Menu

Utilisateurs connectés

1 utilisateur connecté

Canaux de syndication RSS

Traduction Google

Editos2008

1 - BIENVENUE
1 - BIENVENUE > 1.5 - Editoriaux
Editoriaux 2008 Pages pointant cette page Imprimer
HistoriqueCommenter

Editorial 62 - Et que fait la BCE, elle? - 17 février 2008


WASHINGTON (Reuters) - Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a déclaré que la banque centrale ferait le nécessaire pour soutenir l'économie américaine, tout en soulignant la croissance devrait à son avis rebondir dans le courant de l'année.

"Le (comité de politique monétaire de la Fed, Fomc) va évaluer avec attention les informations qui se présentent concernant les perspectives économiques et agira en temps voulu comme il sera nécessaire pour soutenir la croissance et fournir des assurances adéquates contre des risques baissiers", a estimé Bernanke selon des éléments de discours devant être présentés devant la Commission bancaire du Sénat américain.

Il a déclaré que les perspectives économiques s'étaient détériorées ces derniers mois et que les risques pesant sur la croissance avaient augmenté.

Bernanke a dit cependant s'attendre à une croissance plus forte dans le courant de l'année, avec une modération de l'inflation globale, ajoutant que la Fed devait prendre en compte les effets des stimulants monétaires et budgétaires.

"Notre position doit être déterminée à la lumière des perspectives à moyen terme pour l'activité réelle et l'inflation, ainsi que par les risques pesant sur ces prévisions", a expliqué Bernanke



Editorial 61 - Privatisation des bénéfices, collectivisation des pertes - 14 février 2008


USA/Crédit - Spitzer met en garde contre un "tsunami financier"

WASHINGTON, 14 février (Reuters)

- Il faut remédier aux problèmes des rehausseurs de crédit pour éviter que ceux-ci déclenchent un "tsunami financier" qui pourrait provoquer des ravages dans l'ensemble de l'économie, a prévenu le gouverneur de l'État de New York, Eliot Spitzer.

Ces propos figurent dans le texte de son intervention prévue jeudi devant le Congrès américain et dont Reuters s'est procuré un exemplaire.

Le superviseur du secteur des assurances dans l'État de New York State, Eric Dinallo, travaille actuellement avec les banques sur des plans de sauvetage destinés à plusieurs rehausseurs de crédit, qui garantissent pour plus de 2.400 milliards de dollars de dettes et qui risquent d'accuser de lourdes pertes pour avoir assuré des obligtions liées à des crédits immobiliers "subprimes" et autres actifs à risque.

Ces pertes risquent de faire perdre à ces sociétés leurs notes de crédit "triple A", auxquelles était jusqu'ici conditionnée en grande partie leur activité.

En cas de déclassement, les investisseurs qui ne peuvent détenir que des obligations présentant la meilleure note de crédit, seraient contraints de vendre pour plusieurs milliards de dollars d'actifs, ce qui déprimerait les cours et augmenterait le coût du crédit pour les collectivités ou les particuliers.

Les deux tiers de l'activité des rehausseurs de crédit consiste à garantir des obligations émises par des municipalités et le tiers restant à assurer contre le risque de défaut des créances de particuliers titrisées au sein de nouveaux produits financiers.

Une hausse des coûts d'emprunt et les difficultés des marchés de crédit en général "pourraient devenir un tsunami financier qui causerait des dégâts substantiels d'un bout à l'autre de notre économie", a mis en garde Spitzer.

Il doit prendre la parole devant une sous-commission des Services financiers de la chambre des Représentants à partir de 16h30 GMT.

Ses propos font écho à ceux du président du directoire de la banque allemande Deutsche Bank < DEUTSCHE BANK AG NA O.N. >, Josef Ackermann, qui a prévenu qu'une dégradation de la qualité crédit des rehausseurs pourrait provoquer des ondes de choc à travers les marchés financiers.

Les autorités de tutelle espèrent aider les rehausseurs à échapper à ce scénario, mais elles cherchent aussi à protéger le segment de leur activité consacré aux obligations municipales.

"Nous avons dit clairement depuis le début qu'il était impossible de laisser les investisseurs en 'municipal bonds' souffrir de problèmes provoqués par un autre secteur du marché", a ajouté Spitzer./GG




Editorial 60 - Kokopelli ... suite - 11 février 2008


Tintin, Google et les publicités Baumaux

Quelle ne fut pas la stupéfaction de certains de nos amis ou adhérents lorsqu'il s'aperçurent en janvier que la pétition de Kokopelli (signée d'ailleurs par des centaines de milliers de Français) était encadrée sur son site d'accueil (celui de nos amis d'Univers-Nature) par d'immenses placards publicitaires de la société Graines Baumaux, celle-là même qui nous a traînés devant les tribunaux, qui demandait 50 000 euros pour concurrence déloyale, qui exigeait la cessation de 80 % des activités de l'Association Kokopelli et qui a réussi à nous faire condamner devant le Tribunal de Nancy à 12 000 euros de pénalités.

Nos amis d'Univers-Nature, qui gèrent également notre site internet depuis 6 ans, avaient pensé pouvoir parer aux publicités Baumaux sur Google en bloquant l'apparition de l'url de cette société qui en a mis alors une seconde en ligne.

Nous avons depuis enquêté sur le web et nous nous sommes aperçus qu'effectivement de très nombreux sites internet et blogs, qui communiquaient sur les luttes de Kokopelli contre la mafia semencière, voyaient leur page encerclée par les publicités de Baumaux lorsque ces sites et blogs acceptaient les publicités de Google.

Les raisons de cet assaut massif de publicités internet émanant de Baumaux sont simples:

- d'un point de vue stratégique, l'image de marque de Baumaux a beaucoup souffert de son attaque insensée contre Kokopelli.

- d'un point de vue technique, Baumaux a du payer très cher chez Google les termes "graines bio" et "semences bio" pour être positionné en très bonne place sur les pages web, sinon bien souvent en première place! (Nous osons espérer qu'il n'ait pas acheté le nom de Kokopelli: c'est une pratique très courante sur le web d'acheter le nom de ceux auxquels on veut nuire).

Le résultat est spectaculaire: tous les sites et blogs qui acceptent les pubs Google et qui se font l'écho de la lutte de Kokopelli "attirent" les pubs de Baumaux sous forme de gros placards verts (verts comme l'écologie, bien sûr!!): de très nombreux internautes en sont tout déconcertés.

Que faire? Il n'est pas dans les prérogatives de l'Association Kokopelli de lancer un mot d'ordre généralisé de boycott à l'encontre de Baumaux, comme il nous l'a été suggéré à maintes reprises.

Des internautes avertis nous ont, par contre, informé qu'ils ne s'offusquaient point de cette agressive stratégie commerciale: au contraire, ils cliquaient sur la pub, et plutôt deux fois ou trois fois qu'une, et ils laissaient bien la page du site Baumaux s'ouvrir dans son intégralité. Coût de l'opération: 1 euro facturé au débit de la dite société.

50 000 cliks = 50 000 euros! Cela fait cher du bio et quel bio!

(Et vous pouvez le faire aussi : faites la recherche " graines bio "sur google... et cliquez sur le lien commercial de "Graines Baumaux")


Les graines bios chez Baumaux sont à l'image de la "protection de la biodiversité" chez le GNIS: beaucoup de beaux mots. Les graines bios représentent un infime pourcentage du catalogue Baumaux, ce qui veut dire d'ailleurs que tout le reste des semences commercialisées par cette société sont produites avec les plus toxiques des pratiques agricoles car l'agriculture semencière utilise d'autant plus de poudre de perlin pinpin que les semences ne sont pas consommées! De plus, ces quelques "graines bios" ne sont bien souvent que des hybrides F1 qui participent d'autant à l'érosion des ressources génétiques.

Et à quel prix! Comment Baumaux peut-il avoir l'outrecuidance de reprocher un "enrichissement" à l'Association Kokopelli lorsque l'on analyse les prix pratiqués pour ses "graines bios":

- la tomate hybride F1 "Aspion" à 4 euros 50 les 10 semences.
- la tomate hybride F1 "Agro" à 4 euros 50 les 10 semences.
- la tomate hybride F1 "Myriade" à 6 euros 50 les 10 semences. Ce qui représente une augmentation de 650 % par rapport aux prix pratiqués pour les tomates par Kokopelli.
- la laitue "Tintin" à 4 euros 30 les 150 semences. Ce qui représente une augmentation de 870 % par rapport aux prix pratiqués pour les laitues par Kokopelli.

On se demande bien ou Tintin est allé chercher des semences bios de laitue à quasiment 30 euros le sachet d'un gramme. Au Tibet ou au Congo ou bien peut-être sur la Lune et sans doute même à pied? A quand la carotte "Milou" et le concombre "Capitaine Haddock"?

Pour ses stratégies futures, peut-être pourrions-nous conseiller à Monsieur Philippe Baumaux le recours aux boules de cristal? Pour que les beaux mots point ne se transforment en beaux maux!

Monsieur Baumaux, laissez nous vivre! L'Association Kokopelli oeuvre en co-évolution avec les forces de vie. L'esprit de Kokopelli est immortel et comme le disait le poète Béranger "vous n'aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l'intérieur et je.....".

Encore un grand merci à tous nos amis et amies pour le soutien incroyable de ces dernières semaines: du baume au coeur.

Dominique Guillet

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html



Editorial 59 - Jérôme K., la vraie histoire. - 4 février 2008



(Un peu d'humour, une fois n'est pas coutume sur ce site...)

- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.
- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes?, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.
- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?
- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.
- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri?. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.
- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !
- Silence, Charles-Edouard? ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.
- Oui, monsieur le président, mais qui ?
- Je sais pas moi, je suis pas là pout tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueuIe de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?
- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...
- Charles-Hubert?, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cureton. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jésuites qu'il faut la ramener à chaque comité directeur. La dernière fois, c'était Saint-Paul? à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.
- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuIer.
- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu?, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?
- Ici, monsieur le président.
- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embaucher des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?
- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.
- Même en magouiIIant avec la Suisse ?
- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.
- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?
- Directeur financier d'une sous-filiale de spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du pürin.
- Faites le malin, Jean-Edourad?, foutez-vous de ma gueuIe. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cul et vous me le mouillez à mort. Jean-Guy?, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?
- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?
- K..., Jérôme K... Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils dominent le monde parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branleurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.
- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !
- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard?, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueuIe pour fêter ça ?

(auteur inconnu)

Editorial 58 - Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions - 30 janvier 2008


Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

- 12.000 € pour le grainetier Baumaux

- 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur le site de l'Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html


Editorial 57 - La carotte et la carotte - 21 janvier 2008


LE MONDE | 21.01.08

C'est une chose pour les banquiers de se verser à eux-mêmes des bonus massifs quand ils réalisent de fantastiques profits pour leurs actionnaires. Continuer à le faire à l'issue d'une année où le système financier a connu une véritable crise cardiaque, et où Wall Street a dû être sauvée en urgence par une baisse des taux de la banque centrale, en est une autre, qui a quelque chose d'obscène.

Le fait que les cinq plus grands établissements de Wall Street aient payé leurs employés 66 milliards de dollars en 2007 - 9 % de plus qu'en 2006 - est particulièrement dérangeant.

La légitimité des gains dans le système capitaliste vient de l'idée que ceux qui travaillent dur et prennent des risques bien calculés gagnent beaucoup d'argent, et que ceux qui sont fainéants et prennent des risques absurdes en payent le prix. Ce système de la carotte et du bâton est supposé créer une économie efficace. Mais ce dont nous sommes témoins aujourd'hui à New York et à Londres est un système de la carotte et de la carotte. Les banquiers gagnent beaucoup d'argent quand ils font bien et beaucoup d'argent quand ils font mal.

Ce système de rémunération des financiers a deux conséquences très graves. Premièrement, il attire de plus en plus de gens talentueux dans la finance. Comment des professions nobles et indispensables comme l'enseignement, la médecine ou, simplement, le management dans les entreprises classiques peuvent-elles lutter ? Accaparer le potentiel de talent par une seule activité n'est pas la base d'une société et d'une économie prospères.

Deuxième conséquence dangereuse de cette situation : le système de carotte et de carotte encourage Wall Street à prendre des risques toujours plus importants. Après tout, plus le pari est important, plus la carotte obtenue est importante, si les choses se passent bien. Et si cela se passe mal, vraiment mal, les banques centrales se porteront au secours des établissements et du système.

Le marxisme est une philosophie qui a fait faillite. Mais sa critique du capitalisme - les profits sont privatisés et les risques socialisés - a toujours contenu une part de vérité. Les derniers bonus extravagants à Wall Street en sont la démonstration. Si cela provoque des réactions brutales du reste de la société, les financiers ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes.

Hugo Dixon



Editorial 56 - Deux articles de Michel Rocard sur "contreinfo" - 14 janvier 2008


http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1511

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1572

Nous vous suggérons la lecture de ces deux articles dont voici un court extrait du second

"On sait par exemple aux Etats-Unis? que quatre millions de maisons doivent être expropriées dans l’année qui vient. Je ne sais pas s’il y aura assez de policiers pour ça, et assez de juges pour confirmer toutes ces expulsions, mais c’est totalement tragique.

(...)

Observons la dette totale américaine, interne et externe, hors banques. C’est une habitude de calculer ainsi car les banques se couvrent les unes les autres, se protègent, et leurs comptes sont toujours imbriqués, donc on sort les institutions financières, et l’on fait le calcul de tout ce que doivent les ménages, les entreprises, les Etats américains et la Fédération. Cette dette totale vient d’atteindre - c’est la Fed qui l’annonce - 39 trillions de dollars. 39 000 milliards de dollars.

Il est évident qu’à ce niveau là elle ne sera jamais remboursée. A la limite ces chiffres n’ont plus aucun sens, mais ils ont pour effet de grever beaucoup la vie quotidienne. C’est là que l’on retrouve l’incidence avec les subprimes. Le système fonctionne à la condition que les USA puissent trouver, pour continuer à financer leur développement dans ces conditions étranges, deux milliards de dollars par jour, qui sont principalement souscrits, qui sont prêtés par l’Asie.

Tout cela est absolument gigantesque et l’on ne sait pas comment cela se tricote ou se détricote. "



Editorial 55 - Ce qu'en pense Attali - 13 janvier 2008


Extrait d'une rubrique - du 2 janvier - de Jacques Attali, dans l’Express, qui arrive comme un véritable aveu lucide mais terriblement pessimiste :

« Que l’assassinat d’une dirigeante de l’opposition dans un pays du Sud secoue gravement les marchés financiers d’Asie, et avec eux, ceux du monde entier, révèle l’extrême fragilité de la planète. Certes, le Pakistan n’est pas un pays comme les autres : puissance nucléaire, point de passage obligé de l’essentiel du gaz du monde, en première ligne dans le combat contre l’islamisme tout en étant un des repaires du terrorisme, sa déstabilisation peut conduire à une catastrophe. Mais, au-delà, c’est le monde entier qui semble aller au précipice. Comme si se préparait la collision de trains lancés à vive allure. Comme si, ainsi qu’en un vortex, ce tourbillon de l’eau s’écoulant au fond d’une baignoire, convergeaient cinq dangers.


Un système financier mondial en faillite. Outre les subprimes, bien d’autres dettes circulent, et nul ne sait comment les banques les honoreront : celles de hedge funds, des sociétés de rehaussement de crédit, des fonds de LBO et des détenteurs de cartes de crédit forment une pyramide au montant très supérieur à celui des fonds propres des banques, qui seraient depuis longtemps fermées si les banques centrales ne les finançaient à guichets ouverts.
Un système politique américain à l’abandon, pour un an, en raison des élections, et qui ne fera rien pour réduire ses déficits ou stabiliser sa monnaie.
Une Union européenne en déshérence, avec une Italie financièrement à la dérive, au point que l’existence même de l’euro pourrait être remise en question par les spéculateurs attaquant la trésorerie de Rome.
Un Moyen-Orient? sans espoir, où Palestiniens et Israéliens continuent d’attendre que l’autre veuille bien disparaître de la surface de la terre pour le reconnaître.
Une pauvreté qui ne fait qu’augmenter, partout, déclenchant des vagues de désespoir et des mouvements de population croissants.

Tous ces dangers peuvent entrer en résonance, la crise financière aux Etats-Unis? entraînant le retrait de la puissance américaine, causant l’explosion de l’euro et transformant le Moyen-Orient? en champ de bataille où se rejoindront toutes les misères. »



Editorial 54 - Honte! - 10 janvier 2008


... sur le blog d'Etienne Chouard:

J'ai honte, j'ai tellement honte d'être un humain...

Je demande pardon aux animaux des tortures indescriptibles que mon espèce leur impose — partout et depuis toujours — avec la plus épouvantable cruauté.

Je viens de revoir ça :


Vraiment trop "dure"... j'ai supprimé cette photo le 13 - AJH-


Écorchés vifs pour leur fourrure puis jetés sur un tas pour mourir lentement, seuls au monde dans cet enfer

http://www.petatv.com/tvpopup/video.asp?video=fur_farm&Player=wm&speed=med

Mes amis, j'ai honte, c'est à chialer...

Quelle horreur... comment peut-on rester indifférent à ces images ?

Les humains sont abjects.

Si ce n'est pas de l'abus de pouvoir, ça...
Mais la loi sert précisément à protéger les plus faibles, n'est-ce pas ?
Alors, c'est bien à nous de criminaliser ces comportements, pour les éviter autant que possible, non ?

Dans la Constitution que nous écrirons, il faudra absolument imposer le respect des animaux comme celui des hommes, c'est très important.




Première page Page précédente page:2/2 Page suivante Dernière page

Créé par: AJH Dernière modification: Dimanche 18 de Janvier, 2009 10:55:58 CET par AJH


Dernières modifications

  1. Appel à référendum
  2. Sortir de l'UE
  3. Organisation Politique1
  4. NecroCarburants
  5. NouvelleOMC
  6. Malheur et austérité
  7. EMS
  8. Accueil
  9. Actu-Euro
  10. Actu-Societales
  11. Sortie de l'euro
  12. Actu-Politiques
  13. Actu-Eco
  14. Monnaie - durable
  15. 10 mensonges
  16. Les petites phrases
  17. Glass-Steagall Act
  18. Motion NDA à l'A.N.
  19. Changer de Paradigme
  20. Editos2010
  21. Retraites
  22. ChristianGomez
  23. Desobeissance europeenne
  24. Argent, dettes et banques
  25. Stochocratie et argent
  26. 100% money
  27. TrenteAnsPerdus
  28. Vous ne pourrez pas dire
  29. Editos2009
  30. Argent mode d'emploi
  31. Arnaque
  32. droit de création monétaire
  33. Arnaque dette 2
  34. Lettre Deputes
  35. Ecosocietalisme1
  36. Arnaque dette
  37. Sortir de la crise
  38. Promouvoir La Havane
  39. La verite sur la dette
  40. DettePublique
  41. SaviezVous3-USA
  42. Grand Emprunt
  43. Monnaie et dette
  44. Impots et taxes
  45. DebatVGE
  46. Revenu Citoyen
  47. Crise et monnaie
  48. EMS-4p
  49. Petition Services Publics
  50. TirageAuSort
  51. Popullulation
  52. SitesAmis
  53. Procès Citoyen
  54. Plan Fisher
  55. Fiction sortie UE
  56. Elections Europeennes
  57. CreationMonetaire2
  58. RevenuExistence
  59. UserPagembdl
  60. PouvoirsParlementEuropéen
  61. Manifeste 3M
  62. SaviezVous2
  63. PageDutrieux
  64. ChangerDeParadigme
  65. PageADED
  66. Madagascar
  67. UserPageAJH
  68. Allais Fiscalité
  69. Proposition Robertson
  70. Bugs
  71. Ecosocietalisme0
  72. Sommaire_ES
  73. Investissement Public
  74. Editos2008
  75. Jeanneney
  76. MoneyAsDebt
  77. MedicamentsGeneriques
  78. DettePublique.org
  79. AN_YvesCochet
  80. J-G_Bardet
  81. Ecosocietalisme4
  82. PETITION
  83. Definitions
  84. Echeancier
  85. LogementEco
  86. FaceCachee
  87. Freemen
  88. Projet Ecoocivique
  89. Projet Ecoocivique p1
  90. Projet Ecoocivique p5
  91. Projet Ecoocivique p4
  92. Projet Ecoocivique p3
  93. Projet Ecoocivique p2
  94. CreationMonetaire
  95. FAQ2
  96. VideoJutier
  97. Subventions
  98. La Dette Publique
  99. EcologieDeMarche
  100. Gap 130608
  101. Un Regard Citoyen
  102. Cage Mentale
  103. Agregats monetaires
  104. Editos2004
  105. Editos2007
  106. Editos2006
  107. Editos2005
  108. TVA-Sociale
  109. AuCommencement
  110. FichesPratiques
  111. Sand Box
  112. Votre profil
  113. EtSiJetais
  114. ProblemesEtSolutions
  115. EcrireUnePageWiki
  116. Virus15Mai
  117. Dialogue
  118. Manipulation
  119. FauxAmi
  120. Ultraliberalisme2
  121. Ultraliberalisme3
  122. VulgarisationBLF
  123. Discours ENA
  124. Marjolaine AJH
  125. Welcome_EN
  126. RevenuOption1
  127. MonnaiesSoc
  128. Objectif2007
  129. YakaFaucon
  130. CactusDansLeSlip
  131. AllaisSecession
  132. Mutation Silencieuse
  133. Le Dogme Economique
  134. TransverselEcoute
  135. DerniereMinute
  136. Ecosocietalisme9-FAQ
  137. Ecosocietalisme10
  138. AppeldeNDA
  139. CoupDeMarteau
  140. BdF-BCE-SBCE
  141. Souv_Alimentaire
  142. RCetTVA
  143. Petitions
  144. Bip40
  145. PieceDeTheatre
  146. Desencombrement
  147. PetitPrince
  148. SaviezVous
  149. FinGratuite
  150. Cuba
  151. CombienCaCoute
  152. Fin de largent
  153. Notre Cri
  154. Alliance
  155. E-dons
  156. ComprendreMarx
  157. NonAuReferendum
  158. SeSouvenir
  159. InformatiqueCoop
  160. SystemeDeTroc
  161. PIPetStructures
  162. PIP
  163. Association ACS
  164. ComparatifCoopSel
  165. Viol politique
  166. Traite Simplifie
  167. Similitudes
  168. Demembrement
  169. Monnaie et Souverainete
  170. Lettre a Sarkozy
  171. LesAutruches
  172. MonnaiePublique
  173. RevenuCitoyen2
  174. RevenuCitoyen1
  175. TSC
  176. Evolutions du Societalisme
  177. Vouloir le pouvoir
  178. DiversSEL
  179. Societalisme
  180. PouvoirEtSavoir
  181. Actions
  182. Surveillance
  183. PlanMedia
  184. CharteGraph
  185. SyntSites
  186. OrgaArbo
  187. Forfaiture
  188. EMS-18points
  189. UtopieRealisable3
  190. UtopieRealisable2
  191. UtopieRealisable1
  192. ActuelPIB
  193. CorinneLepage
  194. Pacte N Hulot
  195. Scenarii2050
  196. Energie2
  197. Energie1
  198. EnergieJancovici
  199. MoraleRealiste
  200. MiseEnOeuvre
  201. Charte
  202. EcoMonetarisme2
  203. EcoMonetarisme1
  204. EcoMonetarisme0
  205. Idees Fausses
  206. CoutDuProgramme
  207. PageVIDAL
  208. Parti Vivant
  209. PageCHOUARD
  210. Manifeste CIPMF
  211. Comparatif
  212. Le NAIRU
  213. PageLUIGI
  214. PageDL
  215. Richesses
  216. TitanicOuMetamorphose
  217. Hyperliberalisme
  218. Tueur-a-gage
  219. FONAES
  220. FauxMonnayeurs
  221. DicoSocietal
  222. QuelJeuDeC
  223. Non Monsieur Fillon
  224. CerveauxDisponibles
  225. Etat-Dette-Monnaie
  226. PatrickViveret
  227. QuitterOMC
  228. AccordTacite
  229. FiscaliteEmploi
  230. Monnaie Nationale
  231. Allais
  232. FracturesSociales
  233. CharteLaHavane
  234. BailEmphytheotique
  235. Ecosocietalisme3
  236. Ecosocietalisme2
  237. Ecosocietalisme8
  238. Ecosocietalisme7
  239. Ecosocietalisme6
  240. Ecosocietalisme5
  241. BankingQuotes
  242. Postulats
  243. DossierAImprimer
  244. Tracts
  245. Vulgarisations
  246. Abondance
  247. Resume
  248. Ultraliberalisme1
  249. Agissons
  250. HomePage
...plus
Utilise Tikiwiki Utilise PHP Utilise Smarty Utilise ADOdb Utilise CSS Utilise RDF
Syndication RSS Wiki