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Cette page est une retranscription de quelques Bulletins de Liaison de l'ADED - écrit par Denis Gauci . "Societal" est totalement en phase avec ces analyses.
ADED - BP 83 - 93190 LIVRY-GARGAN - droitsecodematorange.fr
Site : http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/

Notre "combat" est le même sur le site des faux monnayeurs





URGENCE ( Bulletin 41 Premier trimestre 2009. )

La situation financière et monétaire de la planète exige des changements urgents et en profondeur qui n’ont rien à voir avec les plans de relance prévus par les gouvernements. Une analogie très simple peut nous éclairer sur le sujet.

Imaginons un aquarium remplit d’eau avec des poissons. L’eau se renouvelle en permanence au moyen d’un orifice de remplissage et d’un orifice d’évacuation, ce dernier a un débit légèrement supérieur à l’orifice de remplissage. Que va-t-il se passer ? On peut distinguer trois phases :

1ère phase. Le niveau baisse, mais les poissons ne s’aperçoivent encore de rien

2ème phase. L’eau commence à manquer sérieusement, les poissons sont mal à l’aise, ils s’agitent.

3ème phase. L’aquarium se vide, les poissons meurent.

Il existe une analogie remarquable entre ce qui se passe dans cet aquarium et dans notre système monétaire.

L’eau, c’est la masse monétaire, c’est l’argent « liquide ».

Le remplissage, c’est le crédit. La masse monétaire augmente lorsque nous empruntons aux banques.

L’évacuation, c’est le remboursement aux banques qui est toujours supérieur à l’emprunt puisqu’il faut y ajouter les INTÉRÊTS. La masse monétaire diminue avec les remboursements.

Dans la vie réelle comme dans l’aquarium, nous avons trois phases successives.

1ère phase. Dans l’euphorie, les gens empruntent. La masse monétaire se maintient ou augmente. Ils pensent que le système monétaire ne mérite aucune critique.

2ème phase. Vient fatalement l’heure des remboursements qui provoquent un retour monétaire vers les banques aux dépens de la monnaie active qui fait tourner l’économie réelle. Nous assistons à ce que nous appelons ‘la crise’ c’est à dire aux premières faillites et défauts de paiement

3ème phase. Le phénomène précédent s’approfondit jusqu’à provoquer la banqueroute des états. Ceux-ci sont en cessation de paiement avec toutes les conséquences dramatiques que l’on imagine comme par exemple le non-paiement des fonctionnaires et des retraités. Faute d’être payés, les transporteurs pourraient cesser de ravitailler les grandes villes, la production s’arrêterait.

Le problème n’est pas de savoir si le scénario précédent (3ème phase) est possible, mais comment l’éviter. La solution, comme le fait Sarkozy avec son plan de relance, qui consiste à accroître l’endettement de l’Etat pour apporter de l’argent frais aux banques et aux entreprises, ne fait qu’accroître les difficultés futures. Il augmente le ‘remplissage’ de la masse monétaire en laissant ouverte ‘l’évacuation’ qui sera toujours supérieure au remplissage.

La seule bonne solution consiste à fermer l’orifice de vidange de notre aquarium, ce qui en termes monétaires signifie qu’il faut interrompre les remboursements. Pour cela la monnaie ne doit plus être remboursable, c’est à dire ne plus être issue du crédit, mais doit être obtenue par des dotations de la banque de France.

Aujourd’hui la crise nous signale que nous en sommes à la deuxième phase, il est urgent de libérer les peuples d’un endettement injustifiable, sinon ils s’appauvriront jusqu’à l’assèchement total de la masse monétaire et subiront le sort des poissons.

D.G.

Retour de bâton


Ca y est, nous sommes dans cette crise qui survient comme une fatalité. En effet les banques ne pouvaient continuer à ponctionner le peuple sans l’appauvrir au point de multiplier les cas d’insolvabilité, lesquels représentent un danger mortel pour les banques. Nous assistons à un méchant retour de bâton…douloureux pour les banques, mais aussi pour le peuple. L’Etat? français dont les caisses sont vides et qui n’a pas pouvoir de création monétaire promet des centaines de milliards aux banques. Il les prendra donc au peuple qui les empruntera aux banques détentrices du pouvoir de création monétaire. La boucle est bouclée.

Les banques ne peuvent créer du capital pour elles-mêmes, par contre, il ne leur est pas interdit de le créer pour accorder des crédits et d’en percevoir les intérêts. Le gouvernement met tout en œuvre pour sauvegarder le système actuel avec pour effet d’approfondir la crise en accroissant la dette publique (1220 milliards) et l’encours de crédit de la masse monétaire (560 milliards).

La formule de calcul des intérêts s’applique aussi bien à la multitude des emprunts privés dont le flux ne s’arrête jamais qu’à un emprunt unique qui serait de 560 milliards et ne serait jamais remboursé
.

I = C x t x n


avec I = total des intérêts, C = capital emprunté, t = taux d’intérêt (en décimales), n = nombre d’années


Nous voyons immédiatement que si n est illimité, I est illimité et nul besoin d’une boule de cristal pour constater que nous allons à la faillite…à moins que le taux d’intérêt t tende vers zéro. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans le monde ; les taux d’intérêt sont à 0,5 % au Japon, 1 .% aux U.S.A. et en Europe Trichet a du se résigner à les réduire de 4,25 à 3,5 %. Partout les statistiques confirment la théorie : les dettes s’accroissent et les taux d’intérêt diminuent. Mais on peut observer que le produit t x n est maintenu aussi élevé que possible, à la limite du supportable. Les profits bancaires sont ainsi bien protégés. Par contre les conséquences sur l’économie réelle en sont désastreuses. Autrement dit, cette crise à la fois financière et réelle va s’aggraver et nous la subirons aussi longtemps que nous n’aurons pas transféré la création monétaire depuis les banques privées vers la banque centrale. C’est la seule solution pour en sortir. Malgré ses proclamations bruyantes Sarkozy n’envisage pas de changer les principes fondamentaux du système monétaire. Bien au contraire, il est à la recherche de quelques aménagements qui pourraient le sauver.

Le temps presse. Il nous revient d’informer pour faire monter partout une protestation puissante. Des progrès ont déjà été accomplis, mais il nous faudra encore amplifier notre action.

D.G.

LA CRISE FINANCIERE - 100% MONNAIE : LA SOLUTION

La crise des Subprimes qui a son origine dans le marché immobilier américain et la crise financière mondiale qui s’ensuivit révèlent les défaillances de notre système monétaire de manière dramatique. Les Etats, et certains parmi les plus libéraux et anti-interventionnistes, ont nationalisé des banques et des institutions de crédits sans hésitation, citons pour mémoire : Northern Rock pour la Grande Bretagne, Freddie Mac, AIG (18/09-85 milliards$) pour les Etats-Unis?, Dexia et Fortis(30/09) pour la France et les trois Etats du BENELUX, la BPN pour le Portugal. Le système bancaire de l’Islande est, quant à lui, en quasi faillite. L’Etat? islandais a dû procéder à la nationalisation de la troisième banque du pays Glitnir (29/09), de la deuxième banque Landsbanki (7/10) dont la filiale Icesaver a bloqué tous les comptes, et enfin de la première banque du pays Kaupthing (9/10). Ces mêmes Etats supposés être sans ressources ont mis sur pied des plans de sauvetage du système bancaire de plusieurs milliards : plan Paulson (3/10) plan européen (13/10-360 milliards€).

Face à cette situation, deux questions se posent :
1) Les Etats ont –ils eu raison de venir à la rescousse du système bancaire au détriment des contribuables ?
La réponse est malheureusement oui. En effet, laisser le système bancaire à son sort aurait été dramatique et pas seulement pour les banquiers. Que chacun s’imagine que tous ses comptes bancaires soient bloqués (ou fortement rationnés) du jour au lendemain.
Souvenons-nous de la crise Argentine, le rationnement des comptes bancaires (El Corralito, 01/12/2001) de Arg$250, s’accompagna de manifestations (20/12/2001 , 26/06/2002 ) très violentes occasionnant la mort de plusieurs manifestants. La crise qui s’ensuivit vit la chute du PIB de 12%, le chômage dépassa les 20% en 2002. Le taux de pauvreté atteignit un niveau jusqu’alors inégalé.
Les gouvernements se devaient d’éviter une telle catastrophe.

2) La seconde question est pourquoi les dépôts supposés les plus sûrs tels que les dépôts à vue, SICAV monétaires … se sont trouvés du jour au lendemain menacés ?
En effet, nous pouvions nous attendre à ce que seuls les investisseurs en actions, Sicav actions et autres comptes risqués (dont le capital n’est pas assuré) se retrouverait en péril par les déboires actuels sur les marchés financiers. Or, et c’est la caractéristique de la crise actuelle, tout le monde est concerné par la crise, et ce même si un épargnant ne possède qu’un Livret A et un compte chèque !

Un système monétaire 100% monnaie, que préconise l’ADED, vise justement à résoudre ses deux questions. A savoir, le 100% monnaie sépare complètement l’activité de crédit des banques et les dépôts à vue. En conséquence, l’Etat n’aura plus à intervenir coûteusement sur le marché bancaire pour protéger les dépôts à vue, car ces derniers ne seront jamais mis en périls par les déboires des marchés financiers.

Le 100% monnaie consiste à effectuer la dichotomie entre les banques de crédits et les banques de dépôts.
Les banques de crédits ne pourraient collecter que des dépôts d’un terme (à capital garanti ou non) supérieur ou égal à deux ans et ne pourraient consentir que des crédits supérieurs ou égal à deux ans également.
Les banques de dépôts, quant à elles, ne pourraient recevoir du public que des dépôts à vue ou d’un terme n’excédent pas deux ans (SICAV monétaires, par exemple) et ne pourraient que consentir des prêts inférieurs à deux ans (crédits à court terme). En outre, on contraindrait les banques de dépôts à couvrir de l’ordre de 100% le montant des dépôts à vue sur leur compte de la banque centrale.
Bien entendu, il existe différentes variantes du 100% monnaie, mais celle-ci a l’avantage d’une meilleure stabilité et est la plus aisé à mettre en œuvre.

On voit l’avantage d’un tel système. Les paris risqués des banques de crédits n’affecteraient en aucune manière les banques de dépôts. La faillite d’une banque de crédits n’affecterait nullement le système bancaire, et donc monétaire, dans son ensemble. L’Etat? ne serait plus contraint de venir à la rescousse, et ce avec l’argent des contribuables, des banques de crédits.

Par ailleurs, la quantité de monnaie ne serait pas affectée par le comportement plus ou moins récalcitrant des banques de crédits. Soulignons que c’est le problème principal actuel, les banque de crédits ne veulent plus prêter, et occasionnent ainsi une réduction de la masse monétaire (M1) et par contrecoup une crise (diminution de la production, PIB). Dans le 100% monnaie, la séparation entre monnaie et crédits est totale. Les crédits n’affectent en aucune manière la masse de monnaie dans son ensemble. Bien entendu, la politique monétaire reviendrait à la banque centrale qui serait indépendante du pouvoir politique (pour éviter une politique monétaire laxiste pour des raisons budgétaires).

Un autre avantage de taille du 100% monnaie est que la création monétaire reviendrait en totalité à la banque centrale et donc aux contribuables. Cette nouvelle ressource n’est pas à négliger et contribuerait à améliorer les services publics (santé, éducation), et/ou à diminuer la charge fiscale des contribuables selon le choix politique adopté.

Terminons par un autre avantage qui surviendrait lors du passage du système actuel au système 100% monnaie, à savoir la réduction significative de la dette publique. En effet, dans le système actuel, les dépôts à vue ne sont couverts par des dépôts de la banque centrale qu’à hauteur d’environ 10% (réserves obligatoires). Le passage de 10% vers le 100% s’effectuerait par des opérations d’open market sur essentiellement des bons du trésor. Or, l’achat de ces bons par la banque centrale (sans création monétaire, car la contre partie se trouverait gelée dans les réserves obligatoires) diminuerait du même coup la dette publique du même montant. Selon les calculs, la dette publique diminuerait de l’ordre de 30%.


Pourquoi 100% ?

Si notre association demande pour les banques le respect d’un taux de couverture de 100% c’est qu’il s’agit de la seule mesure qui interdirait aux banques de mettre la monnaie en circulation par le crédit et rendrait pratiquement toute crise financière impossible. Mais entre les profits abondants et immédiats réalisés par l’émission à travers le crédit et la sécurité apportée par la couverture intégrale (100%) le monde de la finance a choisi la première solution, d’autant plus qu’en cas de crise grave les vannes des banques centrales s’ouvrent en grand et les centaines de milliards de dollars ou d’euros coulent à flots pour soutenir les banques en perdition.

Pour être clair, il nous faut rappeler que la monnaie est constituée des comptes à vue et des pièces et billets détenus par les agents économiques (hors banque). Les dépôts sur les comptes à vue sont disponibles immédiatement et peuvent être débités par chèques.

Le taux de couverture est le rapport entre les liquidités immédiatement disponibles détenues par la banque et le total des dépôts à vue. En bonne logique ces liquidités étant alimentées essentiellement par les dépôts à vue le rapport devrait être égal à 1 ou 100%. Pourtant il n’en est rien. En effet, le banquier s’accorde le droit de prélever sur ces liquidités gratuites (puisque les comptes à vue ne sont pas rémunérés) pour accorder de nouveaux crédits faisant apparaître de la monnaie nouvelle porteuse d’intérêts. Le prélèvement étant de l’ordre de 80 à 90 %, le taux de couverture varie de 10 à 20 %.

On comprend aisément que si obligation était faite aux banques de respecter un taux de couverture de 100 % elles ne pourraient faire ce prélèvement ni créer de monnaie. Cette mesure est absolument indispensable pour que le pilotage de la création monétaire soit totalement maîtrisé par la banque de France. Dans le passé, avant 1974, la création monétaire conjointe par la banque centrale et le réseau des banques privées a été à l’origine d’une inflation mal maîtrisée. Le coupable a été désigné, c’était la banque de France qui faisait marcher la ‘planche à billets’. Et pourtant depuis l’année 2000 l’accroissement monétaire moyen a été de 8,5 %/an, c’est à dire nettement supérieur à tous les autres indicateurs économiques. Si l’inflation est moindre, c’est que, suprême raffinement, la monnaie excédentaire ne va pas dans la poche des citoyens, mais vers la spéculation via les banques.

Lorsqu’une banque utilise un dépôt à terme pour accorder un crédit, le déposant perd la disponibilité de son argent, celle-ci est transférée à l’emprunteur. Il n’y a pas de création monétaire, le banquier est bien dans son rôle d’ intermédiaire financier. Par contre lorsque la banque utilise un dépôt à vue pour accorder un crédit, celui-ci reste disponible pour le déposant initial et le devient aussi pour l’emprunteur. L’ouverture du compte de l’emprunteur recensé dans la masse monétaire correspond bien à une création monétaire.

La création monétaire à travers le crédit par l’utilisation des dépôts à vue nous contraint à emprunter environ 85 % ( le taux de couverture moyen étant de 15%) de la masse monétaire soit 600 x 0,85 = 510 milliards impossibles à rembourser puisqu’il est exclus de réduire d’autant la masse monétaire. Par ailleurs les Français se voient imposer une dette publique (due aux déficits budgétaires et au cumul des intérêts) de 1200 milliards. Au total ils ont à subir un endettement parfaitement contestable de 1200 + 510 = 1710 milliards. Au regard de l’ampleur de la dette et de l’impossibilité de la rembourser, voici venir le temps des crises, à moins d’imposer aux banques une couverture à 100% des dépôts à vue et de rendre sa capacité d’émission à la banque de France.
D.G.



L’inexorable croissance de l’endettement intérieur total

Nous savons (voir bulletin n°33) que notre système monétaire conduit infailliblement à la banqueroute soit l’Etat, soit les banques. L’ Etat après avoir imposé des restrictions draconiennes à la nation pendant une longue période. Les banques après avoir réalisé d’immenses profits.

Cette analyse est magistralement confirmée par les statistiques. Il faut savoir que si l’on ne parle que de l’endettement public, celui-ci n’est que l’une des trois composantes de l’endettement intérieur total (EIT), Les deux autres composantes étant l’endettement des entreprises et l’endettement des ménages, or c’est bien la croissance de l’EIT qui nous conduit à une situation intenable.

Voici son évolution depuis novembre 1999 et sur sept mois de 2006 (en milliards d’euros), le premier chiffre (en gras) est l'EIT, le second l'endettement public


Novembre 1999 => 1920 =>629,7
Avril 2006 =>3119,4 =>1114,5
Juin 06 =>3170,7 =>1132,5
Juillet 06 =>3192 =>1128,3
Septembre 06 =>3208,2=>1144,7
Octobre 06 =>3211,2=>1131,2
Novembre 06=>3240,7 =>1142
Décembre 06=>3250,9=>1134,5


Nous constatons que l’EIT s’accroît avec une régularité de métronome. Il n’y a rien d’étonnant à cela puisque les intérêts qui s’ajoutent au capital emprunté s’accroissent inexorablement avec le temps. On peut remarquer aussi que la composante de l’endettement public suit la même évolution à deux petites exceptions près (oct.06 et dec 06) dues aux efforts désespérés de notre ministre des finances pour contenir la dette. Malgré cela l’endettement public qui représentait 33% de l’EIT en 1999 en représentait 35% en décembre 2006. Ainsi tous les efforts de nos ministres des finances successifs pour réduire la dette restent totalement vains et s’apparentent à une pantalonnade. Et même s’ils parvenaient au prix de coupes sombres dans les dépenses à diminuer significativement la dette publique, ce serait pour augmenter les deux autres composantes de l’endettement intérieur total. Et si par miracle ils parvenaient à réduire l’EIT cela signifierait que la masse monétaire ne se renouvelle plus, nous entrerions alors dans une récession mortelle pour l’économie. Lorsque les statistiques confirment aussi bien la théorie, il y a certainement un enseignement à tirer. Mais c’est une démarche qui paraît au dessus des moyens de notre ministre des finances qui préfère rester englué dans sa foi aveugle en la pensée dominante. C’est plus confortable.


Un futur programmé

Dès les premières pages des manuels de mathématiques financières on trouve généralement une formule toute simple, c’est celle du calcul de l’intérêt simple : i = (C x t x n) / 100, dans laquelle i est le montant des intérêts, C le capital emprunté, t le taux d’intérêt, n la durée du crédit en années.

Cette formule s’applique parfaitement dans le cas d’un particulier parce que toutes les valeurs sont limitées. Le crédit a un début et une fin.

Par contre, si nous voulons appliquer cette formule à la collectivité nationale
i est le total des intérêts, C le total du capital emprunté ou l’encours de crédit ou masse monétaire, t le taux d’intérêt moyen, n la durée du crédit en années.

Nous nous apercevons que cette formule nous fournit de précieuses informations. Le crédit collectif ne peut avoir de fin parce que l’argent pour rembourser est insuffisant et que si nous voulions rembourser notre dette il y aurait un effondrement total de l’économie, n est alors illimité. Mais si n est illimité la formule nous montre que i est également illimité, et si i est illimité, c’est la banqueroute assurée pour l’Etat et la société civile.

A ce destin tragique une autre alternative non moins tragique est possible, si le taux d’intérêt moyen t tombe à zéro, alors ce sont les banques qui sont privées de revenus et mises en faillite. C’est ce qui s’est passé au Japon où l’endettement public est de 160% alors qu’il est de 66% en France. Poussé dans ses limites le système de création monétaire par endettement a sauté. Au cours d’une opération pudiquement appelée « assouplissement quantitatif » la banque centrale du Japon (Boj) a refinancé à fond perdu les banques privées avec de la monnaie permanente qui ne pourra plus être remboursée. Le taux d’intérêt à zéro rend tout remboursement impossible. Le versement abondant d’argent public aux banques privées (en situation de faillite) constitue un détournement de fonds, mais la finance japonaise étant seule à connaître la règle du jeu peut agir selon son bon plaisir. Quant au peuple japonais, il reste avec sa dette astronomique sur le dos et subit les rigueurs d’une économie anémiée. Plusieurs générations de japonais seront sacrifiées avant que le volume de monnaie permanente soit suffisant pour relancer l’économie. Ce scénario exerce ses ravages dans la discrétion pendant une longue période et il est plus redoutable qu’un krach qui aurait au moins l’avantage d’aider à poser les bonnes questions.

Ainsi, dans le cadre du système monétaire actuel, la démonstration mathématique est faite que notre futur est programmé. Nous aurons droit, soit à un krach comme en Argentine, soit à une longue et douloureuse maladie comme au Japon. La seule solution pour échapper à ces joyeuses perspectives est que la création monétaire soit confiée exclusivement à l’Institut d’émission. Mais, pour nos maîtres à penser, cette solution serait-elle trop simple ou trop évidente pour mériter quelque considération ?




La grande trahison: en finir avec l’escroquerie monétaire

Rien ne va plus dans notre douce France. Les moyens financiers manquent pour la recherche, l’éducation, la santé, la justice, les régions…etc…etc. C’est à cause de la dette dit-on, mais pourquoi sommes nous endettés ?

Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Si comme beaucoup de gens, vous pensez ne rien connaître aux questions monétaires ce n’est pas un handicap, au contraire. Pour en percer le mystère, il vous suffira de faire confiance à votre bon sens. Le peuple est le dernier espoir de la nation pour redresser une situation qui aujourd’hui nous conduit tout droit à l’abîme. Nous sommes trahis par nos experts, économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalités inavouables. Pour notre part, nos arguments sont simples et limpides.

Nous constatons tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée, elle ne pousse pas toute seule comme un brin d’herbe entre deux pavés. La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré par les économistes. Un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Jusque là nous restons en plein accord avec la théorie officielle.

Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine: Qui doit créer la monnaie ?

Sans les humains il n’y aurait pas de monnaie sur terre. La monnaie est une production humaine par simple jeu d’écriture. Il faut savoir que ceux qui mettent la monnaie en circulation en gardent la propriété. La monnaie n’est jamais offerte sur un plateau d’ argent.

- Si la monnaie est mise en circulation par un organisme public comme la banque de France (dite aussi Institut d’émission) la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché.
- Si la monnaie est mise en circulation par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété privée des actionnaires, les plus importants siégeant au conseil d’administration. La monnaie est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.

Aussi surprenant que cela paraisse, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé au mépris de tout esprit de justice et à la faveur de l’obscurantisme ambiant. Le prix à payer est de l’ordre de 80 milliards d’euros par an, soit 1290 euros par an pour chaque citoyen du berceau au tombeau. Les dernières émissions monétaires par la banque de France datent de 1973 !

Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irving Fisher et Maurice Allais.

Pour en finir avec l’escroquerie monétaire, les mesures suivantes s’imposent :
1- Interdire aux banques commerciales d’être émettrices de monnaie en leur imposant une couverture intégrale des dépôts. Elles ne pourraient plus prêter alors que l’argent préexistant des épargnants.
2- Rendre sa fonction d’émetteur monétaire à l’Institut d’émission aujourd’hui en léthargie.

Ces mesures sont applicables dans un seul pays. Elles nous apporteraient une aisance matérielle insoupçonnée. Nous serions dans un autre monde. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de dépendance proche du servage vis à vis des banques . Ne rien faire serait cautionner le système en vigueur. L’heure n’est plus de constater et déplorer, mais de comprendre et agir.



Le zéro et l’infini

Une dette éternelle et infiniment croissante nous est imposée pour disposer de cet instrument vital qu’est la monnaie. Dans le système monétaire aberrant qui est le nôtre, sans les emprunts publics ou privés il n’y aurait pas de monnaie en circulation. Ces emprunts ont un caractère éminemment collectif puisque l’Etat fera payer les contribuables et les entreprises industrielles ou commerciales feront payer les consommateurs. L’argent est tout d’abord mis en circulation par le crédit bancaire et donne naissance a un puissant flux de taux d’intérêts en retour vers les banques, après seulement nous avons le droit de le gagner par notre travail. Avec nos salaires ou revenus nous gagnons en même temps le droit de verser des intérêts au système bancaire. Il est atterrant de constater que nos élites politiques et universitaires ne puissent comprendre qu’un endettement sans fin ne puisse que s’amplifier avec le temps. Il tend vers l’infini (c’est ce que confirment les statistiques) et nous conduit fatalement au crash final. Une seule condition permet d’éviter ce crash final : les taux d’intérêt doivent tendre vers zéro.
Nous pouvons écrire :
I = Cxi
Avec I = total des intérêts (charge de la dette)
C = capital emprunté
i = taux d’intérêt

Pour compenser la baisse tendancielle des taux d’intérêt, la banque centrale va chercher à maximiser le produit de facteurs C (tend vers l’infini) multiplié par i (tend vers zéro) en tirant i vers le haut aussi longtemps qu’elle le pourra. La société civile étant soumise à une charge financière maximale, l’économie ne peut que sombrer d’abord dans la stagnation puis dans la récession. Autrement dit, au mieux, c’est un avenir de grisaille qui nous est promis.

Le Japon nous précède dans cette direction, son endettement est égal à 150% du PIB (65% pour la France) et les taux d’intérêts sont à zéro. En bonne logique les banques devraient être en faillite puisqu’elles sont rémunérées par les intérêts. Mais ne nous inquiétons pas pour elles parce que pour l’avoir faite, elles sont seules à connaître la règle du jeu monétaire et à la faveur de l’obscurantisme ambiant elles peuvent la modifier à leur gré.

La solution de secours est toute simple : La banque centrale japonaise accorde aux banques commerciales tout l’argent qu’elles demandent, c’est la technique dite de l’assouplissement quantitatif . Ce flot de liquidités vers les banques constitue une escroquerie de grande envergure. La banque centrale est par nature un organisme à fonction publique. L’argent qu’elle émet au nom de la nation est donc de l’argent public ne pouvant avoir d’autre destination que le Trésor public. Affecter cet argent directement à telle ou telle corporation professionnelle, fussent les banques, constitue un détournement de fonds. C’est pourtant sur un tel principe que fonctionne l’économie japonaise, ce qui explique aussi tous ses ratés. Pour compenser l’hémorragie monétaire infligée à la nation on demande aux japonais d’accepter le chômage en même temps qu’une augmentation de la durée du travail, de retarder l’âge de la retraite, etc. Ce scénario réjouissant est celui qui nous attend si nous acceptons docilement de suivre le même chemin.

Naturellement le taux zéro des intérêts ne permettra pas aux banques japonaises de rembourser tout l’argent acquis dans le cadre de l’assouplissement quantitatif, cet argent deviendra permanent et permettra à l’économie de tourner plutôt mal que bien durant une longue période. En effet, les banques abreuvées de liquidités par la banque centrale pourront faire face à leurs frais de fonctionnement et payer grassement leurs administrateurs tandis que le Trésor Public, privé des émissions qui lui sont dues, devra faire appel à l’impôt pour couvrir la totalité du budget. Ce scénario est celui du Japon contemporain. Pour l’imposer, la finance a du s’appuyer sur un obscurantisme soigneusement entretenu, mais cette condition sera-t-elle tenable à terme ? Il revient à chacun de nous de faire en sorte que non.



L’euro, l’Europe et la création monétaire

Une objection nous est souvent opposée : la France étant membre de l’Union européenne ne pourrait agir seule pour modifier son système monétaire. Voyons les choses de plus près. La première mesure à prendre serait d’imposer aux banques un taux de couverture de 100%. Tous les remboursements encaissés par les banques iraient alors augmenter leurs liquidités jusqu’à ce que celles-ci atteignent le montant des dépôts, ce qui dans le même temps aurait pour effet de réduire la masse monétaire en circulation. Pour compenser ce phénomène pervers la Banque de France devrait mettre à la disposition du Trésor public un quantité équivalente de monnaie non remboursable et sans intérêts. Cette monnaie irait gonfler la masse monétaire à travers les dépenses de l’Etat. Ainsi le volume de la masse monétaire ne serait pas affecté par le changement de système. Par contre la « qualité » de la monnaie serait grandement améliorée. A une monnaie remboursable et portant intérêt, obtenue par endettement, se substituerait peu à peu une monnaie non remboursable et sans intérêt obtenue par de simples paiements. Lorsque le taux de couverture de 100% serait atteint par les banques les émissions annuelles de la Banque de France pourraient être faites en plein accord avec la BCE. Ainsi la création monétaire par la Banque de France n’aurait rigoureusement aucune incidence sur les autres pays membres de l’Union. La seule différence, et elle est de taille , serait la disparition d’un flux de taux d’intérêts en direction des banques de l’ordre de 80 milliards par an. Le volume de la masse monétaire de la zone euro resterait le même. Toute contestation du nouveau système ne pourrait venir que de l’infime minorité attachée par intérêt au maintien du vampirisme actuel.

L’article 104 du traité de Maastricht qui interdit aux banques centrales de créer la monnaie et reconduit textuellement dans le traité constitutionnel européen sous le titre III-181 ne pourrait plus être invoqué puisqu’il a été rejeté par le peuple français.

Si nous avons la lucidité, la détermination, le courage politique de devenir les créateurs de notre propre monnaie au lieu d’accepter par inconscience, comme nous le faisons aujourd’hui, d’en être les emprunteurs, il nous faudra impérativement imposer un système monétaire ouvrant la voie au désendettement, sinon nous ne pourrons qu’assister impuissants à la dégradation de notre économie et vraisemblablement de notre civilisation. Il revient aux jeunes, premiers concernés, de s’engager dans ce combat pour des conditions matérielles dignes de notre époque.

Aujourd’hui, sans aucune production ni service rendu, des fortunes considérables se construisent ou s’accroissent mécaniquement par le simple jeu des mécanismes monétaires. S’il est mis fin à cet abus, quelles seraient alors les ressources des banques ? Il leur resterait pour l’essentiel la gestion de l’épargne de l’ordre de 1000 milliards d’euros et la tenue des comptes courants dont le coût pour le public n’est en rien comparable à celui de la création monétaire par les banques. Comme toute entreprise, les banques seraient « condamnées » à réaliser des profits, non plus par la jouissance d’un privilège, mais seulement en fonction des services rendus à la société.


Les petitesses de la grande presse

L’affaire de l’appartement de Hervé Gaymard a défrayé la chronique pendant huit jours. Certes, il est bon, il est sain qu’une certaine transparence révèle des faits délictueux ou dérapages de notre société. Il était donc bon que les français soient informés. Mais l’insistance avec laquelle les journalistes ont exploité l’affaire Gaymard leur a permis d’afficher une vertueuse indignation et de revêtir les habits du chevalier blanc. Et puis, donnent-ils à penser, si leur vigilance a permis de mettre en lumière une affaire de 144000 euros par an, c’est qu’il n’y a rien de plus grave en France, sinon ils nous le diraient, c’est certain.
Et pourtant, ces mêmes journalistes, informés par notre association ou par d’autres sources, ne peuvent ignorer qu’il existe en France (comme ailleurs), un scandale monétaire d’une toute autre ampleur puisqu’il représente 550000 fois le loyer annuel de l’appartement de Hervé Gaymard ! Les mécanismes monétaires sont parfaitement décrits dans les manuels d’économie mais ils sont acceptés sinon justifiés dans la plupart d’entre eux. Le bon sens le plus élémentaire voudrait qu’ils soient refusés.
En effet, comment accepter que la nation après avoir assuré toute la production doive encore s’endetter pour disposer de la monnaie nécessaire à son négoce ? Si l’endettement entre particuliers (ou sociétés) par l’intermédiaire des banques peut se justifier, en aucun cas l’endettement public n’est acceptable puisque la nation possède de plein droit le pouvoir de création monétaire.
Hélas, ce droit, les banques se sont chargées de le faire oublier pour l’exercer elles-mêmes et récolter les immenses profits qui vont avec. Mais tout cela n’intéresse pas les journalistes enclins à faire une montagne d’un événement mineur pour laisser croire qu’ils sont soucieux de l’intérêt des français.


Le droit de création monétaire retiré au peuple

Si comme la grande majorité des gens vous dites : « moi, je ne comprend rien aux problèmes monétaires » le stratagème machiavélique ourdi par la finance a réussi, il lui a suffit pour vous mettre sur la touche, de construire une théorie complexe, truffée de concepts erronés interdisant toute interprétation rationnelle des problèmes monétaires.

Si nous reprenons le raisonnement à zéro, nous allons découvrir que tout est d’une simplicité extrême. Ce sont les peuples qui produisent tous les biens et services mis sur le marché, sans ces biens et services la monnaie n’aurait aucune raison d’être, donc aucune valeur. Ce sont donc les peuples qui font la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services elle est création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc aux peuples puisqu’ils en font la valeur.

Las ! ce droit leur a été retiré pour être confié aux banques auprès desquelles ils doivent s’endetter pour disposer de la monnaie nécessaire au paiement de leur travail et de leur production. Ceci explique pourquoi l’humanité est assise sur une montagne de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques : diminution générale du pouvoir d’achat, extension de la pauvreté, misère absolue pour un milliard d’humains, 34000 morts par jour. La dette artificielle générée par le système monétaire s’élevait à environ 1800 milliards d’euros en septembre 2004. Ses intérêts annuels nous coûtent 80 milliards d’euros soit 1350 euros pour chacun des 60 millions de français. Une pareille dette ne pourra jamais être remboursée sans changer la règle du jeu monétaire. Comment ?
1- En imposant aux banques un taux de couverture de 100%, autrement dit en en les autorisant à ne prêter que l’argent préexistant issu de l’épargne.
2- En donnant aux banques centrales (organismes publics) le droit de faire des versements définitifs et sans intérêts au bénéfice du trésor public dans un volume proportionnel au taux de croissance de l’économie.
Ces mesures sont applicables dans un seul pays.
Il faut savoir que l’article III-181 de la constitution européenne qui va être soumise à référendum interdit aux peuples d’user de ce droit naturel.
Combien de temps encore les peuples bernés, dupés, spoliés, accepteront-ils de produire toutes les richesses sauf la monnaie indispensable à l’appropriation de ces mêmes richesses. Notre association défend une thèse déjà soutenue par deux grands économistes : Irving Fisher aux Etats-Unis? et Maurice Allais (prix Nobel d’économie) en France. L’humanité avance en aveugle sans comprendre la cause de son malheur, elle risque de se retrouver bientôt au fond du gouffre. Il n’est pas trop tard pour agir mais il y a urgence
Ne rien faire serait cautionner le système vampirique en place.



Tsunami (bulletin 25 de l'ADED)

La nature s’est offert un puissant coup de colère comme pour nous rappeler que si elle veut bien nous tolérer à la surface de la planète terre, elle entend rester maître du jeu. Face au désastre qui a emporté une partie d’elle même, l’humanité a eu une réaction à la fois rassurante et inquiétante. Rassurante parce qu’elle a fait preuve de solidarité, cette vertu indispensable à la survie d’une espèce. De partout sont arrivés des dons qui parfois impliquaient des renoncements par ailleurs. Mais réaction inquiétante aussi car la monnaie est apparue comme quelque chose émanant d’une puissance supérieure. « Il y a de l’argent » ou « Il n’y a pas d’argent » sans que l’on sache pourquoi. La question est laissée dans l’ombre parce qu’elle appartiendrait à un domaine mystérieux. L’obscurantisme entretenu par l’université est apparu dans toute sa dimension écrasante. Comme le tsunami, la monnaie serait soumise à une loi naturelle contre laquelle nous ne pourrions rien. C’est oublier que sans l’homme la monnaie n’existerait pas et que sans les richesses produites par tous elle n’aurait aucune valeur. Ce qui implique que l’humanité a non seulement un droit de regard, mais un pouvoir de décision sur l’existence de la monnaie. Ceci bien sûr, dans le respect de règles claires qui sont connues mais non respectées aujourd’hui. Avec le mystère entretenu et l’indépendance de la banque centrale nous sommes bien loin de cette exigence démocratique.

Il existait une alternative bien plus rapide, simple et efficace que l’appel à la générosité populaire qui a été fait et a demandé des semaines avant de donner quelques résultats. Dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons, la banque de France pouvait dès le lendemain du tsunami, créer d’un trait de plume un milliard d’euros réparti immédiatement entre les pays sinistrés. La nation aurait approuvé ce geste généreux. Mais de cette monnaie les grands financiers n’en veulent pas. Une monnaie qui n’aurait pas été dispensée par eux, qui ne leur serait jamais remboursée ? qui ne leur rapporterait aucun intérêt ? qui circulerait de poche en poche et serait définitivement acquise par le peuple ? Pour eux une telle monnaie ne peut exister, ne mérite aucune attention, et puis le fait que la loi du silence soit si bien respectée ne serait-ce pas la preuve que le système est au dessus de tout soupçon et qu’il n’y a pas de traquenard financier ? Enfin ne serait-il pas déraisonnable de créer un milliard d’euros d’un trait de plume ? Pour le savoir , voyons ce qui s’est passé au mois d’octobre 2004 (derniers chiffres connus). Durant ce mois les emprunts ont excédé les remboursements de 6,5 milliards d’euros qui correspondent à autant de monnaie créée. Nous voyons que notre petit milliard aurait constitué une progression bien sage de la masse monétaire et n’aurait pas été inflationniste. Par contre 6,5 milliards sur un mois correspondent à un taux de croissance annuel de la masse monétaire de 16%, ce qui est fortement inflationniste pour une croissance du PIB de 2,5%. Ainsi les critiques faites contre la création monétaire par la banque centrale par les tenants du système actuel se retournent contre eux.

Manifestement, une gestion simple, efficace et honnête de la monnaie gênerait de puissant intérêts qui pour se maintenir sont en train de nous conduire à la faillite. Mais si avec lucidité et détermination nous multiplions nos actions nous pourrons imposer un débat contradictoire à partir duquel tout reste possible.



Un principe fondamental

Deux formes de richesses s’échangent sur notre planète.
D’un côté les richesses réelles sous forme de biens et services qui sont le fruit du travail et du savoir-faire des peuples, de l’autre les richesses monétaires qui sont le fruit des jeux d’écriture exécutés par les banquiers. Cette production des richesses réelles et monétaires à deux sources différentes ignore un principe fondamental. C’est qu’il faut d’abord détenir le pouvoir de créer les richesses réelles pour justifier le droit de créer la monnaie. Il y a donc unicité dans la détention de ces deux pouvoirs.
Piétinant ce principe, le système actuel contraint les créateurs de richesses réelles ( les peuples) à s’endetter auprès des créateurs de monnaie (les banques) pour réaliser leurs transactions. Pas plus qu’aucune autre corporation professionnelle, les banques ne peuvent se prévaloir de la production globale et le service qu’elles apportent à la société est bien trop parcellaire pour justifier la détention du pouvoir de création monétaire. Seul le peuple qui regroupe toutes les organisations professionnelles et assure la production globale ( le PIB), peut détenir le droit de créer la monnaie. Il dispose à cet effet d’une banque centrale appelée aussi fort justement « Institut d’émission ».
Nous devons considérer la création monétaire comme un dû à la nation, aujourd’hui la nation doit emprunter ce qui lui est du.
Nous pouvons nous appuyer sur une analogie bien simple pour comprendre le système démentiel qui nous est imposé.
On peut comparer la masse monétaire à un volume d’eau dans une baignoire dont on aurait laissé l’évacuation (écoulement) ouverte. Pour entretenir ou accroître la masse de l’eau il faut que le débit d’arrivée d’eau (alimentation) soit égal ou supérieur au débit d’évacuation.
De même, la masse monétaire est alimentée par nos emprunts aux banques, la monnaie circule pendant la durée du crédit jusqu’au moment de son remboursement, c’est à dire de son évacuation. Pour entretenir la masse monétaire, il faut que le flux des emprunts soit au moins égal au flux des remboursements. Il existe donc une pression considérable sur la société civile pour la contraindre à s’endetter. Si le flux des emprunts devenait durablement inférieur à celui des remboursements, la masse monétaire s’épuiserait et ce serait le crash monétaire. La baignoire se serait vidée.
Que penser de la santé mentale d’un individu qui voudrait remplir sa baignoire en laissant grand ouvert l’écoulement de l’eau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la monnaie, c’est ainsi que se comportent les sociétés humaines. Celles-ci baignent dans des liquidités monétaires appelées à disparaître par les remboursements et qui devront être renouvelées par des emprunts toujours plus lourds. La durée du bain étant illimitée, le coût des emprunts également. Ces sociétés disposent-elles encore de têtes pensantes capables de résoudre ce minuscule problème d’hydraulique ? Les économistes parlent de « création » et de « destruction » monétaire sans parvenir à la solution qui s’impose. Celle-ci est pourtant bien simple.
Imaginons que dans un éclair de lucidité la société civile s’aperçoive qu’elle pourrait fermer l’évacuation, remplir la baignoire et arrêter le remplissage. Au plan monétaire cela voudrait dire qu’elle pourrait disposer de la même masse monétaire en arrêtant les emprunts (alimentés par jeu d’écriture) et leurs remboursements. Il suffirait que l’Institut d’émission alimente la masse monétaire en monnaie non remboursable, mais en quantité bien moindre puisqu’elle n’aurait plus à être renouvelée. Ce ne serait que justice puisque la masse monétaire a vocation à payer le travail ou le produit du travail (les marchandises). Elle n’a donc pas à être empruntée. Si le taux de croissance est nul, la masse monétaire est stable, l’émission est nulle. Mais si le taux de croissance est positif, le rôle de l’Institut d’émission est d’augmenter la masse monétaire dans la même proportion. Ne subsisterait plus alors que le crédit alimenté via les banques, par la monnaie préexistante des épargnants. Il ne donnerait plus lieu qu’ à des flux internes à la masse monétaire sans causer aucune variation de celle-ci.
L’humanité nous offre un curieux spectacle à la fois tragique et comique.
Tragique par les conséquences d’une « guerre » économique qui écrase le niveau de vie de plusieurs milliards d’humains au point qu’un milliard d’entre eux connaît une misère quasi absolue. Cette « guerre » est cause de 34000 morts par jour, c’est une performance bien supérieure à celle de tous les conflits armés.
Comique par toute la vaine agitation dont font preuve experts, économistes, et politiciens de tous bords, pour résoudre sans jamais y parvenir des difficultés qui ne sont que les conséquences d’une cause première qu’ils s’obstinent à vouloir ignorer.
Mais les faits sont têtus et impitoyables. Si le problème monétaire n’est pas résolu, ses conséquences destructrices sur la société risquent de s’aggraver rapidement jusqu’à l’insupportable. La solution est pourtant facile, elle exige seulement un peu de lucidité.


Deux erreurs capitales

S'il est vrai que la grande masse des français est affligée par une maladie qui s'appelle "l'apathie", bon nombre d'entre eux déploie une activité telle que la France devrait pourtant s'en porter mieux. Si le résultat n'est pas au rendez-vous c'est sans aucun doute qu'ils commettent deux erreurs capitales.

La première erreur est qu'ils ne paraissent pas distinguer les causes des conséquences. Les chercheurs dénoncent le manque de crédits pour la recherche scientifique, les médecins dénoncent le manque de crédits pour les hôpitaux, les enseignants ou les fonctionnaires des ambassades font de même pour leurs secteurs respectifs, les associations caritatives donnent l'alerte sur l'augmentation de fréquentation des restaurants du cœur et le gouvernement dénonce le sempiternel trou de la sécu. Tous ces phénomènes négatifs et bien d'autres encore sont le motif de violentes protestations dans le cadre étroit de chaque corporation professionnelle comme si par ailleurs tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et pourtant ils ont tous un trait commun: ils sont la conséquence d'un manque global de moyens financiers. Et ce manque global est lui-même la conséquence de notre système monétaire qui interdit que les agents économiques à l'origine du revenu national soient payés cash en argent sonnant et trébuchant. Il ne leur est accordé en contrepartie de leur travail que le droit de s'endetter pour percevoir salaires ou revenus soumis à intérêts. Personne ne voit ou ne veut voir que cette gigantesque escroquerie est ruineuse pour les peuples en les soumettant inexorablement à un endettement croissant. Le dernier bulletin démontrait que vouloir réduire le déficit était une mission impossible.

Le journal "La Tribune" du 4 février 2004 titrait "Les déficits publics plus lourds que prévu en 2003…. ce creusement rend encore plus difficile à atteindre l'objectif d'un retour sous la barre des 3% en 2005. La commission de Bruxelles demande par conséquent à la France des efforts accrus pour y parvenir". De son côté "Le Parisien" du 10 février 2004 titrait à la une "Surendettement l'explosion. Pauvreté + 14% en 2003, + 140% sur les dix dernières années: le surendettement ne cesse de se développer dans notre pays et enregistre un record depuis la création des commissions spécialisées en décembre 1989. Au total, ce sont 1,5 millions de familles qui sont concernées, soit entre cinq et six millions de personnes". Cela fait maintenant des décennies que les déceptions se succèdent pour réduire l'endettement. Serait-ce trop demander à nos experts d'avoir enfin un peu de lucidité en la matière ?

La deuxième erreur que commettent les français (comme les autres peuples) est qu'ils considèrent les questions financières comme un sujet tabou. Des gens éclairés par ailleurs semblent terrorisés par ce sujet, leur Q.I. s'effondre. Bien sûr il est difficile d'y comprendre quelque chose si l'on aborde le sujet sur les mêmes bases que ceux qui trempent joyeusement dans le système actuel pour en tirer profit et de plus ont la prétention de nous expliquer pourquoi c'est le meilleur. Mais si l'on aborde l'économie monétaire sur des bases purement logiques tout devient si simple qu'elle pourrait être enseignée dés l'école primaire et contribuer à faire de futurs citoyens responsables. Les principes fondamentaux pourraient être énoncés comme suit:

-Celui qui a donné son travail reçoit en échange de la monnaie qui lui permettra d'acheter des marchandises pour une valeur égale à son travail (en principe).

-Sans la présence des marchandises dans les magasins la monnaie n'aurait aucune valeur. Ce sont les marchandises (ou services) qui font la valeur de la monnaie.

-En produisant toutes les marchandises la nation fait la valeur de la monnaie, il revient donc à un organisme public de créer la monnaie au nom de la nation.

La seule application de ce dernier principe changerait la face du monde. La simplicité des fondements de l'économie monétaire nous permet en toutes circonstances de les opposer avec conviction aux théories officielles (et fumeuses) dont nous subissons les effets dévastateurs.

Non, il n'y a vraiment aucune raison de considérer les questions financières comme un sujet tabou.



Pas d'argent sans endettement

Partout, les sociétés humaines croulent sous l'endettement avec des conséquences dramatiques. Le manque d'argent, tant au niveau des Etats que des entreprises ou des particuliers devient de plus en plus crucial. Il est facile de démontrer que nos mécanismes monétaires sont responsables de ces phénomènes d'un autre âge. Si nous n'arrêtons pas à temps cette mécanique infernale nous allons à un désastre dont nous n'imaginons pas l'ampleur. Certains signes annonciateurs tels la fréquentation croissante des restaurants du cœur, le manque d'argent pour les hôpitaux et la recherche scientifique, le manque de matériel dans les ambassades, etc.., nous montrent que l'issue fatale se rapproche.

Quand l'impensable se réalise

Nous vivons dans une société où nous travaillons les uns pour les autres et sommes payés les uns par les autres,(et chose impensable) avec de l'argent collectivement emprunté. Aucune personne sensée au monde n'accepterait individuellement de s'endetter pour être payée de son travail. Et pourtant, collectivement, c'est ce que nous acceptons! Pourquoi? Parce que l'endettement collectif apparaît comme une somme d'actes individuels. Nos emprunts pour des durées différentes sont échelonnés dans le temps, la continuité dans la marche des affaires nous empêche de démasquer la supercherie. Ainsi en est-il dans la réalité.

Supposons maintenant que nous empruntions tous le même jour pour une durée d'un an, le montant global restant le même. Mathématiquement, cela ne changerait rien. A l'échéance un an plus tard, il faudrait tout rembourser et nous n'aurions plus rien en poche. Pour vivre l'année suivante il faudrait renouveler l'emprunt augmenté des intérêts. Le même phénomène se reproduirait chaque année. Notre dénuement nous apparaîtrait en pleine lumière.

En France, le cumul des emprunts nous conduit à un endettement envers les banques d'environ 1600 milliards d'euros en 2003, soit quatre fois le montant de la masse monétaire. Il est mathématiquement impossible de rembourser une telle somme sans changer la règle du jeu. Aujourd'hui on ne fait rien à la plus grande satisfaction des banques. La dette continue de monter tout simplement. Une loi d'airain nous est imposée: pas d'argent sans endettement.

Alors que faire? Mettre une pincée d'honnêteté dans la cuisine monétaire en remplaçant l'endettement collectif par une légitime rétribution collective de l'activité économique. Cette rétribution collective n'existant pas, tous nos salaires ou revenus trouvent leur origine dans des emprunts dont nous payons les intérêts à travers les impôts ou les prix.

Pratiquement , il suffirait d'interdire aux banques de mettre de la monnaie nouvelle en circulation lorsqu'elles accordent des prêts. Autrement dit elles ne devraient pas prêter plus qu'elles n'empruntent.

Dans le même temps il faudrait rendre aux banques centrales le pouvoir de mettre en circulation de la monnaie à titre définitif et sans intérêts .

Notre avenir sera celui que nous aurons mérité. Chaotique et douloureux si nous ne faisons rien. Ouvrant une porte sur l'âge d'or de la modernité si nous sommes capables d'imposer les solutions décrites ci-dessus. Ces solutions ont déjà été proposées dans le passé, notamment par Maurice Allais, prix Nobel d'économie.



Marché de dupes

Dans une économie dite « moderne » sinon par sa logique interne, mais par les moyens technique évolués qu’elle met en œuvre, la première étape d’un processus qui se présente comme une cascade de cause à effet est le travail. Sans lui, il ne se passerait rien, ce serait la mort de la civilisation et vraisemblablement celle de l’humanité.
Le travail (1ere étape) engendre la production (2eme étape). Celle-ci doit nécessairement être échangée et apparaissent alors les transactions (3eme étape) Qui nécessitent l’usage de la monnaie (4eme étape). La monnaie à travers les transactions est échangée contre le travail ou le produit du travail que sont les marchandises. La boucle est bouclée. Mais la transaction travail contre monnaie est-elle équitable ? Dans le système actuel il est facile de démontrer qu’elle ne peut l’être et qu’ elle est même gravement déséquilibrée.

Par le mot « travail » il faut entendre l’activité de tous les agents économiques, les entrepreneurs, les gestionnaires, les concepteurs de produits et les réalisateurs. Egalement tous les services publics ou privés. Il pèse sur le monde du travail une exigence de quantité et de qualité. De son côté le monde du travail est en droit d’avoir la même exigence de quantité et de qualité sur la contrepartie qui lui est offerte, c’est à dire la monnaie. Or il faut savoir que la quantité de monnaie mise en circulation par l’Institut d’émission pour payer le travail est égale à zéro, et si la monnaie circule quand même, c’est parce que nous l’empruntons au banquier qui s’est arrogé le droit de la créer par jeu d’écriture (VOIR . La conséquence est que tant qu’elle circule, la monnaie reste due au banquier et donne lieu au paiement des intérêts.

Mais qui paie les intérêts ?
Si l’emprunteur est l’Etat, il fait payer les intérêts par le contribuable, c’est à dire par monsieur Toulmonde, à travers les impôts directs ou indirects.
Si l’emprunteur est une entreprise, elle fait payer les intérêts par le consommateur en alourdissant les prix. Si elle n’y parvient pas il ne lui reste qu’à déposer son bilan.
Si l’emprunteur est un particulier, il paie les intérêts deux fois. Une première fois en participant comme tout le monde au paiement des intérêts dus par l’Etat et les entreprises et une seconde fois à l’échéance en payant les intérêts de son propre emprunt.

Nous le voyons, personne ne peut échapper au paiement des intérêts. L’Etat? est toujours emprunteur. En avril 2004, sa dette s’élevait à 998,1 milliards d’euros. Les entreprises et les particuliers sont presque toujours emprunteurs à un moment de leur existence. A la même date, leurs dettes s’élevaient respectivement à 1114,1 et 611,6 milliards d’euros. La monnaie ne pouvant être obtenue que par l’emprunt, la nature du système veut que ces chiffres ne puissent qu’augmenter inexorablement et l’on reste sidéré de constater l’aveuglement (pour ne pas employer d’autres mots mieux adaptés) de nos « dirigeants » à vouloir résorber la dette par des économies car même si nous réduisions nos dépenses à zéro, nous serions tous morts et notre dette ne serait remboursée qu’à hauteur de 25%.

Bien sûr, il n’est pas question ici de contester le principe de l’endettement. En avril 2004 l’épargne des français s’élevait à 736,8 milliards d’euros. Ce que les uns ont épargné a été emprunté par d’autres. L’endettement intérieur total devrait donc s’élever à 736,8 milliards, or il s’élève à 2723,7 milliards d’euros. La différence (1986,9 M) vient de la monnaie crée par les banques et que nous devons leur rembourser avec le cumul des intérêts depuis des décennies. Ce remboursement est moralement injustifié et mathématiquement impossible. Moralement injustifié parce que la monnaie mise en circulation pour payer le travail ou le produit du travail ne devrait en aucun cas entrer dans le cadre de l’endettement, c’est à dire être remboursée et donner lieu au versement d’intérêts.
Alors que le travail ou le produit du travail (les marchandises) sont cédés définitivement et sans réserve lors des transactions, la monnaie cédée en échange doit être remboursée et soumise à intérêt ! C’est un véritable marché de dupes !

Parce que la quantité de monnaie émise par l’Institut d’Emission est égale à zéro, la monnaie est émise par tricherie dans le cadre de l’endettement par les banques de dépôts. C’est une monnaie mal née n’ayant pas qualité pour circuler dans une économie voulant s’appuyer sur un minimum de règles morales. Pour éviter qu’elle nous conduise au désastre, il est temps de dire que nous n’en voulons plus, que nous voulons la remplacer par une monnaie non remboursable et sans intérêts. Celle qui nous est due.



Créé par: AJH Dernière modification: Vendredi 27 de Février, 2009 08:44:40 CET par AJH


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  171. LesAutruches
  172. MonnaiePublique
  173. RevenuCitoyen2
  174. RevenuCitoyen1
  175. TSC
  176. Evolutions du Societalisme
  177. Vouloir le pouvoir
  178. DiversSEL
  179. Societalisme
  180. PouvoirEtSavoir
  181. Actions
  182. Surveillance
  183. PlanMedia
  184. CharteGraph
  185. SyntSites
  186. OrgaArbo
  187. Forfaiture
  188. EMS-18points
  189. UtopieRealisable3
  190. UtopieRealisable2
  191. UtopieRealisable1
  192. ActuelPIB
  193. CorinneLepage
  194. Pacte N Hulot
  195. Scenarii2050
  196. Energie2
  197. Energie1
  198. EnergieJancovici
  199. MoraleRealiste
  200. MiseEnOeuvre
  201. Charte
  202. EcoMonetarisme2
  203. EcoMonetarisme1
  204. EcoMonetarisme0
  205. Idees Fausses
  206. CoutDuProgramme
  207. PageVIDAL
  208. Parti Vivant
  209. PageCHOUARD
  210. Manifeste CIPMF
  211. Comparatif
  212. Le NAIRU
  213. PageLUIGI
  214. PageDL
  215. Richesses
  216. TitanicOuMetamorphose
  217. Hyperliberalisme
  218. Tueur-a-gage
  219. FONAES
  220. FauxMonnayeurs
  221. DicoSocietal
  222. QuelJeuDeC
  223. Non Monsieur Fillon
  224. CerveauxDisponibles
  225. Etat-Dette-Monnaie
  226. PatrickViveret
  227. QuitterOMC
  228. AccordTacite
  229. FiscaliteEmploi
  230. Monnaie Nationale
  231. Allais
  232. FracturesSociales
  233. CharteLaHavane
  234. BailEmphytheotique
  235. Ecosocietalisme3
  236. Ecosocietalisme2
  237. Ecosocietalisme8
  238. Ecosocietalisme7
  239. Ecosocietalisme6
  240. Ecosocietalisme5
  241. BankingQuotes
  242. Postulats
  243. DossierAImprimer
  244. Tracts
  245. Vulgarisations
  246. Abondance
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  248. Ultraliberalisme1
  249. Agissons
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