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DettePublique

1 - BIENVENUE > 1.2 - Critique du liberalisme
1 - BIENVENUE > 1.4 - Dette des administrations publiques
Lettre ouverte à toutes celles et ceux qui font de la réduction de la dette publique une priorité Pages pointant cette page Imprimer
Historique1 commentaire
Après "le trou de la Sécu" et "les retraites impayables", voici "LA DETTE ", troisième volet de culpabilisation du peuple qui travaille ...




Que serait la dette publique devenue si nous n'avions pas abandonné notre droit de seigneuriage, le droit de création monétaire, au profit des banques? Eh bien, nous n'aurions pas de dette!!


Nous avons payé, entre 190 et fin 2008, plus de 1300 milliards d'euros d'intérêts

Mais, bon sang, est-il "normal" que nos dirigeants aient bradé le droit régalien de création monétaire de notre Peuple, pour transférer celui-ci à des banques privées et devoir ainsi emprunter la monnaie dont nous avons besoin pour assurer notre développement ?

Il y a 50 millions d’adultes en France

Chaque adulte paye en moyenne 1000 euros par an d’intérêts de la dette publique

Et vous, combien touchez-vous de vos obligations d’État ?


Autoriser la Banque de France ou la Banque Centrale Européenne à financer nos besoins d’investissement équivaut à économiser 150 millions d’euros par jour d’intérêts, 1 milliard par semaine.


mais en particulier sur la dernière mise à jour (03/10/2009) de "L'arnaque de la dette publique!"


Voici exactement l'évolution de la dette entre 1980 et 2008, telle qu'elle est et telle qu'elle serait sans intérêts, en partant d'une dette initiale de 230 milliards d'euros en 1980





Néanmoins, nous ne sommes pas en faillite... voici le solde NET, par habitant, du patrimoine des administrations publiques (en 2008, ce solde net s'établit à 9000 €; la crise financière est passée par là)







Les dépenses de fonctionnement de l'État incluent principalement les charges salariales et l'achat de biens et services pour la consommation intermédiaire.

Les dépenses d'investissement comprennent la Formation Brute de Capital Fixe ( "F B C F", qui concerne Écoles, hôpitaux, infrastructures de transport et de communication, l'acquisition de terrains, etc.) et représentent 3,3% du PIB en 2005 soit 56 G€ (milliards d'euros) et 60,1 en 2006 http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=162

Comme le budget de l'État est de # 330 G€, le taux de F B C F est de 17% du budget, et incidemment plus que le "déficit" qui est en 2005 de 46,9 G€.

Si l'État tenait une comptabilité d'entreprise, en face de ce "déficit d'exploitation" de 46,9 G€ il y aurait bien une création de capital (de valeur) de 56 G€, et cette "entreprise" (l'État) paraitrait tout à fait saine, étant capable d'investir 17% de son budget pour développer son attractivité.
On peut souligner que ces équipements vont servir aux générations futures et il n'est donc pas anormal qu'elles participent également au remboursement de cette dette ( modulo le payement de l'intérêt que nous considérons comme inique).




Lettre ouverte


Aux membres de notre gouvernement
à nos élus
et à toutes celles et ceux

qui font de la réduction de la dette publique une priorité


La dette en France, représente à ce jour, environ 1100 milliards d’euros et la charge annuelle du seul paiement des intérêts représente presque le produit de l’impôt sur le revenu. Ces chiffres, à première vue, ont de quoi inquiéter le citoyen qui, naturellement, considère la situation de la Nation comme s'il s'agissait de la sienne. Il se dit à juste titre que ce n’est plus supportable et que les membres du gouvernement, soutenus par une majorité d’élus, on bien raison de faire une priorité nationale de la maîtrise des dépenses de l’Etat et de la réduction du déficit public. Cette volonté s’est traduite, par exemple, par l’affectation intégrale au désendettement des 10 milliards de plus-values de recettes de 2004, et des 10 milliards provenant de la cession des sociétés d’autoroutes.

Cela semble plein de bon sens ; pourtant la question juste et prioritaire ne devrait-elle pas être celle de se demander comment sortir de cette situation inique, absurde, pour ne pas dire scandaleuse, qui fait que l’Etat doive s’endetter auprès des banques et payer un intérêt pour avoir accès à son propre argent?

Quel que soit le gouvernement en place, il semble qu’il n'ait à sa disposition que deux leviers de commande: maîtriser les dépenses d’un côté, soutenir la croissance de l’autre. Et tout le monde, majorité et opposition, de s'accorder comme un seul homme sur cette «évidence»! Les divergences napparaîssent que dans l’application selon les sensibilités en place. Seulement voilà, ça ne marche pas, car il est une autre évidence qui, celle là, semble échapper à la plupart : REDUIRE LES DEPENSES DE L’ETAT APPAUVRIT LA NATION, car ses dépenses se traduisent par du travail qui enrichit la nation, QUANT A LA CROISSANCE, SI ELLE EST UNE SOLUTION ECONOMIQUE, ELLE EST UNE ABERRATION ECOLOGIQUE. Il serait donc temps de cesser de jouer à l'autruche si nous voulons éviter la catastrophe économique ou la catastrophe écologique, que le recul que nous avons maintenant et les indicateurs nous annoncent de plus en plus précisément, sans avoir besoin d'être grands devins.

Je ne m’étendrai pas plus sur les effets pervers de la croissance qui commencent à être largement perçus, quoique trop souvent ignorés, mais sur la question de la dette publique qui, elle, est beaucoup plus confuse dans les esprits.

Le point essentiel sur lequel je voudrais insister, repose sur le fait qu’en économie il n’est fait aucune distinction entre intérêt particulier et intérêt collectif. C’est ce qui conduit la quasi globalité de la classe politique, toutes tendances confondues, à croire que c’est faire preuve de civisme et de responsabilité que de chercher à gérer le pays «en bon père de famille».

Chaque fois qu’un homme politique explique à la Nation qu’un Etat n’a pas le droit de vivre au dessus de ses moyens, qu'il doit se gérer comme le budget familial, j'ai des frissons d'indigantion et je frémis de voir combien le dogme économique peut être puissant au point d'engluer les esprits les plus brillants.
Pour comprendre les choses il convient de préciser quelques points qui échappent à la plupart :

Si j'emprunte 1000 euros à mon voisin, j'ai une dette envers lui, car il m'a cédé pour un temps une partie de sa richessse. Il est normal aussi que je lui verse un intérêt pour compenser la recette potentielle dont il s'est privé en amputant ses ressources.

Il fut un temps où l'argent existait sous forme de pièces en métaux précieux. C'est ce que l'on appelle l'argent «permanent». Il arrivait que les princes et les rois, aient recours à l'emprunt auprès de personnes privées fortunées pour financer leurs ambitions. Si l'Etat emprunte à des particuliers une part de leur richesse existante, il est en dette pour la même raison et doit répondre aux mêmes obligations.

Mais au fil de l'histoire, l'argent s'est dématérialisé, au point qu'aujourd'hui il « n'existe plus ». Depuis 1971, il n’est plus relié à aucune matière précieuse. Ainsi sommes-nous passés d’une « monnaie permanente » représentée autrefois par les pièces d’or et d’argent, plus récemment par des billets garantis par de l’or, à une « monnaie de banque », dématérialisée et temporaire. Pourquoi temporaire ? Parce qu'elle n'existe qu'entre le moment où elle est prêtée et le moment où elle est remboursée.

Mais il est une autre particularité de l'argent moderne: l'argent prêté par les banques n'est pas celui que d'autres personnes ont en trop et laissent en dépôt, mais de l'argent qui « n'existe pas » et que la banque « crée » sur la seule confiance qu'elle accorde à l'emprunteur quant à sa capacité à la rembourser. C'est ce que l'on appelle « la création monétaire « ex nihilo » (création à partir de rien). C'est la seule évolution des pratiques bancaires, sous la pression des évènements de l'hitoire, qui a conduit à cette situation pour le moins choquante, que les banques ont accaparé, d'une part, un privilège d'Etat, et d'autres part, se sont rendues propriétaires d'un argent qui n'existe pas, et qu'elles n'hésitent pas à prêter avec intérêt !

Je ne m'insurge pas contre le principe de la création monétaire, car elle représente un mécanisme qui garantit potentiellement que l'argent ne puisse pas manquer, ce qui est une bonne nouvelle; je m'insurge contre le fait que ce privilège soit abandonné à des intérêts privés ! Qu'un Etat soit en dette à l'égard d'une personne privée quand celle-ci prête une partie de sa richesse existante, soit, mais qu'il soit en dette à l'égard de cette même personne pour une richesse qu'elle sort de son chapeau, non! Voilà ce qui est insupportable: accepter sans rien dire qu'une Nation soit obligée de payer une entreprise privée pour avoir accès à son propre argent! Trouveriez vous normal que l'on vous fasse payer les légumes que vous faites pousser dans votre potager ? Et bien c'est cela la dette de l'Etat.

Tous les jours aux nouvelles, et à chaque échéance électorale, les mêmes problèmes … L’emploi, la sécurité sociale, les retraites, l’environnement etc… Ces problèmes occupent à temps plein la classe politique, les pouvoirs publics et pas mal d’associations. Pourtant ce sont de FAUX PROBLEMES : entendons-nous, ils sont bien réels dans la mesure où ils sont sources de souffrances pour bien des gens, mais FAUX en ce sens qu’ils ne sont que les SYMPTOMES d’un problème plus profond :

  • Problème de l’emploi? Comment pourrait il y avoir un problème dans un monde qui totalise plus de 200 millions de chômeurs et où tant de besoins essentiels restent à satisfaire? il y a plus à faire que de bras et de cerveaux disponibles! Non, il n’y a pas de problème de l’emploi mais de FINANCEMENT de l’emploi!

  • Problème de santé publique? Comment pourrait-il y avoir un problème dans un monde où les connaissances, les pratiques et les techniques se sont considérablement développées et continuent de le faire chaque jour; dans un monde qui offre, en plus de la médecine traditionnelle, un vaste choix de thérapies nouvelles… Non, il n’y a pas de problème de santé publique, mais de FINANCEMENT des systèmes de santé.

  • Problème d’environnement? Comment pourrait-il y avoir un problème dès lors que l’on sait ce qu’il faut faire pour préserver les équilibres vitaux… Non, il n’y a pas de problème de l’environnement, mais de FINANCEMENT des solutions applicables.

  • Et ainsi de suite pour tous les problèmes que l’on peut évoquer. Notre monde en est arrivé au paradoxe suivant : LA MOITIE DE L’HUMANITE MEURT DE SOIF A COTE D’UN PUITS REMPLI D’EAU PARCE QU’ELLE N’A PAS L’ARGENT QUI LUI PERMETTRAIT D’Y AVOIR ACCES.

A l'heure où l’Europe se construit, n'est-il pas essentiel qu’elle trouve une voie nouvelle? N'est-il pas essentiel qu’elle refuse de s’enfermer dans l’impasse où conduit le modèle du libéralisme américain? N'est-il pas essentiel que les hommes au pouvoir fassent preuve d’imagination en trouvant autre chose que la potion, qui n’est plus magique du tout, des « deux leviers »? N'est-il pas essentiel que la Vie et le bien être de tous les peuples l’emportent sur l’orthodoxie d’un système qui, pour être dominant, démontre chaque jour un peu plus son inadéquation à répondre aux défis humains et écologiques? La chose n'est pourtant pas si difficile à comprendre! TANT QUE LA CREATION MONETAIRE SERA ABANDONNEE AUX BANQUES COMMERCIALES PAR LE BIAIS DE L’EMPRUNT A INTERET, IL N’Y AURA JAMAIS ASSEZ D’ARGENT POUR FINANCER LES SOLUTIONS AUX PROBLEMES DE NOTRE TEMPS.

Car si l'on veut vraiment s'y atteler, les sommes en jeu sont CONSIDERABLES! Or on le sait, le poids de « la dette » est tel, qu'il interdit tout nouvel emprunt! Sauf si... les règles du jeu étaient définies par les peuples eux-mêmes, par le moyen du jeu démocratique, pour servir l’intérêt commun; sauf si...les Etats étaient restaurés dans leur pouvoir régalien d’émettre la monnaie! Alors il n'y aurait plus de dette, ou si dette il y avait, elle ne serait qu'envers eux-mêmes; l'intérêt ne se justifierait plus, ni la nécessité de rembourser la dette.

Seulement voilà! Pour le moment, l'élite dirigeante mondiale considère comme normal que les citoyens d’un pays paient par leurs impôts (donc prélèvent sur leur richesse) les intérêts demandés par les banques privées, pour permettre à l’Etat d’avoir accès à son propre argent. Ce qui me sidère, c’est que nos élus, théoriquement en charge du respect de l’intérêt commun, ne bronchent pas, et ne cherchent aucunement à y porter remède. Bien au contraire, les voilà qui se félicitent, en bons élèves du système, d'avoir réduit la dette de 20 milliards... 20 milliards qui retournent à néant. Quelle belle victoire! Plus que 1080 milliards à trouver (18000 euros par français) et on sort du tunnel! Quel acte politique de grande envergure, autrement plus glorieux que de mieux rémunérer les infirmières par exemples, ou de créer des emplois d'intérêt collectifs où de nombreuses personnes, aujourd'hui privée d'emploi... mais surtout de dignité, de sens d'utilité, retrouveraient une place dans la société et dans leur vie...

Mais que voulez-vous qu'ils fassent me direz vous ? Cette question ne nous appartient plus, car nous sommes passés à l’Euro.

La belle affaire! N'est-ce pas justement une fabuleuse opportunité à saisir pour l'Europe ? N'est-ce pas un sujet mobilisateur et inspirant pour les peuples qui la composent et un réel espoir pour le monde entier ? Alors oui, que cette question soit au cœur des débats ! Car ce que nous vivons pour le moment est une mascarade qui laisse supposer aux peuples qu’ils sont maîtres de leur destin par le jeu démocratique, alors que les politiques qu'ils élisent et qui les représentent n’ont aucun pouvoir. Pourquoi? Parce que la pensée politique est complètement encadrée, enfermée dans la logique bancaire qui tient les cordons de la bourse. Nos dirigeants politiques sont tenus en laisse! Sans doute trouvent-ils plus d'intérêt à être le chien plutôt que le loup de la fable...

Mais en attendant, cela restreint considérablement leurs possibilités et les condamne à ne prendre que des mesurettes dont le seul effet est de déplacer les problèmes, pour ne pas nuire aux intérêts particuliers immédiats. Demandez-vous après cela d’où vient la désaffection des citoyens à l’égard de leurs élus ? Demandez-vous pourquoi la France, entre autre, a refusé la Constition d'une Europe qui n'aurait aucun pouvoir sur sa Banque Centrale?

Quelle que soit l'ampleur du sujet, le bon sens devrait conduire à remettre en question tout système, tout principe, dès lors que ses conséquences sont nuisibles, suicidaires, parfois criminelles. Au lieu de cela, nos présidents jouent les commis voyageurs quand ils se déplacent à l’étranger dans l'espoir de vendre quelques avions ou quelques trains; au lieu de cela, nos élus se bornent à n’être que de «bons comptables»! Je ne doute pas de leur bonne foi et de leur dévouement; je ne doute pas non plus qu'ils aient une vision plus élevée de leur mission, mais voilà à quoi ils réduisent eux-mêmes leur fonction en acceptant que l'économique et le financier dirigent le politique, en refusant de restaurer la Nation dans ce qui lui revient de droit.

Et ne croyez pas que cette proposition de ré appropriation du pouvoir de la création monétaire par l’Etat soit une lubie personnelle. Ce débat existe depuis longtemps, de façon trop souterraine certes, mais de façon affirmée toutefois, ne serait-ce que par des gens comme Maurice Allais ou Irwin Fisher, tous deux prix Nobel d’économie. Alors vous qui vous inquiétiez de la dette, je vous en prie, ne vous demandez plus comment rembourser les intérêts injustes d’une dette irremboursable à moins de mettre le pays à genoux, et devenez le porte parole de cette idée de la ré appropriation du pouvoir de création monétaire par les Nations. En oeuvrant ainsi, vous contribuerez à redonner aux peuples le pouvoir sur leur destin, vous deviendrez un citoyen du monde porteur de tous les espoirs pour une amélioration générale de la qualité de la Vie, vous nourrirez la conscience collective qui très prochainement, je l'espère, fera gerner une classe politique plus réaliste et consciente des vrais défis.


Philippe Derudder
Animateur de l'association AISES
(Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales)


Auteur de :
« La renaissance du plein emploi ou la forêt derrière l'arbre » - Ed. Guy Trédaniel
« Les aventuriers de l'Abondance » - Prix spécial Ch. Vidal 2000 pour une alternative de vie, aux éd. Yves Michel
« Rendre la création monétaire à la société civile » - aux éd. Yves Michel

Vous pouvez télécharger cette "Lettre Ouverte" en format word et l'envoyer à tous les "hommes politiques" et les décideurs que vous connaissez, la recopier sur des forum ou votre site, etc. ...



Dette publique :le libéralisme en faillite


Par Jean-Marie? Harribey, économiste à l’université Bordeaux-IV. © Journal l’Humanité

Un débat chasse l’autre, mais les mêmes errements reviennent pour mêler la question de la dette publique à celle des retraites. Le ministre de l’Économie, Thierry Breton, affirme que la dette des administrations publiques n’est pas de 1 100 milliards d’euros mais de 2 000 milliards, car il faut y ajouter les engagements de l’État à l’égard des fonctionnaires et des agents des entreprises publiques actuellement en activité lorsqu’ils feront valoir leurs droits à la retraite.

Le rapport de Michel Pébereau, même s’il est plus discret sur le bien-fondé de cette addition, fait état du même problème et estime entre 790 et 1 000 milliards ces engagements supplémentaires. Certains vont encore plus loin : Pascal Gobry, membre de l’Institut des actuaires, affirme que « la France est en faillite », car cette dette est de « 3 000 milliards au bas mot ». Il écrit (le Monde, 16 décembre) : « L’estimation des engagements en matière de retraites doit répondre à la question : et si tout s’arrêtait à la seconde, si on ne recrutait plus, si les gens en activité exigeaient soudain leurs droits à retraite, et si on payait toutes leurs retraites aux déjà retraités, jusqu’à leur décès ? Combien cela coûterait-il ? » On peut répondre tranquillement : zéro. Parce que la question est absurde. Si tout s’arrêtait, si plus aucun travailleur ne travaillait, rien ne serait produit, aucun revenu ne serait engendré et il n’y aurait rien à distribuer, ni en salaires, ni en retraites, ni en profits. Pour montrer l’étendue de la « faillite de l’État », l’auteur poursuit : « Même s’il vendait à des Japonais le château de Versailles au prix fort, la tour Eiffel, le musée du Louvre, tout son patrimoine, l’État français ne pourrait honorer ses engagements sur les retraites et les salaires. » Ainsi se perpétue l’erreur consistant à croire que les revenus sont versés en prélevant sur un stock, alors qu’ils sont un flux engendré par l’activité productive courante. Ainsi refait surface la conception qui a inspiré les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003 : transformer le système des retraites par répartition fondé sur la mutualisation d’une part de la richesse produite en un système d’épargne individuelle, tout en laissant croire qu’individus et État mettent des sous dans un bas de laine pour les exhumer au moment voulu. Les engagements envers les salariés du public, comme ceux du privé - ce que le ministre s’est bien gardé de dire -, sont gagés sur le flux de la production future et non pas sur un stock accumulé, ni sur le flux présent, ni a fortiori sur le mirage de fonds de pension stériles. Et le respect de ces engagements dépendra de l’évolution de la production et surtout de sa répartition entre masse salariale et profits.

Cette erreur est à la racine de l’imbroglio théorique et de la mystification politique entourant hier la question des retraites et aujourd’hui celle de la dette que le ministre veut amalgamer. On ne peut ajouter la dette financière de l’État et les engagements de la collectivité à verser des retraites. L’État ne verse aucun intérêt sur les sommes correspondant à ces engagements. Et si, un jour, il devait en payer, ce serait parce qu’il refuserait d’augmenter les cotisations vieillesse pour ne pas contrarier les actionnaires et s’obligerait alors à se tourner vers les marchés financiers sur lesquels des fonds de placement s’empresseraient d’acheter les obligations d’État.

La vraie dette, c’est celle qu’il faudra rembourser, sauf dénonciation, celle qui absorbe aujourd’hui sous forme d’intérêts (40 milliards d’euros annuels) la totalité de l’impôt sur le revenu. Est-elle trop élevée, croît-elle trop vite par rapport au PIB, puisqu’elle atteint l’équivalent de 66 % de celui-ci ? Est-elle le « fardeau légué aux générations futures » si souvent dénoncé ? Par définition, une créance de même montant est transmise simultanément à une dette. Si, comme tout le laisse à penser, les classes aisées achètent les obligations d’État, leurs descendants en hériteront. Où est le problème ? Il naît lorsque la structure de la fiscalité est telle que ce sont les classes pauvres qui paient et paieront l’impôt dans une proportion inverse à ce que commanderait la justice, parce que l’impôt indirect non progressif est prédominant par rapport à l’impôt direct progressif. Le « fardeau » de la dette publique n’est pénalisant qu’en raison d’une fiscalité redistributive à l’envers et non pas à cause du montant de la dette. Et cela d’autant plus que les nouveaux emprunts des collectivités publiques ont pour but non de réaliser des investissements d’avenir (éducation, recherche, écologie, etc.), mais de couvrir un service de la dette antérieure de plus en plus lourd, pendant qu’on allège constamment la fiscalité sur les riches. Jacques Marseille a beau affirmer (le Monde, 13 décembre) que « la lutte des classes n’est pas entre les bourgeois et les prolétaires, elle est entre les créanciers et les débiteurs », tout montre que les bourgeois sont les créanciers et qu’échoit aux prolétaires la tâche d’endosser la dette publique, laquelle n’est jamais qu’une créance privée.

L’interdiction faite à la Banque centrale européenne de créer de la monnaie pour financer les dépenses collectives (qui était consacrée par l’article III-181-1 de l’ex-projet de traité constitutionnel) est cohérente avec une politique qui s’obstine à nourrir la rente financière aux dépens des emplois utiles et laisse monter le chômage dont sont victimes ou menacés ceux qui devront prendre en charge la dette grossie au fil des ans à cause de la baisse des impôts et de l’écart positif entre les taux d’intérêt et le taux de croissance économique. Politique cohérente aussi avec la libre circulation des capitaux, qui permet à des résidents de posséder autant d’avoirs extérieurs que les non-résidents en possèdent en France, phénomène interdisant d’invoquer une dépendance vis-à-vis de l’étranger.

La France n’est donc pas en faillite, quoi qu’en disent les Cassandre du déclin ; l’État non plus, car le solde primaire (hors intérêts) de son budget est proche de l’équilibre. En revanche, le libéralisme est en faillite : en tant que doctrine qui n’a aucune portée heuristique, et en tant que projet normatif pour une société dont il programme le délitement. Face à cela, et en réponse à l’augmentation de la dette, il faudra une double révolution : fiscale, pour récupérer les intérêts, et monétaire, pour maîtriser la Banque centrale. Le principe en avait été posé par Keynes il y a soixante-dix ans : l’euthanasie des rentiers.



Les mythes du déficit public …


Extrait du blog " econoclaste" http://econoclaste.fr.st.free.fr/blog/html/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=104
07/03/05

A peine installé dans ses nouveaux meubles, T. Breton s'est empressé de se lancer dans le mélange de mantra et de démagogie qui caractérise tout ministre des finances qui se respecte : il va relancer la croissance, chercher à réduire le chômage, préserver le pouvoir d'achat, baisser l'impôt sur le revenu, et bien entendu, réduire les déficits et l'endettement public. Dans l'essentiel de ces domaines, le gouvernement n'a en pratique aucun pouvoir, il s'agit donc là encore de pur brassage de vent. En matière d'impôt sur le revenu, même si celui-ci est baissé, cela n'aura aucun effet en pratique : d'autres impôts, ou l'endettement public, augmenteront en compensation. Il s'agit donc de transferts de charges, pas de baisses d'impôts.
Et en matière de déficit? le contrôle du déficit, bien que critiqué, reste considéré comme indispensable, même en faisant abstraction des contraintes du pacte de stabilité. La majorité des critiques ne veulent qu'un adoucissement du pacte. Mais rares sont ceux qui considèrent le déficit public, son niveau, et la nécessité de sa réduction, comme totalement vide de sens. Il est plus que nécessaire de démonter les mythes attachés au niveau du déficit public.

Premier mythe : l'endettement public est une mauvaise chose, un danger pour la "soutenabilité" des finances publiques.

En réalité, la dette n'est qu'un moyen de financer la dépense publique, qui ne présente aucune différence avec un autre mode de financement (et même plutôt des avantages). Pour le comprendre, considérons l'exemple suivant (extrait de ce livre).
Considérons un individu qui charge un agent de se charger de ses achats de vêtements. Pour cela, il confère le droit à cet agent à la fois de décider du montant de ses achats, et du moyen de financer cet achat. Supposons que l'agent décide d'acheter pour 100 euros de vetements à l'individu. Le taux d'intérêt des prêts et emprunts est de 10%. L'individu dispose d'un patrimoine de 1000 euros. Trois moyens de paiement s'offrent : l'achat au comptant, l'achat à crédit remboursé au bout d'un an, et l'achat à crédit dans lequel le crédit n'est jamais remboursé : il faut simplement payer indéfiniment les intérêts.
- première solution, l'achat au comptant. Il reste alors 900 à l'individu, qui pourra les placer et en retirer un intérêt : au bout d'un an, sa fortune est de 990 euros + des vêtements.
- seconde solution, l'achat à crédit d'un an : pendant un an, l'individu a détenu 1000 euros, qui lui ont rapporté des intérêts : il se retrouve donc avec 1100 euros à la fin de l'année. Il doit payer sa dette et les intérêts de celle-ci, soit 100(1 + 10%) = 110; il lui reste donc 1100 - 110 = 990 + des vêtements.
- troisième solution, l'emprunt perpétuel : l'individu détient toujours 1100 euros au bout d'un an, d'où il déduit 10 euros d'intérêts. Mais il s'est désormais engagé à payer chaque année 10 euros : pour cela, il doit geler 100 euros, ne pas les consommer, pour pouvoir indéfiniment payer les intérêts de sa dette. Lui reste donc 1100 - 10 - 100 = 990 euros + des vêtements.

L'individu peux trouver que la quantité de vêtements achetés par son agent est trop élevée, ou trop faible : en tout cas, cet exemple montre qu'il pas de raison de me préoccuper de la façon dont il finance cette dépense. En remplaçant l'individu par l'ensemble des contribuables, et l'agent acheteur de vêtements par l'Etat, ce modèle devient encore plus réaliste : car si un individu mourra un jour, la population et l'Etat durent éternellement. D'autre part, si pour un particulier il y a une différence entre taux de prêt et taux d'emprunt (le second étant plus élevé que le premier), dans le cas de l'Etat et des contribuables, ce problème tombe : le coût de la dette publique est exactement égal à ce qu'elle peut rapporter à un individu qui achète des obligations d'Etat.

Second Mythe : le chiffre du déficit public a une signification.

En réalité, il s'agit pour une économie dans son ensemble de l'une des données les moins significatives. Le déficit, rappelons-le, est la somme de consommation de ressources par le gouvernement, de transferts (prélever sur Paul pour donner à Pierre), et d'intérêts de la dette, d'où l'on déduit les recettes publiques (dont les prélèvements obligatoires). Pour l'économie d'un pays, cette addition n'a aucun sens. En effet :
- les intérêts de la dette ne constituent pas, pour l'essentiel, une charge pour la population. Pour la population, la dette n'en est pas une puisque si elle n'existait pas, il faudrait leur prélever des revenus sous forme d'impôts. Cette économie réalisée par les contribuables constitue une forme d'épargne, car c'est comme si nous n'avions pas eu à réaliser un montant de dépense égal à l'endettement public. Les intérêts de la dette sont donc compensés par les intérêts que rapporte ces revenus que les contribuables n'ont pas eu à débourser. De la même façon, lorsqu'on affirme que chaque français doit supporter une dette publique de 15 000 euros, on oublie premièrement que cette dette est d'ores et déjà compensée : on oublie aussi qu'une bonne partie de cette dette est détenue par les ménages français, il s'agit donc d'un simple transfert.
- les produits s'échangent contre des produits, la dépense publique n'est qu'un voile : une dépense publique consistant à consommer des ressources réelles constitue une charge pour la population : ce sont autant de facteurs de production qui auraient pu être utilisés autrement (ajoutons que la valeur réelle de la production publique issue de cette consommation de ressource n'est pas non plus prise en compte); par contre, un prélèvement (comme par exemple le versement d'une pension de retraite à un fonctionnaire) ne réduit pas la quantité de produits disponibles pour la population dans son ensemble.
- les dettes sous-jacentes ne sont pas comptées. Lorsque l'Etat émet des titres, il reçoit une certaine somme d'argent contre la promesse de la rembourser plus des intérêts dans l'avenir : on appelle cela un endettement public. Lorsque l'Etat s'engage à payer les retraites des salariés d'EDF et reçoit pour cela le versement d'une soulte, l'opération est exactement la même : une perception immédiate contre un engagement futur. Pourtant, dans le premier cas, l'émission de titres est comptée comme déficit, dans le second cas, comme recette. De la même façon, l'essentiel des engagements publics n'est pas pris en compte dans la dette : les retraites futures des fonctionnaires, par exemple, ne sont pas comptabilisées comme engagement. Faut-il croire que cette dette n'existe pas?
- L'inflation réduit la dette publique (comme celle de toutes les personnes endettées). La charge de la dette, de ce fait, est beaucoup plus faible qu'elle n'appararaît.
- La main droite du gouvernement n'ignore pas ce que fait sa main gauche : on peut toujours nous effrayer avec une composante du déficit (les retraites sont en déficit, ou autres "trous de la sécurité sociale"); en réalité, il s'agit de pures fictions comptables. Par exemple, lorsque la Sécurité sociale est en "déficit", celui-ci est financé par émission de titres, réductions d'autres dépenses, ou prélèvements fiscaux. Au bout du compte l'opération est un ensemble de dépenses et de recettes publiques, que l'on lie pour des raisons obscures. C'est comme si on affirmait que les recettes de TVA servent uniquement à financer l'éducation nationale, que l'on fasse la différence entre recettes de TVA et budget de l'EN, et qu'on s'inquiète gravement du terrible problème du "déficit croissant de l'éducation nationale".

Troisième Mythe : le déficit public est un fardeau.

Ce mythe présente diverses formes : parfois, on fera pleurer dans les chaumières en annonçant que les générations futures seront criblées de dettes; ou alors, que l'Etat exerce une "éviction" sur l'épargne nationale en élevant par sa dette les taux d'intérêt.
- les générations futures hériteront peut-être de notre endettement; mais elles hériteront aussi de notre épargne accumulée, et de l'ensemble du patrimoine constitué avec celle-ci et avec les dépenses publiques. On peut toujours dire qu'une partie de la dépense publique actuelle ne "sert pas" aux générations futures : mais bien malin qui pourra dire laquelle. D'autre part, les générations futures seront plus riches que nous : les contribuables de dans 25 ans seront environ deux fois plus riches que les contribuables actuels. Le déficit constitue un moyen de redistribution des riches (les français de demain) vers les pauvres (les français d'aujourd'hui). C'est une forme particulièrement juste de redistribution.
- l'endettement public est aussi supposé faire monter les taux d'intérêt. Les études empiriques ne montrent que rarement un effet conséquent de forts déficits publics sur les taux d'intérêt dans un pays. La raison en est simple : l'endettement public est en même temps un prêt aux contribuables, qui bénéficient de la dépense publique sans avoir à la payer sous forme d'impôts immédiatement. En s'endettant, le gouvernement emprunte à Paul, et lui accorde un prêt du même montant. Cette opération peut être menée indéfiniment sans effet sur les taux d'intérêt. On l'a bien vu lors du passage à l'euro : de nombreux pays (à commencer par la France) ont atteint leur objectif à l'aide d'artifices comptables, voire de dissimulation de dépenses (si tant est que cela ai un sens). En pratique, cela n'a eu aucun effet sur les taux d'intérêt en Europe qui sont déterminés par d'autres variables.

Pourquoi ces élements ne sont-ils que rarement pris en compte, et pourquoi la mythologie du déficit survit-elle? Pour plusieurs raisons. La première d'entre elles est une faute de logique, la fausse analogie : un gouvernement, un pays, ne fonctionnent pas comme un ménage ou une entreprise. Une entreprise, un ménage, qui s'endette, le fait auprès d'un tiers; mais le gouvernement n'est pas séparé de la population de cette façon. Il y a beaucoup d'irrationnel dans la perspective sur le déficit : La légende dit même (d'après F. Lordon) que le chiffre des "3% du PIB" a été choisi par P. Beregovoy en référence au "pire" atteint par les socialistes durant leurs errements de 1981-1983. Ce chiffre avait une dimension cathartique, symbolique : sa portée économique est beaucoup, beaucoup plus discutable.

Mais la seconde raison est le caractère commode de la discussion sur les déficits qui permet, en s'attachant à un débat totalement dépourvu d'intérêt, de négliger les vrais problèmes posés par les finances publiques. La dépense publique est-elle utile, efficace, juste, correspond-elle à des besoins réels? L'impôt est-il simple, peu distorsif? Le système fiscal est-il juste? la redistribution fonctionne-t-elle de façon satisfaisante? N'y-at-il pas des gaspillages publics? Tous ces aspects, qui permettent de juger l'action concrète du gouvernement (car il peut agir sur ces variables-là, bien plus que sur le chômage ou sur la croissance), sont gommés par la mythologie du déficit. Et pour les gouvernements français, tout ce qui permet de dissimuler la réalité de l'action publique est bon à prendre. Sinon, les citoyens pourraient demander des comptes, ça ferait des histoires.


Un article interessant emprunté sur AGoravox
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8753



Vive la dette publique!


Un des sujets de la future campagne électorale des élections présidentielles de 2007 sera la dette publique française. Le rapport Pébereau de janvier 2006 veut nous en donner une vision catastrophique. Pourtant l’O.F.C.E dans sa lettre N°271 de janvier dernier se pose la question suivante:

Faut-il réduire la dette publique?

Selon les auteurs de cette lettre (Jérôme Créel et Henri Sterdyniack) le raisonnement en terme d’endettement est erroné, il faut plutôt raisonner en terme d’efficacité et de productivité des dépenses publiques. En d’autres termes, il faut considérer la dette publique comme créatrice de richesses soit directement, soit parce qu’elle permet l’existence et l’entretien d’infrastructures.

Contrairement à ce que certains voudraient faire croire comparativement aux autres pays la France est nettement moins endettée:

La dette représente en France 66% du P.I.B, contre 72% dans la zone euro, 65 % aux Etats-Unis?, 169 % au japon…

En réalité, le problème de la dette n’en est pas un. Pourquoi?

-Parce-ce tout d’abord, un État ne peut être comparé aux autres agents économiques (ménages ou entreprises). Il n’est pas mortel et peut donc s’endetter sur une très longue période (voir obligations à 50 ans) et même rester constamment endetté. Les arguments de certains hommes politiques selon lesquels il faut gérer l’État comme le fait l’individu dans son budget familial n’est pas logique.

-Pour la même raison, il ne faut pas ajouter les futures dépenses de retraites et de santé (900 milliards supplémentaires) comme certains le font, car ce coût sera supporté par des prélèvements qui existent déjà. De plus on peut faire varier ces charges selon l’âge de départ à la retraite et la durée requise de cotisation par exemple. Donc ces charges n’existeront peut-être pas. Qui plus est, si l’on veut retenir les dépenses futures hypothétiques, pourquoi ne pas prévoir le coût de la construction des écoles, les subventions versées aux entreprises, le coût des catastrophes naturelle…? Le choix de retenir ces dépenses n’est donc pas rationnel.

-L’État a le pouvoir de lever l’impôt, c’est une source de financement dont ne disposent pas les opérateurs privés.

-La dette publique a une contrepartie qui est constituée d’actifs détenus par les ménages. S’il y a dette, il y a créance aussi pour ceux qui ont prêté. Il peut s’agir des ménages ou des entreprises qui trouvent dans les dettes publiques des outils de placement sûrs et de long terme. Bref, un bon placement qui génèrera dépenses privées et entrées fiscales.

-La baisse des dépenses publiques se traduirait par un effet dépressif sur la croissance car toute dépense crée de l’activité.

-Dire que chaque nouveau-né français est endetté à hauteur de 17000 euros est vrai et faux. Car en face il dispose d’infrastructures: routes, hôpitaux, écoles... Les auteurs évaluent la richesse de chaque nouveau-né à sa naissance à environ 166 000 euros (somme des patrimoines publics et privés divisée par le nombre d’habitants). Parler de la dette sans évoquer les infrastructures et l’activité qu’elle finance et dont tout le monde bénéficie est bien peu sérieux.

Les auteurs concluent à la nécessité d’une dette publique pour soutenir l’activité économique.

+++++


Si le sujet vous intéresse, lisez l'article au complet en "pdf" (120 ko) dans la Lettre n° 271 - Vendredi 13 janvier 2006 de l'Observatoire français des conjonctures économiques http://www.ofce.sciences-po.fr

Lisez également Le grand bétisier de la dette publique par Bernard Salanié, professeur d’économie à l’université de Columbia (New York) et à l’Ecole Polytechnique.



Je rajoute que la somme des 3 dettes ( publique, ménage et entreprises) n'est que de 165% du PIB en France, mais de 370% du PIB aux Etats Unis (et même 500% selon Attali) ...


Créé par: AJH Dernière modification: Dimanche 04 de Octobre, 2009 08:22:37 CEST par AJH


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