuages sur les marchés. Mais cette fois-ci, la magie ne fonctionne pas.

Pourquoi ? Parce que le problème des marchés n’est pas seulement celui d’un manque de liquidité. Il y a également un problème fondamental de solvabilité.

Permettez moi d’expliquer la différence en prenant un exemple.

Imaginez qu’il y ait une rumeur inquiétante au sujet de la Banque de Pottersville : les gens racontent que la banque a accordé un prêt énorme au beau-frère du directeur, qui a dilapidé l’argent dans une entreprise en faillite.

Même si la rumeur est infondée elle peut mettre à bas la banque. Si chacun pense que la banque va faire faillite et réclame son argent au même moment, elle devra trouver du liquide en vendant ses avoirs en urgence à prix cassés. Elle pourrait alors se retrouver en faillite, même si elle n’avait pas réellement fait ce prêt douteux.

Dans la mesure où la perte de confiance engendre une prophétie auto-réalisatrice, même les déposants qui ne croient pas à la rumeur cèderaient à la panique et retireraient leurs avoirs tant qu’ils le peuvent.

Mais c’est là que la Fed peut venir à la rescousse. Si la rumeur est fausse, la banque a suffisamment d’actifs pour couvrir ses dettes. Tout ce qui lui manque, c’est la liquidité, c’est-à-dire la capacité de lever des fonds rapidement. La Fed peut solutionner ce problème en accordant à la banque un crédit temporaire, le temps nécessaire pour que le calme revienne.

Les choses sont très différentes si la rumeur s’avère vraie, si la banque a effectivement accordé un énorme prêt qui ne sera pas remboursé. Dans ce cas là, le problème n’est pas de restaurer la confiance, mais de faire face à une situation ou la banque est vraiment, réellement, en faillite.

Mon histoire sur une banque en bonne santé frappée par une crise de confiance, qui peut être surmontée avec un prêt temporaire de la Fed, décrit à peu près ce que le système financier dans son ensemble a subi en 1998. Le défaut de paiement de la Russie a entraîné l’effondrement du fonds d’investissement géant Long Term Capital Management, et durant quelques semaines, la panique a régné sur les marchés.

Mais quand la situation s’est dénouée, finalement, assez peu d’argent avait été perdu. Une expansion temporaire du crédit par la Fed avait donné à tout le monde le temps nécessaire pour retrouver ses esprits et la crise fut rapidement surmontée.

En août, la Fed a tenté de rééditer ce qu’elle avait fait en 1998, apparemment avec succès, tout au moins à première vue. Mais la crise de confiance est revenue, pire que jamais. La raison en est que cette fois le système financier - à la fois les banques et plus encore les institutions financières non bancaires, ont accordé de nombreux prêts qui vont vraisemblablement se terminer très très mal.

On peut facilement se perdre dans tous les détails des crédits hypothécaires, de la réévaluation des mensualités, des titres CDO, et ainsi de suite. Mais il y a deux faits importants qui peuvent vous aider à vous représenter à quel point le problème est considérable.

D’abord, nous avons eu une énorme bulle immobilière au milieu de la décennie. Pour revenir à un ratio historiquement normal entre le prix des logements et les loyers, le prix moyen devrait chuter d’environ 30% en dessous des niveaux actuels.

Deuxièmement, il y avait une masse énorme d’argent emprunté dans cette bulle. Les nouveaux acquéreurs n’avaient pas ou peu d’apport personnel, et les propriétaires refinançaient leurs emprunts, convertissant ainsi en liquide les gains nés de l’appréciation de leur bien.

Lorsque les prix de l’immobilier seront revenus sur terre, de nombreux emprunteurs se retrouveront avec un patrimoine négatif, endettés pour un montant supérieur à la valeur de leur maison. Et ces patrimoines négatifs entraînent souvent des saisies et de lourdes pertes pour les prêteurs.

Les chiffres sont énormes. Le blog financier Calculated Risk estime, à partir des données de First American CoreLogic?, que si le prix de l’immobilier baisse de 20%, ce seront 13,7 millions de propriétaires qui seront dans le rouge. Si les prix baissent de 30%, ce nombre s’élèvera à 20 millions.

Cela signifie d’énormes pertes, et explique pourquoi les liquidités se sont asséchées. Ce qui se déroule dans les marchés ne relève pas de la panique irrationnelle. C’est une panique tout à fait rationnelle, car il y a beaucoup de pertes dans le secteur, mais personne ne sait combien en détient, sous la forme de créances douteuses, celui qui veut emprunter de l’argent.

Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Et cela prendra sans doute des années.

D’ici là, tous ceux qui espèrent que la Fed - ou quiconque - arrive avec un plan qui fasse disparaître la crise seront terriblement déçus.

Note AJH: Probablement 2000 Md$ ... quasiment le PIB annuel de la France, avec un pic vers mars / avril 2008 de 800 millions de $...
Mais les banques les plus solides vont récupérer les biens hypothèqués ... tant pis pour les 2 millions de personnes qui perdront leur habitation





Editorial 50 - Livre de poche : Chicken Flu Opera - ou le capitalisme aux œufs d’or. Jean Duflot, journaliste et auteur - 13 décembre 2007


Ne vous laissez pas abuser par le titre de comédie musicale qui s’affiche en caractères noirs sur fond jaune d’œuf criard de la couverture : Chickenflu opéra ! L’ouvrage est sérieux, malgré ses jubilations de réquisitoire, bourré de références économiques, de citations adéquates, chiffré jusqu’à s’aventurer ça et là dans le dédale vertigineux des abstractions financières. En clair, vous avez à votre portée, un bréviaire des mille et une ruses de la fable capitaliste actuelle qui fascine trop souvent, en dépit de ses effets désastreux, ceux-là mêmes qui en pâtissent le plus.


CHICKENFLU OPERA


Ou le capitalisme aux œufs d’or.

Retourner à la terre ( et la retourner surtout) n’empêche pas de réfléchir à hauteur de nos problèmes de société. Et parfois même de s’attaquer à ses casse-tête les plus ardus. La preuve : Hannes Lammler, l’un des historiques du mouvement Longo Maï, vient de publier aux Editions L’esprit frappeur (8€) un petit manuel en forme de pamphlet géopolitique sur l’une des calamités en vogue dans notre monde néo-libéral : la grippe aviaire. Ne vous laissez pas abuser par le titre de comédie musicale qui s’affiche en caractères noirs sur fond jaune d’œuf criard de la couverture : Chickenflu opéra ! L’ouvrage est sérieux, malgré ses jubilations de réquisitoire, bourré de références économiques, de citations adéquates, chiffré jusqu’à s’aventurer ça et là dans le dédale vertigineux des abstractions financières. En clair, vous avez à votre portée, un bréviaire des mille et une ruses de la fable capitaliste actuelle qui fascine trop souvent, en dépit de ses effets désastreux, ceux-là mêmes qui en pâtissent le plus.

Il y a là un essai de pédagogie militante qui peut introduire dans un système que trop « d’altermondialistes » ignorent par paresse d’esprit ou par romantisme politique : le système totalitaire de l’argent. Car il faut en prendre son parti : dans l’univers du Capital tout est d’essence numérique. Tout se passe comme si le fétichisme capitaliste fonctionnait sur une sorte de croyance pythagoricienne dévoyée. Tout se pèse, se mesure, se quantifie, se chiffre dans cette utopie maléfique qui rêve (cf. L’économie de rêve de René Passet) de transmuter ce qui existe en capital financier.

De là le parti pris d’entrer dans la genèse de cette féérie du fric et la volonté de déconstruire ses mécanismes virtuels. Ce petit livre de savoir faire à l’usage des générations otages du grand capitalisme mondial commence donc par un conte pour enfants ( la poule aux œufs d’or), histoire de mettre en garde contre son dénouement de cauchemar. Il était une fois un fermier, une fermière, une basse-cour et la rumeur de l’excellence de leurs poules pondeuses qui finit par induire leur enrichissement logarithmique. Un beau début de fable qui évoque l’accumulation primitive à l’origine des grandes fortunes de la planète. A la fin, le fermier Hendriks éventre le gallinacée pour s’approprier le secret de son trésor exponentiel… Total chéops et krach final… Mais n’anticipons pas sur l’apocalypse du capital et revenons à notre histoire de « pandémie aviaire ».

Pour Hannes Lammler, c’est un avatar symptomatique qui permet de montrer ce qui se trame avant, pendant et après l’affabulation pseudo-scientifique qui s’est propagé à partir de 2003. En fait, avant sa résurgence asiatique, le virus H5N1? de la grippe aviaire avait fait quelques apparitions en Ecosse (1959), en Angleterre (1991) et à Hongkong (1997). Mais le gros de l’hystérie médiatique et la psychose répercutée à travers le monde par les marchands de catastrophes, y compris par des institutions comme l’OMS et la FAO, ont démarré d’octobre 2005 à avril 2006. Or, les faits scientifiquement avérés ont résisté à la propagande panique lancée sur le marché des grands bobards de l’idéologie du profit. Le cataclysme sanitaire annoncé n’a pas dépassé le stade du tapage alarmiste. Depuis 2003, sur l’ensemble de la planète, la « peste du poulet » s’est soldée par 306 cas d’infections et 185 décès, dont bon nombre causés par des complications collatérales du virus H5N1?. Question imparable : à qui a profité cette effrayante menace de pandémie humaine ? Quels enjeux économiques et politiques se sont dissimulés derrière les fumigènes de cette mise en scène de film-catastrophe ?

En bas de ce lien pour commander ce livre... (8€ + 3€ de frais de port) . Le livre est aussi disponible en librairie ISBN 2-84405-229-0

Vous trouverez sur les pages du site INTERNET www.chickenflu.org
a ) présentation du livre http://www.chickenflu.org/spip.php?article16
b) récension de Jean Duflot http://www.chickenflu.org/spip.php?article17
c) Appel Manger sans paysans Festival Avignon 2007 http://www.chickenflu.org/spip.php?article11 à signer
d) Video 1 parler poule dans les rues du Festival d'Avignon http://www.chickenflu.org/spip.php?article10
e) Video 2 Art conceptuel urbain: le poulailler d'UTOPIA http://www.chickenflu.org/spip.php?article15
d) un entretien avec l'auteur dans l'émission TERRE à TERRE (FRANCE CULTURE) 57' http://www.chickenflu.org/spip.php?article20



Editorial 49 - Le Traité Modificatif: qu'on en juge! - 28 novembre 2007


Voici les éléments précis qui fondent l'appréciation à porter sur le projet de traité modificatif :
quelques symboles de la «constitution» rejetée par les Français et les Néerlandais ont disparu,
mais le fond demeure. Qu'on en juge.

Le droit communautaire s'imposerait aux droits nationaux et aux constitutions des Etats
Déclaration de la Conférence inter-gouvernementale, point 27 « Déclaration relative à la primauté ».
« La Conférence rappelle que, selon une jurisprudence constante de la Cour de Justice de l'UE, les traités et le droit adopté par l'Union sur la base des traités priment le droit des Etats membres, dans les conditions définies par ladite jurisprudence »

La Cour de justice de l'Union européenne devient une Cour suprême. Ce serait elle qui déciderait en dernier ressort (et non plus notre Cour de cassation ou notre Conseil d'Etat) dans des domaines innombrables : tous ceux visés par la Charte des droits fondamentaux, puisque, art. 6 du traité modificatif: « L'Union reconnaît les droits, les libertés, et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur que les traités. »

La Grande-Bretagne? et la Pologne ont seules écarté cette tutelle de la Cour de Justice de l'Union
Protocole n° 7 : « La Charte n'étend pas la faculté de la Cour de justice de l'Union européenne (…) d'estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou action administratives de la Pologne ou du Royaume Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu'elle réaffirme ». (a fortiori, elle l'étend donc pour les autres pays …)

La politique étrangère sera faite par le Haut Représentant
Art 13bis du traité : « Dans l'accomplissement de son mandat, le Haut représentant s'appuie sur un service européen pour l'action extérieure. Ce service est composé de fonctionnaires des services compétents du secrétariat général du Conseil et de la Commission ainsi que du personnel détaché des services diplomatiques nationaux.»

Toute politique étrangère indépendante est enterrée
Art 17 bis : « Avant d'entreprendre toute action sur la scène internationale (…) chaque Etat membre consulte les autres au sein du Conseil européen ou du Conseil (…) Les Etats membres sont solidaires entre eux. Les missions diplomatiques des Etats membres et les délégations de l'Union dans les pays tiers et auprès des organisations internationales coopèrent entre elles et contribuent à la formulation et à la mise en œuvre de l'approche commune ».

L'autonomie des membres permanents du Conseil de Sécurité est remise en cause
Art. 19 : « Lorsque l'Union a défini une position sur un thème à l'ordre du jour du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats membres qui y siègent demandent que le Haut représentant soit invité à présenter la position de l'Union ».

La France pourra très vite se trouver sans représentant à la Commission
Art. 9 D : « A partir du 1er novembre 2014, la Commission est composée d'un nombre de membres (…) correspondant aux deux tiers du nombre d'Etats membres. Les membres de la Commission sont choisis parmi les ressortissants des Etats membres selon un système de rotation strictement égale entre les Etats membres. »

Au Conseil la France pourra se trouver otage de minorité de blocage ou contrainte par des majorités qualifiées
Art. 205 : « la majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil représentant les Etats membres participants, réunissant au moins 65% de la population de ces Etats.
Une minorité de blocage doit inclure au moins le nombre minimum des membres du Conseil représentant plus de 35% de la population des Etats membres participants, plus un membre, faute de quoi la majorité qualifiée est réputée acquise. »

Les compétences transférées sont innombrables
Art 3 à 6 : Politique commerciale, politiques de l'emploi, coordination des politiques sociales, services d'intérêt économique général, asile, réfugiés, intégration des étrangers, Parquet européen, protection civile, espace, énergie. D'immenses domaines passent à la majorité qualifiée : espace de liberté, sécurité, justice, transports, entrée et séjour, coopération policière, culture, aide humanitaire…

La concurrence libre et non faussée, revient par la porte
Protocole n°6 : « Le marché intérieur, tel qu'il est défini à l'article 3 du traité sur l'Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée. A cet effet, l'Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l'article 308 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. »

Le statut de la Banque centrale européenne demeure inchangé


L'OTAN devient le cadre de la défense
Art. 27 : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre. »

Protocole n°4 : « la politique de sécurité et de défense commune de l'Union respecte les obligations découlant d'un traité de l'Atlantique Nord pour les Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste le fondement de la défense collective de ses membres et qui est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »

Le pilotage économique de la zone euro devient un bavardage
Protocole n° 3 : « Les ministres des Etats membres dont la monnaie est l'euro se réunissent entre eux de façon informelle. Ces réunions ont lieu, en tant que de besoin, pour discuter de questions liées aux responsabilités spécifiques qu'ils partagent en matière de monnaie unique. »

Source : traité modificatif
V. blog de Jean-Pierre? Chevènement »



Editorial 48 - Le discours de Tony Blair - 8 novembre 2007


L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a effectué cette semaine une prestation de trois heures dans le sud de la Chine, payée 330.000 dollars, selon la presse chinoise très critique.
Lors de cette visite à Dongguan, dans la province du Guangdong (sud), Blair s’est arrêté dans un des complexes immobiliers de luxe construits par Guangda Group, la société qui l’avait invité, et prononcé un discours. Il a reçu 330.000 dollars pour cette escapade, 500.000 dollars avant impôts, a affirmé le Guangzhou Daily.

J'ai parfois envie de vomir ... non pas que certains gagnent autant, mais que beaucoup gagnent si peu alors qu'ils sont sociétalement bien plus utiles...



Editorial 47 - Un moteur de recherche écolo, durable et solidaire - 31 octobre 2007


http://www.veosearch.com/index.php

Le moteur de recherche VeoSearch? reverse l'argent de la publicité qu'il affiche aux projets de développement durable soutenus par ses utilisateurs. Une façon novatrice de chercher généreusement. Vidéos de projets et forum.

Six lettres colorées en porte d'entrée pour la majorité des internautes. Ben oui, Google, la page d'accueil évidente. Pourtant, avec VeoSearch?, un petit changement d'habitude peut rapporter gros: chaque recherche sur le net y contribue aux œuvres des ONG soutenues par l'utilisateur.

VeoSearch? est un multimoteur de recherche tout ce qu'il y a d'ordinaire. Grâce à des partenariats avec Google, Yahoo! Ask et ExaLead?, il trifouille le web, la blogosphère et les banques d'images et offre aux utilisateurs des résultats similaires à ceux de ses homologues. Là où il se distingue, c'est que chaque recherche y est utile. VeoSearch? est le premier moteur de recherche solidaire du web.

Café, tourisme écolo, microéconomie
Pour faire profiter au mieux les projets écologiques, humanitaire ou sociaux qui nous tiennent à cœur, il faut simplement s'inscrire. Ensuite, une petite visite dans la page «projets» permet de choisir les associations auxquelles nos recherches vont bénéficier. Café équitable en Bolivie, écotourisme au Tadjikistan, clowns dans les hôpitaux, aide aux réfugiés tibétains en Inde, microentreprises au Bénin... Pour l'instant, une vingtaine d'ONG sont reprises. Une dizaine devrait s'ajouter d'ici janvier. Un menu déroule leurs vidéos de présentation. Une fois qu'on s'intéresse à un projet, il suffit de le sélectionner. Il s'ajoute alors à la liste des projets que chacune de nos recherche sur VeoSearch? va aider.

Financièrement, VeoSearch? a deux sources de revenus. La première est la publicité attachée à chaque recherche. La seconde est le deal passé avec les moteurs de recherche partenaires: chaque surf généré par VeoSearch? vers l'un des grands moteurs associés rapporte de l'argent.

Ces sommes, VeoSearch? s'engage à en reverser 50% aux associations soutenues par ses utilisateurs. Ceux-ci limitent d'ailleurs leurs choix à 5 projets, pour ne pas disperser leurs revenus générés. Mais ces 5 choix sont interchangeables à tout moment. Les 50% restants permettent la viabilité du site, le développement du blog et, à terme, la promo de produits favorisant le développement durable.
Le concept, enrichi d'un conseil écologique quotidien en page d'accueil, séduit. 5.460 utilisateurs sont inscrits depuis le 1er juin 2007 et la mise en ligne de la version bêta du site. Ils ont effectué 1.747.000 recherches, ce qui a rapporté 3.264€. Une paille, comparée aux millions générés par les moteurs de recherche leaders. Mais une paille qui, comme la poutre la plus solide, soutient les espoirs les plus fous



Editorial 46 - respectez notre non - 26 octobre 2007


"Respectez notre non ! C’est au peuple de décider."

"Le projet de "traité modificatif européen" nous concerne tous. Les citoyens doivent pouvoir se faire une idée par eux-mêmes et décider librement par leur vote comme ils l'ont fait le 29 mai 2005. C'est pourquoi nous exigeons un véritable débat public sur ce texte et la tenue d'un référendum. "

Et on peut signer ce texte, court, simple et efficace, ici



Editorial 45 - faudrait pas être démago, mais... - 24 octobre 2007


50 patrons français ont touché chacun 316 ans de Smic en 2006

Les revenus des patrons français ont encore progressé en 2006, avec pour les 50 mieux payés de France, un revenu moyen de 3,8 millions d'euros sur l'année, soit l'équivalent de 316 années de Smic chacun, indique Capital dans un article à paraître jeudi.

"En comparaison de la hausse du pouvoir d'achat des ménages (+2,3%), ils (les dirigeants de grand groupes français) se sont accordés l'an dernier des augmentations de Père Noël, jusqu'à 25% pour les mieux lotis", indique Capital dans son palmarès des plus hautes rémunérations.

Cette "envolée va de pair avec une explosion des résultats des entreprises", avec notamment des bénéfices de près 100 milliards d'euros et des cours de Bourse en hausse de 17% pour les sociétés du CAC 40, mais cela "n'explique pas tout", selon Capital.

Ce classement prend en compte à la fois les salaires, les bonus, les plus-values sur stock-options, mais aussi les dividendes, les parachutes et les retraites futures, indique le mensuel économique.

Le PDG de Renault, Louis Schweitzer, arrive en tête avec des revenus 2006 de 11,9 millions d'euros, notamment grâce à une "belle plus-value de stock-options".

Il est suivi de Daniel Bouton (Société Générale, 10,8 millions d'euros) et Bernard Charlès (Dassaut Systèmes, 10,3 millions d'euros).



Editorial 44 - Respectez notre non - 21 octobre 2007


Du site du Sénateur Jean - Luc Mélenchon http://www.respecteznotrenon.org


19 octobre 2007 : la Constitution européenne est de retour... sous un autre nom (le "traité modificatif européen").

Et pourtant Nicolas Sarkozy prétend avoir entendu les Français qui ont voté "non" au projet de Constitution européenne!

Si nous avons voté "non" le 29 mai 2005, c'est prétend-il parce que nous serions contre le principe même d'une Constitution européenne. Il suffirait donc d'enlever l'étiquette "Constitution" et quelques symboles (drapeau, hymne et devise) sans rien changer à la philosophie de ce texte pour qu'il devienne soudain acceptable.

Nous sommes de ceux qui avons voté "non" le 29 mai. Nous avons même fait campagne activement pour cela. Nous avons rencontré à cette occasion des milliers de nos concitoyens dans des salles bourrées à craquer. Jamais nous n'avons appelé à voter contre ce projet au motif qu'il s'agissait d'une Constitution. Nous avons au contraire défendu l'idée d'une Constitution européenne. Nous avons combattu ce texte pour une raison bien simple : nous estimions qu'il poursuivait et entérinait le caractière antisocial et antidémocratique de la construction européenne.

Malheureusement le projet de nouveau traité, qui n'est même pas "simplifié" , ne comporte aucune avancée vers une Europe plus sociale et aucune avancée vers une Europe plus démocratique . Nous considérons donc qu'il ne respecte pas le vote du 29 mai.

Si Nicolas Sarkozy croit à ce qu'il dit, s'il pense que son traité est conforme au vote des Français, pourquoi ne le leur demande-t-il pas leur avis ? Pourquoi cherche-t-il à le faire ratifier par l'Assemblée nationale et le Sénat pour éviter tout nouveau vote populaire ? Nous invitons tous nos concitoyens à lui poser sans relâche cette question et à exiger la tenue d'un débat démocratique conclu par un référendum.



Editorial 43 - L'origine de l'économie - 4 octobre 2007


De l'excellent blog de Didier "Economie et Archimagie"


L'origine de l'économie

John Hicks disait vers la fin de sa vie que la seule économie possible est l'histoire. Bernard Maris le cite souvent et en profite pour égratigner souvent les pseudo-experts. On lit même parfois chez certains économistes universitaires que l'économie universitaire - c'est-à-dire eux-mêmes - ne fait plus aucune découverte, voire que la théorie économique en général - et particulièrement dans les journaux - ne vaut rien, qu'elle est un vecteur de type théologique de la domination.

C'est en réalité une excuse pour ne rien produire et théoriser sa propre absence de production. Pluôt que de dire que la seule économie possible est l'histoire, il faut démontrer en quoi le discours économique - en général et dans son contexte historique - est faux. Si on ne fait que des descriptions, cela signifie qu'on n'est pas capable d'esprit critique. Si on ajoute que la théorie économique ne vaut rien, cela veut dire qu'on le sait, mais qu'on n'est pas capable ou dans le désir de dire pourquoi.

Alors Maris ne va-t-il pas plus loin parce qu'il est payé cher à débiter des âneries keynesiennes à Paris 8 et sur France inter ? Ou Maris ne va-t-il pas plus loin parce qu'il soupçonne effectivement qu'il dit des âneries, sans être capable de trouver où ça cloche ?

Il faut dire que l'économie monétaire n'est pas précisément un voile sur les échanges, mais plutôt le voile de Maya qui cache totalement l'essence des choses.

Une question importante à aborder est celle de la génèse de l'égrégore capitaliste.

Max Weber citera le 17ème siècle anglais, avec la privatisation des champs collectifs, les premières grandes entreprises industrielles et le salariat des villes.

Du point de vue des origines financières du capitalisme, on trouve aussi un certain nombre de textes qui font référence aux cartels des banquiers qui se seraient associés afin de mettre le monde sous leur coupe. Leur méthode est la suivante : créer de l'argent à partir de rien, le distribuer à un certain nombre de personnes qui défendront le système créé parce que la hiérarchie engendrée leur est favorable, le faire reconnaître comme la seule vraie richesse et le seul vecteur de l'échange, et prendre possession des vraies richesses avec cet argent.

D'un autre côté, il faut mettre en place un système d'économie marchande qui accepte les principes financiers pré-cités, et s'y imbrique de telle manière qu'on les croie indissociables.

En général ces textes font remonter cette cabale à la création de la secte des illuminatis en Allemagne à la fin du 17ème siècle. Ils marquent parfois d'une pierre noire la création de la Réserve fédérale américaine, outil de leur pouvoir. Pour actualiser, on peut considérer que FMI, Banque mondiale, OMC participeraient d'un plan général.

Théorie du complot ou pas, c'est exactement comme ça que cela se passe.

Il manque cependant un pan de la réflexion : une bonne part des principes du capitalisme financier - accumulation du capital, comptabilité, identification de la richesse à la possession de totems (l'or, avant la monnaie), usure, endettement des Etats - sont largement antérieurs à cette époque.

Tous ces éléments n'étaient pas toujours réunis - la chrétienté avant le Moyen-Age? et l'Islam encore aujourd'hui refusent l'usure. On ne connaît pas semble-t-il de puissances publiques endettées avant les Empires romains d'Orient et d'Occident (s'il y a des spécialistes qu'ils se fassent connaître). En revanche, l'accumulation du capital et la totémisation de matériaux précieux semble remonter à la Préhistoire.

C'est sans doute la nature de ce monde qui est en cause. Habité par des êtres désireux d'avoir un pouvoir sur leurs congénères, ceux-ci n'ont eu de cesse de créer des principes qui leur permettaient d'avoir l'ascendant puis de légitimer celui-ci.

J'ai rajouté en commentaires sur le blog de Didier:

"En ce qui concerne la phrase " On ne connaît pas semble-t-il de puissances publiques endettées avant les Empires romains d'Orient et d'Occident ", il serait possibile de préciser que tant que les seigneurs, princes, les rois ou les empereurs ont eu besoin d'or, d'argent ou de pierres précieuses pour financer leurs guerres ou le développement de leurs territoires, ils n'avaient d'autre solution que d'emprunter auprès de ceux qui avaient des surplus, que ce soit leurs collègues ou les marchands.

Mais le problème a totalement changé depuis que la monnaie est dématérialisée, donc depuis que sa "fabrication" est "illimitée". Et je suis d'autant plus étonné que cette fabrication ait été confiée à des intérêts privés."

AJH




Editorial 42 - c'est le même texte que le Traité constitutionnel rejeté par référendum - 28 septembre 2007



Source : http://www.observatoiredeleurope.com/

Ce sont eux qui le disent : c'est le même texte que le Traité constitutionnel rejeté par référendum

Allemagne
"La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait"
Angela Merkel, Chancelière d'Allemagne, The Daily Telegraph, 29 juin 2007

Espagne
"Nous n'avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution… C'est sans aucun doute bien plus qu'un traité. C'est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe"
Jose Luis Zapatero, Premier Ministre du Royaume d'Espagne, Discours du 27 juin 2007

Irlande
"90% de la Constitution sont toujours là…ces changements n'ont apporté aucune modification spectaculaire à l'accord de 2004".
Bertie Ahern, Premier Ministre de la République d'Irlande, Irish Independent, 24 juin 2007


République Tchèque
"Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même"
Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, The Guardian, 13 juin 2007)

Finlande
"Il n'y a rien du paquet institutionnel originel qui ait été changé"
Astrid Thors, Ministre des Affaires européennes de la République de Finlande, TV-Nytt, 23 juin 2007

Danemark
"Ce qui est positif c'est … que les éléments symboliques aient été retirés et que ce qui a réellement de l'importance – le cœur – soit resté"
Anders Fogh Rasmussen, Premier Ministre du Royaume du Danemark, Jyllands-Posten?, 25 juin 2007)

France
"Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien !"
Jean-Louis? Bourlanges, ancien membre de la Convention sur l'Avenir de l'Europe, député européen (UDF), France Culture, 24 juin 2007

Autriche
"Le traité pour une Constitution a été conservé en substance"
Site du gouvernement de la république d'Autriche, 25 juin 2007

Belgique
"Le nouveau traité reprend les éléments les plus importants du traité Constitutionnel."
Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Royaume de Belgique, Agence Europe, 24 juin 2007

Italie
"En ce qui concerne nos conditions, j'ai souligné trois « lignes rouges » portant sur le respect du texte de la Constitution : conserver un président permanent de l'Union, un seul responsable de la politique étrangère et un service diplomatique commun, préserver l'extension du vote à la majorité, la personnalité juridique unique de l'Union. Tous ces éléments ont bien été conservés."
Romano Prodi, Président du Conseil italien, ancien Président de la Commission européenne, La Repubblica, 24 juin 2007)

Lituanie
"La Lituanie a rempli 100% des objectifs qu'elle s'était fixés avant la réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du traité Constitutionnel."
Bureau du Président de la République de Lituanie, communiqué de presse

Luxembourg
"La substance a été préservée du point de vue du Luxembourg"
Jean-Claude? Juncker, Premier Ministre du Grand Duché de Luxembourg, Agence Europe, 24 juin 2007

Slovénie
"Avec ce nouveau traité, l'UE préserve un contenu qui n'est pas essentiellement différent du Traité Constitutionnel… Toutes les solutions institutionnelles importantes demeurent.. Certains éléments symboliques ont été effacés et certaines formulations atténuées".
Janez Jansa, Premier Ministre de la République de Slovénie, Cellule de Communication du Gouvernement

Le principal auteur de la Constitution
"Ce texte est en fait, le retour d'une grande partie de la substance du Traité Constitutionnel"
Valéry Giscard d'Estaing, The Daily Telegraph, 27 juin 2007

Le Parlement européen
"se félicite (...) que le mandat préserve en grande partie la substance du traité constitutionnel"
Article 8 de la résolution adoptée par le Parlement européen le 11 juillet 2007 – Rapport Leinen A6-0279/2007

La Commission européenne
"C'est essentiellement la même proposition que l'ancienne Constitution"
Margot Wallstrom, Commissaire européen, Svenska Dagbladet, 26 juin 2007

Sur la transparence de la méthode et la lisibilité du nouveau texte :

Le principal auteur de la Constitution :
"Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l'objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L'ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l'opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l'on n'ose pas lui présenter "en direct !"
Valéry Giscard d'Estaing, Le Monde, 14 juin 2007

Italie
"Il a été décidé que le document devrait être illisible. S'il est illisible, c'est qu'il n'est pas constitutionnel ; c'était là l'idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau"
Giuliano Amato, ancien Président du Conseil Italien, ancien vice-président de la Convention sur l'Avenir de l'Europe, Réunion du Center for European Reform à Londres, 12 juillet 2007

Belgique
"Le but du Traité Constitutionnel était d'être plus lisible… Le but de ce traité est d'être illisible…La constitution voulait être claire alors que ce traité devait être obscur. C'est un succès ".
Karel de Gucht, Ministre belge des Affaires étrangères, Flandre info, 23 juin 2007

Luxembourg
"Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je intelligent d'attirer l'attention du public sur ce fait ?"
Jean Claude Juncker, Premier Ministre du Luxembourg

France
"C'est incroyable tout ce qu'on a glissé sous le tapis !"
Gérard Onesta, député européen (Vert) devant la Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, 25 juin 2007



Editorial 41 - Pétition européenne - 11 juillet 2007


« Je veux que tout nouveau traité européen soit soumis à un Referendum »

http://x09.eu/fr ... Une pétition européenne, simple et forte.



Editorial 40 - par Pierre - 26 juin 2007


<< Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage >> (Jean
Jaurès). Au regard des chiffres publiés par le SIPRI il y a quelques jours,
cette citation ancienne est malheureusement plus que jamais d'une
désagréable acuité. Aujourd'hui, en moyenne, tout citoyen du monde "donne"
chaque année (sans le savoir) 200$ pour financer les guerres contre à peine
10$ pour la coopération au développement.


Les chiffres publiés le 11 juin par le SIPRI, Stockholm International Peace
Research http://www.sipri.org/ Institute, dans son étude annuelle,
montrent que les dépenses militaires mondiales en 2006 ont atteint un
nouveau pic avec 1204 milliards de dollars. Cette augmentation de 3,5% par
rapport à 2005, porte cette hausse à 37% en 10 ans. Les dépenses militaires
Etats-uniennes représentent près de la moitié du total avec 529 milliards de
dollars.

Les transferts d'armements ont augmenté en volume de 50% en 2006 en
particulier en direction de régions fragiles comme l'Asie centrale et le
Moyen Orient, ces armes proviennent massivement des Etats-Unis? et de l'Union
européenne (plus de 90%).

Le montant total devrait encore être sensiblement plus élevé si l'on y
incluait le coût des conflits armés (Afghanistan , Irak,...)

En guise de comparaison, les pays riches consacrent actuellement 50 à 60
milliards de dollars par an à la collaboration au développement.

http://pierre.eyben.be/auteur1.html





Editorial 39 - Agriculture Biologique et lutte contre le réchauffement climatique - 5 juin 2007



http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html

L’agriculture biologique face au défi de la sécurité alimentaire. Les Etats devraient l’intégrer dans leurs priorités nationales, selon la FAO

3 mai 2007, Rome –

L’agriculture biologique n’est plus un phénomène propre aux pays développés. En 2006, elle était pratiquée dans 120 pays sur un total de 31 millions d’hectares et représentait un marché de 40 milliards de dollars”, souligne la FAO dans un rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire présenté à la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui se tient du 3 au 5 mai 2007 au siège de la FAO.

Le rapport identifie les points forts et les faiblesses de l’agriculture biologique en ce qui a trait à sa contribution à la sécurité alimentaire. Il analyse les caractéristiques de la chaîne d’approvisionnement biologique au regard de la Plateforme du droit à l’alimentation. Et il formule des propositions en matière de politique et de recherche en vue d’améliorer les performances de l’agriculture biologique au triple plan national, international et institutionnel.

"La principale caractéristique de l’agriculture biologique est qu’elle s’appuie sur des biens de production disponibles sur place et n’utilise pas de carburants fossiles; le recours à des procédés naturels améliore aussi bien le rapport efficience-coût que la résilience des écosystèmes agricoles au stress climatique”, selon le rapport.

"En gérant la biodiversité dans le temps (rotation des cultures) et l’espace (cultures associées), les agriculteurs bio utilisent la main-d’oeuvre et les services environnementaux pour intensifier la production de manière durable. Autre avantage: l’agriculture biologique rompt le cercle vicieux de l’endettement pour l’achat d’intrants agricoles, endettement qui entraîne un taux alarmant de suicides dans le monde rural.”

Le rapport reconnaît que “dans les pays en développement, la plupart des produits alimentaires biologiques certifiés sont destinés à l’exportation” et ajoute que “lorsque les cultures de rente sont liées à des améliorations agroécologiques et procurent des revenus supplémentaires aux paysans pauvres, cela entraîne une meilleure autosuffisance alimentaire et un regain de vitalité pour les petites exploitations agricoles”.

Toujours selon le rapport, certaines conditions doivent être réunies lorsqu’on se convertit à l’agriculture biologique. Il s’agit principalement de la connaissance agroécologique et de la disponibilité de la main-d’oeuvre. “La gestion biologique est une approche cognitive nécessitant une bonne connaissance des processus agroécologiques et elle reste une contrainte là où la main-d’oeuvre est rare, notamment au sein des populations décimées par le sida.”

Toutefois, l’exigence d’une main d’oeuvre en nombre suffisant et les gains qui en découlent offrent, là où cette ressource est la plus abondante, des opportunités d’emplois tout en sauvegardant les moyens d’existence des ruraux, selon l'experte de la FAO Nadia Scialabba.

Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète.

Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement”, selon la FAO.

Le rapport invite les gouvernements à “allouer des ressources à l’agriculture biologique et à intégrer ses objectifs et ses actions dans leurs stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté, en mettant l’accent sur les besoins des groupes vulnérables”.

Il insiste aussi sur l’investissement pour le développement des ressources humaines et la formation en agriculture biologique dans le cadre des stratégies de développement durable.

Selon la Commission du Codex Alimentarius et toutes les réglementations nationales existantes, “l’agriculture biologique est un système de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité de communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux et d’êtres humains”.

La Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire est organisée par la FAO en association avec l’Associazione Italiana per l’Agricoltura Biologica, le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes, la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, la Fondation internationale pour l’avancement rural, le Fonds mondial pour la nature, le Réseau Tiers monde, l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique et l’Institut mondial de surveillance.



Comment les différents gouvernements vont-ils réagir face à une telle assertion?


De deux choses l’une:


1. Ou la direction de la FAO a perdu complètement la tête et ses experts ont succombé à une crise de passéisme aigu ou bien ont été soudoyés par une puissance occulte qui cherche à détruire les fondements de la société occidentale, moderne, progressiste et civilisée. Dans ce cas, il semble extrêmement urgent que les états membres cessent immédiatement de financer cette institution internationale dont les ramifications s’étendent sur toute la planète et qui risquent de déstabiliser le monde civilisé. En effet, la FAO, ou Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, est une organisation représentant 189 États membres (plus la Communauté Européenne): elle est financée par les contributions de ses membres et elle emploie 3600 personnes sur toute la planète.


2. Ou bien la FAO a totalement raison. Et cette possibilité donne froid dans le dos car elle implique que depuis 60 années, les multinationales de l’agro-chimie avec la complicité de certaines administrations corrompues au sein des états, ont délibérément menti et ravagé la sphère planétaire en promouvant une agriculture hautement toxique qui a: - empoisonné l’humanité et les animaux domestiques avec des milliers de pesticides. - empoisonné les nappes phréatiques et les cours d’eau.
- détruit la quasi-totalité de la biodiversité alimentaire.
- produit une alimentation exempte de substances nutritives.
- instauré une insécurité alimentaire généralisée, en particulier dans les pays pauvres. - détruit la petite paysannerie.
- détruit les forêts tropicales pour installer des monocultures.
- provoqué une érosion irréversible et des processus de désertification planétaire. - épuisé les ressources en eau.
- libéré de très grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère.


Si la FAO a raison, on comprend pourquoi le président de l’Académie Nationale des Sciences, Roger Heim, déclara en 1963, dans sa préface à la traduction française de l’ouvrage de Rachel Carson “Le Printemps Silencieux”: « On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs de “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?»


Qui mettra en prison les empoisonneurs publics?


En attendant de trouver une réponse, que nous espérons rapide, à cette question essentielle, faisons le point sur les déclarations de la FAO qui constituent une véritable déclaration de guerre à l’agrochimie.

.../...

Dominique Guillet. Le 1er juin 2007.

Editorial 38 - La lettre d'Oumar Mariko, candidat à la présidentielle au Mali - 3 juin 2007


Le 3 juin 2007

Chers ami(e)s

Voilà bientôt plus de 1 mois que nous avons fini les Présidentielles, noutre score est de 2,7%. trois heures avant l'arrivée des derniers chiffres, nous étions à 4,3% et nous nous classions à la 3ème position après le Président sortant et le Président de l'Assemblée Nationale qui fut 6 ans durant Premier Ministre et 5 äns Président de L'Assemblée nationale. arrivèrent les resultats de la diaspora malienne et des deux régions les plus réculées du Mali qui nous donnèrent ce resultat definitif de 2,7% en 4ème position après un ancien ministre de l'ère de la Transition Démocratique et de celle du Président Alpha Oumar Konaré, beau fils de ce dernier.

Dans beaucoup de circonscriptions nous étions deuxième ou troisième largement soutenu par les paysans, artisans, ouvriers et les jeunes en chomage. Ce fut une véritable campagne populaire très engagé. Elle a été menée sans distribution gratuite de tee Short, de pagnes, de sucre de thé, de sel, de cube Maggi et d'argent comme le faisaient les autres.

L'administration a été mobilisée, des généraux, colonels et autres fonctionnaires astreints au devoir de reserve ont été mobilisés avec les moyens de l'Etat, tous ont été rétribués y compris les maires de tous partis politiques pour soutenir la canditature du Président sortant Amadou Toumai Touré. Des pré votes ont été faits, des enfants de moins de 12 ans ont été admis dans certains bureaux de vote( je vous enverrai la photo d'un avec lequel j'ai posé).
Ceux qui votaient pour nous ont eu des menaces de la part de l'administration dans des zones réculées du Mali, soumis au chantage des paysans n'ont pas pu avoir accès à leur crédit agricole. Des Généraux d'armée et colonels sont passées pour menacer, intimider. Des militants à nous n'ont pu voter car n'ayant pas de pièce d'identité ou de cartes d'electeurs

Malgré ce climat et la faiblesse de nos moyens ( Deux voitures 4X4, Une voiture R12 et quelques dizaine de moto), nous avons eu une très belle percée dans l'opinion pour la qualité du discours, notre constance et comportement durant les années passées et notre engagement dans les luttes sociales contre les consequences perverses de l'ordre néoliberal. Nos voix ont été qualifiées de pures. L'espoir devient alors permis. Il nous faudra être mieux organiser et soigner notre communication!! Depuis ces elections, nous recevons des messages de sympathie, de félicitations et des adhésions au parti.

Immédiatement après, nous sommes engagés dans les législatives, des ambitions et ou prétentions ont créer des situations déplorables un peu partout dans le parti obligeant la Direction du parti à m'envoyer à l'intérieur du parti sans attendre les proclamations des résultats officels des présidentielles qui a eu lieu alors que j'étais dans des coins perdus du Mali sans électricité ou autre réseau telephonique et depuis je cours. J'ai bien voulu faire une pose, on m'obligea a être sur la liste des législatives. Pas de répit.

Cette lueur d'espoir au Mali a été possible grâce à vos interventions multiples et diverses(paiement de la caution, argent pour la campagne, déplacement, contribution théorique, confection de site etc.). elle doit être maintenue et soutenue pour que l'on continue. le parti aligne aujourd'hui 24 candidats à la députation dont six femmes, sur ce point de participation des femmes nous battons de lopin les autres partis politiques puissamment soutenus par des milieux financiers et qui se proclamment grands partis.

Dois je vous dire merci? Non je préfère dire félicitations à nous tous et bon courage pour la suite.

En plus du site fait par nos amis belge, un malien vient d'en faire vous pouvez le consulter aussi http://www.oumarmariko.com
N'oubliez pas que le parti SADI se construit et est engagé dans la construction de la gauche au Mali et d'un pôle de gauche. Cela est à méditer par tous. Autour, le Réseau de Communication Kayira et ses dizaines d'organisation de masse a joué un rôle inestimable. Là également un gros travail de structuration et d'organisation est à faire. Pour tout cela, il certes besoin de fonds, de matériel mais surtout le besoin de compétence humaine me semble très préoccupant . A nos marques

Salutations militantes
Dr Oumar Mariko

( lire aussi http://www.maliweb.net/category.php?NID=18802 )

Editorial 37 - La fin du Consensus de Washington


"Le Monde" - 21 avril 2007

Le « Consensus de Washington » est la table de la loi énonçant les dix commandements du libéralisme qui déterminent depuis 20 ans les politiques économiques mondiales. Aujourd’hui, la Banque Mondiale, jusqu’alors fervente adepte du dogme, nous annonce que, désolée, elle s’est trompée, que ces régles sont néfastes, et qu’il faut restaurer le rôle de la puissance publique.

A la fin des années 1990, le modèle économique ultra libéral adopté par Thatcher et Reagan est devenu le nouveau dogme économique, et ses tables de la loi ont été rédigées par John Williamson, économiste en chef pour la région Asie à la Banque Mondiale. Devenues célèbres sous le nom de « Consensus de Washington », elles énumèrent les dix commandements auxquels devaient désormais se plier les états, et qui imposaient un revirement complet des politiques menées depuis l’après guerre.

Dérégulation, privatisation, monétarisme, réduction des dépenses publiques devenaient désormais d’ardentes obligations en dehors desquelles ils n’existait point de salut.

Le rôle de l’état, qui jusqu’alors avait été central, à la fois par les politiques économiques et budgétaires qu’il impulsait, et par son rôle redistributeur des richesses produites par les nations, devait à tout prix être réduit à la portion congrue. Ronald Reagan avait résumé cette nouvelle vision prônant le « moins d’état » lors de son discours d’investiture par sa formule fameuse : « l’état n’est pas la solution, c’est le problème ».

L’adoption par les institutions, comme le FMI et la Banque Mondiale, et les élites mondialisées de cette charte libérale a entraîné des conséquences considérables, tant dans nos sociétes que dans les pays en développement. En Europe, le principe de la « concurrence libre et non faussée », au coeur du Traité de Maastricht, qui a acté la mort des services publics, et l’interdiction de mener une politique industrielle, n’a pas d’autre origine, ni d’autre justification.

Dans les pays du sud, les effets du Consensus de Washington, ont été bien plus catastrophiques. Les politiques nommées par euphémisme "Ajustements Structurels" exigées des pays en développement en échange de la renégociation de leur dette par le FMI et la Banque Mondiale ont conduit entre autres à la fin de l’encadrement des prix des aliments de base, et à la privatisation de l’eau, avec une explosion de leurs tarifs. L’auteur de ces lignes a entendu Abou Diouf, l’ancien président du Sénégal, relater comment les envoyés du FMI exigeaient de lui qu’il augmente le prix du lait dans son pays, afin de pouvoir bénéficier de l’aide internationale.

Pendant vingt ans, toutes les voix critiques remettant en cause ces choix ultra libéraux ont été ignorées ou qualifiées de rétrogrades - le débat autour du referendum européen nous en a fourni le dernier exemple en date.

Pendant vingt ans, armés de leurs certitudes, les hommes du FMI et de la Banque Mondiale ont accru les difficultés quotidiennes de centaines de millions d’hommes et de femmes des pays du sud. Au nom de de leur dogme, ils ont conduit l’Argentine à la ruine, plongé la Russie dans une crise sociale sans précédent, dont elle commence tout juste à se relever grace aux revenus de ses réserves énergétiques dont elle a « osé » reprendre le contrôle en contravention avec la règle du laisser faire. Au nom de ces mêmes dogmes l’Europe s’est privée de politique industrielle, de la maitrise de ses infrastructures, de son énergie, de ses transports.

Devant les catastrophes sociales provoquées par cette nouvelle religion du libre échange, dont les bénéfices pour le plus grand nombre se font toujours attendre, bien que les revenus des privilégiés atteignent, eux, des niveaux stratosphériques, des voix dissidentes sont enfin parvenues à se faire entendre, qui ont osé dire ce que beaucoup pressentaient : le roi est nu. Non seulement les règles du Consensus de Washington n’ont pas produit les résultats promis par leurs adeptes, mais les effets néfastes nés de leur application sont de plus en plus criants.

Et la charge la plus sévère est venue du coeur du système. Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie et Vice Président de la Banque Mondiale, démissionne en 2000 de son poste et fait le procés des politiques prônées par l’institution qu’il qualifie de « solutions archaïques et inadaptées, sans tenir compte des effets qu’elles auraient sur les habitants des pays ». Dans son livre La Grande Désillusion, publié en 2003, il décrit comment l’application du Consensus de Washington a produit les effets inverses de ses objectifs affichés, en causant un enrichissement accru pour le nord et des difficultés sans nombre pour le sud.

Aujourd’hui, Le Monde s’est procuré la version préliminaire du prochain Rapport mondial annuel sur le développement, préparé par la Banque Mondiale, et oh, surprise, les conclusions de Stiglitz sont reprises par l’institution, qui juge désormais que l’intervention de l’état dans les pays pauvres est nécessaire pour « encadrer et soutenir la paysannerie », remettant du même coup en cause sa doctrine de « l’ajustement structurel ».

Redécouvrant bien tardivement que la petite agriculture nourrit un tiers des 6 milliards d’habitants de la planète, le rapport constate que celle-ci a été « sous-utilisée », pire encore, « avec la domination de l’industrialisation dans le débat politique, le développement par l’agriculture n’a souvent même pas été considéré comme une option », et « les bailleurs de fond ont tourné le dos à l’agriculture », ce qui a conduit à des « coûts élevés pour la croissance, le bien être et l’environnement ».

Le Monde cite l’appréciation portée par Michel Griffon, un spécialiste de l’agriculture et du développement durable, qui se réjouit de voir publier un document qu’il « attendait depuis plus de vingt ans, depuis que les politiques d’ajustement structurel ont balayé les politiques publiques agricoles antérieures sans les remplacer ».

Vincent Ribier, expert dans le même domaine, rappelle que « les politiques néo-libérales d’ajustement structurel » ont eu un « impact très direct et très négatif sur le monde rural dans les pays pauvres ».

Effectuant un revirement a 180°, la Banque Mondiale constate que les dépenses publiques en direction du monde agricole ont baissé depuis 1980, de 1,5% en Afrique, 7,4% en Amérique Latine et 5% en Asie, et juge désormais nécessaire de relancer ces aides, en insistant sur le fait que la croissance agricole est « très dépendante du soutien du secteur public ».

M. Ribier, qui a participé récemment à une réunion d’experts au Quai d’Orsay sur le rapport, y voit « la fin du consensus de Washington ».

Reste maintenant pour l’Europe à entreprendre elle aussi sa révolution copernicienne, en rangeant cette religion à laquelle même ses clercs les plus zélés ne croient plus, à la place qu’elle n’aurait jamais du quitter : celle d’une extravagance idéologique .


Editorial 36 - La décroissance


Cet éditorial est sous la seule signature de JMT qui considère que ça n'engage que ceux qui sont d'accord avec lui wink

1°) la décroissance est une nécessité écologique parce que c'est d'abord une nécessité physique qui nous est imposée par la nature: raréfaction des matières premières, impuissance de la planète à continuer à supporter les pollutions diverses au sens large (en incluant l'effet de serre) découlant de nos activités (dont notre consommation d'énergies fossiles).

2°) la décroissance des consommations UNITAIRES nous est imposée par la simple justice sociale. Nous sommes toujours plus, les disponibilités ne peuvent croître au même rythme DONC ce dont chacun dispose doit forcément diminuer

3°) en revanche, l'argent n'est aucunement soumis à restriction, car il ne s'agit que d'une convention entre humains destinée à faciliter les échanges. La masse monétaire , comme la valeur globale des patrimoines, comme la valeur marchande de la production de toute l'humanité,augmente d'ailleurs sans commune mesure avec l'augmentation réelle des biens et services disponibles. Et il faudra bien que ce soit de plus en plus le moyen de réguler pour éviter les gaspillages: pétrole cher, nourriture chère (pour que les paysans puissent à nouveau revivre des ventes de leurs produits et non pas de charité publique), services plus chers (afin que le salaire de chacun soit suffisant pour lui permettre de vivre). Contrairement à ce que prônent les monétaristes, il faut "surpayer" le travail humain (en fait simplement le payer vraiment à sa juste valeur), ce qui conduira à la respecter.

4°) je ne crois absolument pas en la "convivialité" comme moyen de rendre la décroissance supportable. Nous devons absolument consommer toujours moins de matières premières et d'énergies, grâce àdes prix plus chers, ce qui conduira à trouver par obligation des comportements économes:
  • moins de constructions,
  • isolation maximale,
  • transports strictement limités (plus de transports aériens intérieurs, peu d'automobiles individuelles)
  • reconcentration des productions industrielles pour éviter les transports intermédiaires mais aussi unités plus petites et plus généralistes pour produire au plus près,
  • idem pour l'agriculture, avec productions maraîchères autour voire dans les villes (des serres peuvent être combinées par exemple pour capter en même temps l'énergie solaire)
  • développement des "services" et parmi lesquels l'entretien et la réparation des choses pour les faire durer un max (fin de l'ère du jetable!)
  • dans le domaine professionnel, généralisation du travail à distance et de la visioconférence (création de bureaux banalisés dans chaque quartier, que l'on peut gagner à pied rapidement)

Oui il y a trop d'habitants sur terre si on veut pouvoir y vivre de manière équitable et non pas simplement y survivre comme des lapins dans un gigantesque clapier, sauf que notre situation est moins enviable que celles des lapins qui n'ont pas, eux, à s"occuper de trouver leur bouffe quotidienne et à évacuer leurs déchets car "on" y pourvoit pour eux. Il faut combattre absolument ces tendances cocardières. La France ne peut supporter ses plus de 60 millions d'habitants que grace au pétrole importé (sinon par exemple notre production agricole de 120 millions d'équivalents habitants retomberait à 40 comme au début du XXe siècle), grâce à l'importation de la totalité de ses matières premières pillées à bas prix dans le tiers monde (et malgré ce bas prix on se tape déjà 29 milliards d'euros de déficit commercial!).

Il faut donc envisager à l'échelle mondiale une politique de régulation de la population transparente, avec limitation pendant 3 ou 4 générations du "droit à reproduire" à 0,5 enfant par adulte et pas avant l'age de 20 ans et même si possible 25 ans....(car la population dépend du nombre de générations qui cohabitent, donc à la fois du nombre d'enfant par génération et de l'intervalle de temps entre deux générations: 4 par siècle pour 25 ans, 5 par siècle pour 20 ans , 6 par siècle pour 16,6 ans, 7 par siècle pour 14,1 ans). Je suis d'ailleurs d'avis d'encourager ceux qui décideraient de ne pas en avoir du tout (y compris ceux qui ne peuvent pas en avoir), pour compenser les inévitables débordements de certains qui ne peuvent vivre sans pouponner, et par ailleurs de faire en sorte que les enfants devenus plus rares soient respectés, aimés et traités comme ils doivent l'être: favoriser les adoptions, retirer la garde de leur enfant (même temporairement) aux parents qui n'en sont pas dignes


La première chose qu'il faudrait mettre définitivement dans la tête des 60 millions de français c'est qu'ils ne représentent que moins de 1% de la population de la planète et qu'ils n'ont donc droit qu'à ce pourcentage de ce qu'elle peut offrir à tous ses habitants. Libre à nous en interne d'être ensuite égalitaires comme le proposent Arlette et Olivier (et je suis d'accord avec eux) ou de favoriser les "inégalités créatrices", mais chaque pays doit pouvoir être placé sur un pied d'égalité, et les ressources minières, comme l'eau potable devenir biens communs de l'humanité, exploités sous le contrôle de l'ONU et être disponibles pour tous au même prix.

A force de rester dans le "pragmatisme" et de manger avec le diable avec une cueillère de plus en plus courte, on tombe, comme ça a toujours fini, dans la compromission et finalement dans l'inefficacité.

L'explosion de la population est telle (effet de "vitesse acquise" malgré la baisse régulière du taux moyen annuel mondial de fécondité),que chaque année de retard dans le démarrage retardera de plusieurs années le retour à un équilibre supportable. Le prix à payer sera extrêmement élevé mais bien sûr on s'en fout car ce sera dans 2 générations qu'ils le paieront et qu'ils ne pourront que nous maudire de notre égoisme et de notre pusillanimité criminelles.

Pour marquer les esprits, je dirai qu'on se soucie beaucoup du caractère "dangereux" pour ses congénères d'un conducteur de bagnole alors que le pire danger dont l'humanité soit menacée est effectivement celui du secret des alcoves quand on a encore l'inconscience de prétendre si on est une femme "mon corps m'appartient" et de croire qu'on est un homme parce qu'on s'est reproduit plusieurs fois.

Eh bien non, la liberté de procréer n'a existé que parce que la terre pouvait être considérée comme illimitée et qu'on pouvait piocher dans le capital naturel sans vergogne et sans limite. C'est fini depuis au moins 50 ans, on commence juste à s'en apercevoir. S'il faut encore 50 ans pour prendre des mesures ce ne sera plus la peine d'en prendre.Le scénario est déjà tourné, depuis 1973: il s'appelle................ "Soleil vert".....

Il n'est point besoin d'une gouvernance mondiale pour enclencher le phénomène. Il y aura une négociation sordide, fruit d'un rapport de force qui évoluera. Mais heureusement la Chine a déjà compris le danger (bien obligée), l'Inde y a pensé sans réussir grand chose. L'Europe a commencé à monter l'exemple malgré elle. Les Américains devront y réfléchir (ils ont des études publiques récentes qui démontrent que leur territoire souffre de surpopulation régionale eu égard à ses capacités naturelles, ce qui inquiète en haut lieu bien qu'on ne le crie pas sur les toits.).

Il est évident, contrairement aux caricatures qu'on peut en faire qu'il s'agit d'un objectif MOYEN à viser, plus par l'incitation forte, essentiellement économique et sociale, que par la contrainte policière. Quand il sera totalement ringard d'avoir plus d'un gosse par femme, la majorité de la population, au bout de 2 générations considèrera qu'il s'agit d'un fait acquis, comme 80% des "acquis" de notre civilisation occidentale qui n'existaient tout simplement pas pour 90%des gens il y a 2 générations

On en est loin évidemment, mais si l'on ne fait rien, on ne s'en sortira pas sans carnage. L'Humanité nous a déjà habitués à des débordements sanguinaires en période d'abondance, que sera-ce en période de pénurie?

JMT
Cet éditorial est sous la seule signature de JMT qui considère que ça n'engage que ceux qui sont d'accord avec lui wink



Editorial 35 - Réponse à Christophe Barbier - 29 janvier 2007


Courriel envoyé ce jour (29 janvier 2007) à Christophe Barbier, Directeur de la rédaction de l'Express, qui écrit dans son éditorial du numéro 2899 du 25 janvier 2007 " Grand pays malade" , l'introduction suivante "Cela pourrait s'écrire au fronton des maternités "toi qui entre dans la vie, 42000 euros de dettes t'attendent", et, un peu plus loin " Sourds, les français qui ne veulent pas entendre l'écho abyssal de la tirelire vide de la nation"


++++++


Monsieur Barbier

Je ne manque quasiment aucune émission de "c' dans l'air" et j'apprécie la plus part du temps vos interventions. Néanmoins, lorsque je lis votre dernier éditorial dans l'Express, je bondis tant il est partisan et excessif.

Dans quelques jours sort un livre chez Dangles "les 10 plus gros mensonges sur l'économie", dont je suis le co-auteur avec Philippe Derudder : je vous joins (en pièce jointe pdf) le chapitre qui a trait à "la dette"; peut être souhaiterez vous le lire.

Evidemment, vous pouvez ne pas être d'accord avec nos analyses, mais vos exagérations desservent votre propos.
Oser annoncer 42 000 € de dette, même Pebereau n'a pas osé le faire puisqu'il annonce lui un total de 1 067 G€ soit environ 17 000 euros par français. Ceci dit, même dire que chaque nouveau-né français est endetté à hauteur de 17 000 euros est vrai et faux, car en face il dispose d’infrastructures: routes, hôpitaux, écoles, etc...: la richesse de chaque nouveau-né à sa naissance est d'environ 170 000 euros (somme des patrimoines publics et privés divisée par le nombre d’habitants), soit 10 fois plus que sa dette.

Parler de la dette sans évoquer les infrastructures (et encore sans compter le "fond de commerce France"), et l’activité qu’elle finance et dont tout le monde bénéficie est bien peu sérieux. Que diriez vous de l'état des finances d'un ménage qui, disposant d'un capital de 170 000 euros, serait endetté à hauteur de 17 000 euros?

Mais je voudrais en plus attirer votre attention sur trois points:

1 - Si l'Etat n'avait pas maintenant besoin d'emprunter sur les marchés financiers la monnaie dont nous avons besoin pour notre développement, cette dette serait réduite d'environ 2/3 ( 650 G€ d'intérêts indus).

Depuis le 1er janvier 1994, la loi n° 93.980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France interdit à celle-ci dans son article 3 d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition de titres de leur dette. Mais en fait cette "politique" était appliquée ( dans le SEBC ) depuis la signature du Traité de Maastricht qui, dans son article 104
... interdit à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Sans vouloir remonter plus en amont que 1980, à cette époque la dette de l'Etat (français) était de 206 milliards d'euros (en valeur "euro 2004"). Si on considère les intérêts moyens à 5% sur la période 1980 à 2004, un calcul à partir des valeurs annuelles de la dette nous montre que si nous n'avions pas eu à emprunter cette monnaie sur un marché monétaire (donc à payer des intérêts) la dette cumulée ne serait que d'environ 417 milliards d'euros à fin 2004 (au lieu de 1 067 milliards d'euros). Pour résumer, entre 1980 et 2004 la dette a augmenté de 861 milliards d'euros, lesquels sont répartis en 211 milliards d'euros de nouveau capital emprunté et 650 milliards d'euros d'intérêts.
Les prêteurs, dont nous aurions pu nous passer si nous n'avions pas perdu ce "droit régalien", nous ont donc collectivement "ponctionné" de 650 milliards d'euros et c'est un transfert de richesse de la collectivité vers des "particuliers" , vers ceux qui sont déjà les plus riches.


2 - La dette de la France est dans la moyenne des pays développés
La dette de la France représentait 16 % de son PIB en 1974, elle représente fin 2005, 66 %. Un glissement intolérable et dangereux? La dette des États-Unis fin 2005 était égale à 65 % de son PIB, celle de la zone euro à 72 % ( et fin 2004, l'Italie à 106%, la Grèce à 109%, l'Allemagne à 66,5%, la Belgique à 95,7%, le Japon à 157% ! )


3 - Le déficit public annuel est en général inférieur à la "formation brute de capital fixe"
Les dépenses d'investissement comprennent la formation brute de capital fixe (Écoles, hôpitaux, infrastructures de transport et de communication, l'acquisition de terrains, etc.) et représentent 3,3% du PIB en 2005 soit 56 G€ (milliards d'euros) incidemment plus que le "déficit" qui est en 2005 de 46,9 G€.
Si l'Etat tenait une comptabilité d'entreprise, en face de ce "déficit d'exploitation" de 46,9 G€ il y aurait bien une création de capital (de valeur) de 56 G€, et cette "entreprise" (l'Etat) paraitrait tout à fait saine, étant capable d'investir 17% de son budget pour développer son attractivité.
On peut souligner que ces équipements vont servir aux générations futures et il n'est donc pas anormal qu'elles participent également au remboursent de cette dette ( modulo le payement de l'intérêt que nous considérons comme inique et qui également réduit nos capacités d'investissement collectif de quasiment 40 G€ par an ).


Veuillez croire, Monsieur Barbier, à l'expression de ma considération distinguée

A-J Holbecq, économiste.
Auteur de "Un regard citoyen sur l'économie" et de "Une alternative de société: l'écosociétalisme"



Créé par: AJH Dernière modification: Mercredi 28 de Mai, 2008 14:11:07 CEST par AJH


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