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La fin de l'argent et la restauration du crédit social - Luis Lopezllera Pages pointant cette page Imprimer
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Traduction de Renaud LAILLIER

LA FIN DE L'ARGENT ET RESTAURATION DU CREDIT SOCIAL

Par Luis Lopezllera, architecte - Créateur de la Promocion del Desarrollo Popular, Promotion du Développement Populaire

Forum International d'Economie Social et Solidaire, FONAES - Mexico, 13 et 14 décembre 2004

Devant la globalité, le chomage et l'atomisation POUR UNE ORGANISATION RETICULEE ENTRE ENTREPRISES AUTOGEREES


Son intervention durant la 2ème partie du Forum:Développement Social et Humain.

- Notre analyse historique et structurale sera le support d'une proposition qui combine non seulement les facteurs économiques et sociaux relevant des entreprises elles-mêmes, mais aussi des facteurs financiers et monétaires vers une équation inédite qui reconstruise le crédit parmis les Mexicains et parvienne à mobiliser et à articuler chez nous des millions de cellules potentielles et économiquement durables. Nous avons besoin de récupérer la primauté du don et de la réciprocité par dessus les profits et l'accumulation. Il nous faut le dialogue avec les pouvoirs et que ceux-ci reconnaissent, respectent et dialoguent avec les instances articulées de la société afin d'établir conjointement des politiques publiques.-

IMPLOSION ET ECLOSION. NECESITE DE MISE EN PRATIQUE DE SYSTEMES DURABLES

1 La brèche entre richesse et pauvreté continue à grandir de façon alarmante. Ceci exige une révision de fond des modèles de développement qui se pratiquèrent jusqu'à aujourd'hui et plus particulièrement la base d'un Mexique en crise économique depuis 1982. L'effondrement du modèle soviétique à partir de 1989 a laissé le champ entièrement libre au modèle capitaliste qui a accru son pouvoir asservissant dans le monde entier. Mais l'annonce de la fin de l'histoire est une idée fallacieuse, car la sécurité et la paix restent hors de portée au milieu d'une misère abondante, du mécontentement et de la violence.

2 Dans le monde, prédomine le modèle néo-libéral (magnifié par Reagan et Thatcher pendant la décennie 1980, etc) qui met l'accent à la base sur le dévelopement individuel, sans frontière ni condition publique, avec en toile de fond le profit mesuré essentiellement en termes de capital monétaire, comme étant le fruit du triomphe du fort sur le faible. Ce fut patent par l'accumulation du pouvoir en autant de sociétés transnationales à partir de l'après 2ème guerre mondiale et davantage encore depuis la décennie 1970, etc. Ces transnationales opèrent par en dessus de la majeure partie des Etats-Nations? et façonnent l'économie selon leurs caprices et à leurs bénéfices exclusifs. A la fin, il était évident qu'allait se créer l'Organisation Mondiale du Commerce OMC ayant une indépendance quasi absolue en marge des Etats. Tout cela étant fermement mis en question depuis le sommet de Seattle (1999) jusqu'à celui de Cancun (2003).

3 La dite globalisation régnante est le fruit historique du triomphe militaire d'une puissance mondiale, des avancées dans les transports et de la technologie des communications, de la mobilité instantanée du capital monétaire, d'une nouvelle structure transnationale qui rassemble et assemble des ensembles productifs sans régulation ni contrôle frontaliers, sans considération sociales ni écologiques. Tout est fait pour dominer les marchés et concentrer encore et toujours plus d'argent. Pour leur intérêt les transnationales pressurent le prix de la main d'oeuvre, c'est pourquoi tant de "maquiladoras" (terme mexicain désignant à l'origine les usines de montage installées en grand nombre au Mexique, non loin de la frontière avec les Etats-Unis?, puis dans les pays pauvres en général) émigrent d'un pays à l'autre selon la "facilité" de l'exploitation de la main d'oeuvre. Le Mexique le sait mieux que quiconque. (ces dernières années, beaucoup d'usines de ce type ont quitté le Mexique pour se réinstaller en Chine).

4 L'actuelle globalisation essaie de se légitimer en exaltant le rêve de "l'american way of life" et un consumérisme débridé qui chamboule les valeurs culturelles autochtones. Le maintient de ce consumérisme gaspille ainsi l'énergie non renouvelable de façon totalement irresponsable jusqu'à occasionner des guerres pour s'en aproprier. Non seulement les peuples mais aussi la planète et son équilibre écologique sont éreintés. Nous éprouvons une implosion, une désarticulation des composants du corps social et un grand affaiblissement des ressources humaines et matérielles qui ne parviennent pas aux objectifs aussi élémentaires que le travail rémunéré et la satisfaction des besoins également élémentaires de la population entière. L'on vit de grandes tensions et, ici et là, des germes de violence se multiplient. Il est criminel de dissimuler ces faits, de même que garder une attitude de résignation.

5 Le phénomène de globalisation a affaibli la fonction des instances gouvernementales et a accru le pouvoir des groupes transnationaux qui ont établi une économie a leur bénéfice exclusif. La société civile souffre des efforts nocifs de ce pouvoir et réclame donc, non seulement une réforme des institutions publiques sinon, avec leur participation, leur entière refondation. Et elle exige de distinguer les intérêts sociaux propres à la multiplicité des mouvements autogestionnaires de la société et, en plus de son bien être, pour leurs donner priorité par dessus les intérêts strictement privés des sociétés anonymes basés sur l'accumulation du capital. Nous expérimentons une éclosion de mille propositions, plaintes, pressions, tantôt dans l'espace rural qu'en ville, de gens qui, massivement, ont perdu patience et n'espèrent plus, sinon qui exigent du gouvernement des conditions généralisées et juste de travail, de revenus, de progrès. Nous obtiendrons cela de manière concertée et constructive, ou bien le chaos et les pires formes de violence prédomineront.

6 Il y a plusieurs exigences communes où à peu près tout le monde est d'accord:
- Il faut réhabiliter le marché intérieur sans écarter les autres marchés.
- Il faut renforcer les PYMES (aides aux PME).
- Il faut obtenir des microcrédits, de l'assistance technique, des moyens de comercialisation, etc.
- Il faut créer des chaines productives.
- Il faut donner la priorité à la campagne et à une moindre dépendance alimentaire de l'extérieur.
- Il faut respecter l'environnement et l'écosystème donc soigner surtout nos espèces génétiques.
- Il faut aider les plus pauvres, sans clientèlisme ni sélection.

7 Mais ce qu'il faut le plus est une approche systémique et systématique qui considère DES ENSEMBLES ECONOMIQUES INTRIQUéS EN RESEAUX QUI NOURRISSENT TOUTES LES ETAPES PRODUCTIVES ET DISTRIBUTIVES à partir de la grande diversité et de la créativité du travail humain, de même que des nécessités de base et des arpirations les plus légitimes de la population. Nous sommes organisés depuis l'extérieur, l'on nous a atomisés, sectorisés et divisés, avec une machine aspirante qu'exerce une richesse désignée par des nombres. C'est à partir de là qu'il faut repenser l'intégrité économique où se conjuguent le travail, la production, la comercialisation, la consommation, la population dans le besoin et, très important, la politique du crédit, l'articlation entre le petit et le grand (l'économie moyenne), de même la production plus complexe.

8 L'économie actuelle requiert un changement substanciel de ses paradigmes politiques. Nous devons considérer non seulement le court terme mais le long terme et trouver des formules vraiment durables et pas seulement les réunir pour les laisser dépendantes de forces extérieures. Il nous faut - TRANSFORMER DES STRUCTURES DISFONCTIONNELLES par des pratiques qui systématiquement les intègrent dans un tout. C'est à dire travailler sur la base de l'ABONDANCE des ressources humaines, et non pas par rapport à la rareté du capital. - VALORISER TOUTE LA POPULATION, COMME AUTANT DE SUJETS ET NON PAS COMME DES OBJETS -, avec son travail et ses besoins légitimes, sans massifier dans l'anonymat. Rendre capables et mobiliser ce capital productif et - CREER LES MARCHES PROPRES QUI FACILITENT L'INTER-ECHANGE ET LA CONSOMMATION DES PRODUITSET DES SERVICES - résultat de ce travail créateur. - DEPASSER LES APPROCHES MACHINISTES DU TRAVAIL -, aborder ce qui est technique scientifique, en particulier revaloriser ce qui est culturel et écologique. DONNER DE L'AMPLEUR AU LOCAL AU DETRIMENT DE L'INTERNATIONAL, aux nécessités de base sur le superflu, ainsi que la redistribution des ressources sur leur concentration.

9 Un point médullaire (par exemple la transmission des influx et des réflexes) est d'intégrer des circuits systématiques et sytémiques dans la production-distribution-consommation qui puissent évoluer du petit vers le grand. Mais, ces circuits impliquent la dimention du CREDIT SOCIAL, dont la problématique actuelle n'est pas seulement financière (Trouver de rares ressources et les semer!) sinon monétaire (Qui émet la monnaie? Et au bénéfice de qui?). Rappelons nous que la fondation du Fond Monétaire International fut le premier acte triomphal sorti du rude débat pour les modèles de développement au XXème siècle (Bretton-Woods, juin 1944) avant, donc, la création des Nations-Unies? (juin 1945), éloquent signal sur la priorité donnée. Soixante ans après, la dette internationale des Etats dépendants s'enfle. Le Mexique se démarquant d'entre eux, a une dette monstrueuse et gigantesque, sous l'hégémonie d'une devise éminemment impériale et lucrative. A présent, une nouvelle devise, l'euro, dispute l'hégémonie du dollar dans le commerce mondial, mais la pauvreté a augmenté dans des proportions catastrophiques, les guerres et l'insécurité se multiplient sans frontière. Tandis que, pour chaque peso que le Mexique utilise pour soulager la pauvreté, il sort douze autres pesos pour payer le "service de la dette". Le chiffre le plus bas qui se mentionne comme dette internationale du Mexique est de 155 milliards de dollars mais, déjà, nous, Mexicains, avons payé 270 milliards de dollars par le "concept" d'intérêts. La dette internationale du Mexique est gigantesque, à peu près impayable, et son service est une saignée permanente.

10 L'ABUS DE L'ARGENT: L'USURE ET LA SPECULATION DETRUISENT LA CREATION DE VALEUR REELLE
Le Mexique a misé sur le marché extérieur. S'il y a eu du progrès cela se doit en grande partie à l'exploitation du pétrole mais, d'autre part, les investissements qui nous viennent du dehors cherchent leur rendement sans s'intéresser à un développement endogène et durable. En outre, le Mexique exporte une main d'oeuvre bon marché et ses envois d'argent, pour soulageant qu'ils soient, sont la marque d'un boulversement culturel. Il y a croissance en ,mais il n'y a pas d'emploi, parce que le négoce mondial ne produit que de l'argent et non pas du travail. Aujourd'hui, chaque jour, je dis bien, chaque jour, les transactions financières planétaires atteignent deux milliards de dollars, mais seulement 3% de ce chiffre a une quelconque relation avec la production et la consommation de biens et de services réels. Tout le reste est spéculation, autrement dit: produire de l'argent sans bénéfice réel, seulement plus d'argent. L'argent historique, traditionnel est détourné de son rôle premier: faciliter les échanges entre producteurs et consommateurs.

11 Aristote distinguait l'économie (bien-être de la maison) du -chrématistique- (faire de l'argent par de l'argent). Aujourd'hui la planète est enveloppée d'une gigantesque "chrématistique" sans bien-être général. A l'origine, en 1971, lorsque Nixon déconnecta le dollar de l'or après avoir payé plusieurs miliards de dollars pour la guerre froide et celle du Vietnam, les chiffres multimillionnaires qui circulent instantanément de par le monde nous donnent l'apparence d'une valeur réelle, mais en vérité, ce ne sont que pures spéculations. L'argent n'est plus ce que nous croyions. C'est un pouvoir de manipulation de crédulités et d'ignorances. Nous sommes devant la fin de l'argent comme expression de valeur utile et bénéfique. Au milieu de cette folie qui débouche sur des guerres, le Mexique n'est pas immunisé, et le fait que le pouvoir bancaire et financier, ici, appareil qui se paie de privilèges, scandales et jougs tel que le FOBAPROA (fond bancaire de protection de l'épargne), est déjà dans des mains étrangères, doit nous inquiéter beaucoup. Osons dire comme l'enfant innocent: Le roi est nu!

12 Le Pape Jean-Paul? II a fait la promotion en long et en large de la campagne du Jubilé 2000 qui insiste sur l'élimination de la dette internationale, commençant par les pays les plus pauvres, rénovant la tradition millémaire du nécessaire pardon rédempteur tous les 50 ans. Sa campagne n'a pas été suffisante mais l'on peut penser que, tôt ou tard, la dite dette en obtiendra l'arrêt et l'annulation (déjà aujourd'hui l'Angleterre propose d'annuler celle des 32 pays les plus pauvres). Pour prendre conscience de la servitude persistante, qu'il suffise de citer le Pape Pie XI dans son encyclique Quadragésimo Anno quand il fait allusion aux banques: "Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l'argent et du crédit, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l'organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer"

13 Depuis trente ans se répend dans le monde la conscience émergente, en particulier à partir des instances de la société civile, comme quoi toute cette économie dont nous
souffrons est viciée dans sa racine parce que, historiquement et légalement, l'on a abandonné aux banques privées, car immensément lucratives et de nos jours devenues à peu près transnationales, l'essentiel de l'émission monétaire. Ce phénomène, au fil du temps en est arrivé aujourd'hui à une situation totalement insoutenable. LA PLAIE DE L'INFLATION, TOUT COMME LES EFFETS DES REMEDES CONTRE ELLE, LA "GESTION" MONETAIRE, L'USURE, LA SPECULATION, LES PARADIS FISCAUX, en arrivent à être par leurs effets dévastateurs et calamiteux, autant CRIMINELS que l'exploitation du travail, le narco-trafique ou la guerre. Très peu de personnes se rendent compte que les banques prêtent et font d'énormes bénéfices avec de l'argent créé ex-nihilo, c'est à dire à partir du néant.

14 Les banques de développement qui opèrent avec l'argent fiscal ou avec des crédits internationaux devraient inventer une autre équation financière qui ne soit pas la simple initiation au système global déterminé par Wall-Street?, le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale, l'Organisation Mondiale du Commerce et le Forum Economique Mondial (Davos).
Notre société devrait initier des solutions à sa portée, l'une d'elles est de se défaire progressivement de telles attaches monétaristes. Par exemple, l'Argentine, aujourd'hui, est en train de négocier avec le FMI une remise de plus de 50% de sa dette et l'on sait que la responsabilité de la débacle dont souffrit l'Argentine n'est pas unique. Toute dette contractée au moyen de crédits trompeurs et, pire encore, par des dictatures, ou gouvernements à la solde, est immoral. Ce sont des dettes on ne peut plus odieuses.

LA SOCIETE RESTAURE SES MOYENS PROPRES D'ECHANGE ET DE CREDIT. LE DON, LA REDISTRIBUTION, LE TROC, LE MULTITROC ET L'ARGENT SOCIAL

15 Nous avons besoin de rénover les principes moraux de développement, jusqu'à une éthique qui accentue la dignité de toute personne humaine tel que l'importance de la communauté, la convivialité et la solidarité, pour atteindre un bien-être général avec l'effort de tous et non seulement le bénéfice de quelques uns pour le privilège de quelques uns.
Pendant des décennies la société civile, ou plutôt organique, a experimenté des luttes pour le bien-être basées non dans le paradygme du bénéfice, mais celui de la générosité et du partage, nous avons de multiples cas de luttes pour le bien-être basé dans le travail et l'autogestion avant celles dictées par le capital et l'argent.

16 Le Mexique a une grande tradition de solidarité aujourd'hui frustrée. Il suffit de mentionner les coutumes de la Gualaguetza (tradition ancienne des peuples Zapotecs de la Sierra de Juarez) et de Tequio (travaux collectifs gratuits) qui rappellent l'économie du don, l'offrande et l'aide mutuelle par dessus l'économie de l'accumulation des seuls gains. Notre sang préhispanique nous prédispose en faveur d'une autre économie que l'actuelle et les éléments extrêmes des Caracoles (reprise en main par les forces sociales locales de leur propre économie et décisions à prendre) au Chiapas nous le rappellent vivement.

17 C'est ainsi que les coopératives indigènes, les coopératives historiques, les syndicats en faveur de la cogestion d'entreprises et beaucoup d'autres formes d'activités économiques, familiales ou approchant, nous ont donné beaucoup d'expériences et de leçons sur la lutte des gens pour se maintenir tou en oeuvrant pour la vie digne. Nous citons les coopératives qui se développèrent jusqu'à la fin du XIXème siècle et ensuite à travers la période révolutionnaire, les propotions collectives parfois opposées au Gouvernement et à l'Eglise: coopératives de production, consommation, épargne et crédit, habitation et services variés grace auxquels aujourd'hui nous avons des prototypes consistants (la Caisse Populaire Mexicaine, entre autres, avec sa devise original: "Pour un capital entre les mains du peuple", le résau pionnier de coopératives à Tacambaro ou l'entreprise coopérativiste Pascual, pour en citer quelques uns)

18 Beaucoup de coopératives et de modalités similaires furent appuyées par le paternalisme, la corruption et le "caciquisme" politique. Le néolibéralisme aujourd'hui dominant s'est chargé de les marginaliser et de les disqualifier les considérant davantage politique et idéologiques que productives et constructives. Il en résulte, avant l'échec de beaucoup, la primauté de l'individualisme sur la communauté avec des résultats catastrophiques en terme de dissolution sociale, atomisation et triomphe du plud fort sur le faible. Certains soulignent la prédominance donnée au marché sur la société sans la suffsante protection gouvernementale, autant mettre ensemble les poules sans défense aucune et les renards.

19 Un point sensible est la nécessité de créer de NOUVELLES VALEURS D'ECHANGE (symboles qualitatifs et quantitatifs) que ne trahissent pas les valeurs d'usage (le bénéfice réel) et LES VALEURS DE RELATIONS (les réseaux sociaux). Les devises mondiales actuelles (dollar, euros, yens) sont désignées pour exploiter le marché en faisant des profits, et comme elles ont acquis une grande volatilité, il n'y a plus de correspondance avec des valeurs réelles, sinon par la force des armes, plus la crédulité et les craintes de la population.
Cette unique logique, ici, s'apuie sur le fait qu'avec ce type d'argent, la rareté et sa manipulation indépendante de la création sociale de valeur, produit des profits pour quelques uns moyennant l'usure et la spéculation avec comme "dessert" les crimes et les guerres.

20 Il y a beaucoup de gens mais l'argent manque. Devant la rareté de l'argent aujourd'hui des communautés indigènes recourrent au troc (Réseau Purépecha de Troc, 15 communautés riveraines du lac Patzcuaro avec 10 ans de pratique continue) ou bien des entreprises urbaines établies génèrent leur propre système d' "Inter-Echange? de Bien et Services" IBS (500 entreprises a Guadalajara utilisant le point IBS) ou une association locale qui conjugue au DIF (Développement intégral de la Famille) la Croix-Rouge? et des entreprises socialement responsables pour établir initialement un Bazar, et ensuite, un bon circulant sans but lucratif (exemple: le "Cajeme", encaissez-moi, est une monnaie municipale dans la ville de Obregon, Etat de Sonora). Parmis les initiatives pionnières, cela vaut le coup de citer le bon multitroc "TLALOC", qui est le symbole de valeur sans but lucratif et qui permet, dans la Vallée de Mexico et les alentours, l'inter-échange rural-urbain entre producteurs, ceux qui commercialisent et ceux qui utilisent, élargissant de façon complémentaire la microéconomie, sans usure ni inflation. Citons aussi le bon "Bonito" créé par le réseau Viva la Tierra (Vive la Terre) a Cuernavaca ou la carte intelligente élaborée pour les mêmes effets par la fondation Ahora (Maintenant) à Aguascalientes. D'autres régions sont sur le point de commencer leur propre système comme à Dolores Hidalgo, le Gto; à Tlaxcala, le Tlax; a Parras, le Coah; a Mérida, le Yuc; etc. Avec l'appui des autorités locales naîtra au début de 2005, le "Dinamo" en la: Delagacion Magdalena Contreras (comportant un système de Troc). De même nos voisins Mayas Quichés au Guatemala étudient l'émission d'un "Pop" qui veut dire "Natte Tissée".

21 Ceci est à peine un reflet de ce qui bouge et émerge partout dans le monde, la création de systèmes autonomes et durables où l'argent n'est pas une forme de lucre mais une: " information et confiance, formation et responsabilité d'entreprendre, en somme du crédit effectif". A partir du niveau cellulaire et micro, l'on passe au réseau, et de réseaux, au niveau moyen. Ensuite cela ira en se globalisant comme une réponse vitale à une virtuelle, mais fausse, globalisation. Ce qui est local avec la qualité de vie deviendra évidence devant le massacre quotidien occasionné par le plus fort sur les bien plus faibles.

22 Ces expériences émergent en même temps par milliers dans plusieurs continents, au Sud, au Nord, à l'Est et à l'Ouest. Au Canada émergèrent il y a 20 ans les LETS (Local Employment and Trade System) (Emploi Local et Système de Commerce) système d'inter-échange de produits et services qui s'est multiplié en forme cellulaire sans tous les pays industrialisés, arrivant en Europe et aussi en Australie et Nouvelle-Zélande?. Il existe des clubs de Temps où, comme aux Etats-Unis?, en Angleterre, en Italie et au Japon s'établissent des systèmes comptables d'heures-service que les uns prêtent aux autres en faisant en sorte de maintenir l'équilibre de ces heures, tantôt individuelles, tantôt collectives, entre débit et crédit. En Argentine, en raison de sa récente crise monétaire, ce que l'on appelle clubs ou noeud, l'utilisation du bon-troc a touché des millions d'usagers, quoiqu'il est prudent d'affirmer que ce fut une apogée conjoncturale, car ce sont des dizaines de milliers qui maintiennent et confirment cette stratégie alternative. Au Brésil cette année même (septembre 2004) s'est déjà tenue la Première Rencontre des réseaux d'inter-échanges qui utilisent divers types de monnaies sociales, à peu près dans tous les principaux Etats du pays.

23 Nous pouvons affirmer qu'existent en Amérique Latine (Argentine, Brésil, Chili, Mexique, etc) LES LABORATOIRES SOCIAUX OU GERME UN SYMBOLE DE VALEUR COMPLEMENTAIRE/ALTERNATIF ET SANS BUT LUCRATIF qui, sous contrôle comunautaire, servent pour favoriser les inter-échanges de biens, produits et services, résultant du binôme néssecité/travail. Là où l'argent se raréfie, c'est à dire dans les couches moyennes et basses, toutes deux appauvries. Il s'agit d'un symbole qui accomplit le but primordial de l'argent (car la monnaie fut inventée par la même société): rendre propice les échanges et lier dans le temps le producteur avec le consommateur, mais cette fois en créant un argent social là où il en faut et sans exiger une rente (intérêts, usure) de bénéfice absolument privé, cas de la création monétaire actuelle. Le fait de récupérer la capacité de la société de SE DOTER DE "PERMIS CIRCULANTS" POUR UNIR TRAVAIL ET NECESSITES est générateur de la grande mutation du XXIème siècle qui vient résoudre, d'une part, le manque d'emploi, et d'autre part, satisfaire ceux qui sont dans le besoin. DANS UNE EPOQUE DE TRANSITION, NOUS SERONS "BILINGUES" EN TERME DE VALEUR D'ECHANGE, ARGENT CAPITALISTE ET ARGENT SOLIDAIRE, MAIS PROGRESSIVEMENT NOUS RESTAURERONS LA VALEUR D'USAGE ET SURTOUT LA VALEUR DE RELATION.

24 Les entités qui dirigent l'argent conventionnel, tel que les fonds FONAES (bureau para-étatique pour un fond national de soutien aux entreprises) et de dévelopement en général, les fondations philantropiques, même les caisses populaires, doivent étudier comment combiner leurs fonds avec les argents sociaux de caractère local ou régional lesquels circulent vers l'intérieur et en bas du canevas social. Car cet argent conventionnel finit toujours au dessus et à l'extérieur des agents sociaux locaux ou régionaux. Ainsi ce serait une façon de favoriser la création de micromarchés qui seraient l'antithèse des empires Walmart et similaires, plus les grands capitaux mondiaux. Il est possible de créer un genre de bicyclette avec deux modèles d'argent, le conventionel qui s'échappe et le social qui s'enracine. C'est ainsi que se pratique à Toronto, où les fonds conventionnels convalident la création de monnaies sociales, lesquelles, si elle ne trouvent pas de marché local peuvent se décompter de ces fonds conventionnels (quoiqu'avec une amende pour ne pas avoir essayé de renforcer l'identité locale)

25 Devant la crise économique chronique, la société civile émerge, se personnalise collectivement, dans l'espace local et l'espace mondial et crée de nouveaux paradygmes, l'un d'eux, la devise solidaire comme réponse au négoce exterminateur de l'argent bancaire. Nous en sommes à peine au début et une grande espérance se diffuse un peu partout, laquelle ne devra pas frauder. A la fin, après Bretton-Woods? et avant le FMI et la Banque Mondiale et après son intention de donner la primeur aux Droits de Tirages Spéciaux comme recours au refinancement, le Forum Social Mondial étudie aujourd'hui le lancement d'une devise mondiale en 2005 non basée sur des symboles manipulés et frauduleux historiquement, sinon basée en des valeurs humaines réelles, sous le contrôle même de la société mondiale organisée. En réponse à la disparition du dollar-or nous sommes en train de proposer une valeur plus authentique de l'humanité: son Hospitalité (nom de la devise), en journées non classifiées, incomparables et diverses entre elles. C'est une unité de compte qui ne sera pas déterminée par les prix actuels imposés au marché.

L'ECONOMIE SOLIDAIRE SE CONSTRUIT ENTRE TOUS LES ACTEURS SOCIAUX. URGENCE D'ARTICULER: CAUSES, CONSENSUS ET CONSEILS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LES POLITIQUES PUBLIQUES.

26 Pour trouver une nouvele politique qui favorise l'intégration des cellules économiques en un nouveau cadre intégrateur et vraiment durable, qu'avec certains nous appelons: Economie Moyenne, il est important de reconnaître les efforts que divers réseaux de la société mexicaine en viennent à effectuer créant ainsi un Espace d'Economie Solidaire, organisant des ateliers nationaux d'économie solidaire réunissant des efforts endogènes et cogestionnaires de notre peuple. Ces ateliers se sont formés en concertation avec des ateliers continentaux et mondiaux qui s'érigent en d'autres pays, parmi lesquels se distinguent ceux du Forum Social Mondial FSM, d'où jaillit l'inspiration pour la devise: Une autre économie est possible.

27 Ce sont des milliers d'organisations non gouvernementales ONG, et les organisations autogestionnaires qui s'attellent aujourd'hui à des tâches similaires en ce domaine.
Aujourd'hui dépréciée et atomisée, il faut valoriser cette force animique sociale qui est notre patrimoine et notre ressource et ainsi combiner les façons d'entreprendre personnelles, familiales, de voisinage, des corporations professionnelles, et ceci sans détours, comme une "orchestration" improvisée, avec une volonté solidaire d'articuler ces forces.

28 La société civile, quelques uns précisent: la société civile émergente et organique, est un acteur nouveau qui intervient uni à la population, avant l'Etat et le Marché, en faveur de la solution de problèmes chroniques et grandissants tels que: la brèche gigantesque entre riches et pauvres, le chomage, l'abandon des campagnes, l'abscence d'un développement équilibré, la déterioration de l'environnement, etc. Ce nouvel acteur identifié par beaucoup comme étant des organisations associatives de base populaireen contact avec les objectifs économiques, culturels et civiques, plus les ONG à leur service, réclament une place créative dans le domaine des politiques publiques et surpassant ces rôles purement clientelistes, dépendants ou palliatifs, qu'on a l'habitude de leur donner.

29 Les diverses instances de la société, qu'on la considère comme civile, émergente ou organique, doivent cultiver leur autonomie (auprès de quelque pouvoir pyramidal que ce soit: économique ou politique, clérical ou militaire, médiatique ou technologique) et, par leur vocation, sont appelés à mettre en valeur et instaurer les principes fondamentaux d'un développement juste, équitable et bénéfique, commençant par revaloriser les capacités créatrices de travail de tout être humain, leurs nécessités de base et leurs aspirations sociales, esthétiques, récréatives et spirituelles. Il est très important d'aspirer à une globalisation qui respecte la nature humaine, sa dignité et sa sociabilité, de même aussi, et d'extrême urgence, qui protège la nature même et l'environnement.

30 Avant les grands déséquilibres économiques et poitiques dont nous souffrons aujourd'hui au Mexique et avant les conflits fréquents, ainsi que les complicités entre le secteur publique et celui du privé, ce dernier étant caractérisé par le cumule des sociétés anonymes, il est urgent que s'établisse UNE INSTANCE LARGEMENT PLURIELLE, CATALYSANTE ET EQUILIBRANTE dont la nature ne soit pas de chercher et exercer "le pouvoir représentatif par les votes et l'argent", ainsi que le font les partis politiques et les entreprises hautement lucratives et spécialement "protégées". Une instance qui ne se confonde pas avec le pouvoir exécutif, législatif ou judiciaire et encore moins avec le pouvoir médiatique. Qu'elle soit financée à partir de ses très limitées mais strictes ressources d'organisation, que les travailleurs y soient intéressés ainsi que le peuple en général, et QUI FASSE EN SORTE QUE DES CONSENSUS, DES MOTIONS NATIONALES Y SOIENT ELABOREES A PARTIR DES MULTIPLES INITIATIVES SOCIALES ORGANIQUES, qu'elles soient comme un recours, une résistance ou une alternative inédite proliférant dans notre pays. Ainsi l'on propose de créer une authentique référence de Politique Sociale et Economique qui devra être prise en compte par les pouvoirs établis et dont l'origine résulte d'une réunion d'un ensemble national autogestif qui ne se disqualifie pas dans le seul court terme et la pression clienteliste.

31 Si au Mexique existent divers réseaux et organisations luttant pour les droits humains, pour les minorités ayant des éléments forts de différentiation, pour les peuples indigènes, pour les migrants ainsi que pour les femmes, il est possible de penser à une plateforme plurielle, autogestionnaire et autonome, aux qualités servant de boussole sur ce que les gens organisés par en bas pensent et élaborent pour une économie appropriée et à leur portée. Si dans beaucoup de pays hautement développés existe un Conseil Economique et Social de l'Etat, ici au Mexique, sans écarter cet objectif, il faudra élaborer un processus de réunions représentatives, de consultations et de consensus, qui nous conduise en premier: a un CONSEIL STABLE DE LA SOCIETE POUR L'ECONOMIE SOLIDAIRE avec une représentation collective transparente et renouvelable, reconnue, soutenue et respectée par les divers pouvoirs. Quelque chose de similaire aux universités publiques et autonomes mais non exclusivement pour des buts académiques, mais inspirant confiance et catalysant des propositions structurées dépassant les turpitudes et les protestations.

32 Nous plaidons por une économie qui dépasse celle, actuelle, qui nous divise et nous aliène. La devise: Une Vie Digne et Durable pour Tous qui, à partir de notre organisation PDP (Promocion del Desarrollo Popular, Promotion du Développement Populaire) et "la OTRA Bolsa de Valores" ("l'AUTRE Bourse de Valores") que nous avons fondé il y a dix ans, met en relief que l'Economie Solidaire n'est pas un programme "pour les pauvres" ou "pour les marginaux", ce serait une mentalité sectorielle et d'assistanat comme est celle qui prime dans les instances du pouvoir qui cherche seulement à répartir de rares bénéfices, le goutte-à-goutte que pratique la Banque Mondiale ainsi que les programmes qui dépendent d'elle. Ce qu'il faut c'est un changement structurel qui intéresse l'ensemble des parties citées dans notre intervention et implique le meilleur de tous dans des formules nouvelles d'intégration et de coopération au lieu de la prépondérance d'une concurrence où il y a toujours plus de perdants que de gagnants.

33 L'on a besoin de nouveaux inspirateurs, sans visée politicienne ni "carriériste", ni non plus de "faiseurs d'argent". Au milieu de l'actuelle tempête il nous faut tenir éclairée la boussole. Il est très important qu'un conseil intégré, tel celui mentionné en ces réseaux et ces forces productives régionales, etc, repérées pour leur expression persistante dans le non clientèlisme et le non "partitisme" politique, oeuvre pour asseoir les bases de DIALOGUE, de convergence et de synergie avec diverses entités gouvernementales de même qu'avec diverses chambres des métiers.

34 Parmi ces réseaux, l'on peut mentionner ceux des corporations professionnelles, du syndicalisme, du commerce équitable, de la monnaie sociale, ceux soucieux de valorisation de l'éthique, de l'éducation et de la productivité, viviers et organisation de microentreprises, fonds d'investissements à priorité sociale, etc. L'économie solidaire ne peut être seulement un genre de médecine d'assistance pour les pauvres, mais un programme transversal qui touche les dimensions petites et grandes et exige la participation de tous les agents de dévelopement y compris la dimension internationale. L'économie solidaire s'implique dans le grand et le petit, avec l'Eglise, les Universités, les Moyens de communication, les Agences internationales, etc.

35 Le dialogue société civile et autorités, en vues de synergies constructives, a commencé principalement à partir de ce 2ème Forum, lequel implique tout d'abord plusieurs forums régionaux et tables de travail. Un prochain 4ème Atelier National d'Economie Solidaire est programmé par l'Espace d'Economie Solidaire pour avril 2005 à Tuxtla Gutiérrez, et pourrait être la seconde étape du dialogue qui s'amorce et auquel devraient participer des chambres professionnelles et des directions d'entreprises (comme la CANACINTRA chambre Nationale des Industries de transformation, et la USEM organisme oficiel d'appui aux entreprises) qui ont affichés un grand intérêt pour le marché intérieur et les petites entreprises. De même, un dialogue avec les organisations internationales come l'OIT (bureau international du travail), le PNUD (Programe des Nations Unies pour le Développement ) et le BID (Banque Interaméricaine de Développement ) .

Ce dialogue devra déboucher en une consultation permanente qui définisse les accords formant la base pour une participation concrète et primordiale des principaux réseaux, institutions et personalités agissantes, AVEC SUFFISAMMENT D'APPUIS ET DE RESSOURCES PUBLIQUES.

Félicitations à tous!
Luis Lopezllera



Créé par: admin Dernière modification: Jeudi 08 de Mai, 2008 23:11:17 CEST par admin


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