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Editos2008

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Table des matières




Editorial 89 - Commentaire de JLM sur le blog de Paul Jorion - 13 novembre 2008

http://www.pauljorion.com/blog/?p=951#comment-10208


Dans les années soixante, certains s’intéressaient à réhabiliter l’avenir des bassins houillers, les praticiens de l’action sociale se sont vite aperçus que très peu serait possible si les changements sont recherchés sur un seul axe. Pour que ça marche, il fallait que tout avance en même temps : l’école autant que les crèches, que les transports publics, le logement, l’hôpital, mais aussi, les jardins ouvriers, les guinguettes sociales, les bibliothèques, les clubs de pêche, les universités populaires comme les cercles de tricot, de poésie, et de diction. À cette époque, faute de moyens bien entendu, nous ne parlions pas de relancer la croissance, mais de générer du mieux-être avec ce qu’on avait ! Nous parlions d’articulation des ressources et de globalisation des approches.

Mais aujourd’hui, voici une nouvelle croissance. Nos anciens bocages, maintenant transformés en vastes étendues de terres mortes, accueillent de monstrueuses fermes d’éoliennes dont le seul intérêt est de remplir copieusement les poches de leurs promoteurs par le jeu conjugué des subsides et du prix fixé arbitrairement par décret de l’électricité éolienne. Techniquement, économiquement, toute l’affaire sera un fiasco déjà annoncé. Dans trente-cinq ans si nous consentons à payer le démontage (lequel n’est pas provisionné), il subsistera, dans tous les cas de figure et pour les siècles des siècles, vingt-deux mille chicos de béton de quinze cents tonnes chaque ( France). L’affaire est lancée, nous ne l’arrêterons pas; plus grave, ce sont les plus éthiques de nos banques citoyennes qui sont à la manœuvre (pour la Belgique, « Triodos » , la banque exemplaire d’écocitoyenneté). S’il s’agit de faire toujours mieux pour la planète et les laissés pour compte, les habituels requins sauront tirer parti de l’impératif écologique et moral. Pas de croissance sans redistribution pas de redistribution sans croissance, je doute des vertus de cette croissance toujours plus verte, toujours mieux encore demain …

Remplacer le modèle dominant du « toujours plus » par « toujours mieux » me paraît illusoire. Le nouveau modèle transpose la dynamique de manque associé à l’ancien, l’insatisfaction y est structurelle, car qui est atteint est déjà dépassé. Ce type de jeu ne sert que les compétitifs et obligent les autres à courir pour le simple plaisir des dominants à maintenir la distance. De plus, il impose un modèle « d’axe du mieux » sur lequel toutes les actions humaines seraient rabattues et évaluées. Pouvons penser à mettre en avant un éthos, un esprit du monde, qui coupe les ailes au détournement du toujours plus du toujours mieux ? Je ne sais pas, mais au moins, essayons de ne pas mettre sur le marché des idées qui y prêtent trop aisément le flanc.

L’horreur financière ne génère pas l’écœurement, mais la paralysie de chacun devant spectacle du combat titanesque mené par nos élites. Dans le chaos général qui ne manquera pas de suivre, l’union sacrée des peuples de la terre agenouillés devant Gaïä et ses grands prêtres fera l’affaire des affaires. Deux guerres majeures seront donc encore une fois perdues, préparons la suivante : avec comme modèle dominant « pour l’harmonie » - ce qui sous entend qu’aucune dimension humaine n’a de pas sur les autres- et qu’il n’est pas bon de laisser quelques-uns tirer sur la seule ficelle qui les intéresse. Pour nos bocages, par exemple, laissons-y, ça et là, quelques éoliennes, il faut de tout pour faire un monde, et même le chant du pipeau.



Éditorial 88 - Poème de "Mickeysolex" - 1er novembre 2008

copyrigth Publibook

NOUS VIVONS DE NOTRE ARGENT

Nous vivons de notre argent
A force de le dire, à force de le vivre
A force d’y croire autant,
De penser autrement nous ne sommes plus libres.
Nous n’imaginons pas d’autre ordonnancement
Sur lequel fonder l’échange
Qu’un système où l’on engrange
Cette sainte monnaie irrationnellement.

Nous vivons de notre argent
Là, comment démontrer à quel point cette idée
Symptôme du temps présent
Vogue sur une mer constamment démontée
Cherchant à louvoyer entre mille récifs
A éviter les dérives
A courir dans les coursives
Pour maintenir vivant son réseau de poncifs.

Que croyons-nous qu’est l’argent ?
Un aliment commun produit par une plante ?
Un ersatz de carburant
Que nous prodiguerait la Terre bienveillante ?
Mais nous le savons bien, ce n’est qu’un instrument
Se basant sur les promesses
De consommables richesses
Obéissant aux lois du lobby des puissants.

Combien sont riches d’argent
Sans savoir à quel point sa valeur est fictive,
A quel point des indigents
Ont dans leur bras, leur tête une richesse active,
Qu’ils sont le seul vrai sens, la concrète valeur,
Car elle seule reflète
L’argent, sans quoi obsolète.
Mais las, ces gens aussi sont en pleine candeur.

Ils croient que tout cet argent
Est fondé sur des biens que fournit la nature,
Sorte de préexistant :
L’or, le fer, le pétrole et notre agriculture,
Et que la politique a seule le pouvoir
De réguler le partage
Salaires ou apanages
En sous-pesant des parts pour au mieux y pourvoir.

Il faut penser sainement.
C’est bien dur dans ce monde où tout est si complexe.
Il faudrait savoir comment
Eclaircir un système où les flux sont connexes,
Souvent spéculatifs ou déséquilibrés
Et veiller à satisfaire
Le riche et le prolétaire,
Or, maints essais porteurs ont été dénigrés.

Nous vivons de notre argent…
C’est faux, si nous vivons, c’est du travail des autres
De leurs efforts, de leur temps,
Les autres vivent du notre !
C’est en partant de là que tout peut s’éclairer,
Qu’on peut trouver un équilibre
Permettant à tous de vivre,
Changer l’économie ou la régénérer.

Vous vous demandez comment
Concevoir ce projet : s’il peut être accessible
Clair à notre entendement,
Sa réalisation nous paraît impossible
Tant les jeux d’intérêts ne pourraient s’y plier.
On risque dans la seconde
De déclencher une fronde
Ou d’avoir devant soi, levés, des boucliers.

C’est pourtant d’un sentiment
De profonde injustice et de méthode inepte
Que provient notre argument,
Une fuite en avant que tout le monde accepte
Sachant consciemment ou non qu’un prochain jour
Nous devrons rendre des comptes
Envisager la refonte
D’un système sénile emmuré dans sa tour.

Par un sain retournement
De la pensée on peut saisir les paramètres
Qui nous aideraient vraiment
A concevoir des clés nous permettant de connaître
Les liens originaux qui président aux lois
De la vie économique
Et de les mettre en pratique
Equilibrant travail et besoins à la fois.

Il nous faut savoir comment
Est créé cet argent, quelles sont les ficelles
Qui régissent indûment
Des flux fictifs qui sont des sujets de querelles
Entre acteurs financiers et collectifs sociaux.
Et nous devons les connaître
Pour pouvoir, dans ce plat mettre
De notre grain de sel, choisir d’autres créneaux.

C’est un potentiel latent
Qui dort dans ce travail et dans tout cet ouvrage
Qui pourrait être mis en œuvre par ces gens
Qui ne demandent qu’à donner de leur courage
Et créer de l’argent basé sur les besoins
Lui donnerait consistance
Utilité, existence.
Nous devrions penser et œuvrer à ce soin.

Sûr ! cela paraît démens
Tant nous sommes dressés à ce seul point de vue
De l’argent préexistant.
Mais voir autour de nous et partout dans la rue
Tous ces désappointés* exclus de son circuit
Peut nous faire comprendre
Que les décisions à prendre
Doivent braver ce flux trompeur qui nous séduit.

Sur ces propos je vous entends
Déjà me rétorquer qu’une monnaie de singe
Nous conduirait simplement
A un désastre commercial, si chacun lave son linge
Avec le savon qu’il produit.
C’est ne pas voir ce qui suit :
Peu de gens se préoccupent
De voir où nous conduit cette monnaie de dupes !


Éditorial 87 - Déficit des hôpitaux - 26 octobre 2008


J'ai lu dernièrement sur un blog: "les hôpitaux de France sont en déficit cette année de 480 millions d’euros, impossible de les trouver, les banques de France vont avoir d’ici la fin de l’année 10,5 milliards d’euros… (pour commencer). Où est l’erreur ?”

Il y a évidemment une “erreur” évidente qui découle de la comparaison de ces deux chiffres: expliquer qu'on a trouvé de quoi sauver les banques et qu'on a des doutes sur nos capacités (financières) à pourvoir dans le futur soigner gratuitement les malades pour 20 fois moins annuellement...

Mais il y a une autre “erreur” moins évidente. Qu’est ce qu’un déficit des hôpitaux? C’est simplement une différence négative entre les montants crédités par la SS et les montants payés par ces hoîtaux.
Mais où vont ces 480 millions d’euros ? et c’est en réfléchissant ainsi que l’on s’aperçoit que ce déficit ne veut rien dire. Car évidemment ces 480 millions vont dans les salaires des personnels, les loyers, l’achat de matériel et d’énergie, les laboratoires d’analyse, les labos pharmaceutiques , etc, …

Et là, on s’aperçoit que ces 480 millions qui “creusent le défitif de la SS” (ajoutés à ceux qui sont équilibrés et dépensés dans la comptabilité des hopitaux, c-à-d l’argent reçu de la SS, des mutuelles et pour une petite part des malades), entrent simplement dans le PIB du pays !!!
Et on peut tenir ce raisonnement pour tout le “déficit” de la SS dont on nous rabache les oreilles: vouloir diminuer les prestations permet peut être de diminuer un “déficit comptable” mais à un effet sur le PIB (sans oublier les soins).

J’ai l’impression que l’adage “les dépenses des uns font les recettes des autres” est parfois un peu oublié par nos gestionnaires.



Éditorial 86 - La pub - 22 octobre 2008


De Pierre-Yves? D. - 21 octobre 2008 à 23:51 - sur le blog de Paul Jorion

La pub est une partie du problème de la crise actuelle.
C’est un formidable outil de propagande du système et d’ailleurs c’est nous qui le finançons lorsque nous achetons les produits qu’elle contribue à faire vendre.
La pub ne sert pas seulement à vendre les produits x, y ou z, mais, de par son existence même
fait la promotion — idéologique — du système qui la fait vivre.
Comme disait Mac Luhan le médium c’est le message.
Sans la pub, qui crée des distinctions — les marques — la société de consommation, dans sa forme explosive actuelle, disparaîtrait. De même elle véhicule toutes les valeurs de la société du gaspillage et du désir pulsionnel.

La pub est tellement envahissante que nous ne voyons plus ce qu’elle fait.
Elle n’est plus seulement un secteur de l’économie, elle trouve des relais, des ramifications, dans des secteurs autrefois autonomes. AInsi le domaine culturel n’a plus pour but de nourrir l’esprit mais, de plus en plus, tend à devenir une industrie dont la fonction essentielle est de produire des modes de vie adaptés aux besoins du marché.




Éditorial 85 - A vot' bon coeur! - 21 octobre 2008


Le gouvernement français vient de signer un chèque de 10 milliards et demi d'euros aux six principaux bancassureurs français, bien que "le risque de faillite n'existe pas".

Mais si le risque de faillite n'existe pas, cela veut dire que le système bancaire est capable de s'en sortir seul (c'est le sens exact de "le risque de faillite n'existe pas", non?), pourquoi alors recapitaliser les banques? "On" nous prend encore pour des "jambons", ou quoi? Les citoyens ont-ils perdu à ce point tout sens critique, que des incohérences de telle ampleur puisse passer, ou bien devons-nous nous attendre à une prochaine révolution? Déjà les profs sont dans la rue, bientôt les gardiens de prisons.

La poste ferme des bureaux dans les petites communes, les retraites s'érodent, l'éducation nationale part en quenouille, la justice est dans les choux. Et le gouvernement, dont "les caisses sont vides" distribue tranquillement aux banques des cadeaux réels de milliards d'euros. Milliards bien sûr empruntés aux banques.

Suivez bien le circuit: l'Etat, selon son "plan" de sauvetage du système financier, emprunte 40 milliards sur les marchés financiers (donc auprès des bancassureurs en priorité). Puis "recapitalise" les mêmes bancassureurs avec 10,5 de ces milliards. Donc, les bancassureurs ont maintenant la possibilité de négocier 40 milliards de dette de l'Etat (titrisation de cette dette), et disposent en bonus de 10,5 milliards du cash qu'ils viennent eux-mêmes de créer ! Total: +50,5 milliards de liquidité, qui, avec un ratio prudentiel de "seulement" 10 %, se transforment rapidement en 500 et quelques milliards de crédits, générateurs de mirifiques intérêts à terme (sans compter les intérêts que nous, citoyens de l'Etat français, devrons payer éternellement sur les 40 milliards de dette contractés par notre gouvernement aux caisses vides).

Je ne voudrais pas avoir l'air de critiquer, mais il me semble quand même que ce sont un peu toujours les mêmes qui gagnent, et les autres qui trinquent, non? Pile, ils gagnent, face, nous perdons.

Voilà comment on ne résout pas une crise, puisqu'elle est traitée au niveau de conscience qui l'a générée.

Ecoeurant.

Brieuc



Éditorial 84 - Les 28 glorieuses et maintenant - 12 octobre 2008


Entre 1945 et 1973 la France a connu un véritable miracle économique ; c’étaient les trente glorieuses, qui en fait n’étaient que 28.
Si on traduit en Euro, la richesse produite en France est passée de 11,54 milliards d’Euro en 1949 à 158,54 milliards d’Euro en 1973 (source INSEE) ! et, c’était le plein emploi ! ! !

On admet généralement que c’est le premier choc pétrolier qui a mis fin à cette période de prospérité mais, ne peut-on envisager une autre cause ?

Ne s’est il rien produit durant cette période qui pourrait avoir eu une influence sur l’activité économique, et qui pourrait expliquer la fin de cette embellie ?

D’abord, il y a eu la loi du 04/01/73 qui, dans son article 25 stipule : « Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »
C’est abscons ! ! !
Mais, en clair, cela signifie que l’État est contraint de se financer auprès des banques privées et, qu’il perd de fait le droit régalien de battre monnaie, celui-ci étant transféré aux banques privées.
Ça, c’est du brutal ! ! !
C’est le point de départ de l’endettement public.

Mais il y a eu aussi du progressif. De l’insidieux, qui n’a produit son effet que sur le long terme.
En 1949 la rémunération du capital (l’Excédent Brut d’Exploitation pour l’INSEE) était de 2,09 milliards soit 18,10% de la richesse produite, en 1973 ce même EBE s’élevait à 40,91 milliards soit 25,80% de la richesse produite. (Et depuis cette part du capital n’a cessé d’augmenter elle représente en 2007 31,72%)
Est-il totalement déraisonnable de penser que cette ponction de plus en plus importante sur la richesse produite ait pu avoir une influence négative sur l’activité économique lorsqu’elle a dépassé un certain seuil ?
Surtout, si ces sommes ont été investies ailleurs qu’en France, mondialisation oblige.

Sans être spécialistes de l’économie, empiriquement, on peut tout de même constater ce qui ne marche pas et, ce qui a marché.

Manifestement, le système actuel ne marche pas !
Et, il marche mal depuis 73 : explosion de la dette publique et du chômage, dégradation de la protection sociale, Etc.
Qu’a-t-il de différent du système qui a bien marché pendant 28 ans ?
Essentiellement : un prélèvement excessif du capital sur la richesse produite et le transfert de la création monétaire de l’État au privé.

De manière pragmatique on pourrait tenter de revenir à une situation comparable à celle d’avant 1973. Et, pour commencer, abroger la loi du 04/01/1973.

Mais ! L’Europe? ne nous le permettrait pas !
Serions-nous donc les vassaux de l’Europe pour qu’elle décide de quelle façon nous devons nous gouverner ?
Non ! Nous sommes des alliés au sein de l’Europe et, nous devons respecter nos engagements. Ou bien, nous devons sortir de l’alliance.

Il existe donc une alternative.
Soit nous désirons rester dans l’UE et, nous acceptons que la monnaie soit sous le contrôle des banques privées.
Soit nous n’acceptons plus le contrôle de notre monnaie par des banques privés et, nous sortons de l’UE.

À bien y réfléchir, il peut exister une autre alternative : si nous n’acceptons pas de vivre sous la férule de banques privées,
Soit l’UE accepte de modifier sa politique monétaire et nous restons dans l’UE.
Soit elle décide de s’en tenir aux accords actuels et, nous devons la quitter.

Jean Goffredo



Éditorial 83 - NOUVELLE CIVILISATION 2012 - 5 septembre 2008


+ un Guide internet non marchand
Aux éditions Pascal / 12 x 17cm - 448 pages - 10€ / En librairies le 30 septembre 2008


Une civilisation s’éteint… Civilisation du gâchis et de la rareté, de la croissance, de la précarité, de l’esclavage du salariat, de l’argent crédit, des catastrophes écologiques…

Une autre s’éveille. Civilisation de la décroissance conviviale réellement démocratique, du partage, de l’abondance, d’un environnement sain, avec des comités citoyens, une monnaie au service des citoyens, une santé autrement…

Ce livre de culture général dans l’alternative à la pensée unique (philosophie, économie, politique, histoire de la monnaie, écologie, santé autrement) s’adresse plus particulièrement aux citoyens et militants politiques qui n’ont pas déclarés forfait face à la mondialisation libérale et qui pensent que l’histoire n’est pas finie !

Ouvrage collectif avec la participation de : Pierre Andrillon, Monique Beljanski, Philippe Derudder, Bernard Herzog, André Jacques Holbecq, Jean Paul Lambert, Sylvie Simon. Coordination de Marc Jutier. Et des textes d’Emmanuel Broto, Daniel Estulin, Raoul Marc Jennar, Bernard Maris, Patrick Mignard, Henryk Skolimowski, Robert A.F. Thurman.

La table des matières, la couverture (et 4e) et les 380 liens URL du livre http://www.jutier.net/contenu/alternet.htm

L’introduction

Une présentation vidéo de 3 minutes par M. Jutier: http://video.google.fr/videosearch?q=marc+jutier&hl=fr&sitesearch=#

Marc Jutier - www.jutier.net -

Article : Perspective d'espoir politique d'un autre monde possible ! de M. Jutier. Nous vivons aujourd’hui dans un pays où il n’y a pas eu de guerre depuis des dizaines d’années. L’efficacité des moyens de production s’est multipliée de façon considérable. Il y a une accumulation de travail humain fantastique dans les usines, les bâtiments, les inventions de toutes sortes et nous allons vivre une grave crise économique. Comment est-ce possible ?…



Editorial 82 - LA LETTRE CLEROCRATIQUE DE SEPTEMBRE 2008 - François Amanrich - 29 août 2008


http://www.clerocratie.com

Soyons démagogue : votons !


Soyons juste !

L'idée est belle et généreuse : permettre à chacun de désigner les élus du peuple. Donner à chacun une parcelle de pouvoir afin que tous acceptent les dirigeants voulus par la majorité. Le peuple, uni dans un même élan, désigne par le vote ses pairs qui vont le gouverner. C'est beau, non ?

Soyons concret !

Pendant la Révolution, cette idée fut expérimentée et mise en place dans de nombreux domaines. Pas en politique, le peuple n'était pas assez fiable et il risquait de tout faire rater, mais dans l'armée, par exemple, où les officiers furent élus par leurs hommes. L'expérience fut rapidement stoppée, une catastrophe. Un beau parleur n'est pas forcement un bon stratège. Et puis, les hommes avaient tendance à voter pour les officiers qui promettaient bonne solde et pillage, mais surtout pas pour ceux qui parlaient de combats. C'est humain. D'autres corps de métiers firent la même expérience avec les mêmes conséquences. Le vote, même populaire, ne donne pas la compétence. Pourquoi n'y aurait-il qu'en politique que la compétence vienne du vote et non de l'apprentissage ? Autrefois le sacre faisait le roi, aujourd'hui c’est l’urne. Fabuleuse avancée !

Soyons cynique !

Permettre à chaque électeur, tous les quatre ou cinq ans, de se sentir puissant avec son petit bulletin à la main, c'est bien. Cela lui donne de l'importance, le flatte. Le temps d'un instant, le citoyen aura l'impression de faire ou défaire les rois. Juste une impression. Mais, ira t-il voter pour un homme politique prônant la rigueur, même si la rigueur est nécessaire ? Ira-t-il voter pour un élu qui promet des réformes indispensables au pays si celles-ci gênent son confort, ses intérêts personnels ? Bien sûr que non ! On vote pour celui qui promet, celui qui fait rêver, celui qui séduit, celui qui donne. Dans la démocratie actuelle, celui qui veut faire de la politique est obligé de promettre, de mentir, puis de se débrouiller le jour où il accède au pouvoir.

Soyons réaliste !

Le vote, conçu comme aujourd'hui, est un non-sens.

- Pour le citoyen : car il lui donne l'illusion du pouvoir. Et, comme cette illusion ne dure qu’un temps, il se détourne de la politique, ne vote que pour son intérêt propre, ou boude les urnes et préfère, à l'extrême, le vote de la rue.

- Pour le politique : car il est obligé de toujours flatter pour être élu, puis, une fois élu, de ne penser qu'à sa réélection. Au final, il agit comme ses électeurs : il ne considère que ses intérêts et eux seuls.


Alors soyons clérocrate !

Utilisons le vote populaire, mais uniquement lors des élections de proximité pour permettre un premier choix des élus avant le tirage au sort. Là, l'élection se justifie, car électeurs et élus se connaissent. Demandons ensuite régulièrement au peuple, par référendums ouverts, d'indiquer les priorités auxquelles les élus devront s'atteler. Là encore le vote est raisonnable car chacun sait ce qu’il aimerait voir changer ou évoluer dans la société.

La démocratie actuelle est le plus court chemin vers la démagogie. Osons changer de chemin !


François Amanrich (Porte-parole du MCF)



Editorial 81 - "Réflexion faite", de Michel Walter - 14 août 2008


Merci de faire circuler ce message sous cette forme sur les listes de diffusion auxquelles vous êtes abonnés, à vos amis et connaissances. Pourquoi pas à la presse et aux politiques?

Réflexion faite

Nous vivons depuis longtemps sur la Terre, une accueillante petite planète d’un système stellaire parmi des milliards de milliards d’autres. Dans un univers qui vient de rien (on parle de fluctuation du vide) et qui a explosé il y a 13,7 milliards d’années, d’après notre dernière datation.

Nous en avons conscience et nous nous posons des questions essentielles.

Qu’est-ce que la vie ?

Est-elle extrêmement répandue dans notre galaxie et dans les cent milliards d’autres, répondant à des lois chimiques universelles ou bien est-ce un phénomène rarissime au point que la Terre soit finalement la Mecque du monde, héritière d’une somme incalculable de hasards tous aussi improbables les uns que les autres?

Mène-t-elle toujours à la conscience ? N’est-ce pas son rôle ?

Tout irait bien dans le meilleur des mondes possibles si nous ne faisions pas les terribles observations suivantes :

L’espèce dominante, Homo sapiens, a vaincu toutes les étapes de l’adaptation à toutes sortes de milieux souvent hostiles. Bravo ! Elle a envahi tous les écosystèmes. On applaudit. Maintenant l’homme en est au stade où il transforme radicalement le milieu lui-même, au point de le rendre irrespirable en saturant l’atmosphère de gaz à effet de serre. L’humanité, à cause de ses activités prédatrices, a bien généré un dérèglement climatique à l’échelle planétaire qui risque de rendre la Terre tout simplement presque inhabitable pour les siècles à venir.

Sur notre planète, il ne reste déjà plus que quelques lambeaux de la forêt primitive qui recouvrait jadis la plupart des terres. Les espèces disparaissent à un rythme mille fois plus élevé que durant les disparitions naturelles. La moitié des primates est en train de s’éteindre définitivement. Et ce ne sont pas nos zoos qui changeront quoi que ce soit. L’empreinte de l’homme sur son environnement atteint un stade qui dépasse l’entendement. Les campagnes ne sont plus que des cultures à perte de vue, arrosées en permanence par des pesticides qui laissent peu de chance à la biodiversité et nuisent à notre santé. Les grandes villes se transforment en mégalopoles tentaculaires, fourmilières de 25 millions d’habitants, qui élèvent leurs tours d'acier, de verre et de béton vers le ciel. 50% de la population mondiale vit déjà en milieu urbain. En Chine, 90% en 2050 !

A priori, quelque chose ne tourne plus rond du tout sur cette planète.

9 milliards d’habitants prévus en 2050. Mais comment nourrir correctement tous ces gens-là ? Surtout qu’on aura plus une goutte de pétrole à cette époque et que les agro-carburants auront sûrement envahi nombre de terres habituellement réservées à notre alimentation. Or les rendements que nous obtenons actuellement sont dû à l’or noir (engrais, pesticides, pétrole pour faire tourner les moissonneuses et transporter les récoltes).

La Terre n’est pas extensible. On ne peut pas mettre de rallonge à la table des milliards de convives. Donc certains crèveront de faim. Les plus pauvres agoniseront. C’est ce qui nous pend au nez. Quelle perspective ! Vive l’humanité !

A moins… A moins que nous ne prenons d’ici là des mesures radicales! Que nous changions complètement de mode de vie, de système.

Et c’est sans parler des guerres ! Parce que il y aura bien sûr de nouvelles bonnes raisons de se faire des guerres. Devant l’appauvrissement des richesses naturelles mondiales telles que l’uranium (fin en 2040), le pétrole (fin en 2050), le gaz (fin en 2072), les métaux rares et même non précieux tels que le fer dont la fin est annoncée –eh oui !- pour 2087 (tous les gisements métalliques et énergétiques, qui constituent la base de nos progrès technologiques actuels, auront été pillés entre 2021, date de la fin de l’argent de l’or et du zinc et 2158, date de la fin du charbon), les pays les mieux armés seront peut-être tentés de s’approprier par la force les dernières ressources non renouvelables.

L’avenir est noir, très noir, pour cette civilisation gloutonne, pour l'humain et la nature en général. Faire l'autruche n'a pas de sens. Plus de vert. Le bleu sera devenu gris. Et trouver à manger accaparera tous nos instants.

Alors on se dit, à ce compte-là, est-ce que la vie en vaut la peine, si c’est pour arriver à ce terrible résultat ? A cette déchéance ?

Mais tout n'est quand même pas perdu, ce n'est pas l'apocalypse. Il ne faut pas baisser les bras et sombrer dans le pessimisme. Le défaitisme. Nous pouvons encore limiter la casse, faire en sorte que ce passage inéluctable se fasse plus en douceur et entraîne moins de pollution, moins de souffrance, moins de disparition d’espèces et d’individus. Il y a encore de l'espoir et l'homme a fait la preuve dans le passé qu'il est un être parfois doué et plein de ressources.

Bien sûr il faut que toutes les nations du monde s’y mettent immédiatement et agissent dans l’urgence. En développant par exemple massivement les énergies renouvelables, en piégeant les polluants à la sortie des cheminées et des pots d'échappement, en cessant totalement la déforestation des zones tropicales, en reboisant, en recyclant tout ce qui est recyclable y compris les métaux encore abondants, en mangeant le moins de viande possible, en réduisant les naissances au niveau mondial... Que sais-je?

Les solutions ne manquent pas. Mais certaines ne vont pas convenir à tout le monde.

En tout cas, nous n’avons plus le temps de tergiverser. Le processus est en train de se produire sous nos yeux. Cela ne concerne pas seulement nos petits enfants, mais nos propres enfants, oui eux et nous-mêmes qui, pour les plus jeunes, allons vivre des périodes de grand désarroi, nous demandant vraiment à quoi bon vivre si c’est pour courir toute la journée après un bol de céréales…

Mais il n’est pas facile de changer d’un coup la plupart de nos habitudes, toutes les habitudes néfastes des pays les plus riches. D’autant plus que les pays émergeants demandent leur part du gâteau en voulant vivre à l'occidentale, au-dessus de leurs moyens, comme nous, aggravant inévitablement la pollution globale de l’air et des sols. Et qui pourrait le leur reprocher puisqu'il n'y a, pour l'heure, parait-il, pas d'alternative concurrentielle?

Et les questions se posent. Encore et encore. Elles font des bonds dans le plus gros cerveau animal. Peut-être est-ce le propre de l’homme que de s'interroger?

Comment se fait-il que l’espèce qui se dit la plus intelligente en soit arrivée à cette guerre totale contre la nature ? A ce meurtre démentiel de la "Terre-mère" dont elle dépend pourtant entièrement? Homo sapiens qui jusqu’à présent a surmonté avec brio l'ensemble des épreuves de l’évolution et ne s’est pas encore autodétruit…

Nous pourrions pourtant vivre en paix sur cette planète si nous étions des millions, pas des milliards ! Nous partagerions alors les richesses naturelles sans les épuiser et nous pourrions même nous payer le luxe d’une technologie non polluante. Bref nous aurions du respect. Et la vie vaudrait vraiment le coup pour tous les êtres vivants qui vivraient en parfaite harmonie, s’interrogeant sur les mystères extraordinaires du monde fabuleux dans lequel ils vivraient.

Cette Terre serait un paradis parmi les myriades de paradis. Il règnerait ici l’équilibre entre l’homme et la nature pour les sept milliards et demi d’années de vie de notre Soleil (sous sa forme actuelle).

Mais peut-être cela aura-t-il lieu après la chute de notre civilisation telle que nous la connaissons ? Surtout qu’ayant tout épuisé autour de nous, d’ici deux petits siècles, on ne pourra plus polluer l’environnement.

Il faudra quand même quelques millions d’années pour que la nature se reconstitue et poursuive sa merveilleuse aventure.

Mais là, pour le coup, on a le temps !


Michel WALTER pour Terre sacrée le 11 août 2008

Source : http://terresacree.org/reflexionfaite.htm


Vos réactions : http://terresacree.org/reflexionfaitereactions.htm



Editorial 80 - Obtenir l’abandon du fichier EDVIGE - 14 juillet 2008


Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toute personne âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».
En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s'investir pour leur cité.
http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019104139


Appel public à signatures pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE
L'appel collectif contre le fichier Edvige est en ligne à l'adresse suivante : http://nonaedvige.ras.eu.org/



Editorial 79 - Il n’y a plus de patrons - 10 juillet 2008


Un commentaire intéressant de Bernard, "volé" sur le blog de Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=656#comment-5051

Il n’y a plus de patrons au sens initial du terme à la tête des multinationales, mais des “kapo”, opportunistes ou cooptés par les actionnaires et chargés de faire accepter l’inacceptable.

Quant au distinguo entre la monnaie et les taux d’intérêt, je pense que les taux eux-même ne sont pas le problème, et les discussions techniques sur les taux sont des querelles byzantines.

Le problème est l’intérêt lui-même (hors rémunération normale de la prestation et réserve pour sinistres) qui est précisément ce qui donne à la monnaie sa caractéristique perverse, la faculté de se reproduire, prérogative normalement réservée au “vivant”, et qui ne peut perdurer durablement que par le cycle de la reproduction et de la mort.

Des petites ‘morts’ partielles ont déjà participé à cette régulation obligatoire, les emprunts russes, par exemple.

Les choses ont changé d’échelle aux temps modernes par trois facteurs successifs:

- les progrès de la technologie extractive (charbon, pétrole, uranium,..) qui ont permis une création de richesse monétaire exponentielle, mais dont les sous produits durables ont permis, au moins un temps, d’accroître la richesse réelle de l’humanité, mais aussi assoupi la vigilance des citoyens caressés dans le sens du poil.

Les deux autres facteurs, quasi simultanés, qui n’ont guére que 30 ans ont été:

- la fécondation financière “in vitro” (sans besoin de parenté dans le monde réel) avec l’apparition des produits dérivés et l’hyperdéveloppement des marchés à terme qui ont multiplié la masse financière, certes virtuelle, mais vivante dans les cerveaux des actionnaires.

- la mondialisation de l’économie, que j’entends comme le cartel des multinationales, la gouvernance et la propagande qui lui sont associées.

Ces deux facteurs se combinent pour:

- créer un déséquilibre croissant entre les masses monétaires et leur gage dans le monde réel

- sortir les gens de la réalité en faisant des professions non vitalement et socialement productives (voir les écoles les plus branchées), le parangon de la réussite sociale.

- interdire toute tentative de rééquilibrage progressive et raisonnée.

Il me semble que l’élastique est maintenant tendu au max: la crise qui ne fait que démarrer a de bonnes chances d’être globale!



Editorial 78 - Ce que nous coûte l'Europe - 1 er juillet 2008

Sur le blog d'Étienne Chouard...

Du “coût de l'Europe” pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France.

Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes.

La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde “européen” déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les “refus d'apurement” et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions).

Surtout, l'État français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des “retours” communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne.

Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilisent quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales.

Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros.

Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France.

C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, directeur de l'ObsE et de la Fondation politique européenne pour la Démocratie.

Télécharger le rapport


Editorial 77 - L'adieu à l'holocène - 1 er juillet 2008


Un lien: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2103 .. c'est remarquable!

Présentation:

La vénérable société savante des Géologues Britanniques a proclamé dans l’indifférence générale la fin du monde tel que nous l’avons connu. L’époque de l’Holocène, débutée voici plus de 10 000 ans, s’est selon eux achevée pour laisser place à l’Anthropocène, nouvelle période ou l’empreinte humaine surdétermine l’ensemble des mécanismes naturels. Les bouleversements de l’écosystème terrestre sont d’une telle ampleur que l’évolution sur la planète prend un virage décisif, lourd de conséquences. Quelles sont nos chances de maîtriser ce processus ? les « mécanismes de correction » que la hausse des prix de l’énergie devrait induire joueront-ils le rôle que les scénarios du GIEC leur ont assigné ? L’état des lieux que dresse aujourd’hui Mike Davis ne laisse que peu de place pour l’optimisme.

Par Mike Davis, Tom Dispatch, 26 juin 2008

1. Adieu à l’Holocène

Notre monde, notre vieux monde que nous avons habité pendant les 12 000 dernières années, a disparu, même si aucun journal en Amérique du Nord ou l’Europe n’a encore publié sa notice nécrologie scientifique.

En Février dernier, tandis que les grues travaillaient au 141 ème étage de la tour Burj Dubaï (dont la hauteur atteindra bientôt deux fois celle de l’Empire State Building), la Commission de Stratigraphie de la Société Géologique de Londres, a posé une nouvelle borne dans l’histoire de cette science.



Editorial 76 - Denis Robert se tait, défaite du journalisme indépendant - 14 juin 2008


Ci-dessous, la dernière intervention de Denis Robert sur son blog. Il renonce et jette l'éponge face à Clearstream. Le journalisme et la démocratie subissent une défaite écrasante.

Ce texte est ma dernière intervention publique à propos de Clearstream. J’ai pris la décision de refuser toute interview liée à la chambre de compensation luxembourgeoise et de ne plus l’évoquer sur Internet, dans les journaux, à la radio, à la télévision.

Cette décision est douloureuse mais réfléchie. Je la prends après ma lourde et incroyable condamnation pour diffamation (pour un montant de 12500 euros) par le tribunal de Bordeaux suite à des propos vieux de deux ans et plutôt modérés (1) sur le fonctionnement de cette multinationale qui officie dans plus de cent pays, dont quarante paradis fiscaux.

Cette condamnation pour laquelle j’ai fait appel intervient le jour de la dernière audience civile du tribunal de Luxembourg où Cleastream me réclame 100 000 euros en réparation des 421 exemplaires vendus de Clearstream l’enquête dans le Grand Duché. Plus de 237 € par livre (2). C’est aussi le jour où le Parquet de Paris demande, dans son réquisitoire supplétif, mon renvoi en correctionnelle pour recel d’abus de confiance et recel de vol de documents bancaires en déformant d’une manière particulièrement malhonnête la réalité de mes enquêtes (3).

Je jette l’éponge.

C’est une victoire de Clearstream, de ses avocats, de ses juristes, de ses dirigeants, des banquiers de son conseil d’administration. Une victoire de la censure.

En écrivant "Révélation$" ou "La Boîte noire" avec le soutien de Laurent Beccaria, aux éditions des Arènes, en réalisant avec Pascal Lorent et Canal plus les dissimulateurs ou l’affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo, je ne pensais pas en arriver à cette extrémité. A ce K.O. Je n’imaginais pas subir ce harcèlement et cette entreprise de déstabilisation. Je suis entré dans un cercle vicieux : plus Clearstream m’attaque plus je me défends, plus je me défends plus je prends des risques.

Je me suis battu pendant vingt ans pour la construction d’une justice européenne. J’ai toujours écrit pour informer l’opinion de l’intégration croissante du crime organisé dans les circuits financiers et les processus de décision de nos sociétés mondialisées. Depuis mon travail à Libération à la rédaction de l’appel de Genève ou par mes autres livres et films, j’ai essayé d’informer le public de ce qui se passait dans les coulisses du pouvoir et de la finance clandestine. Mais la partie est devenue trop dure et inégale.

J’ai entrepris ce travail de journaliste avec mes moyens, ma bonne foi. Je le paie cash. Un peu trop. J’ai passé des centaines d’heures à filmer des témoins, recouper des informations, éplucher des listes de comptes, forcer les barrages des secrétaires et des attachés de presse, envoyer les lettres recommandées, questionner des banquiers ou des PDG. J’ai toujours évité les compromissions quand beaucoup de mes détracteurs parmi les journalistes ne connaissent du travail d’investigation que les rendez vous discrets avec les commissaires des RG, de la DST ou les avocats.

J’ai réalisé une enquête de première main, avec des dizaines de témoins différents. Huit ans de ma vie. Nous avons remporté de belles victoires, repoussé plusieurs dizaines d’assauts de banques russes, luxembourgeoises ou de Clearstream devant les tribunaux français, belges, canadiens, suisses et même à Gibraltar.

Mais ce n’est plus possible.

Ma confiance envers la justice et les hommes qui ont à juger de mes écrits s’est émoussée. Les tribunaux sont plus sensibles à l’air du temps et au harcèlement juridique d’une société aux moyens inépuisables, qu’à l’examen des faits. Je suis condamné par des magistrats qui, la plupart du temps, ne connaissent des mécanismes financiers que leur livret de Caisse d’Epargne.

Aujourd’hui en expliquant que des clients douteux se servent de Clearstream comme "d’un poumon à la finance parallèle" , je prends le risque d’être poursuivi. Et condamné. Alors que je peux prouver que des milliers de comptes sont ouverts chez Clearstream dans des paradis fiscaux qui abritent des milliards d’euros. C’est injuste. C’est ainsi.

J’ai le sentiment d’être plus poursuivi et sanctionné en écrivant sur la délinquance financière que si je faisais une apologie du nazisme ou du viol de la vie privée. Au bout d’un moment, cela n’a plus de sens, sinon, celui de donner du travail à l’avocat et aux juristes de Clearstream.

Mon blog est surveillé. En écrivant au jour le jour les fragments de cette histoire, je m’expose trop. Je livre des éléments qui ensuite se retournent contre moi et alimentent des procédures de plus en plus longues et coûteuses. Chaque jour, le chargé de communication de la firme s’y connecte et fait son compte rendu aux avocats de Clearstream. Ce dernier message est donc d’abord pour eux. Vous ciblez vos attaques sur moi, en évitant de poursuivre les auteurs qui publient des livres tout aussi accusateurs, les articles qui s’étonnent de la réputation de vos clients et de certaines de vos pratiques ou même l’Autorité des Marchés Financiers qui met en cause votre opacité. Il vaut mieux s’en prendre à un seul. Je suis celui qui a révélé votre existence. Je dois payer. Voilà, messieurs, vous allez gagner du temps. C’est la dernière fois que vous aurez à lire mes réflexions. Comment dites-vous déjà? "Obsédé, falsificateur, conspirationniste…" Je suis las de lire ces mensonges à longueur d’assignations.

Vous voulez me détruire et me ruiner. Vous vous servez de tout ce qui traîne pour me faire une sale réputation. Peut-être y parviendrez-vous. Peut-être pas.

Vous vouliez que je me taise. Je me tais. C’est paradoxal à l’heure où la jurisprudence européenne tient les journalistes pour "les chiens de garde de l’Information". Et où "Millenium" triomphe en librairie. Un million de lecteurs se passionnent pour cette trilogie et les aventures de Blomqvist, en butte à la délinquance financière. Mais dans la vraie vie, les Blomqvist ont des enfants, des fins de mois et parfois le blues.

De nombreux procès restent en suspend et une commission d’enquête parlementaire européenne est toujours possible. A tous ceux qui m’accompagnent dans ce travail, aux centaines de journalistes qui envoient un message et leur carte de presse pour ma défense, aux magistrats spécialisés qui écrivent des attestations en ma faveur, aux députés français et européens qui me soutiennent, à mes avocats, aux 300.000 internautes qui suivent ce blog, au comité qui m’aide à payer les frais de justice, je dis "merci et persévérerez". Le combat continue, même si je dois me taire.

Denis Robert

Je laisse les clés de mon blog à quelques amis qui tiendront, s’ils le désirent, la chronique non autorisée du capitalisme financier.

Pour ceux que ma défense intéresse, je vous invite à régulièrement jeter un œil sur :
LE BLOG du COMITé de Soutien
http://lesoutien.blogspot.com

(1) Le tribunal de Bordeaux me dénie le droit de mettre en avant le témoignage d’un responsable informatique de la firme qui a attesté effacer les traces de virements de transactions portant sur des sommes importantes. Régis Hempel a maintenu ses accusations en 2002 et 2003 devant une mission d’enquête parlementaire, face à nos caméras, lors des procès en diffamation qui m’ont été intentées. La seule fois où il est revenu sur ceux-ci remonte à 2001 face aux policiers luxembourgeois. Il n’avait, justifiait-il, pas confiance en la justice de son pays. Les magistrats de Bordeaux ont pourtant retenu cette audition pour trancher en ma défaveur. L’article en cause est à lire sur le site du comité de soutien.

(2) Clearstream préfère jouer à domicile. La firme n’a pas bougé en France où le livre s’est vendu à près de 20.000 exemplaires malgré une interdiction le lendemain de sa sortie.

(3) Le réquisitoire supplétif du Parquet de Paris indique que ma thèse serait fondées sur des "microfiches détournées" et viserait "l'utilisation de la chambre de compensation à des fins mafieuses par des organisations russes, à des fins de corruption par des industriels et enfin pour le financement d'opérations spéciales par les services secrets français..." Les magistrats parisiens ajoutent: "Les recherches sommaires menées à la suite de la parution de cet ouvrage devaient amener la constatation de l'inanité de ces accusations."Révélation$" décrit le fonctionnement d’un service interbancaire devenu en trente ans un monstre informatique, domicilié au Luxembourg. Sur la base d'un fichiers de clients, le livre révèle l’existence de comptes non publiés. Les microfiches n'ont servi qu'à retracer une transaction entre une banque mafieuse anglo-pakistanaise (la BCCI) et la Banque générale de Luxembourg.

Je n'ai jamais parlé d'organisation (s) mafieuses russes mais j’ai démontré qu'une banque russe -la MENATEP- dont le dirigeant est en prison et contre qui nous avons gagné tous nos procès (24 au total) avait un compte non publié et non rattaché à un compte principal publié dans Clearstream.

Je n'ai jamais évoqué de corruption par des industriels mais j’ai révélé le fait avéré aujourd'hui que des multinationales comme Siemens, Unilever, Shell ou le groupe Accor y avaient des comptes illégaux.

Le paragraphe sur les services secrets ne représente que dix lignes dans un livre de plus de 400 pages. Le sigle DGSE n'était pas celui des services secrets, mais appartenait à la Banque de France, qui s'en servait pour intervenir anonymement sur les marchés financiers.
Quant à "l'inanité" de mes accusations, aucune enquête n'a été menée par la justice en particulier française. Mon livre "La boîte noire" est sorti un an plus tard et a développé et creusé mes thèses. Clearstream a perdu le procès qu’elle m’a intenté sur ce livre. Nous sommes en appel. Une mission d'information parlementaire a repris mon travail, comme des dizaines de journalistes (Nouvel Obs, Inrocks, Canard enchaîné, AFP, Libé, Point, France Inter, France 2). Nous butons depuis le début, avec cette affaire Clearstream, sur le mur judiciaire des paradis fiscaux qui empêchent toute investigation sérieuse.
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-06-11%2015:13:38&log=invites



Editorial 75 - Fonctionnaire, c'est quoi? - 6 juin 2008


D'accord ils font grève, d'accord on les considère comme des feignasses mais un fonctionnaire c'est quoi ?

Réponse :

Une infirmière (Celle qui vous fera votre toilette quand vous serez incontinent et plus, privé de couches culottes)

Un Soldat (Celui qui mettra sa vie en jeu pour défendre vos choix politiques privés)

Un policier (Celui qui vous protégera contre les « sauvageons » qui viennent abîmer les jolies voitures privées)

Un conducteur de TGV (Celui qui vous emmène dans votre villégiature privée pour pas très cher et sans danger)

Un agent des impôts (Celui qui fait fonctionner l'État grâce à cet argent que le privé a tant de mal à gagner)

Un facteur (Celui qui amène chez vous au bout de la France les colis privés des cadeaux de noël de papy mamy)

Un prof (Celui qui vous permet d'apprendre gratuitement ce que vous mettrez en pratique dans le privé)

Une institutrice (Celle qui mouche vos chers bambins privés et reçoit les insultes publiques)

Un juge (Celui qui gérera votre divorce privé)

Un pompier (Celui pour qui la devise est « sauver ou périr » et qui périra pour sauver votre vie privée et votre maison privée perdue en plein maquis avec un branchement et un kwh EDF au même prix)

Un agent de la sécu (Celui qui se fera chier dans un bureau pour vous rembourser vos tranquillisants privés)

Un agent des Assedic (Celui qui fera avancer votre dossier de chômage quand le privé vous aura foutu dehors)

Un technicien EDF (Celui qui remettra le courant pour que vous regardiez vos DVD privés après la tempête)

Une sage femme (Celle qui ne se prive pas de galérer pour faire naître vos futurs cadres privés)

Un directeur d'hôpital (Celui qui se bat pour soigner gratuitement votre surmenage privé) avec son personnel hospitalier

Un conducteur de métro (Celui qui vous conduit au tarif le moins cher d'Europe dans vos boulots privés)

Encore le métro (Celui qui vous emmène 365 jours par an à vos soirées privées et vous ramène même quand vous êtes bourrés)

L'organisateur de la fête de la musique (Le con qui organise votre petite soirée sympa du 21 juin)

Et bien sûr, tous les sans grades , qui ramassent vos ordures, nettoient les parcs, améliorent les forêts, recherchent de nouvelles technologies, transportent votre nourriture la nuit quand vous dormez (encore le train), font tourner les centrales électriques, aiguillent les avions, organisent les élections, donnent à manger dans les cantines scolaires, plantent des fleurs dans les villes, font des émissions de télé, vous donnent la météo (aux avions privés et aussi et surtout aux marins privés !! )

.......Alors maudissez les, injuriez les, rejetez les !!!! Mais quand du service public, vous serez privé.....alors là, vous pleurerez !!.....


Editorial 74 - Guerre à l’étranger, pauvreté chez nous - 30 mai 2008

Alternatives internationales

vendredi 30 mai 2008 par Paul CRAIG ROBERTS

Le sénat américain a voté une rallonge de 165 milliards de dollars pour financer les guerres d’agression en Irak et en Afghanistan jusqu’à la fin du printemps prochain.

Comme les Etats-Unis? sont fauchés et criblés de dettes, chaque centime de cette somme devra être emprunté. Les Américains sont, eux aussi, fauchés et criblés de dettes. Leur taux d’épargne zéro implique que chaque centime de ces 165 milliards de dollars devra être emprunté à l’étranger.

La "seule superpuissance mondiale" est si fauchée qu’elle ne peut même pas financer ses propres guerres.

Chaque dollar supplémentaire que l’irresponsable régime de Bush doit quémander auprès de l’étranger fait encore chuter le dollar. Au cours des huit années de gâchis et de libéralités du régime de Bush, le dollar autrefois fort a perdu environ 60% de sa valeur contre l’euro.

Le billet vert a perdu encore plus de terrain contre l’or et le pétrole.

Avant les guerres d’agression de Bush, le pétrole était à 25 dollars le baril. Aujourd’hui, il atteint 130 dollars.

Une partie de cette hausse est peut être due à la spéculation débridée des marchés à terme. Cependant, la cause principale en est la chute du dollar. Le pétrole, c’est un produit réel, et contrairement aux dollars, ses réserves sont limitées. Avec les déficits budgétaires et commerciaux des Etats-Unis?, il y a un afflux d’obligations en dollars, ce qui fait baisser la valeur du billet vert.

Chaque augmentation du prix en dollars du baril de pétrole entraîne une augmentation du déficit commercial américain, qui nécessite alors une nouvelle aide des capitaux étrangers pour financer la consommation d’énergie en Amérique.

Bush a réussi à faire passer la facture des importations de pétrole de 106 milliards de dollars en 2006 à environ 500 milliards 18 mois plus tard – chaque dollar de cette somme devant être emprunté à l’étranger.

Sans les capitaux étrangers, la "superpuissance" américaine ne peut pas financer ses importations ou le fonctionnement du gouvernement.

Quand le prix du pétrole augmente, les Américains, de plus en plus démunis, n’ont plus les moyens de payer les factures de chauffage en hiver. Or, c’est aux crédits militaires votés par le sénat que passent les subventions pour l’aide au paiement des factures d’énergie de l’armée croissante de pauvres en Amérique.

L’augmentation du prix de l’énergie fait grimper le prix de la production et du transport des marchandises, mais les revenus en Amérique n’augmentent pas, sauf pour ceux qui sont extrêmement riches.

La chute du dollar américain, qui fait monter les prix et accroît le déficit commercial, fait alors grimper les aides à la consommation d’énergie et augmente le déficit budgétaire. Si le pétrole était la raison pour laquelle Bush a envahi l’Irak, ce plan a, de toute évidence, échoué. Le prix du pétrole n’a pas simplement été multiplié par deux ou trois, il a été multiplié par cinq.

Les présidents précédents avaient réduit les aides sociales en taxant ces aides (c’est-à-dire, en prélevant une taxe sur un impôt) et en truquant les chiffres du coût de la vie pour minimiser le taux d’inflation.

Les prochains présidents devront s’attaquer aux retraites privées pour réduire au maximum les dépenses sociales.

Actuellement, le régime de Bush aux abois envisage de réduire les dépenses de Medicaid, l’assurance-maladie financée par les fonds publics et destinée aux pauvres et aux handicapés.

Le Parti républicain veut bien financer la guerre mais considère que les autres dépenses sont de l’argent jeté par les fenêtres. Le parti de la guerre "néoconisé" est en train de détruire les perspectives économiques des citoyens américains. "Guerre à l’étranger et pauvreté chez nous" sera-t-il le slogan de la campagne des Républicains aux élections de novembre prochain ?



Editorial 73- Une monnaie parallèle dans le sud de l'Angleterre - 26 mai 2008 (Courrier International)


Une petite ville anglaise est depuis plus d'un an "en transition" : ses habitants consomment moins d'énergie, privilégient les denrées produites localement et délaissent la livre sterling pour une monnaie frappée à l'effigie de leur commune, rapporte The Independent.

Si, un jour, vous allez sur le marché de Totnes 8 500 habitants, dans le Devon (sud-ouest de l'Angleterre), pour acheter des pancakes, des crêpes ou des falafels, vous ferez sans doute la connaissance de Lou Brown, une cuisinière hors pair. Outre la qualité de sa cuisine, son commerce se distingue par la monnaie qu'il utilise. L'image de la reine y a été remplacée par une autre, nettement plus familière, celle de la rue principale de la ville.

A l'instar de nombreux habitants de cette région haute en couleur, Lou Brown paie en "livres de Totnes", une monnaie imprimée et utilisée localement depuis plus de un an. Son objectif : resserrer les liens entre les habitants et les commerçants locaux, tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des grandes industries. En privilégiant la production régionale, les instigateurs du projet espèrent ainsi réduire les coûts liés à l'acheminement des biens et des denrées produits ailleurs, tout en renforçant le tissu social local.

La livre de Totnes est un véritable succès, et le phénomène fait désormais tache d'huile. Des initiatives similaires devraient voir le jour cette année à Lampeter, Llandeilo et Llandovery, dans le pays de Galles.

"Les gens sont très contents de cette monnaie. Je pense que beaucoup d'entre eux veulent aider les producteurs locaux", explique la cuisinière.
Le projet de la livre de Totnes a été porté par un groupe de militants écologistes dirigé par Rob Hopkins et Naresh Giangrande (tous deux spécialistes en "permaculture" ; la culture de la permanence regroupe des principes et des pratiques visant à créer une production agricole durable, économe en énergie et respectueuse des êtres vivants). Ces derniers ont ouvert quatre "bureaux de change" permettant d'échanger une livre anglaise contre une livre de Totnes. A l'heure actuelle, on compte plus de 6 000 livres de Totnes en circulation.
"Le but est de garder l'argent dans la région en le retenant au sein de la communauté. Si vous observez les régions en crise, vous constaterez que leurs problèmes économiques sont liés à la fuite des richesses", explique Noel Longhurst, l'un des responsables du projet.

Alan Langmaid, directeur du musée de Totnes, affiche la même conviction, même s'il reconnaît que "beaucoup de livres de Totnes finissent accrochées sur le frigo". Certaines voix critiques se font toutefois entendre. "Au début, nous acceptions de nous faire payer avec cet argent, mais il était difficile de rendre la monnaie avec", raconte Ray Johnson, propriétaire d'un magasin de fruits situé au bout de la rue principale. "C'est pour ça que nous avons arrêté de l'utiliser. A la fin de la journée, nous nous retrouvions avec une soixantaine de livres de Totnes, qu'on ne pouvait dépenser que chez les marchands qui les acceptaient."

L'émission de cette monnaie parallèle s'inscrit dans le cadre du projet "Ville en transition" mis en place en 2006 à Totnes. Les zones "en transition" – dont le premier modèle fut lancé il y a quelques années par Rob Hopkins, dans la ville irlandaise de Kinsale – reposent sur une stratégie pour lutter contre les effets du changement climatique (dont les problèmes d'approvisionnement en nourriture) et de l'épuisement des ressources pétrolières.

Outre la livre de Totnes, les écologistes ont mis en place des "ateliers sur la dépendance au pétrole" pour expliquer aux commerçants comment réduire leur consommation. Le groupe est actuellement en négociation avec la mairie pour créer des "plates-bandes potagères" au lieu des buissons et autres massifs décoratifs. Les militants conseillent aux habitants de passer à l'énergie produite localement, encouragent l'usage de chauffe-eau solaires et d'ampoules à faible consommation.

"Le pays de Galles fait figure de pionnier. Nous avons maintenant une cinquantaine de projets officiels de villes en transition et plus de 700 ‘nouveaux convertis', notamment en Nouvelle-Zélande? et en Australie. Nous veillons à ce que nos publications soient traduites en plusieurs langues. La diffusion presque ‘virale' des villes en transition a surpris tout le monde. Nous sommes passés d'un unique projet à cinquante en bonne et due forme et plus de 700 en chantier, principalement grâce au bouche-à-oreille et à Internet", se réjouit Rob Hopkins



Editorial 72 - Sur le blog de Paul Jorion: Le tout-solaire – ou la mort ! - mai 2008

http://www.pauljorion.com/blog/?p=552

Vous avez dû voir – c’est peut–être même vous d’ailleurs ! – qu’on me fait parfois des reproches comme « Vous ne parlez pas du problème écologique – ou plutôt vous en parlez en termes vagues et tout à fait généraux. Vous ne semblez pas avoir conscience du fait que le danger est très grave et imminent ! »

Est-ce que je pense qu’on va droit dans le mur ? La réponse est oui. Est-ce que je crois que ça ira vite ? Oui, je crois que ça ira très vite, vingt ans, grand max !

Alors pourquoi est-ce que je n’en parle pas davantage ? Parce que je suis convaincu que le problème – et sa solution – sont beaucoup plus simples que ce dont je parle d’habitude. J’ai la faiblesse de croire que si je mobilise toute ma matière grise, je vais peut–être arriver à résoudre une question importante qui permettra de réformer la finance dans le sens qui convient. J’ai au contraire le sentiment que je pourrais écrire dans les jours qui viennent vingt billets à la queue pour dire que le Gulf Stream va disparaître dans les dix ans à venir et que ça ne ferait aucune différence. Est-ce que je pense que c’est possible ? Parfaitement. Mais je suis tout aussi certain que l’espèce est du genre Saint-Thomas? et qu’elle ne croit qu’à ce qu’elle voit. Et je n’ai pas tellement de temps devant moi que je puisse me permettre de le passer à pisser dans des violons.

Le jour où le Gulf Stream sera mort et que la température en Europe tombera de cinq degrés (corrigez-moi, si c’est dix), je vous fiche mon billet que tout l’argent dont on nous dit aujourd’hui qu’il est impossible à trouver, on le trouvera soudain en moins de trois heures. Je vous fiche mon billet également qu’il faudra à peine cinquante ans pour le ressusciter. Bien sûr je ne serai pas là pour le voir, je m’adresse ici à la postérité : « Cinquante ans ! ». Parce que ce n’est pas la réflexion qui manque : observons-nous à l’œuvre ! Et nous ne sommes qu’un blog parmi des dizaines de milliers. Ah ! C’est la volonté qui fait défaut !

Pareil pour les émeutes de la faim qui viendront : avec des émeutes de la faim, les choses vont très vite. Il suffit de quelques bâtiments incendiés ou mis à sac et la situation change du tout au tout. Regardez en France : on est passé comme ça de la monarchie à la république, ce qui n’était pourtant pas une mince affaire. Oui, je sais, on a coupé la tête d’un roi et d’une reine (ce que je ne conseille pas : vous avez noté que je recommande toujours qu’on s’asseoie autour d’une table) mais ils avaient pactisé avec l’ennemi… et il y eut un vote démocratique… et certains sadiques ont même voté contre (Donatien Alphonse François marquis de). Avis cependant aux « rois » et aux « reines » d’aujourd’hui : le moment est venu de se mettre à réfléchir : le coup de la brioche, on nous l’a déjà fait !

Les bio-carburants, on l’a vu ces jours derniers, ça a été vite réglé : s’il faut un champ par bagnole, et si on compte que les engrais nécessaires, c’est du pétrole sous une autre forme et que l’eau qu’il faut amener, c’est aussi, essentiellement, du pétrole… Même chose pour le moteur à hydrogène : liquéfier l’hydrogène c’est, une fois de plus, du pétrole !

Permettez-moi donc de mettre les points sur les i à propos de cette question de l’écologie : nous sommes une espèce dure de comprenure mais également tout à fait persuadée qu’un fait est plus fort qu’un Lord-Maire?. Alors une fois le nez vraiment dans la merde, nous tirerons très très rapidement les conclusions qui s’imposent : le tout-solaire ou la mort !




Editorial 71 - Coup de gueule d'un citoyen (averti) concernant le 20h de mercredi 12 mars 08. - 18 avril 2008


J'ignore qui est l'auteur de ce texte...


Vous l'avez peut être vu, le mercredi 12 mars 08 au 20h sur TF1, un illuminé nous a donné une leçon sur les économies d'énergie. En cette période de grand froid, c'était plutôt bien placé, et ça changeait un peu du réchauffé sur le raz-de-marée de 2004, les attentats en Irak, le procès de la pédophilie, les accidents de la route et autres images noires qu'on nous passe à la pelle tous les soirs....

Mais notre illuminé, il nous a pris pour des idiots : Il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, on pouvait économiser 15% de notre consommation. Il a raison, faut couper les veilleuses... mais il nous prend pour des cons !
Car ce ne sont que 2 à 3% d'économie qui sont envisageables... sauf si on possède 10 télévisions, 15 chaînes hi-fi et 20 magnétoscopes !

Ensuite notre illuminé nous a expliqué qu'en mettant des lampes à économie d'énergie, on pouvait économiser 30 à 35% d'énergie. Il a raison, faut mettre des lampes à économie d'énergie, mais encore une fois faut pas nous prendre pour des cons ! Car c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, sauf si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo,micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car si il y a tout ces appareils là, l'éclairage ne pèse pas lourd dans la consommation.

Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 a pris le relais et a fait le total des économies qu'on peut faire, pour une fois elle comptait autre chose que des morts, des enfants violés ou des voitures brûlées :
15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes ça fait 50% d'économie d'énergie !...
Elle ne l'a pas dit, mais on a deviné que demain,on va pouvoir arrêter la moitié des centrales électriques !... C'est trop con, mais pourquoi est ce qu'on nous a pas expliqué tout ça avant !

Pour continuer dans la connerie, la TF1 girl's nous a ensuite dit que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité 'verte', en nous montrant une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière. Là, j'ai failli tomber de ma chaise, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale, car en effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 Euros (c'est bon pour le porte-monnaie de celui qui les vend !)

Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants .

Le TF1 reportage d'hier soir s'arrête là. Pour de l'info qu'on diffuse à 20h à tous les Français, c'est grave. La production d'électricité, je connais très bien j'ai donc repéré tout suite l'arnaque à l'info. Mais pour le reste, ce que je ne connais pas bien, je suis persuadé qu'on nous raconte les mêmes conneries, alors maintenant je ne crois plus à grand chose. C'est vraiment dommage pour les gamins car eux ils ont tout à apprendre et ils gobent facilement .


Ne croyez surtout pas que je suis contre les économies d'énergies, je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais ça me fout en rogne d'entendre des conneries pareilles !
Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine Maritime ?
C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort. Ce n'est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid comme en ce moment,d'autant plus que cette année les barrages sont vides suite à la sécheresse de cet été. Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de le racheter (et cher).
Ça reste marginal, ça ne ce voit pas trop sur la facture des clients.

Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?
Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.

Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ?
La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés dehors.
Alors, tout simplement, on en fait tourner une .en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énerg i e.

Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo 'c'est bon pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont les plus 'dégueulasses'.

Ne croyez surtout pas que je suis contre les énergies renouvelables. Au contraire, si elles pouvaient remplacer nos centrales nucléaires, au charbon ou au fioul, j'en serais ravi. Mais malheureusement, de l'électricité 'dite propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne saborde pas notre confort, ça n'existe pas.

Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....

Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, ou qui met en route son lave vaisselle vide... Alors il est grand temps que les médias et certains idéaux politiques arrêtent de nous prendre pour des demeurés avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route.

Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu il y a environ 3 semaines, Evelyne Délias nous dire, après sa page météo, qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et 'c'est pas bon pour la planète'. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner! Et ça ...'c'est pas bon pour la planète' par contre!

On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants verts alors que s'engager dans cette voie, c'est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes agro-alimentaires défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de carburant 'vert'. Vous vous doutiez de cet effet pervers du biocarburant?

Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y penser...

Surtout, surtout, je vous en prie . .. INFORMEZ-VOUS !

Et diffusez ceci si cela vous interpelle.






Editorial 70 - Dan Denning vous donne les dernières nouvelles de Wall Street - 11 avril 2008



DE PLUS EN PLUS DE MONDE, DE MOINS EN MOINS DE RESSOURCES

    • Les grosses huiles du FMI ont appelé au secours cette semaine, en demandant plus d'intervention dans les marchés du crédit. Pourquoi ? Se pourrait-il que les généreux prêts que la Fed a accordés aux banques d'affaires n'aient pas amélioré la qualité des centaines de milliards de mauvaises dettes toujours visibles sur les bilans des banques d'affaires et des banques ?

- "Je pense vraiment que la nécessité d'une intervention publique est de plus en plus évidente", a dit Dominique Strauss-Kahn?, directeur du FMI. Il a également dit qu'une "troisième ligne de défense" serait nécessaire pour renforcer la politique monétaire et fiscale. Les deux autres lignes ne tiennent pas.

- L'inflation les maltraite sur les marchés de l'alimentation et de l'énergie, tandis que la déflation continue ses attaques incessantes.

- Il est clair que les institutions d'après-guerre créées pour faciliter l'expansion des marchés mondiaux (le FMI, la Banque Mondiale, l'étalon-dollar) subissent une pression énorme (cela semble normal quand on sait que le principal outil de l'expansion mondiale n'est autre que le crédit... et que nous avons maintenant un marché baissier du crédit). Ce qui en revanche est moins évident, c'est ce qui va remplacer ces institutions de l'expansion — s'il est seulement possible de les remplacer.

- C'est une pensée effrayante mais parfaitement raisonnable. Pensez à l'économie mondiale comme à un système de systèmes. L'alimentation, le crédit, les transports, l'information... tous ces systèmes sont connectés entre eux et dépendants les uns des autres. L'énergie permet de les connecter.

- Avec l'augmentation du prix de l'énergie, les connexions subissent trop de pression et s'effilochent. Un monde dont l'énergie est plus chère est un monde moins connecté. Quand vous cessez de fournir de l'énergie bon marché à une économie, sa croissance globale ralentit, et la véritable croissance se fait plus isolée et plus sélective.

    • Tout ce que vous utilisez (ou mangez) dans le monde demande de l'énergie. Quand les matières premières commencent à refléter l'augmentation du coût de l'énergie, leur prix augmente forcément. Le seul moyen d'y mettre un frein et d'équilibrer les coûts, c'est le marché, et le marché demande encore plus d'énergie. Il ne me semble pas impossible de voir les cours de l'énergie augmenter jusqu'à cinq fois le niveau actuel, voire plus. Et dans un délai de seulement cinq à dix ans.

- Serait-ce une bonne nouvelle pour quelqu'un ? En tous cas, certainement pas pour les consommateurs. Les producteurs de pétrole ? Voici un scoop : les grandes entreprises de pétrole avides et cotées en bourse ne contrôlent pas la majorité des réserves mondiales de pétrole (il est donc difficile pour les investisseurs en bourse de tirer des bénéfices de l'augmentation du prix sous-jacent). Les entreprises de pétrole nationales du Mexique, du Venezuela, de Russie et du Moyen-Orient? possèdent les réserves mondiales de pétrole. Et vous ne pouvez pas acheter d'actions Vladimir Poutine Inc.

- C'est la raison pour laquelle nous pensons que le marché des alternatives au gaz et au pétrole est potentiellement lucratif. Vous pouvez réduire votre consommation d'énergie. Vous pouvez améliorer l'efficacité des appareils utilisant de l'énergie. Mais dans l'absolu, le monde va devoir diversifier ses sources d'énergie, ou se préparer à des temps difficiles.

- Et les temps difficiles sont peut-être proches, même s'il se produit une explosion de l'innovation dans le secteur de l'énergie. Durant deux cent ans, le prix des denrées alimentaires et de l'énergie a peu à peu baissé. C'est une tendance de long terme plutôt forte. Mais le vingtième siècle a commencé avec près d'un milliard et demi de personnes sur terre. Il s'est terminé avec six milliards. Depuis seulement 1961, la population a doublé.

- D'énormes augmentations de la productivité agricole (la Révolution Verte) et la relative stabilité d'une monnaie standard basée sur le dollar, plus un approvisionnement régulier d'énergie bon marché, ont rendu cette expansion mondiale possible. Aujourd'hui, l'argent et l'énergie deviennent tous les deux de plus en plus chers. Les ondes de choc qui résultent de cette augmentation se propagent rapidement. Et l'agriculture est l'un des premiers secteurs à être frappés.

- "Le Fonds international des Nations-Unies? pour l'agriculture prédit que les émeutes causées par la nourriture vont se banaliser sur la scène mondiale pendant au moins un an. La Banque Mondiale annonce que 33 pays font actuellement face à des troubles liés à l'augmentation des prix des denrées alimentaires et de l'énergie", rapportait le Christian Science Monitor cette semaine. "Le gouvernement égyptien a annoncé que la police avait arrêté plus de 500 personnes à travers le pays suite à une grève nationale pour protester contre l'augmentation du prix de la nourriture", rapporte Bloomberg.

- Quelqu'un avait-il prévu que le monde ne cesserait de croître ? Ce manque de préparation s'exprime-t-il aujourd'hui à travers une augmentation des prix de l'énergie et des denrées alimentaires ? Ça m'en a bien l'air. Maintenant, on se demande ce qui va se passer ensuite...


Editorial 69 - Il ne semble pas que ce soit un poisson d'avril..... - 1 avril 2008


Hulot: "C'en est fini du libéralisme"
Propos recueillis par Soazig QUEMENER, à Dinard (Ille-et-Vilaine)
Le Journal du Dimanche

Nicolas Hulot a reçu le Journal du Dimanche dans son refuge breton de Dinard (Ille-et-Vilaine) et il appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement. Celui qui se verrait bien comme le Al Gore français élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux. Il se dit séduit aujourd'hui par... Daniel Cohn- Bendit et Olivier Besancenot!

Il souhaite s'affirmer comme le Al Gore français. Se dit séduit aujourd'hui par Daniel Cohn- Bendit et Olivier Besancenot. Lance un appel vibrant à une véritable révolution culturelle. Nicolas Hulot a reçu le JDD dans son refuge breton de Dinard (Ille-et-Vilaine) et il appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement. A trois mois de la présidence française de l'Union européenne, l'initiateur du pacte écologique entre dans un nouveau cycle. Depuis la présidentielle, l'homme d'Ushuaïa se consacre à la réalisation du Syndrome du Titanic, un documentaire sur l'état de la planète qui devrait sortir en salles l'an prochain. Et élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux.

Jeudi, vous avez cosigné un appel dans Le Monde demandant de mettre en oeuvre, en France, la révolution écologique annoncée fin octobre...
Pour moi, c'est autant un appel d'espoir que d'inquiétude. Un appel à la responsabilité des députés pour éviter qu'ils ne tirent le Grenelle vers le bas. C'est aussi un encouragement à Jean-Louis? Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet? dont on sait bien que le travail est très difficile.

Il n'empêche que le déficit public menace les réformes promises par Nicolas Sarkozy. Pensez-vous que le Grenelle sera épargné par la rigueur?
Honnêtement, à ce stade-là, on n'en sait rien. Cela montre en tout cas qu'en France comme ailleurs, on est dans une économie virtuelle. A mon avis, c'est le grand défi du XXIe siècle: une meilleure utilisation de la finance... En même temps, le Grenelle, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique. Juste un joli et nécessaire rattrapage pour que la France puisse être audible au moment où elle va prendre la présidence de l'Union européenne et doit être prête à amener ses partenaires sur le terrain des réformes.

La suite sur...http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/hulot-c-en-est-fini-du-liberalisme_106829.html

Editorial 68 - Au Canada aussi... - 26 mars 2008


MANDAT D'ARRESTATION CONTRE GHISLAINE LANCTOT

Ghislaine Saint Pierre Lanctôt est une doctoresse et clinicienne québécoise, auteure des best-sellers "La Mafia Médicale", "le Procès de la Mafia Médicale" et plus récemment du livre "Que diable suis-je venue faire sur cette terre ?".

Un mandat d'arrestation a été prononcé le 3 mars 2008 pour défaut de comparaître à l'encontre de
Ghislaine Lanctôt. Le 6 juin 2007, l'Agence du revenu du Canada avait signifié une sommation de
comparaître le 18 juin 2007 en cour du Québec de Granby pour répondre à sept chefs d'accusation
relatifs à l'impôt et pour omission de produire des déclarations de revenus.

QUE SE PASSE-T-IL?

"Jusqu'en 1994, j'ai accepté de payer les impôts pour l'entité fictive appelée "contribuable", une
corporation que le gouvernement a créée, qui lui appartient et qui porte le nom de LANCTOT,
GHISLAINE. Je croyais contribuer ainsi au bien public et je le faisais avec entrain. Que s'est-il passé
pour que je stoppe complètement cette pratique?

C'est par obéissance à mon "âme et conscience" que j'ai pris cette décision, depuis que je sais que :

1. Les impôts ne servent pas au bien public. Ils vont directement dans les coffres des banquiers
internationaux - propriétaires de la Banque du Canada - qui les utilisent pour financer les armes et les guerres, entre autres...

2. La Banque du Canada n'appartient pas au Canada. Elle est un cartel de banques privées
internationales qui créent la monnaie canadienne. Ce pouvoir de création de la monnaie était exclusif au gouvernement canadien. Il l'a cédé à la Banque du Canada en 1913. Depuis lors, le gouvernement emprunte (avec intérêt composé) de l'argent qu'il pouvait créer lui-même, sans coûts. C'est ainsi qu'une dette s'est constituée et que le peuple, les "contribuables" donnés en garantie, se saignent à blanc pour en payer uniquement les intérêts.

3. Les services fournis par le gouvernement ne sont pas payés par les impôts. Ils sont financés à même de nouveaux emprunts encourus régulièrement. D'où la croissance constante de l'inflation et de la dette - capital et intérêts -.

4. La dette est fictive, virtuelle. C'est une fausse dette. Aucun argent n'a été prêté par les banquiers
propriétaires de la Banque du Canada. Ce sont des écritures sans aucune réserve qui sont enregistrées et utilisées. C'est de l'argent fictif, créé à partir de rien. Il n'y a pas de vraie dette!

5. Les impôts sont à contribution volontaire pour les particuliers. Il n'y a pas de loi qui impose aux femmes et aux hommes vivants - des êtres humains en chair et en os - de payer l'impôt sur leurs revenus. Seules les corporations - des personnes fictives - sont tenues de payer l'impôt sur leurs profits (revenus moins dépenses).

EN PAYANT LES IMPOTS :

- Je me fais complice de tromperie et escroquerie publiques.

- Je participe au financement des guerres et génocides dans le monde. Les Principes de Nuremberg
n'interdisent-ils pas toute forme de collaboration, directe ou indirecte, avec un "crime contre la paix, un crime de guerre, un crime contre l'humanité"?

- J'endosse la dépossession des petits par les gros, je crée l'injustice sociale. Devant ce constat, mon âme m'interdit formellement de contribuer aux impôts. D'ailleurs, même chez les autorités, le message est ambivalent quant au comportement à adopter. C'est établi, il faut toujours obéir aveuglément aux ordres des autorités. Sauf que, parfois, il faut obéir à sa conscience plutôt qu'aux ordres des autorités...

Je suis consciente de la perturbation qu'occasionne, pour les systèmes établis, l'obéissance à mon 'âme et conscience'. Peu importe le prix à payer, je demeure fidèle à mon 'âme et conscience'. C'est elle qui gère ma vie et je lui ai donné carte blanche. Quelle que soit l'issue de cette aventure, je me réjouis de contribuer à l'évolution de la conscience humaine. Après tout, n'est-ce pas pour cela que je suis sur terre?!

Ghislaine Lanctôt
Pour information :


Editorial 67 - tiens, tiens ... - 7 mars 2008


La mondialisation est devenue inflationniste (Trichet et Noyer)

La mondialisation est devenue inflationniste, ont estimé vendredi le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude? Trichet, et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, lors d'un colloque de la Banque de France.

"La récente flambée des prix des matières premières, notamment alimentaires, en raison d'une difficulté à pourvoir la demande des pays émergents, nous rappelle que la mondialisation peut aussi créer des risques inflationnistes", a dit M. Trichet.

M. Noyer a également indiqué qu'"en renforçant l'importance des chocs globaux (...), la mondialisation introduit une synchronisation plus poussée des cycles inflationnistes entre les pays, avec les risques d'amplification qui en découlent".

Mais M. Trichet a rappelé que la mondialisation continuait aussi à "freiner la hausse des prix des produits manufacturés".

L'Eurosystème continue à "suivre avec attention la correction de marché significative qui se poursuit, et à prendre en compte toutes ses possibles conséquences sur l'inflation", a ajouté M. Trichet, soulignant qu'"à terme, la mondialisation peut avoir des effets indirects complexes sur l'inflation".

Christian Noyer a de son côté estimé qu'"à bien des égards, les bons temps sont derrière nous. La mondialisation a sans doute beaucoup aidé les Banques centrales au cours de la dernière décennie. Ce n'est plus, aujourd'hui, aussi évident".

Il a par ailleurs affirmé que "la distribution du crédit reste très dynamique en Europe et que, dans la plupart des pays de la zone euro, les marchés immobiliers restent marqués par une certaine stabilité".

(AFP)

Lire aussi: http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5236477


Editorial 66 - Un peu plus de riches ... - 6 mars 2008


Bill Gates cède son titre d'homme le plus riche du monde à Warren Buffett

Après 13 années d'un règne sans partage, le co-fondateur de Microsoft Bill Gates a cédé son titre d'homme le plus riche du monde à son compatriote et partenaire philantrope Warren Buffett , selon le dernier classement Forbes des milliardaires de la planète.

Le trio de tête des grandes fortunes mondiales est le même que l'an passé, mais dans un ordre inédit.

Warren Buffett, 77 ans et habitué du trio de tête depuis plusieurs années, accède pour la première fois à la place d'honneur, après avoir accru en un an de 10 milliards de dollars sa fortune, évaluée à 62 milliards, selon le classement annuel du magazine Forbes publié mercredi.

Bill Gates, avec une fortune évaluée à 58 milliards, a été rétrogradé en 3e place, pour ne l'avoir augmentée "que" de 2 milliards d'une année sur l'autre, là où le magnat mexicain des télécoms Carlos Slim a fait fructifier la sienne de 11 milliards, à 60 milliards de dollars, et arrive en 2e position.

Buffett, appelé parfois l'"Oracle d'Omaha" - du nom de sa ville d'origine dans le Nebraska - pour ses conseils aux investisseurs, a profité du bond de plus de 25% de l'action de son fonds d'investissement Berkshire Hathaway. L'action, la plus chère du monde, dépasse aujourd'hui les 137.500 dollars.

"Ce qui est formidable, c'est que Buffet accède au sommet de cette liste à un moment où il donne son argent", a souligné Forbes, lors d'une conférence de presse, en référence au partenariat qui lie Buffet à Gates dans la philantropie depuis 2006.

Parmi les faits notables du classement 2008, le cercle des milliardaires a dépassé pour la première fois le cap du millier: 1.125 fortunes, contre 946 l'an passé.

La progression la plus spectaculaire est attribuée à l'Indien Anil Ambani, qui a gonflé sa fortune de 23,8 milliards de dollars, mais aussi à son frère Mukesh Ambani, qui a lui crû sa fortune de 22,9 milliards. Tous deux sont les héritiers du fondateur de Reliance Industries, le plus gros groupe privé d'Inde.

Signe de la montée en puissance des économies émergentes, l'Inde compte quatre fortunes dans le top 10, dont Lakshmi Mittal, le magnat de l'acier (4e, 45 milliards).

Dans les grandes tendances par pays, les Etats-Unis? restent le premier incubateur à milliardaires, avec 469 fortunes du classement, mais les pays émergents montent en puissance: "70% des nouveaux entrants cette année viennent de Russie, d'Inde, de Chine et des Etats-Unis", relève Forbes.

La Russie apporte 87 fortunes au classement, devenant le 2e pays créateur de milliardaires, devant l'Allemagne. L'Inde est représentée par 53 fortunes, la Chine 42 et le Brésil 18, soit plus que la France, qui en compte 14.

Chez les plus grandes fortunes françaises , Bernard Arnault est toujours en tête. Le patron de l'empire du luxe LVMH se classe 13e avec 25,5 milliards de dollars.

Il est suivi par l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal Liliane Bettencourt, qui est aussi la femme la plus riche du monde, (17e, 22,9 milliards), et par François Pinault, le fondateur du groupe de luxe PPR (39e position, 16,9 milliards).

La 4e fortune française vient également du luxe (58e place, 12,9 milliards de dollars), avec les frères Alain et Gerard Wertheimer, propriétaires de la maison Chanel. Suit l'héritier du groupe de défense Dassault, Serge Dassault, qui est 84e dans le classement mondial (9,9 milliards).

Autre fait notable cette année, le classement rajeunit un peu, grâce aux jeunes fortunes venues de Russie et de Chine: 61 ans en moyenne (62 ans l'an passé), dont 46 ans en moyenne en Russie et 48 ans en Chine.

Egalement, les moins de 40 ans atteignent le nombre record de 50. Notamment, le fondateur du site de socialisation Facebook, Mark Zuckerberg, 23 ans, fait son entrée dans le classement (785e, 1,5 milliard). En Chine, la première fortune est une femme, Yang Huiyan, héritière dans l'immobilier de luxe, âgée de 26 ans (125e, 7,4 milliards).

Boursoram^



Editorial 65 - Pourquoi Denis Gautier - Sauvagnac et Laurence Parisot ne sont-ils pas en prison ? - 2 mars 2008


C’est une bande organisée au plus haut niveau. Ils trafiquent de l’argent sale, selon leurs propres termes. Ils corrompent. Ils paient des salaires en liquide sans cotisation sociale. Ils se font des prêts à taux zéro, entre eux, illicites. Ils collectent des fonds secrets d’une double comptabilité des entreprises. Ils ont une caisse noire de 600 millions d’euros – certains anciens dirigeants de l’UIMM ont dit qu’elle avait atteint un milliard, qu’ils avaient fait “pareil” que DGS depuis des décennies. Ils sortent des valises de 26 à 32 kg d’argent liquide dont au moins 19 millions – prouvés – depuis l’an 2000. Ils ont même avoué que cela dure depuis bien plus longtemps et que cela porte sur des sommes plus importantes.
On n’a jamais eu un scandale aussi énorme.

La seule chose que DGS ait reconnu c’est que c’était une caisse anti-grève - qui devait donc servir aussi à « fausser » la célèbre concurrence « libre ». Denis Gautier-Sauvagnac? est toujours en poste comme délégué général de l’UIMM et reçoit 20 000 euros par mois pour faire ce racket et ce trafic d’influence jusqu’à sa retraite prévue en mai 2008 à ses 65 ans. Ils continuent : MM. De Calan, la secrétaire de DGS, et d’autres ont été mis en examen aussi.

Ils se concertent. Des fuites ont été publiées par “Le Parisien” du samedi 1er mars sur leurs réunions en ce sens de fin novembre dernier et de début décembre où ils ont négocié « l’omerta » avec le « parrain » comme dans un « QG » de la mafia.

Ils détruisent les preuves et sont inculpés pour cela, pourquoi ne les empêche t on pas ? (le petit trader, Kerviel, de la Société générale a été placé en préventive pour « empêcher qu’il se concerte avec d’éventuels complices » et qu’il « détruise des preuves »). Ils font entrave à la justice en se liguant préventivement contre ses enquêtes, en se prémunissant contre ses verdicts. Pour moins que cela n’importe quelle bande de ce type serait sous les verrous.

Mme Parisot a reconnu il y a cinq mois qu’elle était « salie » et que « beaucoup savaient inconsciemment » ce « secret de famille honteux ». Elle ne s’est pas lavée depuis. Et c’est son organisation entière qui cautionne aujourd’hui tout cela. On apprend seulement aujourd’hui qu’en début décembre, secrètement, il y a trois mois, ils ont passé un pacte de complicité : DGS ne dira rien, et il lui sera attribué (officiellement) 1,5 million d’euros (combien de Smic ?), ainsi que tous ses frais fiscaux éventuels. Un Pactole pour le silence du « parrain », pour s’assurer de l’omerta. C’est Michel de Virville, successeur de DGS à la présidence de l’UNEDIC l’auteur du premier rapport, en 2004 pour démanteler le Code du travail, très proche de Laurence Parisot, qui a négocié et conclu le « contrat » avec DGS. Que faut-il de plus pour que la bande ne soit pas placée en préventive immédiate ?

Mme Parisot ose à la télévision, interrogée sur les 40 % d’augmentation des salaires des patrons annoncer qu’elle va “saisir la commission d’éthique” du Medef ? Il y a une éthique au Medef ? Et même une “commission d’éthique” ?

M. Sarkozy (qui connaissait le dossier depuis 2004 lorsque le Tracfin l’avait averti en tant que ministre de l’intérieur, et qui n’avait rien fait alors) M. Fillon et Mme Dati, qui en appellent chaque jour à l’impunité zéro, sont-ils forts avec les faibles et faibles avec les forts ? Ou y a t il d’autres complicités plus élevées encore ? Le concurrent de Mme Parisot à la tête du Medef n’était-il pas Guillaume Sarkozy ?

Gérard Filoche, le 2 mars 2008

http://cua-villepinte-tremblay.over-blog.fr/article-17253154.html

et UIMM : pourquoi Parisot est aussi responsable

Durant tout le week-end, Laurence Parisot a joué les Madame Propre du patronat. Eric Decouty démontre sa part de responsabilité dans les scandales qui éclaboussent l'UIMM et le Medef.
C'est la guerre civile au Medef. La révélation par Marianne numéro actuellement en kiosque) des accords secrets offrant à l'ex-patron de l'UIMM (union des métiers de la métallurgie), Denis Gautier-Sauvagnac? (DGS), une prime de retraite de 1,5 millions d'euros et la prise en charge de ses futures condamnations sans limitation de montant est en train de dynamiter le patronat français. Le scandale des valises de billets de DGS et des cadeaux occultes qu'il en a tirés, a donné lieu ce week-end à des querelles publiques sans précédent entre Laurence Parisot, censée être la patronne des patrons, et les représentants de la puissante industrie métallurgique.
Mais ces déclarations soigneusement médiatisées par lesquelles la présidente du Medef a pris la posture de la patronne outragée ne feront pas illusion très longtemps. Les communiqués tout autant offensés de DGS et de son successeur, Frédéric Saint Geours ne convaincront pas davantage. Quant au pouvoir politique et à la justice les voilà confrontés à une affaire dans laquelle ils portent chacun une part de responsabilité.
Que nous enseignent ces derniers développements ?

1°) Le rôle de Laurence Parisot.
En septembre dernier, la présidente du MEDEF avait attendu plus d'une semaine pour réagir aux révélations sur les millions d'euros tirés en cash des caisses de l'UIMM par Denis Gautier-Sauvagnac?. Elle avait alors juré «tout ignorer de ces pratiques d'un autre âge» et annoncé un grand ménage au sein du patronat de la métallurgie. Nous allions voir ce que nous allions voir avec Frédéric Saint Geours, successeur de DGS à la présidence de l'Union… Résultat: quatre mois plus tard, Madame Parisot, a rejoué le couplet…
Certes, cette fois, elle n'a pas attendu une semaine pour réagir. Elle a même pris soin d'orchestrer bruyamment sa partition : un communiqué, vendredi, pour annoncer son retour précipité de vacances, une interview samedi, sur France 2 et un entretien, dimanche dans le Journal du Dimanche, avec photo de la dame à son bureau, histoire d'illustrer une reprise en main indignée…
On peut admettre sans trop de difficulté que Laurence Parisot ignorait la teneur des accords secrets entre DGS et l'UIMM. Pour le reste, la colère et l'indignation ne sont que de circonstance. Dans cette histoire, la responsabilité indirecte de la présidente du MEDEF est engagée pour au moins cinq raisons.
a) Si Denis Gautier Sauvagnac a démissionné à la mi-novembre de la présidence de l'UIMM, poste symbolique et bénévole, tout le monde savait qu'il était toujours délégué général et le seul véritable décideur. DGS ne se cachait d'ailleurs pas, occupant comme auparavant son bureau de la rue de Wagram, d'où il dirigeait avec la même autorité l'union patronale, laissant sa première collaboratrice également mise en examen signer les chèques tout en participant presque officiellement aux négociations syndicales… Laurence Parisot a laissé faire sans mot dire.

b) La présence de Michel de Virville, secrétaire général de Renault et président de l'UNEDIC, considéré comme un des hommes de confiance de Madame Parisot était censé ramener une nouvelle moralité au sein de l'UIMM, au même titre que l'élection de Frédéric Saint Geours. Or, le premier a négocié en catimini les cadeaux de DGS et le second les a couverts. Qu'ils n'en aient rien dit à la présidente du Medef en dit long sur son autorité de et sur la portée réelle de ses décisions.

c) Outre Michel de Virville, quelqus uns des plus hauts représentants du patronat français ont validé le versement de 1,5 millions d'euros à DGS ainsi que la prise en charge de ses condamnations financières à venir. La liste des membres du bureau de l'UIMM publiée par Marianne est éloquente : Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, Joël Karecki, président de Philips France, Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën?, Jean-Marie? Poimboeuf, président de la Direction des constructions navales (DCN), ont, parmi d'autres, autorisé les accords qui font aujourd'hui scandale. Or, ces hommes et femmes sont des figures emblématiques du patronat français et donc du Medef. Ils attestent que les cadeaux à DGS n'ont pas été décidés entre amis de la métallurgie mais bien dans le gotha du patronat. Voilà pourquoi la distinction que tente aujourd'hui d'établir Laurence Parisot entre l'UIMM et le Medef est fallacieuse. Même si sa présidente n'était pas dans la confidence du parachute doré de DGS, le Medef, via ces grands patrons, est clairement impliqué, ce qui lui laisse comme Arnaud Lagardère dans l'affaire des délits d'initiés d'EADS, que le choix délicat entre incompétence et mahonnêteté.

d) Laurence Parisot a laissé entendre qu'elle pourrait saisir la justice, expliquant hier dans le JDD «que l'accord entre l'UIMM et son délégué général (lui) semble très discutable». C'est pourtant la même Laurence Parisot qui a l'automne dernier n'a pas estimé nécessaire de déposer plainte après la révélation des opérations occultes de l'UIMM et ne s'est pas davantage constituée partie civile après l'ouverture de l'information judiciaire. Si aujourd'hui la présidente du MEDEF envisage de saisir la justice pourquoi ne pas l'avoir fait à l'automne ?

e) Enfin, dans ses différentes interviews du week-end, la présidente du Medef n'a jamais affirmé sa volonté de faire la lumière sur le principal mystère de l'affaire : où est donc allée la vingtaine de millions d'euros retirés par DGS entre 2000 et 2007 ? Laurence Parisot n'a pas davantage appelé la justice à mettre tout en œuvre pour identifier les destinataires des valises de billets du patronat… La transparence, même dans le discours, a des limites.

Au bout du compte, la purge que veut désormais imposer Laurence Parisot à l'UIMM montre évidemment la faiblesse de son influence sur les barons de la métallurgie. Mais ses déclarations s'apparentent surtout à une posture de circonstance, la présidente du MEDEF cherchant à apparaître comme «la madame propre» du patronat alors qu'elle a laissé perdurer manoeuvres et sombres arrangements depuis bientôt six mois.


2°) DGS, Saint Geours et la loi du silence.
L'élection de Frédéric Saint Geours à la présidence de l'UIMM devait tout changer. Elle a en réalité permis la survivance d'un système opaque, constitué de transactions secrètes et de petits arrangements. Il est d'ailleurs piquant de constater que les mêmes cabinets d'avocats ont représenté l'UIMM avant et après le départ de DGS… Certes, l'ancien président a choisi son propre défenseur, Me Jean-Yves? Leborgne, mais sa défense semble bel et bien établie en concertation avec les conseils du patronat de la métallurgie.
Malgré ou à cause de l'enquête judiciaire, les différentes parties semblent aujourd'hui s'être entendues pour renforcer la loi du silence établie depuis des lustres. Comme dans un film noir, DGS n'a pas estimé nécessaire de répondre personnellement, hier, aux attaques de Laurence Parisot, mais il a envoyé dans les médias son avocat fidèle. Tiré de sa torpeur, Me Leborgne, a pris la pose non pas pour dire que son client rendrait l'argent, mais pour demander à Madame Parisot de retrouver son sang-froid et rappeler que les histoires de valises de billets étaient vieilles comme l'histoire du patronat de la métallurgie… Bref un avertissement sans frais à la patronne des patrons, à tout le Medef et sans doute au pouvoir et à la classe politique toute entière, pour dire que beaucoup avaient à perdre au grand déballage. Un message que Frédéric Saint Geours s'est empressé de recevoir cinq sur cinq sur les ondes…

3°) Sarkozy en toile de fond.
Cette menace du grand déballage a-t-elle porté ? Toujours est-il que si la gauche a tonné tout le week end, la droite et le gouvernement se sont montrés bien discrets. Certes, quelques ministres ont dit en substance et sans rire qu'ils faisaient confiance à la justice… François Fillon, gêné aux entournures, aussi. Nicolas Sarkozy, en voyage officiel puis de noces en Afrique du Sud n'a, en revanche, rien dit. Pour lui plus que pour beaucoup d'autres, un grand déballage dans l'affaire de l'UIMM pourrait avoir de fâcheuses retombées. Il pourrait notamment devoir enfin s'expliquer sur les raisons pour lesquelles en 2004, alors ministre des Finances, alerté par Tracfin (la cellule anti-blanchiment de Bercy) des retraits effectués depuis 2000 par DGS il avait refusé que le dossier soit transmis à la justice…
Le silence d'une grande partie de la classe politique pourrait également s'expliquer par les subsides qu'auraient tiré certains de ses représentants des valises de DGS. Car si la piste de financements syndicaux est privilégiée par les enquêteurs, celle de financements politiques et/ou électoraux n'en existe pas moins.

4°) La faute du procureur de la République de Paris. Saisie fin septembre le parquet de Paris a attendu la mi-décembre pour ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, lequel n'a mis en examen DGS que le 15 janvier. Mieux, il ne lui a été signifié aucune mesure de contrôle judiciaire ce qui lui permet de rencontrer en toute quiétude tous les protagonistes de l'affaire. Du jamais vu !
Les atermoiements du procureur de la République de Paris, aux ordres ou non de la Chancellerie et donc de l'Elysée, ont permis que soient signés les accords occultes au profit de DGS. Si comme dans l'affaire de la Société générale et du trader Jérome Kerviel, DGS avait immédiatement mis en examen avec interdiction de voir les autres dirigeants patronaux et ceux de l'UIMM, nul doute qu'il aurait été plus difficile de passer le fameux pacte du silence découvert aujourd'hui.

5°) L'illusion du grand déballage.
Reste la suite de l'histoire. Le séisme annoncé au patronat annonce-t-il une révélation sur les destinataires des vingt millions d'euros distribués entre 2000 et 2007 par Denis Gautier-Sauvagnac? ? Peu probable. L'omerta patronale renforcée par une évidente passivité syndicale devrait s'accommoder de ces soubresauts d'autant plus facilement que le pouvoir politique se fera son complice et que la justice poursuivra aussi sagement l'enquête qu'elle l'a commencée… Derrière les grands discours sur la transparence, les secrets semblent mieux gardés que jamais.

Lundi 03 Mars 2008 - 00:02
Eric Decouty
Marianne

Editorial 64 - Nicolas Sarkozy promet à l'Afrique 2,5 milliards d'euros - 28 février 2008


Nicolas Sarkozy a promis aujourd'hui, lors de sa visite en Afrique du Sud, une "initiative de soutien économique" à l'Afrique de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans. Portée par l'Agence française de développement (AFD), elle permettra de "financer directement ou indirectement près de 2.000 entreprises pour la création de 300.000 emplois".

J'aurais tendance à demander "pourquoi ne pouvons nous financer en France directement ou indirectement près de 2.000 entreprises pour la création de 300.000 emplois ?"

Editorial 63 - 200 millions de pauvres en plus - 18 février 2008


Un article de Damien Millet http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MIL20080207&articleId=8029

Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus
Par Damien Millet et Éric Toussaint

Le 7 fevrier 2008

La nouvelle est presque passée inaperçue dans les grands médias généralistes : la Banque mondiale a reconnu en décembre 2007 avoir surévalué le produit intérieur brut de la Chine depuis des années. Voilà ce qui s’est passé.

Avec une somme fixe, disons 10 dollars, un consommateur lambda ne peut évidemment pas acheter la même quantité de biens à New York, à La Paz, à Kinshasa ou à Pékin. Afin de gommer ces différences et de comparer des montants de PIB comparables, la Banque mondiale utilise une conversion des montants concernés en parités de pouvoir d’achat (PPA).

La question est d’abord de savoir quels prix sont pris en compte. Et là, l’opacité est de mise. Comment le coût de l’accès à l’éducation ou aux soins de santé est-il intégré au calcul ? Quels biens et services de base interviennent réellement dans cette conversion ?

Toujours est-il que les prix (ou le coût de la vie) considérés par la Banque mondiale dans le cas de la Chine étaient inférieurs à la réalité. En décembre 2007, la Banque mondiale a donc reconnu que le poids de l'économie chinoise était en fait inférieur de 40% aux précédentes estimations. Ce n’est pas rien. Ainsi, le PIB de la Chine exprimé en PPA pour 2005 serait de 5.333 milliards de dollars au lieu de 8.819 milliards avec l'ancienne estimation. La tendance est sans doute la même pour l’Inde, l'autre grande puissante asiatique émergente.

Mais s’agit-il réellement d’une simple erreur ? La Banque mondiale dispose de toute une batterie d’experts grassement rémunérés et tout à fait en mesure de détecter bien plus tôt une telle erreur. D’autant que la Banque mondiale est coutumière du fait : à plusieurs reprises déjà, ses estimations étaient erronées et cela permettait à ce fer de lance de la mondialisation néolibérale de faire passer en force ses exigences. Alors, dans le cas de la Chine, à qui profite le crime ?

Justement à la Banque mondiale et à ceux qui défendent le modèle économique dominant. Car cette surévaluation a des répercussions sur la croissance mondiale, qui ne serait que de 4,5% au lieu des 5% annoncés. Cet argument est souvent avancé pour expliquer qu’avec une telle croissance, les choses sont en train de s’améliorer dans le monde, preuve que le système actuel va apporter prospérité et bonheur…

Mais cette surévaluation a aussi de fortes répercussions sur le discours lié à la réduction de la pauvreté. Car selon la Banque mondiale toujours, le nombre de pauvres a baissé de 100 millions entre 1990 et 1999, grâce aux chiffres venant de Chine et d’Inde (-200 millions) alors que ce nombre a augmenté sur les autres continents (+100 millions). Avec la réévaluation en cours, le nombre de personnes vivant avec l’équivalent de moins de 1 dollar par jour en Chine va augmenter de 200 millions environ. Si l’on fait le même travail en Inde, on se rend compte que le nombre de pauvres absolus dans le monde a en fait augmenté.

Non seulement c’est la crédibilité des études de la Banque mondiale qui est gravement mise en cause, mais c’est toute la logique même de son discours sur la réduction de la pauvreté et les bienfaits de la mondialisation néolibérale qui s’effondre.

Damien Millet est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM France), Éric Toussaint est président du CADTM (http://www.cadtm.org/).




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Créé par: AJH Dernière modification: Dimanche 18 de Janvier, 2009 10:55:58 CET par AJH


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