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Editorial 28 - GDP per inhabitant in purchasing power standards - Eurostat - 15 décembre



- 15 December 2009 GDP per inhabitant in purchasing power standards

GDP per inhabitant in the Member States ranged from 41% to 276% of the EU27 average in 2008

In 2008, the Gross Domestic Product (GDP) per inhabitant in Luxembourg1, expressed in purchasing power standards2 (PPS), was more than two and a half times the EU27 average, while Ireland and the Netherlands recorded levels about one third above average. Austria, Denmark, Sweden, Finland, Germany, the United Kingdom and Belgium were between 15% and 25% above the EU27 average.

France, Spain and Italy registered GDP per inhabitant between 0% and 10% above the EU27 average, while Cyprus, Greece and Slovenia were between 0% and 10% below the average.

The Czech Republic, Malta, Portugal, and Slovakia were between 20% and 30% lower than the EU27 average. Estonia, Hungary, Lithuania, Latvia and Poland were between 30% and 50% lower, while Romania and Bulgaria were between 50% and 60% below the EU27 average.



Issued by: For further information on the data:
Eurostat Press Office
Lars SVENNEBYE
Tim ALLEN Tel: +352-4301-33 870
Tel: +352-4301-33 444 lars.svennebye@ec.europa.eu

Jukka JALAVA
Eurostat news releases on the Internet: Tel: +352-4301-38 435
http://ec.europa.eu/eurostat



Editorial 27 - Parodie au bord du gouffre - 08 décembre 2009 - Michel R. Tarrier



L’humain au plus loin de la Nature, challenge réussi.
Et maintenant : étonnons-nous !

Parce qu’au pied du mur par la loi du système, on marche dans la combine mais on n’est pas dupes.
Le pouvoir croit le peuple né de la dernière pluie parce que conditionné par la manufacture du comportement.
Pris pour des cons depuis toujours, les braves gens n’ont absolument rien choisi en leur âme et conscience.
Qui plus est les premiers donneurs d’alerte, ceux qui eurent raison trop tôt, furent toujours moqués, invectivés ou poursuivis par les gardiens du système, y compris les écologistes pionniers qui n’eurent pas les honneurs des Al-Gore? et autres pharisiens du jour.

2040 : il y aura autant de gens à mourir de faim que d’enfants à naître !
Ne parlons surtout pas de surpopulation au sommet de Copenhague !

LE CAPITALISME NOUS BALLADE

Écogitations de derrière les fagots…
Il y a ceux qui trient leurs déchets, et ceux qui les mangent.

Au bout du rouleau, sur une planète en déliquescence, juste pour jouer les prolongations avec force d’éco-lubrifiants, l’ultralibéralisme nous promène par le bout du nez sur le chemin de ses propres repentances. Il nous mène en bateau en nous exhortant à faire amende honorable en son nom. Il nous met la tête dans le bain de son cloaque et nous devons nettoyer pour lui les écuries d’Augias. Et voici que nous avons pour mission nouvelle de rafraîchir l'atmosphère qu'il a réchauffée pour s'en mettre plein les fouilles. Et nous sentons venir l'entourloupe : le chèque qui sera émis par les plus gros pollueurs des pays nantis ira directement aux plus riches des pays pauvres.


Voici quelques étapes initiatiques au nouveau chemin pour éco-pèlerins de bonne volonté.
Cette grande ballade d'une récupe de justesse pour un capitalisme en sursis et repeint de vert passe notamment par :
Le développement durable pour absoudre l’ultralibéralisme.
L’économie verte pour justifier la mondialisation.
Le commerce équitable en contrition de l’OMC.
L’agriculture bio et celle raisonnée (!) pour mieux cacher le productivisme agrochimique.
Le sacro-saint tri des déchets pour esquiver la surabondance d'emballages inutiles.
L’écotourisme pour se dédouaner du tourisme de masse.
L’habitat écolo-bobo comme repentance élitiste aux cités dortoirs.
1% de moulins donquichottesques pour expier les marées noires, l'extraction des sables bitumineux et les 14 milliards de bénéfices d’une seule compagnie.
Le Grenelle et autres pantomimes aux vœux pieux comme livre des recettes cosmétiques.
Et bien sûr, l’overdose convenue du réchauffement climatique pour brouiller les pistes du flambeau pétrolier.
Complétez vous-même la liste des subterfuges au consumérisme et de la bonne conscience du marché en découpant selon les pointillés démagogiques et en collectionnant les belles images du greenwashing.

Fins stratèges, les plus gros pollueurs ont tous leurs fondations environnementalistes et financent les grands tribuns héliportés de l’écologisme poudre aux yeux, fées Carabosse d'un libéralisme décomplexé.

Et bien d’autres plans dans l’art de décevoir pour faire des dividendes, comme en parquant des paysages pour les faire visiter, en protégeant les espèces une fois éradiquées, en reboisant de plants centimétriques des forêts séculaires abattues…, et autres rustines pour une planète exsangue.

Il y a incompatibilité entre une société globalisée dirigée par le marché et la préservation de la biosphère. Je me tue à le répéter et l’on me dit pessimiste parce que lucide.

Un univers mental ne renonce jamais à lui-même si des forces extérieures ne l'y contraignent pas. Le système a saturé tout l'espace disponible et est à l'origine de tensions de plus en plus fortes. Pour les masquer, ceux qui nous gouvernent pratiquent la politique des réalités contradictoires, nouvelle philosophie cynique de l’oxymore, totalement déroutante pour l’esprit.

(Ne dites pas à ma mère que je suis décroissant, elle croit qu'on a raté sa vie quand on n'a pas une Rolex à 50 ans.)


Editorial 26 - Une réponse possible au sondage d'Eric Besson sur l'identité nationale. - Raymond Zaharia - 26 novembre 2009


Plutôt que d'agiter l'image d'Epinal des "Gaulois de Vercingetorix": malins, batailleurs, indisciplinés, épris de justice et de liberté, nous préférons vous dire ce que l'on aimerait que ce soit: "Etre français" au 21ième siècle.

Pour nous, les français de "Faut pas rêver" seraient capables de:

- ne pas être dupes, lorsque le débat public est orienté sur une question sans intérêt pour leur vie quotidienne... alors même que des enjeux vitaux sont occultés: par exemple... la transposition "à bas bruit" de la Directive Services... celle là même qui a failli provoquer un... soulèvement populaire, au printemps 2005 ! (du temps du commissaire Bolkenstein). Celle là même dont... le Président en exercice nous avait assurés qu'elle serait... "remise a plat". Celle là même qui... une fois la jacquerie enterrée sous le populisme, nous rapproche un peu plus chaque jour de... l'idéal en matière de partage de la richesse produite des fonds d'investissement ou des tenants de "l'auto entreprise": une forme moderne d'esclavage, qui permette -enfin- de laisser... "toute sa part" au profit !

- rejeter les privilèges accordés par l'UE à la finance (art.123 du Traité de Lisbonne.), qui nous coûtent ~1 Milliard /semaine ! La redevance sur l'Euro que représente le monopole des banques privées sur la dette publique... est devenue le premier budget de l'Etat, tandis que les bénéfices des banques font ~50% du total des profits du CAC 40 ! Les français devraient faire en sorte que le bien public qu'est la création monétaire ne soit plus le support d'un "Revenu de vie"... servi seulement aux plus riches.

- savoir reconnaître les formules trompeuses, comme par exemple: "Economie de la connaissance la plus compétitive du monde" ! Là où le profit ne devrait être qu'un élément de choix parmi d'autres, on sait ce que signifie cette "Stratégie de Lisbonne": même s'il existe plusieurs façons d'être compétitif, (par exemple: distribuer moins de dividendes), quand il faut choisir entre rentabilité et détricotage de la protection sociale et de l'emploi, l'issue est connue d'avance: on fait ce qui est "Bon pour l'économie", c à d. désastreux pour la plupart des êtres vivants ! Les "bienfaits" de la concurrence sont mis en avant, les méfaits des délocalisations et de la "guerre de tous contre tous" sont niés, qu'il s'agisse de la destruction des solidarités, ou de la "sauvagerie des Fonds d'investissements" (cf. F. Lordon), ainsi qu'en témoigne, hélas, la... "mode des suicides" !

- se demander s'il est normal qu'un parti détienne tous les pouvoirs de l'État alors que, dans une consultation nationale comme celle de juin 2009, il obtient les suffrages d'environ 12 % des inscrits ?

- se souvenir que le français Montesquieu... prônait la séparation des pouvoirs, et que la DDHC de 1793 prévoyait le châtiment suprême pour ceux qui bafouent la souveraineté populaire,

- reconnaître que le système parlementaire a trahi les Français, lorsqu'il a dit "Oui" au traité de Lisbonne, début 2008; constater que nous ne pouvons guère plus infléchir nos choix de sociétés et protéger notre modèle social: des questions vitales comme partage de la richesse produite, création monétaire, revenu d'existence, retraites, santé, ou politique agricole... sont soustraites à un débat public dominé par des sondages complaisants et le grand débat du moment sur... le sexe des anges !

- savoir refuser la "Berlu...sconisation", et en finir avec une Constitution dont Mendes- France avait prévu qu'elle ferait de nos responsables politiques, dès qu'ils prennent une envergure nationale... des êtres puérils, démagogues, et ayant perdu le sens du collectif,

- ressentir un sentiment de consternation et de honte lorsque la simple vue d'un uniforme peut conduire des innocents à plonger dans le fleuve proche, ou à se jeter par la fenêtre. Amener certains de nos semblables, n'ayant rien à se reprocher, à reproduire en temps de paix le geste tragique de Jean Moulin aux pires heures de notre histoire, est inacceptable.

- Favoriser l'Économie Alternative, (que l'on peut aussi appeler Economie Sociale et Solidaire), c à d un tissu d'associations, de mutuelles, et de "Scops" ayant en commun de considérer le profit, non pas comme leur seul objectif... mais comme un moyen parmi d'autres d'assurer la pérennité de leur activité.

Etre Français au 21ieme siècle, ce pourrait être:
- ne pas prendre les vessies d'un pouvoir autoritaire pour des lanternes de la République solidaire, fraternelle, et laïque pour laquelle nos aïeux ont lutté, et
- disposer d'une capacité d'attention et de jugement indépendante des futilités que le pouvoir injecte sans cesse dans le lanterneau médiatique, pour mieux détourner notre attention de ses exactions contre la démocratie.

R. Zaharia



Editorial 25 - TUER TUE ! - Michel Tarrier. octobre 2009.


Avec en bonus le syndrome d’Ushuaïa

Voici donc que le capitalisme exterminateur… tue ! Quel scoop, on n’y avait pas pensé !

Comment en serait-il autrement d’un système qui s’auto-dévore, se définissant lui-même par l’appropriation de tout et une recherche forcenée du profit ? Le succès du capitalisme n’est pas un secret, une citation d’Henri Michaux le résume bien : « L'homme Blanc possède une qualité qui lui a fait faire du chemin : l'irrespect ».

L’énorme révélation vient du plus marchand de tous amoureux de la nature, « qui n’était pas écologiste mais l’est devenu » par la force de quelques maîtres d’un monde qu’il condamne. C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

En nous montrant l’envers du décor capitaliste, en nous enseignant que notre monde ne sera bientôt que fosse commune, le syndrome du Titanic, écrit ou imagé, ne fait qu’enfoncer des portes béantes. Vouloir le moraliser, l’écologiser, c’est faire un vœu pieux ou chercher à le cautionner. Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, d’autres curés nous avaient évangélisés, selon Marx ou Jésus. Et alors ?

Hulot n’est pas sado-maso. Depuis toujours larbin vertueux des décideurs, en focalisant cette fois sur les zones d’ombres du système pourri, Hulot devient porteur de valises d’un libéralisme en loques dorées. Sa mission subliminale est alors incantatoire : populariser une mauvaise conscience ipso facto expiable par une « mauvaise foi » dans le fallacieux développement durable. Le voilà bien le lubrifiant pour fin d’ère capitaliste, dont le mea culpa est le slogan. C’est toute la pirouette de ceux qui inventent une grippe pour s’enrichir en la soignant. Endolori par la tautologie ambiante, notre consentement devenu implicite n’y verrait que du feu.

Ainsi, tout en réclamant davantage de confort et de pouvoir d’achat, nous trouverions anxiogène l’idée de finitude du monde et, pour y remédier, nous accepterions de mieux trier « leurs » déchets et de payer spontanément toutes sortes de taxes vertes pour les pollutions que « leur » doctrine consumériste nous impose. Encore deux ou trois films du genre, et les boucs émissaires pour les pots cassés seront tout trouvés. Pendant ce temps, les traders sont nos héros. C’est dans la ligne de notre schizophrénie ordinaire.

En devenant pessimiste, Nicolas Hulot ne crache pas dans la soupe, il l’alimente.

Pourtant, je me suis toujours efforcé d’accorder un maximum de crédit à un homme dont les qualités de cinéaste et de pédagogue sont hors pair, même s’il fut la plume des discours populistes pour des Chirac si peu environnementalistes ou confia sa bible écologique à des Sarkozy dont l’idéologie est partagée par Alain Minc, économiste nain parce que ploutocrate. Tout comme Nicolas Hulot, j’ai une tendre admiration pour les peuples premiers, la biodiversité m’enchante, la misère du monde me scandalise et l’obscène fortune me révulse. Mais je me méfie des bons sentiments vendus à la criée et qui ignorent le débat scientifique. Comme j’exècre les Allègre scientifiques inaptes aux bons sentiments.


Le pataquès du film


Le film ne serait, dit-on, qu’un succès d’estime. Et encore… On parlerait d’un effet de mauvais ressac résultant du précédent succès du film Home de son frère-ennemi en écologisme photoshopé né dans le giron du Paris-Dakar?. Hulot se sent incompris, ses associés sont déçus. Parler de presque bide, de déconvenue est un aveu cuisant, alors que l’animateur a « modestement » investi tous les plateaux, tous les micros et tous les journaux, promo musclée imposée par ses sponsors, dictateurs des médias. Dans la médiasphère bien-pensante, personne n’a pu échapper à la dégoulinade éco-moraliste.


Attention à l’opportunisme démesuré !


Trop c’est trop. Un moment, les gens lâchent.


Certains sponsors comme EDF ou L’Oréal? sont loin d’être écologiquement corrects. TF1, puissant partenaire de Nicolas Hulot, a cédé la licence d'exploitation de l’éco-marque Ushuaïa à des dizaines de sociétés (L'Oréal pour les cosmétiques, Atol pour la lunetterie, Rhonetex pour les vêtements, Lexibook pour l'électronique, Quo Vadis pour la papeterie...) et cautionné ainsi la commercialisation d'une soixantaine de produits dérivés dont le chiffre annuel est de l’ordre de 100 millions d’euros. Shampoings, gels douche, déodorants, crèmes dépilatoires, lunettes et accessoires : une vraie dérive de produits dérivés. On savait que l’écologisme est un enfant-monstre né d’une l’écologie vidée de sa science et qui a mal tourné, mais à ce point…


Un shampouineur soudainement contesté


Quand L’Oréal? se prend pour Gandhi, ça coince.


Le nouveau chemin homéotélique (!) pris par l’éco-bateleur du petit écran est une route minée, un trip hasardeux parce qu’on y pousse un peu trop loin le bouchon. Le radicalisme de la deep écologie n’est pas grand public, le post-capitalisme n’a pas l’heur de plaire, l’heuristique de la peur est l’affaire des écosophes, ce n’est pas porteur, ça reste confidentiel, Borloo et Atol-les opticiens risquent d’en être déroutés.


L’homme moderne est indécrottable


« Pourquoi ne veut-on pas croire ce que l’on sait ? » questionne devant l’éternel le philosophe Yann Arthus-Bertrand?.


C’est ainsi que l’insupportable empreinte de la surpopulation est réfutée par l’écologisme héliportée et que les tribuns n’y voient même pas une contre-indication à la potion magique de leur développement supportable !


La soudaine radicalité d’un Nicolas Hulot repenti et qui monte d’un cran dans le discours a surpris le spectateur qui ne veut surtout pas appliquer ce qu’il sait parce que ça le dérange. Ce qui branchait chez Hulot, c’était l’écologie par procuration, la découverte par délégation, vautré sur un divan en goinfrant des chips, sans aller au charbon. Il faut comprendre, on nous a tant accoutumés aux facilités de l'amour sans le faire et de la gastronomie sans y goûter, par violons et images interposés, que plus personne ne veut bouger le petit doigt.


Et basta !


Il n’y a rien à sauver. Sabordons le capitalisme ! Coulons le Titanic ! Changeons de vie, changeons de barque !


Limitons notre population, refaisons de la place aux autres espèces, réapprenons à parler aux oiseaux. Nous n’avons nul besoin de banques numériques, de bagnoles climatisées, d’OGM et de gels douche, même et surtout pas aux parfums des îles. Laissez-les tranquilles, les îles. Soyons ridicules et romantiques, nions en bloc la modernité ! Nous saurons vivre sans détergent et sans pétrole. L’homme moderne n’a rien inventé d’autre que la douleur d’une vie à perdre pour la gagner. Je suis fin prêt, la fourche à la main.



Anthologie cocasse


Retour sur le magazine de l’extrême duplicité : http://www.dailymotion.com/video/x2sds7_tf1-240689-pubs-teaser-debut-ushuai_news


Ushuaïa, parce que l’humain pue : http://www.dailymotion.com/video/x18zp6_pub-ushuaia_ads


L’écologisme-marchand, pour voir la connerie de plus près : http://www.dailymotion.com/video/x776s2_adriana-karembeu-pub-atol-les-optic_lifestyle


La cerise sur le gâteau du greenwashing : http://www.vimeo.com/4181505


Protéger la planète peut rapporter gros : http://www.vertetnet.fr/mod/vu-sur-la-planete/protection-environnement-fondation-ushuaia-nicolas-hulot,1751?page=1


Et puis ce vieux syndrome de l’avion de chasse : http://www.youtube.com/watch?v=FleU0Tpvy_E


Etc., ça fait quand même beaucoup !

Je ne fais pas le malin, je ne suis pas un saint, mais je ne suis pas dupe. Si L’Oréal? ou Areva me donnait du fric pour sauver des prairies à papillons dont tout le monde se tape, peut-être bien que je l’empocherais.

De pareilles diatribes peuvent être lancées à l’encontre d’Al Gore, de YAB, des ONG vertes et de tous les initiateurs de notre idéologie nouvelle aux multiples mascarades, notamment de ceux occupant les postes étatiques (où c’est carrément burlesque), et bien entendu de moi-même qui, heureusement, ne suis pas grand-chose.

L’écologie de marché : faites vos jeux ! : http://www.dailymotion.com/video/xab1xa_sm-pauvre-pomme_webcam


Michel Tarrier

Naturaliste, écosophe

L'obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand).



Editorial 24 - LES CHAROGNARDS CLIMATIQUES : AREVA ET LES RESTES DU MONDE - Michel Tarrier. septembre 2009.


Quand la fonte du permafrost surchauffe la demande...

L’inimaginable opportunisme du capitalisme-rongeur : la planète est en péril (nous dit-on...) mais les « arévistes » se frottent déjà les mains devant le dégel de l'Arctique.


Certaines émissions de télévision accomplissent peut-être un travail plus utile et subversif qu’on ne le croit. C’est alors en filigrane, entre les lignes, décodable si l’on est un peu attentif. Ce pourrait être le cas des productions Thalassa, dont je me méfie néanmoins en raison d’une approche insensible de la pêche, par exemple de la pêche au gros. Je ne considère pas les poissons comme des légumes.
J’étais donc vautré devant un meuble qui se nomme télévision, le seul meuble qu’il nous soit donné de regarder toute une vie. Dans la lucarne : Faut pas rêver…, c’est le moins que l’on puisse dire. Et de nous montrer pour la énième fois les effets du changement climatique sur le permafrost du Grand Nord, canadien cette fois, pour nous enseigner (innocemment ?) que le désastre du réchauffement ne fait pas et ne fera pas le malheur de tout le monde, vu – par exemple - l’empressement incroyable et les investissements incommensurables de la transnationale française AREVA sur ces régions enfin libérées de leur gel et dont on va pouvoir exploiter, séance tenante ou presque, non seulement le pétrole, le gaz, l’or, le diamant, mais en l’occurrence l’uranium.

Dans un chaleureux esprit de coopération, le gouvernement canadien (qui n’en rate pas une) dépêche dans ces villages Inuits du bout du monde des unités de policiers que ces autochtones n’avaient jamais eus « la chance » de voir. Il convient de protéger les populations. De les protéger contre eux-mêmes ! Car voici que les territoires qui leurs avaient été négligemment désignés comme restes et lots de compensation, une fois dégelés, s’avèrent regorger de richesses souterraines et devenir soudain le point de mire des puissants groupes d’exploitation minière. Il n’est cependant pas évident que les Inuits se résignent à renoncer à leurs terres. Il faudra donc faire passer le message "démocratique" du désintéressement des autochtones chaque fois plus pauvres, démunis et tenus en respect, au profit de l’enrichissement sans fin des puissants colons mondialistes. Nous sommes, en effet, entrés de plain-pied dans le siècle du partage équitable, imposé par l’ordre mondial !! Uniformes et drapeaux doivent donc rafraichir les mémoires patriotiques et préparer le tapis rouge pour les compagnies capitalistes, dont AREVA est la première en lices.



http://www.liberation.fr/evenement/0101108535-le-grenier-a-uranium-du-canada

http://www.areva.com/servlet/understand/ouroperations/photosoftheweek/wp_prospectionuranium-c-WeekPicture-cid-1169458156417-fr.html


Le réchauffement climatique semble bien induire un remodelage géopolitique des régions arctiques. AREVA fait main basse sur les restes de la planète. Le capitalisme, sans nulle équivoque coupable des effets du réchauffement qu'il vilipende lui-même, va maintenant s’en nourrir, s’en repaître jusqu’à la lie. Tout en nous faisant accroire à la légende du développement durable, tout en faisant miroiter de dérisoires énergies douces pour envelopper le redoutable nucléaire. Après l’invention de la destruction, voici le temps de la curée, d’une lutte acharnée pour l’appropriation des restes. Dans son plan futur, AREVA cherche une seconde planète. En attendant, masqué des nouveaux mythes soutirés à l’écologisme, ce type de compagnie éhontée répand la terreur sur tous les continents, et les contrats à signer affluent sous la plume de notre impérieux Président.



Par nos comportements vertueux, préparons-nous tous ensemble et en douceur à l’épuisement progressif et inéluctable des ressources !
Contribuons à la taxe-carbone puisque ce qui est économisé d'un coté est toujours transféré ailleurs !
Y’a-t’il des négationnistes du réchauffement chez AREVA ? En l’occurrence, ca ne risque pas !
Et chapeau le Canada : exploitation effrénée des sables bitumineux enfouis sous la forêt boréale et maintenant sus aux restes offerts par le chaos climatique !



Editorial 23 - MANIFESTE CONTRE L’ABOMINATION - Michel Tarrier. Août 2009.


Nous, peuple dernier…

Sur une Terre nourricière en déliquescence et dont tous les signaux sont au rouge, en l’avant-veille d’une vie invivable et d’un temps de grandes pénuries induites par notre gouvernance planétaire erronée ;

Constatant une accélération de l’effondrement du Vivant et avant qu’il ne nous reste plus que la mer à boire et un désert en partage…

Sachant que notre puissance usurpée, illusoire et temporaire, née d’un fabuleux hold-up planétaire ; conscients qu’une appropriation forcenée et à 360º (pas seulement coloniale et néocoloniale…), sous les plus fallacieux prétextes politico-économico-religieux, fait de nous un peuple nanti mais sans âme, et plonge plus des deux-tiers de l’humanité dans une inadmissible misère que nous soignons à coups d’œuvres charitables, de funestes curés, de faux agronomes et de médecins avec ou sans frontières ;

Coupables et blâmables d’avoir ignoblement asservi, manipulé et dénaturé les hommes, les animaux et les plantes, de persévérer à épuiser les ressources non-renouvelables dans la plus stupide cécité écologique, de dénier la finitude de notre Terre en déboisant, en désertifiant, en vidant les océans, et ce, dans le seul but éhonté d’un enrichissement infini des gens de pouvoir ;

À peine conscients d’être incités au comble d’une ridicule surpopulation, par une incessante fertilisation patriotique et dénuée du sentiment d’amour, comparable au lapinisme d’une espèce en élevage, d’avoir été exhortés à proliférer contre-nature pour mieux nous exploiter les uns les autres, jusqu’à devoir constituer une espèce invasive, profondément malheureuse, dont l’effectif exorbitant implique non seulement la famine et la détresse, mais aussi l’occupation des niches écologiques des autres espèces qui se voient expulsées de partout ;

Sachant que, des peuples premiers aux abeilles mellifères, nous avons tout descendu sur notre passage, et que l’agroterrorisme et la surpêche parachèvent l’œuvre destructrice sans faire montre du moindre principe de précaution ;

Pour que cesse l’abomination orchestrée - notamment depuis l’usage des énergies fossiles - par les maîtres du monde, toujours cautionnés et sournoisement relayés par les politiques de toutes les couleurs, y compris les plus Verts ;

Pour que cesse cette appropriation aveugle des ressources, cet égo-consumérisme à l’Occidentale qui met la frivolité et l’abondance au-dessus de toutes les valeurs, et qui contribue à l’élaboration d’un septième continent constitué d’ordures pérennes ;

Pour que cesse cet immonde irrespect qui fit de l’impérieux homme Blanc - spéciste, raciste, sexiste - le premier tortionnaire de la planète ;

Pour que cesse l’infinie douleur du monde dit animal, tout comme le saccage exponentiel de la flore et des paysages sauvages ;

En l’espoir de retrouver un jour le bon goût du fruit dans l’arbre, de pouvoir adorer le cochonnet, l’agneau et la caille ailleurs que dans un plat ;

Pour tenter de se défendre d’un cocktail de cent mille molécules chimiques qu’une science sans conscience, au service d’un productivisme aveugle, a sciemment épandue dans les sols et les eaux, avant de nous réinventer cyniquement la qualité biologique qui était celle, naturelle, de nos aïeux ;

Pour refuser certaines vaccinations aux intentions inavouables ;

En un mot pour résister – même pathétiquement - à la marée montante d’un ordre mondial tentaculaire, dont les valeurs iniques et nocives sont inoculées par les médias, serviteurs volontaires, à des foules allongées, écervelées, amorphes, abouliques… ;

Pour que la honte qui résulte de l’impossibilité de transmettre à nos enfants le legs terrestre ne nous empêche pas de dormir (!), pour que ces mêmes enfants ne soient pas transformés en simples lavettes par l’omniprésence d’un pouvoir mondial de plus en plus féroce et liberticide ;

Efforçons-nous de vivre debout, lucides, généreux, cultivés, écoconscients, voire dans la simplicité volontaire, évertuons-nous de tout mettre en œuvre pour installer une intransigeante clameur de résistance à l’horreur en général, aux idées de loi du marché et d’éternelle croissance économique en particulier, ainsi qu’à cette trouvaille d’un développement durable, bel oxymore pour servir d’ultime lubrifiant à un ultralibéralisme essoufflé.

Même et surtout si, en toute naïveté, nous sommes seuls contre tous.

HALTE À LA PROPAGANDE DU MAL !

Nous sommes ce que nous mangeons. Mais à quelle sauce souhaitons-nous être mangés ?

Le système a fait de nous des dévoreurs de cadavres comme il a fait des vaches les cannibales de leurs propres restes. Les vaches et les humains valent mieux que ça.


Michel Tarrier. Août 2009.


Le cœur serré :

http://www.youtube.com/watch?v=M_bvT-DGcWw

Le cœur gros

http://www.youtube.com/watch?v=-dsBf874PPA

Ensemble, refaisons le monde avant qu’il ne soit totalement défait !

MERCI DE FAIRE CIRCULER !



Editorial 22 : L’actualité de la crise : Nouvelle échappatoire vers le haut, - 14 août 2009, par François Leclerc


une très bonne analyse de François Leclerc sur le blog de Paul Jorion en relation avec cet article:Le FMI va distribuer 283 milliards de dollars de liquidités à ses membres

Le FMI s’essaye depuis quelques mois à son nouveau rôle, attribué par le G20 de Londres. Notamment lorsqu’il s’efforce au langage de la vérité, froissant parfois des ailes au passage, expliquant alors sur tous les tons et dans toutes les occasions que le redémarrage de l’économie ne sera pas possible tant que la situation du secteur bancaire ne sera pas assainie. Il vient de franchir un nouveau pas en annonçant la distribution à ses 186 Etats membres, dès la fin de ce mois et au prorata de leurs droits de tirage spéciaux, de 283 milliards de dollars de DTS.

Cela ressemble fort, à y regarder de plus près, à une échappatoire de plus. Comme s’il s’agissait de prendre le relais des mesures de création monétaire des banques centrales, car c’en est aussi une, afin de les soutenir à leur tour. C’est en effet le calme plat sur le front des banques centrales, la BoE britannique faisant exception en venant d’augmenter de 125 milliards de livres son programme d’achat d’actifs. Car la Fed prolonge son propre programme de 300 milliards de dollars jusqu’à octobre prochain, mais sans l’augmenter (il lui reste 90 milliards à engager), tandis que le Trésor US, afin lui aussi de contribuer à rassurer les investisseurs en T-bonds, annonce qu’il va émettre des TIPS indexés sur l’inflation. La BCE, bloquée sur ce terrain par les Allemands, ne bouge pas d’un cil et s’en tient à ses 60 milliards d’euros initiaux d’achats d’actifs, arrachés de haute lutte. Les banques centrales sont désormais figées dans leur attitude et multiplient les vocalises pour occuper leur terrain, passées d’abord de mesures « conventionnelles » à celles qui ne sont pas, ayant finalement rencontré dans l’utilisation de ces dernières des limites qu’elles ne peuvent pas franchir (contredisant dans les faits la fiction de leur indépendance vis à vis des Etats, ces derniers ayant tracé ces limites). Elles en sont aujourd’hui réduites au rôle d’animateurs et de pourvoyeurs financiers du marché interbancaire, dans lequel elles sont installées à demeure.

La question s’est déjà trouvée posée, dans cette chronique, de savoir quel recours les banques centrales pourraient avoir, le jour où elles se trouveraient démunies. Une première réponse vient d’être apportée par le FMI. Poursuivant, à son propre compte et dans le droit fil des décisions du G20 de Londres, la distribution de liquidités, mais cette fois-ci en faveur des Etats et non pas du système bancaire comme le font les banques centrales. Si l’on comprend bien la situation, on vient de monter d’un échelon : après que les banques centrales se soient substituées aux banques pour animer le marché interbancaire, le FMI s’engage dans le soutien des banques centrales et de leurs actionnaires (généralement les Etats, sauf dans le cas de la Fed).

Mais l’on peut s’interroger sur la portée de cette nouvelle mesure spectaculaire, une fois admis qu’elle va au passage soulager un peu les pays les plus pauvres ainsi que les « émergents », ce que ne manque pas de souligner le FMI, qui sait avoir dans ce domaine beaucoup à se faire pardonner. Car, pour les autres pays, cette dotation en DTS sera comme une grosse goutte d’eau dans la citerne de leurs besoins. Par ailleurs, même si l’émetteur change, le résultat va être le même : on va rajouter des liquidités aux liquidités, dans ce qui est un gigantesque panier percé. Au risque, plus tard, de ne pas parvenir à les récupérer à temps et à générer une forte inflation, ce qui est la crainte majeure des investisseurs, qui leur fait plébisciter comme candidat à la succession de Ben Bernanke à la présidence de la Fed… le même Ben Bernanke, après que ce dernier ait adressé les messages qu’il fallait à cet effet à qui de droit.

Les largesses du FMI (car les allocations de DTS ne sont pas remboursables) « compteront comme actifs de réserve, agissant comme un coussin de liquidités à faible coût pour les pays à faibles revenus et des marchés émergents et réduisant le besoin d’une constitution de réserves excessive » (communiqué du FMI). En d’autres termes, elles amélioreront les bilans des banques centrales, qui en ont bien besoin, après avoir généreusement accueilli autant d’actifs toxiques en contrepartie. Elles soulageront de ce point de vue leurs actionnaires (les Etats) qui n’auront pas besoin de remettre dans l’immédiat au pot. Elles pourront aussi être échangées contre des devises, soulageant les monnaies, ou enfin être cédées pour solder un déficit de balance des paiements. Voilà ce que l’on trouve pour les accommoder dans le grand livre des petites cuisines des Etats, au chapitre des DTS.

Ces aides vont également venir à point nommé pour les Etats, placés devant le choix d’engager de nouveaux plans de relance, dont les financements sont problématiques, les précédents ayant produit leurs effets provisoires (on le remarque actuellement avec ces petits sursauts enregistrés ici ou là, devant lesquels certains commentateurs jouent les badauds et s’exclament en chœur comme lors des feux d’artifice réussis). Le débat à propos de nouvelles mesures a été lancé aux Etats-Unis?, pour retomber en raison de la réforme de la santé ; il ne va pas manquer de l’être en Europe. La machine n’est pas repartie, la plupart des analystes ont révisé leur alphabet et en sont au « W », il ne reste plus grand chose derrière.

Tous les indicateurs économiques continuent d’être alarmants pour qui veut être lucide. Aux Etats-Unis?, si l’on prend en compte la nouvelle montée du nombre des demandes d’allocation chômage, la baisse de la vente au détail et l’accroissement des procédures de saisie immobilières. Tandis qu’en Europe, les modestes hausses du PIB de la RFA et de la France ne font illusion que pour les gouvernements qui veulent y voir le bien fondé de leur politique, le premier face à une échéance électorale, soufflant un peu avant les nouvelles bourrasques de la rentrée. Evitant soigneusement de livrer le calcul du coût du point de croissance pour les finances de l’Etat qu’ils représentent. Se demandant quelles nouvelles mesures ils vont bien pouvoir annoncer, après cette prime à la casse qui a fait fureur dans tous les pays occidentaux, Etats-Unis? compris.

Quel sera le derniers recours auquel pourra plus tard s’adresser le FMI ? On peut s’attendre à ce que cette question sans réponse soit la prochaine posée, à force de monter à chaque fois d’un cran et de finir par se retrouver sur le dernier barreau de l’échelle. Le prochain dossier qui devra être largement ouvert porte sur sa couverture un titre en majuscules rouges : « réforme du système monétaire international ».


Editorial 21 : Retraites - 24 juin 2009, par Jean Goffredo


Avez-vous entendu Jacques Marseille, ce matin, sur France-inter ?

http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10488 ... écoutez à partir de 6’10’’

Il remet ça avec les retraites par capitalisation. Mais, ce n’est pas le plus grave. Ce mec là ne raisonne pas, il résonne,… comme un tambour ! ! !

Il n’a pas encore compris qu’on ne mesure pas des masses avec une montre. De ce fait, c’est ce qu’il prétend faire en affirmant qu’un rapport d’un retraité pour un actif n’est pas tenable.

Ce qui importe, est que les actifs,… les actifs occupés puisque les chômeurs sont, parait-il, des actifs non occupés, l’important est donc que les actifs occupés produisent suffisamment de richesses pour satisfaire les besoins de toute la population (actifs et inactifs confondus). Et, peu importe le temps passé par ces actifs occupés pour produire cette quantité de richesse nécessaire.

À l’extrême, si toutes les richesses nécessaires à l’ensemble de l’humanité pouvaient être produites en une heure par un seul individu, il serait absurde, et même suicidaire, de vouloir faire travailler la moitié ou même le quart ou le dixième de la population quelques heures par semaines. Nous croulerions sous une production dont on ne saurait comment se débarrasser.

Ce n’est donc pas le temps de travail qui importe, ce n’est pas, non plus, la durée de l’activité ou le rapport entre les actifs et les inactifs mais, le rapport entre la production et les besoins de la société.

Un exemple ?

Considérez deux famille de quatre personnes.

Dans l’une, un seul travaille avec un salaire égal à dix fois le SMIC.

Dans l’autre, deux personnes travaillent pour le SMIC.

Ce n’est pas la famille où le rapport entre actifs et inactifs est le plus élevé qui se trouve dans la situation la plus favorable !



Editorial 20 : Bénéfices - 31 mai 2009


Les bénéfices des sociétés du S&P-500 ont plongé au point d’être globalement négatifs pour la première fois de leur histoire, c’est à dire depuis 1935 : –202 milliards de dollars au 4° trimestre 2008,



... sans autre commentaire!


Editorial 19 : Bilderberg 2009


Le nombre de banquiers participants est très révélateur. Dans la liste des participants, on trouve des hommes d’Etat (Tim Geithner …), plusieurs ministres des Affaires Étrangères en exercice, des militaires de très haut rang, des responsables de l’OTAN, mais on trouve surtout un nombre incroyable de banquiers.

Conclusion : les banquiers ont pris le pouvoir, aujourd’hui, en mai 2009. Le pouvoir n’est plus dans les mains des hommes politiques, ni du complexe militaro-industriel. Le pouvoir est dans les mains des banquiers.

Les rois et les reines :

1- Queen Beatrix of the Netherlands
2- Queen Sofía of Spain
3- Prins Filip, Belgian Prince

Les autres participants :

4- Étienne Davignon, Belgium, ancien président de la Société Générale de Belgique, vice-président de la banque Fortis, président honoraire du Groupe de Bilderberg
5- Josef Ackermann, Germany, banquier, patron de la Deutsche Bank
6- Keith B. Alexander, Director of the National Security Agency, USA
7- Roger Altman, USA, banquier, proche du Parti Démocrate
8- Takis Arapoglou, banquier, National Bank of Greece, Greece
9- Ali Babacan, Turkey, actuel ministre des Affaires Etrangères
10- Balsemão, Francisco Pinto, Portugal, PDG de la holding de presse Impresa SGPS
11- Nicolas Baverez, France, chroniqueur du journal « Le Point »
12- Franco Bernabè, Italy
13- Xavier Bertrand, France, secrétaire général de l’UMP
14- Bildt, Carl, Sweden, actuel ministre des Affaires Etrangères
15- Jan Björklund, Sweden, actuel ministre de l’Education
16- Christoph Blocher, Switzerland, homme politique, Union Démocratique du Centre
17- Alexandre Bompard, France, PDG de la radio Europe 1
18- Ana Botín, banquière, fille du PDG de la Santander Bank, Group Emilio Botín, Spain.
19- Henri de Castries, PDG des assurances AXA, France
20- Juan Luis Cebrián, PRISA Group of Media, CEO, Spain.
21- W. Edmund Clark, banquier, TD Bank Financial Group, Canada
22- Kenneth Clark, banquier, ΤD Βank Financial Group, Great Britain
23- Luc Coene, banquier, National Bank of Belgium, Belgium
24- Richard Dearlove, ex chef du MI 6, Service des renseignements extérieurs du Royaume-Uni?
25- Mario Draghi, banquier, Βanca d΄Ιtalia, Italy
26- Eldrup, Anders, Denmark
27- Elkann, John, Fiat SPA, Italy
28- Enders Thomas, PDG d’ Airbus, Germany
29- José (Manuel) Entrecanales (Acciona Group, Construction and infrastructures), Spain.
30- Isidro Fainé Casas, banquier, President of Caixa “Bank” and SEAT Adviser, Spain.
31- Niall Ferguson, Harvard Business School, USA
32- Timothy Geithner, actuel Secrétaire au Trésor des Etats-Unis?
33- Dermot Gleeson, Ireland, banquier, Allied Irish Banks
34- Donald E. Graham (Washington Ρost Company)
35- Halberstadt, Victor, Professor of Economics, Leiden University, Netherlands
36- Ernst Hirsch Ballin, Netherlands, actuel ministre de la Justice
37- Richard Holbrooke (envoyé spécial des Etats-Unis? pour l’Afghanistan et le Pakistan)
38- Jaap de Hoop Scheffer, actuel secrétaire général de l’OTAN
39- James L. Jones, général du Corps des Marines, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis
40- Vernon Jordan, homme d’affaires afro-américain, l’une des éminences grises du Parti Démocrate à Washington.
41- Robert Kagan, USA, chef de file des néo-conservateurs
42- Jyrki Katainen, Finland, actuel ministre des Finances
43- John Kerr, Baron Kerr of Kinlochard, Great Britain, diplomate
44- Mustafa Koç, banquier, Turkey
45- Roland Koch, Germany, homme politique, vice-président de la CDU
46- Sami Cohen, Journalist, Turkey
47- Henry Kravis, banquier, USA
48- Marie-Josée? Kravis, banquière, USA
49- Neelie Kroes, une des 27 membres de la Commission Européenne
50- Odysseas Kyriakopoulos, S&B Group, Greece
51- Manuela Ferreira Leite, Portugal, banquière, administratrice non exécutive de Banco Santander.
52- Bernardino León, Spain
53- Jessica Mathews, Carnegie Endowment for International Peace, USA
54- Philippe Maystadt, banquier, European Investment Bank, Belgium
55- Frank McKenna?, banquier, ΤD Βank Financial Group, Canada
56- John Micklethwait, The Economist, Great Britain
57- Thierry de Montbrial, Institut français des relations internationales (IFRI), France
58- Mario Monti, Bocconi University, Milan, Italy
59- Miguel Ángel Moratinos, Spain, actuel ministre des Affaires Etrangères
60- Craig Mundie, Microsoft, USA
61- Egil Myklebust, SAS Group, Norway
62- Matthias Nass, Die Zeit, Germany
63- Denis Olivennes, directeur du journal « Le Νouvel Οbservateur », France
64- Frederic Oudéa, banquier, PDG de la Société Générale, France
65- Cem Özdemir, co-président du parti des Verts en Allemagne
66- Tommaso Padoa-Schioppa?, Italy, banquier, président du comité directeur du Fonds monétaire international
67- Papalexopoulos, Dimitris, CEO, Titan Cement Co. S.A., Greece
68- Richard Perle, Αmerican Εnterprise Ιnstitute, USA
69- David Petraeus, Commander, U.S. Central Command, USA
70- Manuel Pinho, Portugal, actuel ministre de l’Economie
71- Robert Prichard, Τorstar Corporation, Canada
72- Romano Prodi, président du Parti Démocrate européen (co-président : François Bayrou)
73- Heather Reisman, Ιndigo Βooks & Μusic Ιnc., Canada
74- Eivind Reiten, Norway (Chairman BD Norske Skog, former CEO Norsk Hydro)
75- Michael Ringier, Czech Republic
76- David Rockefeller, banquier, USA
77- Dennis Ross, USA, homme politique, membre du Parti Démocrate
78- Barnett Rubin, USA
79- Alberto Ruiz-Gallardón?, Mayor of Madrid, Spain
80- Suzan Sabancı Dinçer, Turkey
81- Indira Samarasekera, President of the University of Alberta, Canada
82- Rudolf Scholten, Social Democratic Party, Austria
83- Jürgen Steb, Germany
84- Pedro Solbes, Spain, homme politique, membre du Parti Socialiste
85- Sampatzi Saraz, banquier, Turkey
86- Sanata Seketa, Canada (University of Canada)
87- Lawrence Summers, banquier, USA, chef du Conseil Economique National
88- Peter Sutherland, banquier, Ireland
89- Martin Taylor, banquier, Barclays Bank, Great Britain
90- Peter Thiel, USA, libertarien proclamé, il a fondé The Stanford Review, aujourd’hui principal journal conservateur/libertarien de l’université.
91- Agan Ourgkout, Turkey
92- Matti Vanhanen, actuel Premier Ministre de la Finlande
93- Daniel Vasella, Novartis AG, Switzerland
94- Jeroen van der Veer, CEO Royal Dutch Shell, Netherlands
95- Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre, Belgium
96- Paul Volcker, USA, directeur du Conseil pour la Reconstruction Economique
97- Jacob Wallenberg, banquier, Sweden
98- Marcus Wallenberg, banquier, Sweden
99- Nout Wellink, banquier, Netherlands
100- Martin Wolf, Financial Τimes, Great Britain
101- James Wolfensohn, banquier, USA
102- Paul Wolfowitz, banquier, ancien président de la Banque Mondiale, USA
103- Fareed Zakaria, USA - Newsweek
104- Robert Zoellick, USA, actuel président de la Banque Mondiale
105- Dora Bakoyannis, Greece, actuel ministre des Affaires Etrangères
106- Anna Diamantopoulou, Greece, membre du Parti Socialiste Grec
107- Yannis Papathanasiou, Greece, actuel ministre de l’Economie et des Finances
108- Georgios Alogoskoufis, Greece
109- George David, Coca-Cola? 3E, Greece

http://www.wacholland.org/nl/nieuws/bilderberg-2009-dag-4-final-day-inclusief-nederlandse-deelnemers


Editorial 18 : Courrier à Jean Marc Sylvestre à la suite de sa chronique sur LCI le 18 mai


Bonjour Monsieur Sylvestre

Comme très souvent, j’ai écouté ce matin sur LCI votre chronique économique que l’on peut d’ailleurs ré-écouter ici
http://tinyurl.com/pdxfns

Votre raisonnement a été le suivant (je simplifie) : Récession => ralentissement de 3% => le déficit va filer à 6% => dette publique va augmenter et on pourrait même arriver à ce qu’elle représente 100% du PIB. Vous ajoutez « on frôlera la faillite » .

Je me permets ici une première réflexion.
1 – L’Italie? et le Japon par exemples, qui ont des dettes publiques dépassant largement le PIB, ne sont pas pour autant « en faillites »
2 – A ce jour, le solde NET (je précise donc que c’est le solde entre les actifs et les dettes) de l’ensemble du patrimoine des administrations publiques est de 774 milliards d’euros, soit 12000 euros par habitant
3 – la définition d’une faillite, vous le savez aussi bien que moi, c’est quand les dettes dépassent les actifs et que l’entreprise est dans l’incapacité de faire face à ses paiements. Pensez vous sérieusement que la « valeur de la France » (actifs corporels que l’INSEE évalue à 12000 milliards d’euros, et incorporels sans doute « inévaluables », car combien vaut par exemple le Mont St Michel) soit si faible qu’elle puisse être mise en faillite ?

Vous poursuivez en expliquant aux téléspectateurs qu’il existe trois façons de préparer le remboursement de la dette
1 – l’inflation
2 – la hausse des impôts
3 - réductions de dépenses sociales et publiques

Je souhaiterais vous préciser, ainsi qu’aux lecteurs de ce commentaire, qu’il existe une 4° méthode qui permettrait d’éviter de payer plus de 120 millions d’euros par jour de seuls intérêts (la « charge de la dette ») … c’est la suppression pure et simple de l’article 104 du Traité de Maastricht qui interdit aux banques centrale de prêter aux États. SVP ne me ressortez pas les risques d’inflation : d’une part vous savez que depuis l’avènement de l’euro nous n’avons pas vu le nez de l’inflation (alors que les masses monétaires ont augmentés de 10% par an) et d’autre part cette monnaie éventuellement émise par la banque centrale en achat d’OAT pourrait très bien venir en remplacement des émissions monétaires privées qui alimentent le financement des déficits publics.

Si les Banques Centrales pouvaient se rendre acquéreurs des émissions d’OAT et titres de dette publique, en 7 ans la presque totalité de la dette publique serait transférée du privé à la collectivité représentée par la Banque Centrale et nous ferions déjà l’économie des intérêts, ce qui aurait équivalu, sur la période 1973 à 2007, à ce que, en moyenne, les budgets publics soient équilibrés.
Car, entre 1973 et ce jour, c’est 1300 milliards d’euros de dette publique que nous avons accumulé, alors que pendant la même période, c’est 1300 milliards d’euros dintérêts que nous avons payé

Avec mes salutations distinguées

André-Jacques? Holbecq,



Editorial 17 (par Sam) : L’UE a plus que jamais besoin de choisir


L’UE a plus que jamais besoin de choisir vraiment entre un système purement intergouvernemental et un véritable fédéralisme. Je n’ai pas de préférence mais après des années de réflexion je suis convaincu qu’il faut choisir et qu’il n’existe pas d’autre voie viable et pour l’état de droit. Partant, je considère que la cause principale de nos malheurs se situe dans ce tiraillement entre deux pôles inconciliables : ainsi, on a eu une UE souveraine et supérieure et des chefs de gouvernement aux commandes.
Nombreux sont celles et ceux qui entretiennent des confusions sur les concepts essentiels, ou qui « nagent dedant » les termes qu’utilisent les autres. Il faut poser clairement les choses.

Le premier type ne peut reposer que sur des traités ordinaires, c.à.d. composés non pas de règles établissant des institutions mais de règles fixes, approuvées au moment de la ratification. Ces règles priment les lois, mais pas les constitutions nationales. Au « mieux », ces traités mettent en place quelques institutions, essentiellement exécutives ; pas de juge supranational ; l’éventuel législateur européen décidant, lui, à l’unanimité nécessairement. Ainsi, la souveraineté populaire reste possible.
Ce premier type, disons-le bien, n’est pas une Europe politique. Quant à la notion d’Europe des peuples, rien de plus flou. Les souverainistes (que je respecte parfaitement) sont nombreux à se noyer dans ces termes généralement choisis par les directions de partis et autres communicateurs dont la fonction les pousse constamment à vouloir ménager la chèvre et le chou (cela se trouve dans tous les bords).

Le second type, fédéral, se caractérise par un parlement souverain dans les matières européennes. Je parle ici d’un parlement au sens large, donc de ses deux chambres (voire plus, pourquoi pas), le Parlement européen tel qu’on le connait et une seconde… qui remplacerait le Conseil (et ses comités).
Car, qui a dit que la chambre parlementaire représentant les États devait être composée des gouvernements nationaux ou être déléguée par eux (cf. COREPER, experts détachés) ? A-t-on vu, aux USA, l’exécutif d’un État fédéré prendre part au Gouvernement fédéral ? Et qui a jamais démontré que c’était une situation tenable ? En tous cas, les faits montrent un résultat catastrophique.

Les « connaisseurs » de la question ont souvent appris à répondre que l’UE est un type nouveau (l’URSS en était aussi un) et que la séparation des pouvoirs y est assurée par la séparation des compétences — argument qui est une plaisanterie et qui s’effondre devant 30 ans d’échecs, de trahisons, d’érection de paravents en cascades, de technocratie, de transferts à l’étage OMC, de détournement de l’institution monétaire, … et aux 15 ou 20 000 lobbyistes de Bruxelles et de Strasbourg, donc les plus puissants n’ont pas caché avoir rédigé une bonne part non seulement des directives mais des traités.

Attribuer un rôle politique (à la Commission et) à l’UE telle qu’elle est, est à peu près un contre-sens complet. C’est justement une structure anti-politique, n’ayant jamais pu qu’aménager faiblement sa structure initiale, intergouvernementale. Et c’est bien ça le problème puisque, par ailleurs, on a placé son droit, primaire et même dérivé, au dessus de toutes normes nationales.

Disposer de toute l’initiative est un pouvoir exorbitant ; en insistant sans relâche, en trompant, en jouant les divisions, le calendrier, … on finit presque par tout décider. Cela dit, je suis bien d’accord qu’en réalité la Commission ne décide jamais contre le Conseil — c’est même évident, vu l’équilibre des pouvoirs. Mais la Commission, qui n’est qu’une instance tantôt liée tantôt opposée à d’autres, publiques ou privées, relaie nécessairement des volontés extérieures, pour l’essentiel. Qu’elles soient des « raisons d’État » ou des manigances de cabinets de lobbying, de puissances financières privées, des exigences « des USA », que sais-je, elles sont extérieures. L’idée platonicienne d’un tel « dépositaire du bien commun » est ici une absurdité ; l’indépendance politique conduit à l’extension spontanée des pouvoirs tandis qu’elle en fait l’instrument de puissances privées… Le moins qu’on puisse espérer est bien que cette indépendance politique cesse franchement. Souhaiter un gouvernement fort, efficace, … très bien. Mais un gouvernement indépendant est une pure ignominie, d’autant plus qu’il est fort…

Indépendante du politique, la Commission est à l’évidence la proie de volontés particulières ; dépendante de gouvernements incontrôlés à l’échelle européenne et naturellement tentés d’y émanciper leurs pouvoirs, elle est tout autant la proie de volontés particulières, comme eux le sont. Donner plus de pouvoir à la Commission est une voie mauvaise, surtout si l’on s’en tient là. Il s’agit surtout d’en donner moins, beaucoup moins, au Conseil, d’une part, et de mettre la Commission sous un véritable contrôle politique, d’autre part.
Outre le problème d’un Parlement européen encore réduit à un gadget le plus souvent, et au mieux sous « tutelle », en 3e rideau, … outre la majorité des 2/3e des votes pour la censure de la Commission, la très grande indépendance — politique (je n’ai pas dit vis-à-vis du Conseil) — de la Commission tient aussi au cadre néolibéral fixé par les traités eux-mêmes et aux compétences très inaccordées de l’UE selon les matières. Elle n’a donc précisément pas de rôle politique, étant réduite à appliquer une politique imposée, sans « assumer » sur le plan social. Le tout la rend complètement dépendante des lobbies et il faudrait être aveugle pour ne pas les voir s’affairer, au cas où on n’aurait pas prédit déjà le phénomène… Adam Smith disait lui-même qu’il faut se méfier des conseils législatifs des commerçants comme de la peste. Naturellement, le lobbying ne s’arrête pas à la Commission ; il y commence… comme tous les projets d’actes législatifs. Et il suffit de lire quelques projets de directives pour se faire une idée du résultat et du caractère technocratique de l’UE - l’arrêter à la Commission n’a pas grand sens, effectivement.

Si on va dans la voie fédérale, il faut donner bien plus de pouvoirs au Parlement européen relativement à ceux du Conseil, mais aussi de la Commission, de la CJCE et de la BCE. Il aussi lui donner une grande part de l’initiative, … l’essentiel de la souveraineté. Alors seulement, d’ailleurs, il y aura une Europe politique.
Mais surtout, il faut que le Conseil soit remplacé par une Chambre haute nommée par les Parlements nationaux (et régionaux, dans le cas des États membres fortement décentralisés ou qui sont des États fédéraux eux-mêmes). Curieusement, personne ou presque n’a encore eu l’idée de le dire ou le courage de le soutenir. En particulier une foule de gens, surnommés « ouistes », qui entendent insuffler aux autres, comme l’empire « étatsunien » entend semer en Irak la démocratie, l’amour de l’Europe malgré eux et malgré la mystification, instrument d’un totalitarisme de marché, qu’est l’Europe réellement existante…

Non seulement le Conseil devrait cesser de choisir les candidats commissaires, de nommer les juges et avocats généraux de la CJCE et du Tribunal, … etc. Mais il devrait disparaître.
Dans le cas « souverainiste », évidemment, mais dans le fédéral aussi.

Au nom de quoi les supposés fédéralistes ne l’exigent-ils pas ? Et comment les gens peu au fait vont-ils découvrir seuls, si on ne le leur suggère pas, que c’est non seulement possible, viable, mais même indispensable à la viabilité (sans même parler de démocratie) de l’Europe politique. Il faut rappeler aussi que cette mutation s’est produite aux États- Unis, après une quinzaine d’années de tentative de confédération. Et la constitution américaine, si elle fut un traité véritablement constitutionnel, le fut parce qu’elle était viable, cela surtout parce que la « constituante » s’est considérée comme telle et a mis les États fédérés devant le fait accompli (à eux de ratifier derrière). Car cette constitution disait avant tout à ce qui correspondait alors au Conseil : « rentrez chez vous ». Depuis, la part fédérale tient au Sénat et au fait qu’il soit composé de 2 membres par État, quelle que soit sa population. Mais ces gens sont élus.

Voilà, pour finir, quelques dispositions essentielles de la constitution française (toujours écrites) qui n’ont plus aucune portée depuis la mise au pas de ce régime UE :
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire (art. 23) Et le Conseil ?
La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une modification de la Constitution (art. 89 §5)
Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des parlementaires est personnel. (art. 27) (cf. obligation de transposer les directives).
Et qu’a-t-on aménagé encore, l’été dernier (loi constitutionnelle du 24/07/08) tandis que, comme d’habitude, on larguait la propagande franchouillardeuse ? Avant, l’article 34 commençait par « La loi est votée par le parlement. Elle fixe les règles concernant » ; à présent, le premier alinéa ayant été supprimé il dit seulement : « La loi fixe les règles concernant » ! Nième symptôme, toujours plus brutal, de l’extinction de la démocratie au moyen de cette UE.



Editorial 16: dette USA


PIB des Etats- Unis en 2008 : 14 264,6 milliards de dollars.

Dette publique des Etats- Unis au 4 mai 2009 : 11 219 969 983 013 dollars (soit 11 219 milliards, 969 millions, 983 013 dollars), soit 79 % du PIB.

http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np

Pour lire le montant de la dette totale (publique + privée) des Etats-U nis, il faut lire la page 15 :

http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1.pdf

Domestic nonfinancial sectors : 33 517,9 milliards de dollars.

Domestic financial sectors : 17 216,5 milliards de dollars.

Foreign : 1 858,3 milliards de dollars.


Dette totale (publique + privée) des Etats- Unis : 52 592,7 milliards de dollars, soit 368 % du PIB.

Et par habitant, combien ça fait ?

Population des Etats- Unis en 2009 (source : Wikipedia) : 305 683 227 habitants.

Dette totale par habitant : 52 592 700 000 000 / 305 683 227 = 172 049 dollars par habitant.


Editorial 15 : Censure ou peur ?


Samedi 25 avril en début d’après midi, l’AFP a publié une dépêche reprise par toutes les éditions en ligne

AFP, 25 avril- Le secteur bancaire allemand a accumulé 816 milliards d'euros d'actifs à risques, révèle samedi la presse allemande en citant un rapport confidentiel du Bafin, l'autorité de tutelle du secteur financier.

Sur cette somme, correspondant à des actifs dits "toxiques" ainsi qu'à des titres invendables (dits "illiquides" en raison du climat de méfiance générale), 355 milliards sont détenus par le réseau des banques publiques régionales, les "Landesbanken", selon ce document révélé par le quotidien Süddeutsche Zeitung et l'édition en ligne du magazine Der Spiegel.

La banque Hypo Real Estate (HRE), dont les difficultés ont été à l'origine de la crise financière en Allemagne, et que le gouvernement d'Angela Merkel veut nationaliser pour la sauver, détient quant à elle 268 milliards de fonds risqués.

Les banques privées sont relativement moins concernées : elles totalisent 139 milliards d'actifs à risque, dont 101 milliards pour l'ensemble Commerzbank/Dresdner Bank, qui a bénéficié jusqu'à présent de 18,2 milliards d'euros d'aide publique.

Cette "fuite", qui a provoqué la colère du Bafin - le gendarme de la Bourse a annoncé qu'il portait plainte et a mis en garde contre toute "interprétation erronée" de ces informations - survient alors que la coalition gouvernementale a promis cette semaine de trouver une solution avant les élections de fin septembre pour soulager les banques de leurs actifs dégradés.

Un projet de loi en ce sens, qui pourrait passer par la création de "bad banks", doit être présenté à la mi-mai.

Ce dossier est d'autant plus délicat pour le gouvernement que la charge réelle qui pèsera à terme sur le contribuable est jusqu'à présent la grande inconnue.


Quelques heures plus tard, toutes les éditions en ligne ont fait disparaître cette dépêche



Editorial 14 : Chercher la frugalité... - Michel Tarrier


Bouclage : changement d'étiquette à l'occasion des dernières soldes

Finalement, et après une longue période d’hésitation, voire de rejet manu-militari (1960-2000), en s’accaparant maintenant la cause écologiste et son cortège de machins bio, le capitalisme reconnaît implicitement qu’il est au bout du rouleau et qu’il ne lui reste plus à vendre que ce qu’il n’a pas détruit.

Et le premier qui me dit une fois de plus que l’on peut nourrir 12 ou 15 milliards de fourmis du genre sapiens avec de la bouffe bio, je lui… !


Question 1 - C’est quoi le bio ? Sinon ce que cultivaient nos grands-parents ! Le bio ne serait donc qu’un retour à la normale.

Question 2 – Pourquoi les maîtres du monde accoquinés aux mafias gouvernementales nous empoisonnent-ils depuis plus d’un demi-siècle ? Eh bien pour nourrir la multitude, cette satanée surpopulation contre laquelle il est malséant de maugréer ? Pas de pétrochimie, pas de productivisme et pas de récoltes suffisantes pour les milliards de bouches, on nous l’a assez dit, non ?

Question 3 – Et maintenant, les mêmes, ou presque (parce que les Monsanto & co tiennent bon depuis l’Agent Orange jusqu’aux OGM), enfin disons leurs alter ego, nous assènent leur nouvelle vérité : on peut nourrir une humanité surnuméraire avec la seule agriculture bio. Tant d’intoxications pour des prunes ! DONC, ILS L’ONT FAIT EXPRÈS !! C’est donc aussi stupide que la mode : on rallonge les jupes, on les raccourcit, et les braves gens obtempèrent. Sauf que là, il y va de notre santé et de la durabilité du la Terre.

Question 4 – S'il était vraisemblable qu'on pouvait encore cultiver sans intrants chimiques jusqu'au milieu du siècle passé, avant que l'agroterrorisme n’empoisonne le sol, l’eau et l’air, j’en doute maintenant que sonne la mort biologique des terres fertiles, maintenant que 100 000 molécules de synthèse ont été irréversiblement lâchées, maintenant qu’ils ont même réussi à désertifier les terres des pays du Sud à force de ridiculiser l’agriculture vivrière. Donc, ce retour à la normale étiqueté bio est impensable à l’échelon mondial. Elle, lui, toi, moi, dans notre douillette et bourgeoise prise de conscience, on peut certes déguster bio. Mais pas nos 7 milliards de frères et sœurs vivant dans l’urgence d’un quotidien détraqué par la mauvaise gouvernance écologique de la planète capitaliste.

Question 5 – Mais nous sommes néanmoins tout disposés à les croire, c’est ce que nous faisons, de gré ou de force, depuis si longtemps ! Question de matraquage.

En 1950, nous pensions pouvoir faire reverdir les déserts.

En 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière.

Sauve qui peut la Terre


Éditorial 13 : Commentaire de Catherine sur le blog d'Etienne Chouard

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/11/18/97-bien-fait-pour-vous - Le vendredi 17 avril

Tout le monde a aujourd’hui intérêt à se bouger mais personne ou très peu le fait, pourquoi la population se réfugie-t-elle dans un assentiment passif et mortel au final?

Car on lui fait croire , les médias et consorts qu’il y a un fatalisme auquel elle ne saurait s’opposer et qu’elle ne saurait donc vaincre c’est lié et qu’elle n’a d’autre choix au final que de s’y soumettre comme on se soumet aux lois de la gravitation terrestre, presque une loi d’essence divine…

Or, il n’en est rien. Tout cela participe d’une construction savamment orchestrée..

L’homme se juge en fonction de son environnement , ce sont des choses qui sont bien comprises par les publicitaires, si l’on veut que l’homme se perçoive différemment c’est sur son milieu qu’il faut opérer ( par voie de conséquence ses pensées seront autres et son agir aussi bien évidemment) et c’est tout à fait ce qui a été réalisé , les représentations mentales ont été complètement chamboulées, mais tout doucement afin qu’il n’y ait pas de prise de conscience possible( si vous ouvrez une porte brutalement , la différence de température sera tout de suite perçue, en revanche si vous laissez un petit cran ouvert, rien ne sera perçu et les transformations de température se feront en douceur sans que vous le ressentiez vraiment) notre environnement a été modifié de fond en comble, toutes nos représentations mentales qui sont à la base de notre être au monde et notre action sur le monde ont été transformées. Pensez deux secondes à ce qu’était votre vision du monde il y a dix ou quinze ou même vingt ans , ce que nous vivons quotidiennement et qui est justifié par cette soi-disant crise, nous ne l’aurions pas même imaginé,pas même pensé , c’est d’une réelle construction dont il s’agit , ça ne tombe pas du ciel ,et c’est à la source de notre pensée et de notre agir dans ce monde, rien d’autre.

Je ne dis pas que c’est une horde de méchants qui s’est réunie pour ourdir un plan machiavélique contre l’humain ( quoique à lire Bernays, y’aurait de cela!) je pense en revanche de façon plus certaine ,que lorsqu’on laisse faire certaines choses elles se font c’est tout, c’est le cours naturel des choses, comme l’eau qui coule si on la laisse couler, et là n’ayant rien perçu de ce que voulait cette convergence d’intérêts toujours obnubilée par davantage de profit , ne l’ayant pas perçue, ils ont fini forcément ces fameux intérêts par prendre toute la place que nous laissions vacante , et qu’à ce jeu là quand on avance pas on recule, et c’est bien d’une reculade dont il s’agit et c’est bien modéré de le dire en ces termes.

Si nous avions perçu tout le danger de telles transformations nous n’aurions pas laissé faire, c’est sûr, mais là peu à peu ce sont tous les fondements humains qui ont été cassés un à un,la spiritualité, le savoir,le temps de “rien” qui permet la réflexion, la coopération interhumaine, la famille, en mettant dans la tête des gens des réalisations”individuelles” sur un piédestal comme un leit-motiv , c’est mortel au final, comme s’il était possible de se réaliser sans que les autres le soient, la famille affaiblie, cassée, et les enfants à leur tour affaiblis et plus sujet à influence nocive, c’est l’affaiblissement qui rend influençable, la force permet la résistance, enfants affaiblis dans des familles affaiblies et dès lors les problèmes arrivent, normal ma foi, l’étymologie du mot problème est parlant, c’est ce qui est mis devant, et ça occupe tout l’espace qui reste et ferme la perception du dehors,question de proximité humaine, on s’occupe d’abord des problèmes chez soi avant de s’occuper des problèmes du dehors même s’ils sont liés, il y aurait plein, plein de choses à dire, on pourrait en faire des livres et des livres, mais au bout du compte nous avons un humain le plus souvent très affaibli, donc influençable, appauvri dans sa relation au monde, sans le recours du savoir et du spirituel, balloté par des événements qu’il perçoit mal, secoué de plein fouet par les effets dévastateurs du milieu social qui lui porte atteinte de plus en plus sans qu’il puisse y répondre de façon adéquate et donc en générant de plus en plus de maladie , une peste qu’il mesure à l’aune de son quotidien et qu’on arrive à faire passer sans qu’il soit trop agressif en lui disant que c’est la faute à machin ou à truc, à la crise, aux hérétiques musulmans etc, etc, y’a florès en la matière

Mais il ne suffit pas d’envoyer un message, encore faut-il qu’il soit entendu!

On nous a construit des lunettes déformantes pour lire le réel et la plupart d’entre nous tombe dans le panneau , lit mal le texte qu’ils ont sous les yeux,et n’entend plus ce qu’il est nécessaire d’entendre tant le brouillage cacophonique est tout puissant et occupe tout l’espace, le réel est dé-formé pour servir un ordre précis, nous devons toujours avoir cela en mémoire.

Mais les erreurs mettent sur la voie, car on sait dès lors que c’est faux au regard des fruits que ça porte et qu’il faut abandonner ces façons de faire, et cette perception fausse, il faut parvenir à la retourner , en faire une opportunité-un cheval de bataille que le public va lui-même enfourcher( Bernays) .

Voilà - devons-nous dire, il y a ce réel-douloureux-mortifère - et cette autre chose que chacun ne peut manquer de désirer.

Alors faisons en sorte que chacun se ré-approprie cet espace là- ce désir d’autre chose-

Chacun doit se saisir de ça- se l’approprier- ce qui s’édifie sans moi n’est pas mien nous dit Simone de Beauvoir ne l’oublions pas, s’approprier de ce qui nous revient, car il revient à chacun de sauver sa peau, et l’on ne peut sauver sa peau sans sauver celle des autres, chacun doit être pétri de cette idée, il nous revient à nous et à nous seuls, que les choses soient autre et s’orientent différemment, c’est notre responsabilité, nous aurons à répondre de cela, face aux générations montantes et face à nous-mêmes sans mauvaise foi espérons-le.

On sait que l’action est mue par une volonté , sous-tendue par une pensée, elle-même insufflée par une émotion au service de notre survie, on bouge alors en fonction d’une boussole interne, celle de l’évaluation de l’environnement-y’a que c’est nos critères d’évaluation qui ont été chamboulés.

Alors il faut porter toutes ces idées fausses à la conscience du grand public, et surtout au niveau local.

Changer notre attitude mentale et changer la nature de notre stratégie.

Notre société , enfin ce qu’il en reste, justifie ses actions en fonction de la loi, alors prenons ces gens qui s’en réclament sur leur propre terrain, celui de la loi, et apportons leur la contradiction, appuyons -nous sur leur affirmation, et renvoyons tout simplement à la fausseté de cette affirmation, établissons des cahiers de doléances dans chaque commune, établissons des liens inter-communaux, départementaux, inter-départementaux, régionaux inter-régionaux et bientôt nationaux, rétablissons le lien entre citoyens, réunissons-nous dans ce désir commun de voir la majorité des êtres vivants recouvrer leur humanité pleine et entière, ce n’est pas une utopie, c’est tout à fait réalisable, il faut juste sentir que c’est faisable, et dès lors que nous le voudrons nous le pourrons.

Merci d’avoir pris le temps de lire, toutes vos idées sont les bienvenues, vous pouvez me contacter sur le forum des mocries d’Etienne Chouard, catherine, ville de Bailleul ( nord) je ne suis affiliée à aucun parti politique, aucun syndicat, je suis juste une citoyenne désireuse de vivre en harmonie avec moi-même les autres et le monde.


Editorial 12 - LA POLITIQUE DE L’AUTRUCHE - 17/04/09



Il faut sortir d’un état d’esprit qui fait croire que les fonctionnaires sont en général d’une utilité discutable, du fait qu’ils ne produisent rien en apparence. En effet si l’on exclut les entreprises publiques qui font payer leurs services, leur production, indirecte, est peu visible.

Même un simple planton, par le renseignement qu’il donne, produit quelque chose, un service, certes impalpable, mais utile à la société : il fait gagner du temps. De même l’éducation nationale qui en France représente 80% des dépenses budgétaires de la fonction publique ne produirait rien ? Ce montant certes est important, mais les éducateurs, ne dépensent rien ? Les étudiants formés, ne sont pas une richesse accumulée qui sera ensuite répandue dans les circuits économiques, d’une façon ou d’une autre ?

Il faut clamer haut et fort que toutes dépenses, immédiates ou à échéance sont source d’augmentation de la masse monétaire, donc source de croissance, bien que le profit, la plus value de l’entreprise, ne soit pas toujours à l’origine de cette dépense. C’est au contraire les plus-values, en particulier celles des multinationales, comme on le voit actuellement, qui posent le plus de problèmes. Que l’on cesse cette absurdité de vouloir faire des économies budgétaires en supprimant postes sur postes de la fonction publique ! Pourquoi plutôt ne pas essayer de faire des économies dans le budget de l’armée ?

Faire des économies c’est donner d’une main ce que l’on prend de l’autre, car ne pas dépenser, c’est accentuer encore la décroissance.

En particulier en période de faible croissance, il faut impulser les dépenses, autrement qu’avec le crédit, c’est-à-dire en augmentant massivement les bas salaires. Les seules vraies économies seraient plutôt les excès de gaspillages, notamment ceux de l’énergie, qui sont cause d’inflation, difficile à maîtriser.

(texte tiré d’un essai sur « L’économie vue sous l’angle des systèmes »). Louis Peretz


Editorial 11 - Un vieil article d'octobre 1998 -


J'ai retrouvé un vieil article écrit en 1998, (mais issu d'un article du Monde Diplomatique qu'on peut encore retrouver ici http://www.monde-diplomatique.fr/1998/10/WACHTEL/11192 ) , qui, mis à part les chiffres cités, me semble encore tout à fait d'actualité...le voici:

Les capitaux des grandes entreprises et des spéculateurs sont en perpétuel mouvement autour de la Terre. Les transactions spéculatives sur les monnaies, à elles seules, (et elles ne sont en aucune façon productives) représentent suivant les estimations, de 1000 à 1800 milliards de dollars (soit de 6000 à 10000 milliards de francs) PAR JOUR. (Pour donner quelques comparaisons, le PIB français est d'environ 8000 milliards, et le total des salaires versé en France de 2800 milliards ANNUEL ).

Dans le même temps, les grandes entreprises échappent presque totalement à l'impôt par les délocalisations des zones de production. (Exemple: NIKE (note 1) a implanté ses activités à fort coût de main d'œuvre, telles que recherche-développement et management, aux États-Unis, afin d'y déclarer des revenus modestes. Les autres activités sont délocalisés dans un pays à faible fiscalité, l'Indonésie)...

Des banques gagnent des sommes considérables sans rien produire: La Citibank, en spéculant sur les devises au cours du premier semestre 98, a réalisé un bénéfice de 550 millions de dollars, avec 350 employés, alors que dans le même temps les 140000 employés de Peugeot permettaient à l'entreprise de dégager un bénéfice d'un peu plus de la moitié de cette somme...

Pendant ce temps, des millions d'hommes et de femmes n'ont pas de quoi se nourrir, se chauffer, se soigner, s'éduquer ou même, tout simplement vivre. Savez vous que 100 FF permettent à une famille malgache de 7 personnes de vivre pendant un mois.. Mais ils n'ont souvent pas ces 100 FF !

Pendant ce temps, dans nos pays "développés" des millions d'hommes et de femmes doivent quémander des aides "de survie" car ils sont au chômage!

Ne trouvez-vous pas que le monde marche sur la tête? Ne trouvez vous pas qu'il est temps de "faire quelque chose"?

Il y a un peu plus de 50 ans, l'économiste John KEYNES avait vu venir le problème. Il écrivait: "Au fur et à mesure que se perfectionneront les marchés d'investissement, le risque de la domination de la spéculation augmente. Les spéculateurs ne sont pas dangereux en tant que bulle sur un courant d'activité de l'entreprise. Mais la situation devient grave si l'entreprise devient une bulle sur le tourbillon de la spéculation".

Nous y sommes.. Que faire?

Les solutions existent et, contrairement à une idée diffusée, sans démonstration aucune, par les partisants du "tout libéral", elles ne sont pas si difficiles à mettre en œuvre..

Mais pour mettre en œuvre ces solutions il faut une volonté politique portée par une volonté populaire, par une envie de changer le monde. Il n'y a pas d'impossibilité, il suffit de le vouloir et que chacun le veuille!

Quelles sont donc les idées "dans l'air du temps" pour lesquelles il est utile de se battre:

La taxe Tobin: En tablant sur 1500 milliards de dollars de transactions spéculatives journalières sur les monnaies, taxée à 1%, ce serait des recettes d'environ 500 milliards de dollars par an. Si les pays collecteurs et un fond à destination des pays pauvres se partagent cette manne par moitié, les pays collecteurs augmenteront leurs capacités d'investissements collectifs et les pays pauvres pourront espérer voir la faim et d'autres maux disparaître en quelques années.
Cette taxe, très faible, n'empêche aucunement le jeu des marchés et la régulation des monnaies. Elle empêchera en partie l'aspect seulement spéculatif qui amène certains financiers a effectuer jusqu'à 30 allers-retours par jour sur des capitaux flottants.

La taxe sur les investissements étrangers (taxe I.D.E.): Une taxe au taux de 20%, appliquée à tous les investissements dans des pays d'accueil qui ne respectent pas les droits fondamentaux, taxe modulée pour ceux qui œuvrent dans la bonne direction (respects des droits des travailleurs, des enfants, etc..). Le Chili applique cette taxe. M. Strauss-Kahn? a reconnu lui-même que la mesure chilienne - qui consistait à taxer les mouvements de capitaux à court terme en instaurant un dépôt obligatoire d'un an pour tout prêt étranger - a favorisé la stabilité financière du pays sans pour autant faire obstacle à l'accueil de capitaux étrangers.

L'impôt proportionnel au chiffre d'affaire: La manipulation des prix de transfert (exemple de Nike), permet aux entreprises d'éviter au maximum l'impôt sur les sociétés. Si la Sté XXX réalise 1 milliard de francs de bénéfice consolidé (c'est à dire en ajoutant tous les bénéfices de toutes ses filiales mondiales), et qu'elle vende 80% de sa production en France, elle doit être imposée ici sur 800 millions de francs et non, comme cela se passe trop souvent actuellement, sur le tout petit bénéfice dégagé par son siège, à Paris, (quand ce n'est pas un déficit..), alors que la partie importante des bénéfices est réalisée dans ses filiales, dans des pays ou elle est peu ou pas fiscalisée, qui n'ont aucune loi de protection des travailleurs.

La taxation équivalente des revenus du capital et des revenus du travail. Tout a été dit sur ce point... à quand la décision politique?

Voila quatre idées qui permettraient de redonner un peu de justice (fiscale) dans ce monde.

Maintenant il faut aussi que cet argent soit bien utilisé et distribué.

Vers les pays pauvres ou émergents: il faut que la distribution soit faite, directement vers les habitants par des ONG, si possible en évitant le système de "don" ("ils" ne font pas la mendicité) ou d'aides, mais en leur achetant beaucoup plus cher leurs productions ou en investissant des unités de production avec des salaires corrects et lois de protections sociales. Il semble qu'il faudrait éviter de passer par des structures "fonctionnarisés" locales qui, compte tenu de la corruption endémique, risquent d'en prélever la plus grosse partie pour alimenter leurs comptes en Suisse (cf. Mobutu, dont, parait-il, la fortune personnelle était équivalente à l'ensemble des aides internationales qu'avait reçu son pays pendant son règne!)

Vers nos pays (riches ?): C'est l'occasion de mettre en application l'idée du "revenu citoyen" (dit aussi "allocation universelle" ou "salaire citoyen"). Il s'agit de verser à chacun une somme, un salaire et non une aide, qui s'ajoutera à ses autres revenus. Ce salaire est soumis, comme les autres revenus, à l'impôt, et donc ceux qui n'en ont que peu besoin, du fait justement de ces autres revenus, en reverseront une bonne partie à l'État. Mais il n'y aura plus, de ce fait, l'idée sous jacente de l'aide comme on la trouve par exemple dans le RMI. Et l'honneur de chacun sera sauf. Bien évidemment, les aides actuelles seraient supprimés à tous ceux qui touchent ce salaire citoyen.

Vous pourrez dire; mais c'est impossible pour 60 millions de français ! Vrai s'il s'agit de donner ce revenu citoyen à toute la population, immédiatement. Mais si l'on commençait demain à le verser de la manière suivante:
Je prends l'exemple de l'année 2000, pour simplifier la démonstration.
En 2000, l'État verse le salaire citoyen aux enfants nés cette année 2000.
En 2001, aux enfants nés en 2001, à ceux nés en 2000, mais en plus à ceux nés en 1999.
En 2002, aux enfants nés en 1999, 2000, 2001, 2002, mais en plus à ceux nés en 1998.

Je vous laisse poursuivre ce calcul qui montre qu'il faudrait, sauf à pouvoir accélérer à un moment ou un autre ce système, une cinquantaine d'années pour que chacun en bénéficie. Cette application serait donc très bien "lissée" dans le temps, ...

Si l'on prends comme base un salaire citoyen de 3000 francs par mois, et une hypothèse de retour vers l'État de 40% (TVA + autres taxes + impôts directs + suppression des autres aides), on arrive à une progession d'environ 30 milliards de francs annuels, avec un taux de naissance de 700 000 enfants par an, et à la stabilité en 2049 (pour 65 millions d'habitants) avec un coût collectif de 1400 milliards de francs par an (5 fois moins que le montant des spéculations financières journalières sur les devises!).

N'oublions pas non plus que cet argent distribué sous forme de salaire citoyen, reviendrait sous forme de consommation dans l'économie.


A-J H.



Note 1 Le prix de revient d'une paire, payée par Nike aux ouvriers indonésiens est d'environ 3% du prix de revente en magasin. La même firme a, en 1997, dépensé 1 milliard de dollars pour sa publicité, soit 10% de son chiffre d'affaire.. Est ce bien raisonnable?. Abstenez vous d'acheter des Nike et tous les produits dont le budget publicité cache la véritable misère des ouvriers qui les produisent!
Je ne puis m'empêcher de donner un autre exemple: La production de l'ensemble de la nourriture consommée aux États Unis est de 126 milliards de dollars, mais la publicité réalisée pour "faire consommer cette nourriture" est de 421 milliards de dollars. Bien entendu le consommateur paye 126 + 421 + les diverses marges. Si on estime que ces dernières s'ajoutent pour 50% aux 547 milliards de dollars (production + publicité), le prix de vente est de 820 milliards de dollars, dans lequel le coût de la publicité intervient donc pour 50%.


Editorial 10 - 1) Crise et plan de relance font exploser la dette et le déficit de la France - 2) La dette publique de la France à près de 1.330 milliards d'euros - 31 mars 2009


1) Crise et plan de relance font exploser la dette et le déficit de la France

Sous l'effet conjugué de la crise économique et du plan de relance, le déficit public de la France a atteint 3,4% du PIB en 2008 et va encore exploser cette année, pouvant atteindre jusqu'à 8,3% du PIB en 2010, selon l'OCDE.

Selon une première évaluation publiée mardi par l'Insee, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s'est dégradé de 14,6 milliards d'euros en 2008, passant de 2,7% à 3,4% du PIB. "Les administrations centrales, en particulier l'Etat, sont à l'origine de l'essentiel de cette détérioration", relève l'Institut national de la Statistique.

La faible progression des recettes publiques (+2,3%), plus lente que celle des dépenses (+3,7%), conséquence de la crise économique qui diminue les rentrées fiscales et nécessite l'intervention financière de l'Etat, explique cette évolution.

Le gouvernement a annoncé un déficit à 5,6% du PIB pour 2009, puis à 5,2% en 2010. Mais il assure qu'une fois passées les dépenses du plan de relance, et avec l'aide de la reprise économique, le déficit se réduira nettement pour revenir à 4,0% en 2011 et 2,9% en 2012, en-dessous de la limite de 3% autorisée par Bruxelles.

La Commission européenne en effet donné un répit, jusqu'en 2012, à différents pays, dont la France, pour ramener leur déficit sous cette limite, en raison des circonstances exceptionnelles liées à la récession.

Selon une nouvelle estimation publiée par l'OCDE, la trajectoire risque toutefois d'être difficile à tenir. L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) prévoit en effet un déficit public de la France à 6,6% du PIB cette année puis à 8,3% en 2010.

Un écart frappant qui s'explique essentiellement par des prévisions de croissance très différentes entre l'OCDE, particulièrement pessimiste, et le gouvernement français.

Alors que Paris table sur une diminution du PIB de 1,5% en 2009 et une hausse de 1% l'an prochain, l'OCDE prévoit de son côté une chute du PIB de 3,3% cette année, puis -0,1% l'an prochain.

Tout en soulignant les grandes incertitudes des prévisions en temps de crise, la plupart des économistes sont moins alarmistes que l'OCDE mais estiment que le PIB baissera d'au moins 1,5% cette année.

Quant à la dette publique, elle a suivi la même trajectoire que le déficit, augmentant de 9,8% l'an dernier pour atteindre 1.327 milliards d'euros à la fin 2008, soit 68% du PIB.

De l'aveu même du gouvernement dans son dernier collectif budgétaire, la dette de la France devrait monter à 73,9% du PIB en 2009 et continuer de s'envoler pour se situer "aux environs de 77-78% du PIB en 2010-2011", selon les dernières prévisions officielles. Bien loin de la limite de 60% préconisée par Bruxelles.

Et contrairement au déficit, qui pourra être réduit une fois stoppées les mesures temporaires de relance, la dette devrait se maintenir à un niveau très élevé. Pour 2012, le gouvernement prévoit toujours 78,1% du PIB.

Or la seule "charge" des intérêts de la dette de la France représente l'un des premiers postes de dépenses dans le budget de l'Etat. En 2009, ces intérêts devraient coûter 43 milliards d'euros.

Si la dette dépasse 75% du PIB, ces intérêts représenteront de 3,5 à 4% du PIB, et faute d'être remboursés, ils contribuent à gonfler davantage la dette d'année en année.



2) La dette publique de la France à près de 1.330 milliards d'euros :


HAUSSE DE LA DETTE

Le déficit public de la France s'est creusé de près de 15 milliards d'euros en 2008 et la dette publique s'est alourdie de près de 43 milliards, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés par l'Insee.

La dette publique de la France a augmenté de 42,9 milliards d'euros au quatrième trimestre 2008 pour atteindre 1.327,1 milliards, soit 68% du produit intérieur brut.

Ce pourcentage représente une hausse de 1,9 point par rapport à la fin du troisième trimestre quand la dette s'élevait à 1.284,2 milliards. La hausse sur l'année ressort à 9,8% après +5,1% en 2007.

Depuis le début de la législature, la dette publique de la France a progressé de 110,2 milliards.

Le déficit public s'est élevé à 65,9 milliards d'euros, soit 3,4% du PIB. En 2007, le déficit public était ressorti à 51,3 milliards correspondant à 2,7% du PIB.

Le Pacte européen de stabilité et de croissance recommande qu'en dehors de circonstances exceptionnelles le déficit public et la dette publique ne dépassent pas respectivement 3% du PIB et 60% du PIB respectivement.

La loi de finances rectificative présentée par le gouvernement le 4 mars prévoyait que la dette publique représente 67,3% du produit intérieur brut à la fin 2008.

Elle vise un déficit public de 5,6% du PIB à la fin 2009 pour une dette publique qui atteindrait alors 73,9% du PIB, sur la base d'une hypothèse de contraction du PIB de 1,5%.

PROCÉDURE POUR DÉFICIT EXCESSIF

Dans ses perspectives économiques intérimaires publiées mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques prévoit une récession de 3,3% en France cette année, mais avec une atténuation progressive de la crise en cours d'année, avant un nouveau repli de 0,1% de l'activité en 2010.

Dans ces conditions, le déficit public atteindrait 6,6% du PB cette année puis 8,3% en 2010, selon l'OCDE.

La Commission européenne a lancé une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France et lui a octroyé un délai de quatre ans pour assainir ses finances publiques, selon un projet de recommandation rendu public la semaine dernière.

"Le déficit est un instrument de la relance car la relance c'est de la dépense publique", a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, avant la publication des comptes des administrations publiques.

"A partir du moment où la relance c'est de la dépense publique, cette dépense publique n'est pas assise sur des recettes, on ne va pas augmenter les impôts donc c'est évidemment financé par le déficit et par la dette", a-t-il ajouté, sur LCI.

"Au moment où la France sortira de cette crise il faudra bien évidemment commencer à rembourser et on ne pourra y arriver que si on a une croissance qui repart", a poursuivi le ministre.

Selon l'Insee, la dette de l'État a augmenté de 40,0 milliards au quatrième trimestre, notamment sous l'effet du financement de la Société de Prise de Participation de l'État (SPPE, 11,6 milliards), et de la reprise des dettes de l'Erap (2,4 milliards) et du régime agricole (FFIPSA, 8 milliards).

En outre, l'État a augmenté sa trésorerie de 4,9 milliards d'euros et procédé à l'achat de billets de trésorerie de l'Acoss pour 10 milliards.

BAISSE DU TAUX DE PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES

La dette des organismes divers d'administration centrale (ODAC) a quant à elle augmenté de 14,4 milliards pour s'établir à 109,1 milliards, en raison notamment de l'endettement de la Société de financement de l'économie française (SFEF, 13,0 milliards) et de la reprise d'une partie de la dette de l'Acoss (10,0 milliards). Dans le même temps, la trésorerie des ODAC s'est dégradée de 5,7 milliards.

La dette des administrations publiques locales a progressé de 12,4 milliards, "un rythme comparable à celui observé les années précédentes sur le quatrième trimestre," note l'Insee.

La dette des administrations de sécurité sociale a en revanche diminué de 23,9 milliards, en raison des reprises de dette (FFIPSA et Acoss) et de la poursuite du désendettement de l'Unedic. Elle s'établissait à 35,1 milliards à la fin du trimestre.

La dégradation du déficit public en 2008 s'explique principalement par une détérioration des comptes de l'Etat, relève l'Insee.

La faible progression des recettes publiques (+2,3%), plus lente que celle des dépenses publiques (+3,7%), explique le creusement du déficit, note l'Insee.

La part de ces recettes rapportée au PIB diminue de 49,6% à 49,3% et celle des dépenses passe de 52,3% à 52,7%.

Le taux de prélèvements obligatoires diminue de 0,4 point en 2008 (42,8% du PIB après 43,2 % en 2007) en raison de la faible progression des impôts (+1,6%).

Dans son communiqué, l'Insee souligne que le profil de la dette trimestrielle demeure révisable pendant plusieurs trimestres et que sa seule observation ne permet pas de présager celle du déficit public.

La seule solution reste bien celle d'autoriser la Banque de France à financer les besoins d'investissements (et donc tout ou partie des déficits publics), ce qui nous permettra d'éviter le paiement des intérêts au moins sur les nouveaux besoins de financement



Editorial 9 - La BoE sort l'arme ultime de l'assouplissement quantitatif face à la crise - AFP le 05 mars 2009


La Banque d'Angleterre (BoE) a baissé jeudi ses taux à un nouveau plus bas, qui pourrait constituer un plancher, et sorti ses dernières munitions face à la crise qui frappe le Royaume-Uni: elle va créer de la monnaie pour stimuler l'économie et dégripper la machine du crédit.

Sans aucune surprise, la Banque d'Angleterre a baissé son taux directeur d'un demi-point, à 0,50%, pour soutenir l'économie britannique. Il s'agit de la sixième baisse d'affilée depuis octobre, lorsque son taux était encore à 5%.

"Bien que le communiqué ne précise pas explicitement que cette baisse marque le fin d'un cycle d'assouplissement monétaire (entamé en décembre 2007, ndlr), la BoE rechigne à ramener son taux à zéro", estime Grégory Claeys, économiste chez Calyon. Selon lui, les taux britanniques ne descendront dorénavant pas plus bas.

Mais les projecteurs des économistes se sont braqués sur les mesures non conventionnelles annoncées jeudi : l'institution a donné le coup d'envoi à une politique monétaire dite "d'assouplissement quantitatif".

Cela "représente une étape symbolique dans les politiques adoptées contre la crise du crédit et la récession qui en résulte", estime Roger Bootle, économiste du cabinet Deloitte.

En clair, la Banque va émettre de la monnaie pour débloquer le système du crédit. Avec de l'argent fraîchement créé à cet effet, elle va racheter des emprunts d'Etat et des obligations d'entreprises aux banques. Abreuvées de liquidités, ces dernières devraient donc moins rechigner à accorder des crédits aux particuliers et aux entreprises, ce qui est le but de l'opération.

"Le Comité a résolu de prendre d'autres mesures monétaires, avec pour objectif de stimuler l'offre d'argent et de crédit, et, par là, d'augmenter la croissance des dépenses à un niveau correspondant à la cible de l'inflation à moyen terme", résume le communiqué de la BoE.

Celle-ci a dévoilé le montant des rachats d'actifs, qui alimentait les spéculations : elle prévoit d'y consacrer jusqu'à 75 milliards de livres (84 milliards d'euros), soit la moitié du montant maximum qui lui a été consenti par le ministre des finances Alistair Darling.

"Les 75 milliards que le Comité de politique monétaire va utiliser dans un premier temps sont un bon point de départ pour tenter d'injecter de l'argent dans le système", a commenté Hetal Mehta, économiste d'un cercle de réflexion chez Ernst & Young.

"Comme personne ne sait quel est le montant d'argent nécessaire, la décision d'utiliser la moitié du montant alloué est raisonnable", explique-t-elle.

"Cela pourrait ne pas suffire", juge toutefois Roger Bootle.

"Les banques pourraient simplement s'asseoir sur leurs nouvelles réserves plutôt que de les utiliser pour prêter plus", a-t-il rappelé.

Ces actifs seront principalement des emprunts d'Etat, mais ils comprendront aussi des obligations d'entreprise, comme s'y est engagé le gouverneur de la BoE Mervyn King.

Avec ces annonces, la BoE rejoint la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a annoncé de telles mesures fin 2008.

L'ampleur de la récession économique au Royaume-Uni? oblige l'institution à employer les grands moyens. Le PIB britannique s'est contracté de 1,5% au quatrième trimestre 2008, le pays entrant ainsi en récession pour la première fois depuis 1991. Dans son scénario le plus pessimiste, la BoE a même averti que la contraction de l'activité pourrait atteindre 6% sur un an courant 2009.

De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé jeudi ses taux d'intérêts d'un demi-point à 1,50%, comme les économistes s'y attendaient, et son président Jean-Claude? Trichet a annoncé qu'elle n'excluait pas d'adopter à son tour des mesures d'assouplissement quantitatif pour stimuler l'économie.



Editorial 8 - Déficits et récession historiques en 2009 - 4 mars 2009


Ce qui suit est dans la presse ce jour !... ne vaudrait il pas mieux reprendre notre pouvoir sur la création monétaire puis que plus de 45 milliards de ce déficit sont dus au simple paiement des intérêts de la dette existante ?

UN DÉFICIT BUDGÉTAIRE PRÉVU DE 103,8 MILLIARDS D'EUROS EN 2009

PARIS (Reuters) - Confronté à la pire récession depuis l'après-guerre, le gouvernement a présenté mercredi un nouveau collectif budgétaire qui affiche un déficit record de 103,8 milliards d'euros pour le budget de l'Etat.

Il prend acte de la nette dégradation des comptes et de la dette publics de la France en prévoyant des déficits publics de 5,6% du produit intérieur brut à la fin 2009 et de 5,2% à la fin 2010, selon le projet de texte obtenu de source parlementaire.

La dette publique s'établirait quant à elle à 73,9% du PIB à la fin de cette année et à 77,5% à fin 2010.

Ce collectif budgétaire, le quatrième depuis cet automne, intègre les mesure annoncées lors du sommet social du 18 février et de nouvelles hypothèses de croissance, d'inflation et d'emploi.

Le gouvernement s'attend désormais à une contraction du produit intérieur brut de 1,5% cette année contre +0,2% à +0,5% précédemment. La croissance atteindrait 1,0% en 2010.

L'inflation devrait quant à elle ressortir à +0,4% en moyenne sur l'année et à +1,4% en 2010. Le gouvernement s'attend par ailleurs à 350.000 destructions d'emploi cette année dans le secteur marchand et à 20.000 suppressions supplémentaires en 2010.

Alors que la France est sous le coup d'une procédure pour déficit excessif lancée par la Commission européenne, le cadrage des finances publiques est désormais plus en phase avec celui de l'exécutif européen.

La Commission européenne a dit s'attendre à une contraction du PIB de 1,8% cette année et de 0,4% en 2010, le déficit public atteignant 5,4% du PIB en 2009 et 5,0% l'année suivante.

DETTE PUBLIQUE PROCHE DE 80% DU PIB EN 2012

La France transmettra la programmation actualisée de ses finances publiques à la Commission européenne à l'occasion de l'Eurogroupe et de l'Ecofin des 9 et 10 mars.

Le Premier ministre François Fillon a dit mardi souhaiter "concevoir une trajectoire des finances publiques qui nous ramène à un déficit en dessous de 3% en 2012" en excluant toute relance "émotionnelle" par la consommation et en poursuivant la cure d'austérité de l'Etat.

Le déficit public reviendrait à 4,0% du PIB en 2011 et à 2,9% en 2012 ; la dette publique s'établissant quant à elle à 78,3% et 78,1% du PIB en 2011 et 2012 respectivement, selon le projet de texte.

"La France, comme l'Allemagne, sont déterminées à faire en 2009 comme en 2010 de la dépense publique, sans pour autant remettre en cause notre objectif de moyen terme de restaurer les finances publiques de nos pays respectifs", avait pour sa part déclaré mardi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

De nombreux économistes estiment qu'un nouveau plan de relance sera nécessaire pour faire face à une crise d'une ampleur inédite.

Certains d'entre eux jugent les nouvelles prévisions du gouvernement réalistes mais d'autres redoutent une récession plus marquée avec une baisse du PIB de 2,0% à 2,5% et un creusement des déficits publics pouvant aller jusqu'à 6,0% du PIB cette année et au-delà en 2010.


Editorial 7 - Élus Professionnels : paradoxe ? - 25 février 2009


http://www.clerocratie.com

Élus Professionnels : paradoxe ?

Le système démocratique actuel énonce deux affirmations : tout citoyen peut être élu et tout élu peut être sanctionné par les citoyens si ceux-ci estiment qu'il ne remplit pas correctement son mandat.

Pourtant, comme tout un chacun peut le constater, il s'est formé une caste politique composée de professionnels, que l'on retrouve à tous les échelons, surtout les plus hauts, de la vie politique. Et, arrivé à un certain poste, un élu revient constamment dans le jeu politique.

De plus, il est patent que, contrairement aux affirmations du système actuel, le pouvoir politique n'est accessible qu'à certains citoyens. La longévité des carrières et le milieu d'origine des élus bloquent l'accession aux postes de pouvoir à la grande majorité du peuple. Il n'est plus un secret pour personne que le pouvoir exécutif est quasi exclusivement réservé aux énarques. De même que le pouvoir législatif compte en son sein moins de 5 % d'artisans, d'employés et d'ouvriers, alors qu'ils représentent l'immense majorité de nos concitoyens.

Contrairement aux mêmes affirmations du système démocratique, le peuple n'a pas la possibilité de sanctionner ses dirigeants. Car, telle l'oscillation d'un pendule, une majorité chasse l'autre, qui la remplacera à son tour lors de prochaines élections en un mouvement sans fin. La caste politique a organisé une alternance en son propre sein, pour garder, quelques soient les circonstances, le pouvoir et les hommes qui lui sont attachés.

Pourtant, et c'est là que réside le paradoxe, est-il possible de confier le pouvoir à une personne non préparée, non formée ? Donc à un non-professionnel. Ce serait aberrant dans n'importe quelle activité et il n'y a aucune raison de croire que la politique échappe à cette règle. La science (politique) infuse n'existe qu'au café du commerce ! Et même, en admettant que par souci d'égalité, n'importe quel citoyen puisse obtenir le pouvoir un temps donné, nous aurions alors des élus totalement désarmés, obligés de se fier aveuglément aux directives et recommandations des professionnels que sont les hauts fonctionnaires. On en reviendrait en fait au système actuel !

La clérocratie permet de résoudre ce paradoxe. Dans le système clérocratique les élus sont formés en partant de la base. Ils apprennent leur métier progressivement, comme le fait tout un chacun dans la vie active. S'ils s'appuient sur la compétence de la fonction publique, ils n'y sont pas soumis car, par l'apprentissage progressif du pouvoir, ils sont capables d'avoir des jugements de spécialistes, de personnes formées à leur mission. Dans un tel système, la fonction publique retrouve sa juste place d'aide à la décision et non, comme actuellement, d'unique décisionnaire.

Cependant, en clérocratie, les élus ne peuvent créer une caste comme aujourd'hui car ils ne sauront jamais, tirage au sort oblige, s'ils accéderont à un échelon supérieur. Ils n'ont qu'un but : remplir la mission qui leur a été confiée. On ne trouvera pas non plus une représentation aberrante dans les fonctions de pouvoir comme aujourd'hui, puisque la clérocratie permet une parité réelle basée sur la véritable représentativité de la nation. En pourcentage d'hommes et de femmes bien sûr, mais aussi en pourcentage d'ouvriers, d'employés, d'artisans, de professions libérales...

Enfin, le pouvoir sera réellement entre les mains du peuple car c'est lui qui fixera, par référendums réguliers, les missions de ses représentants. Alors qu'actuellement, c'est la caste politique qui définit son propre programme, plus fabriqué pour la circonstance et par opportunisme électoraliste, que pour répondre aux attentes de la nation.

La complexité du monde actuel impose qu'un pays se dote de dirigeants véritablement professionnels. Le problème de la démocratie, c'est que cette professionnalisation dérive inexorablement vers un système aristocratique. Et, si l'on veut arrêter cette dérive, la clérocratie est la meilleure méthode.

François Amanrich (Porte-parole du Mouvement Clérocratique)



Editorial 6 - La diversité est au service du néolibéralisme ! (interview de Marianne 2) - 21 février 2009


Dans La Diversité contre l'égalité, l'américain Walter Benn Michaels démythifie la sacrosainte diversité, qui ne résout en rien les vraies inégalités, sociales et économiques. Elle aurait même tendance à noyer le poisson. Ne nous fait-elle pas croire qu'Obama est de gauche, alors qu'il a plus en commun avec Sarkozy qu'avec Jaurès?

C'est un petit livre (155 pages) jaune qui attire immédiatement l'attention. Non pas à cause de sa couleur canari pétante, mais parce que son titre est provocateur : « La Diversité contre l'égalité ». Quoi? La diversité, notre nouveau graal, opposée à l'égalité, alors qu'elle est censée en être la garante? Qui ose un tel paradoxe? Un auteur inconnu en France : Walter Benn Michaels.

Un auteur courageux, qui plus est, car Walter Benn Michaels est américain. Et s'en prendre à la diversité dans le pays où elle est sans doute le plus sacralisée, c'est gonflé. C'est pourtant exactement ce que fait ce professeur de littérature américaine (il enseigne à l'Université de l'Illinois à Chicago). Sous-titré dans sa version américaine, «Comment nous avons appris à aimer l'identité et à ignorer l'inégalité», ce livre est la démonstration par A + B que la diversité est en réalité une vaste blague destinée à nous faire avaler plus facilement la pilule néolibérale et le cortège d'inégalités économiques et sociales qu'elle traîne. Car faire en sorte que les minorités soient représentées dans les élites et chez les plus nantis ne comble en rien le fossé grandissant entre riches et pauvres. Explications avec l'auteur.

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?

Walter Benn Michaels : Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis?, le Royaume-Uni? et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?

Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?
Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.
Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?

La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis?, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».
De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis?. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?

Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.
Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?

Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis?, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.
Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.


Editorial 5 - Soutiens ferme Sainte Marthe - 8 février 2009


http://www.intelligenceverte.org/comite-soutien-ferme-ste-marthe.asp?esubid=235775

Comité Soutien Ferme Sainte Marthe

"Nous vous remercions pour vos marques de témoignages, votre présence, votre soutien lors de cette journée mémorable de lundi 2 février. Vous êtes venus nombreux, de toute la France, malgré la pluie et la neige, et cela nous a soutenu dans notre démarche que nous souhaitions spontanée,optimiste et pacifiste." Philippe et ses collaborateurs

Vous pouvez mettre vos temoignages sur le blog

Le Comité de soutien de la Ferme de Sainte- Marthe est en cours de constitution sous forme d'association Loi de 1901, son siège social est à la
Mairie de Millancay, 41200 Millancay.

Celui-ci se compose de toutes les personnes qui se sont inscrites sur place le 2 fevrier et de tous ceux qui nous adressent des messages.
Il est co-présidé par

- M. Maurice Landré, Chef d'Entreprise de Travaux Publics, figure bien connue de la société civile pour ses nombreuses actions en faveur de la santé et de l'environnement et son soutien indéfectible à la Ferme de Sainte- Marthe depuis plus de 30 ans.


- Madame Odette Meunier, maire de Millançay, pour l'autorité morale qu'elle représente.


Ils gèrent en toute transparence les Fonds des donateurs qui viendront au secours des réalisations de la Ferme de Sainte Marthe.

Pour l'instant, on peut envoyer des dons à "Comité de soutien Ferme de Sainte- Marthe" Mairie de Millançay 41200 et dans quelques jours nous aurons un système payement sécurisé Paybox en ligne au Crédit Coopératif d'Orléans.

Contacts ( courriers-emails-téléphone ) :
Comité soutien, Ferme Sainte Marthe, 41200 Millancay
02 54 95 45 04 -
Utilisez de preference l'email


Les dons et les messages de sympathie continuent d'affluer,
La liste sera mise en ligne sur cette page.

Philippe et ses collaborateurs remercient tous les soutiens, oraux et/ou financiers. Ce qui vient de se passer est un symbole de la voie à suivre ; cela va accélérer les projets de la fondation Intelligence Verte. Nous vous tenons au courant dans bos bulletin Intelligence

Voici déjà quelques personnalités et entreprises connues
- Coline Sereau productrice et réalisatrice de film
- Nicolas Hulot, reporter cineaste
- Edgar Morin le sociologue
- Tho Ha Vinh directeur de la formation de la Croix-Rouge? à Genève;
- Sébastien Genest, le président de France nature Environnement
- Dr. Lylian Le Goff conférencier et conseiller scientifique
- Nadia Tarrieu, fondatrice de Greentrade.net
- Pierre Rabhi, fondateur de Terre et Humanisme
- Corinne Lepage, CAP 21, avocate, ex. ministre de l'Environnement
- Claude Dumont, président du Wwf
- Serge Orru, directeur général du Wwf
- Robert Lion, président de Greenpeace
- François Lemarchand, président du Groupe Nature et Découvertes
- Yann Arthus-bertrand, Good PLanet
- Claude Gruffat, président national de Biocoop
- Hugues Toussaint, président de l'association Consomacteurs
- François Thiery, vice-président de la Fnab




Editorial 4 - Mais achetez donc français! - 6 février 2009


Le déficit du commerce extérieur français a atteint 55,7 milliards d'euros en 2008, battant largement le record de 40,5 milliards établi en 2007, ont indiqué vendredi les Douanes.

Pour le seul mois de décembre 2007, le déficit a atteint 2,45 milliards d'euros contre 6 milliards le mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières.

Sur l'année, les exportations ont augmenté à 409,6 milliards d'euros (contre 401,3 en 2007), et les importations ont encore plus nettement augmenté à 465,3 milliards d'euros (contre 442).



Editorial 3 - La ferme de l’agriculteur bio Philippe Desbrosses est saisie et mise en vente par un conglomérat agro-industriel. - 31 janvier 2009


La Ferme de Sainte- Marthe, en Sologne, est une exploitation familiale spécialisée dans les productions maraîchères.
Elle est restée la seule en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparu ces trente dernières années dans ce périmètre.
Elle est menacée d’anéantissement.

La Ferme de Sainte- Marthe est aujourd’hui un centre pilote européen en agriculture biologique.
C’est aussi un conservatoire des espèces potagères et fruitières anciennes.
Philippe Desbrosses y organise tous les ans les célèbres "Entretiens de Millancay".

La Ferme de Sainte- Marthe est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé.

Philippe Desbrosses compte sur le soutien de tous ceux qui exigent le respect de notre environnement, de notre alimentation et de notre santé, pour faire obstacle au hold-up des multinationales de l’agro-alimentaire sur sa ferme.

Cet agriculteur bio est docteur en environnement. Il a participé au développement de l’agriculture biologique en France en créant, avec ses amis, le logo AB.
ll est également expert auprès du Ministère de l’Agriculture depuis 1983, auprès de la C.E.E. et du Parlement Européen depuis 1985.

Philippe Desbrosses nous invite ce lundi 2 Février à la Ferme de Sainte- Marthe à Millançay, Loir-et-Cher?. Nous avons rendez-vous à midi pour pique-niquer sur place.
Pour s'y rendre : http://www.intelligenceverte.org/Plan-Acces.asp

Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse son entreprise, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant sa famille.

Pour l'agro-industrie chimique et OGM, Philippe Desbrosse est un homme à abattre !
Portait de Philippe Desbrosse :
http://lecoinjardin.blogspot.com/2009/01/philippe-desbrosses-portrait.html




Editorial 2 - Ce n’est pas les banques qu’il faut nationaliser, mais la monnaie ! - 23 janvier 2008


Comme le propose James Robertson dans « Monetary reform today » ( http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=57 )

" Un des principes est que le profit (ou le « seigneuriage ») qui provient de la création monétaire devrait constituer des recettes publiques et non demeurer l’apanage de sociétés privées. Un autre principe est que ces devises publiques devraient être émises sans intérêt et non en tant que dette remboursable, accordée en contrepartie d’un paiement d’intérêts.

Notre proposition de réforme monétaire nationale est la suivante :

1) Comme autorités monétaires nationales, les banques centrales devront créer la monnaie centrale aussi bien scripturale (c’est-à-dire de l’argent comptabilisé sur des comptes bancaires) que fiduciaire (c’est-à-dire les billets et les pièces de monnaie). Elles devront créer, ex nihilo, à intervalles réguliers, les montants qu’elles estiment nécessaires pour augmenter la masse monétaire. Elles devront remettre ces montants à leurs gouvernements sous forme de recettes publiques et sans intérêt. Les gouvernements devront alors mettre cet argent en circulation sous forme de dépenses publiques.

2) Il sera alors illégal pour quiconque de créer de la monnaie scripturale, libellée dans la devise nationale, tout comme il est illégal de frapper de fausses pièces de monnaie ou d’imprimer de faux billets de banque.

Ceci impliquera les changements suivants :

1) La banque centrale ne régulera plus les augmentations de masse monétaire en manipulant des taux d’intérêt qui sont alors appliqués à la création de monnaie, mise en circulation sous forme de prêts par les banques commerciales. La banque centrale sera directement responsable de décider elle-même du montant exact à créer et à émettre.

2) Il sera interdit aux banques commerciales de créer de la monnaie. Elles devront emprunter l’argent qui existe déjà pour le prêter, tout comme le font d’autres intermédiaires.

…/…

Note: La banque centrale ne décidera que des augmentations nécessaires de la masse monétaire, de la création monétaire. Elle remettra les fonds dégagés au gouvernement sous forme de recettes publiques, en laissant donc au gouvernement élu le pouvoir de décider, tout comme il le fait en matière d’impôts et d’autres recettes publiques, à quelles fins l’argent sera utilisé. Actuellement, ce sont bien entendu les banques commerciales qui décident à la fois du montant de la création monétaire et de la sélection des emprunteurs, ainsi que de l’utilisation réservée aux prêts."

Je rajouterais, comme le propose Maurice Allais : Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme.



Editorial 1 - L’addition, c’est pour qui ? par François Leclerc - 18 janvier 2008

Publié sur le blog de Paul Jorion

L’ADDITION, C’EST POUR QUI ?

Nous arrivons à une première phase de maturation de la crise. J’emprunte à dessein ce vocabulaire un peu ampoulé et distancié au monde dans lequel je baigne désormais, peut-être un peu contaminé mais plus certainement ironique. Plusieurs tendances, déjà perceptibles, se révèlent maintenant dans toute leur ampleur. Les banques s’engagent de manière accélérée dans un processus de concentration aboutissant à la naissance de « méga banques » au poids financier accru. Lloyds Banking Group (LBG), va ainsi être à Londres le fruit du mariage de raison entre Lloyds TSB et Halifax-Bank? of Scotland (HBOS). De nouveaux plongeons spectaculaires interviennent sans cesse en Europe ou aux USA, assortis de leurs mesures de sauvetage d’urgence. Après HSBC, c’est Barclays qui cristallise actuellement les craintes en Grande-Bretagne?. Sa chute boursière a été renforcée par l’expiration de l’interdiction des ventes à découvert sur les valeurs financières, qui a pris effet ce vendredi, conformément à une décision de la FSA (l’autorité britannique des marchés).

Le système bancaire, les gouvernements qui l’assistent pays par pays, ainsi que les banques centrales, cherchent dans la panoplie disponible des solutions pour vidanger d’un seul coup de leurs bilans de gros paquets d’actifs douteux. La zone Euro est à terme en danger potentiel d’éclatement, vu le différentiel grandissant entre les « spreads » des obligations des différents Etats qui la composent. Des pans entiers de l’économie cherchent à se réfugier sous l’aile protectrice des Etats, qui commencent à glisser vers un protectionnisme hier vilipendé. Le contre-feu allumé en direction de l’opinion publique, cette lutte impitoyable que mènent les gouvernements contre les bonus, stocks options, distributions de dividende et autres parachutes dorés, qui les scandalisent dorénavant, est attisé par la perspective de devoir prochainement annoncer une nationalisation des pertes bancaires en bonne et due forme et à grande échelle.

Enfin, pour la sortir de l’inattention générale dont l’Afrique est une fois de plus victime, retenons la déclaration accablée faite le 16 janvier à Johannesburg, à l’issue d’une réunion du Comité des 10 qui regroupe les ministres des finances et gouverneurs des banques centrales africains, par le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka : « Nous craignons que deux décennies de croissance ne soient compromises ». Le ministre sud-africain des Finances, Trevor Manuel, soulignait pour sa part que la crise avait fait s’effondrer le cours des matières premières et que la plupart des entreprises africaines n’avaient plus accès au crédit.

Voici donc les têtes de chapitre de l’actualité. Sans naturellement oublier l’orchestration qui débute du « New Deal » d’Obama, second volet du TARP et plan de relance, près de 1.200 milliards de dollars à eux deux, qui témoigne d’une réelle inflexion de la politique suivie jusqu’alors, mais suscite, pour le compromis politique avec les Républicains dont ces plans sont issus, les allégements fiscaux, de sévères critiques, la dernière notoire en date étant celle de Joseph Stiglitz, dans le « Financial Times ».

De nombreuses mesures, devant encore être adoptées par le Congrès, commencent à prendre tournure, avec pour objectif central de favoriser l’emploi. Programme de grands travaux, dispositions pour aider les dépenses de santé des plus pauvres, 47 millions d’américains vivant sans couverture maladie. D’autres sont en faveur des économies d’énergie et de l’indépendance énergétique du pays. Le volet fiscal controversé devrait, lui, consister en un abattement de 500 dollars d’impôt par contribuable.

Jeudi dernier, le principal conseiller économique de Barack Obama, Lawrence Summers, a présenté au Congrès les nouvelles mesures qui vont accompagner le deuxième volet du plan, d’un montant de 350 milliards de dollars. Le secteur automobile pourrait bénéficier de ces aides publiques. 50 à 100 milliards devraient servir à lutter contre la multiplication des saisies immobilières. Mais les entreprises qui bénéficieront de ces aides devront faire approuver leur politique de rémunération des dirigeants et de dividendes par les autorités fédérales. D’autres sources font état d’aides aux municipalités et aux Etats américains. Dimanche dernier, Barack Obama, avait déclaré que l’argent restant devait aller en priorité aux ménages et aux petites entreprises. La situation, en réalité, reste ouverte quant à la destination des fonds du TARP débloqués par le Sénat. Il faudra soit faire des choix drastiques, soit obtenir de nouvelles enveloppes financières, d’autres urgences criantes se profilant du côté des institutions financières, qui sont loin d’être stabilisées. C’est un puits sans fond.

Alors que Citigroup va tenter d’isoler dans une filiale intitulée Citi Holdings ses actifs douteux pour conserver les bons dans une autre, dénommée Citicorp, et que Bank of America ne parvient pas à digérer son acquisition de Merrill Lynch, en raison de la qualité des actifs de cette dernière, les autorités américaines, de la Fed et du Trésor, ainsi que les conseillers du futur président, travaillent « dur » (c’est le cliché habituel employé dans les déclarations et communiqués) à un projet. Il s’agirait de créer une « bad bank » (ou « aggregator bank », dénomination faisant tout de même moins voyou), qui recueillerait les actifs de mauvaise qualité du secteur bancaire, afin d’arrêter d’avoir à jouer les pompiers au coup par coup et de pouvoir faire face aux nouveaux épisodes catastrophiques attendus.

« Citigroup a perdu 40% en une semaine, et il y a toujours une grande part de ventes à découvert dans les baisses en ce moment. On peut imaginer que ce sont des prises de bénéfices de gens qui ont profité d’une baisse importante », a expliqué à l’AFP Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. « Si les provisions dépendent de pertes futures liées au crédit, tout ce que nous voyons actuellement laisse présager qu’il n’y aura pas de relâchement dans les provisions pendant au moins plusieurs trimestres », a déclaré de son côté M. Lewis, PDG de Bank of America lors d’une conférence d’analystes. Ce qui veut dire, en langage décodé, qu’il envisage de d’importantes pertes à venir en raison de nouvelles provisions prévisibles sur ses activités de prêts.

La question qui n’est pas encore publiquement évoquée, tellement l’addition qu’elle impliquera est vertigineuse, est toujours de savoir comment différencier les bons actifs des mauvais. Pas seulement dans le moment, mais en perspective de la suite des évènements. Il faudra, de toute évidence, tailler large ou alors s’y reprendre à plusieurs fois. Une alternative à cette création de structure de défaisance serait de garantir les actifs qui resteraient inscrits dans les livres de compte des banques. On parle aussi d’injecter du capital dans les banques. Toutes les options sont à l’étude, y compris des combinaisons d’entre elles, et les spéculations se multiplient dans les médias, alors que tout le monde y va de son avis.

Une fois ce débat tranché, la voie serait ouverte pour que puissent à nouveau « être achetées les actions posant problème et recapitalisées les banques » a estimé un analyste cité par Bloomberg, qui ne précise pas par qui. « Le crédit ne va pas réapparaître tant que les portefeuilles des banques n’auront pas été nettoyés et que les valeurs des collatéraux n’auront pas été rétablis » a-t-il ajouté, en veine de franchise. D’après Lawrence Summers, principal conseiller économique du président élu, celui-ci n’entend donc pas poursuivre la politique d’actions au coup par coup menée jusqu’à maintenant par le Trésor et la Fed. « On doit absolument faire quelque chose de déterminant » a déclaré de son côté Kenneth Rogoff, l’un des membres du groupe de conseillers du président élu, professeur à Harvard et ancien chef économiste du FMI, .

En Grande-Bretagne?, un nouveau plan de soutien aux banques devrait être présenté la semaine prochaine par le chancelier de l’Echiquier, Alistair Darling, selon des sources en provenance du Trésor britannique citées par Reuters.

Ce plan pourrait inclure des nouvelles mesures destinées à restaurer la confiance des marchés envers les banques, afin de faciliter leur financement. Mais, selon un analyste de Fox-Pitt? Kelton, interrogé également par Reuters, il n’inclura pas à nouveau des injections de fonds propres. Le but du gouvernement serait de faciliter les prêts aux ménages et aux entreprises. En particulier en octroyant des garanties publiques sur des titres financiers adossés à des crédits immobiliers.

Le « Times » et le « Daily Telegraph » ont pour leur part dévoilé vendredi que le gouvernement britannique étudiait la mise sur pied d’une « bad bank » qui recueillerait les actifs pourris.

En France, le gouvernement serait quant à lui, dans l’immédiat, prêt comme déjà annoncé à apporter une nouvelle aide de 10,5 milliards d’euros aux banques françaises. Mais, cette fois, il n’exclurait plus d’entrer directement au capital en souscrivant des actions sans droit de vote. A noter, par ailleurs, que l’agence de notation financière Moody’s a annoncé vendredi dans un communiqué avoir abaissé à “négative”, contre “stable” auparavant, la perspective attachée à la dette senior de BNP Paribas (Aa1), présentée comme un roc inébranlable il y a encore peu de temps.

Impossible de ne pas faire mention, sur un sujet connexe et toujours en France et dans le cadre du débat qui enfle sur les bonus et les distributions de dividendes, de la conférence de presse de Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF) : « Les dividendes relèvent de la compétence exclusive du conseil d’administration et des assemblées générales. Certes, personne ne vit en-dehors de son contexte, mais notre droit prévoit cela » a-t-il déclaré. Nicolas Sarkozy ayant demandé jeudi aux banques, à qui l’Etat a déjà accordé un prêt de 10,5 milliards d’euros, de prendre des engagements « sur les dividendes à verser, sur la rémunération des dirigeants et sur les bonus ». « Ce sont les conseils d’administration, le moment venu, qui définiront leur position » a répliqué Georges Pauget. Il a également, lors de la même conférence de presse, rejeté l’accusation selon laquelle les banques auraient « coupé » le crédit en utilisant un argument décisif : « La réalité, c’est que la demande de crédit est en baisse et il faut qu’on cesse de rendre les banques responsables de cette baisse », s’est-il emporté.

Le débat n’en restera pas là de toute évidence, il est en train de s’étendre au monde de l’entreprise. La présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), Colette Neuville, a critiqué samedi le salaire du PDG de l’équipementier automobile en difficulté Valeo, Thierry Morin, estimant que le groupe ne respectait pas les recommandations du Medef en la matière.

Prenons aussi le temps encore de graver au fronton des meilleures déclaration du jour, par analogie avec le diplôme du meilleur employé du mois si cher aux entreprises américaines, celle d’Ernest-Antoine Sellières, dont on espère qu’elle connaîtra le même sort sur ce blog que celle de Michel Cicurel, Président de la compagnie financière Edmond de Rotschild (où il était question d’une arme de première catégorie) : « le débat politique » (lire public, dois-je rajouter) engagé en France sur la question du versement ou non de dividendes aux actionnaires « n’est pas très opportun » a-t-il déclaré dans une interview donnée à « La Tribune » de samedi. Il a poursuivi : « Il revient aux actionnaires de décider si la situation de l’entreprise commande, ou pas, le versement d’un dividende ».

Prêtant moins à l’indignation, pour ceux qui en ont encore en réserve, la nouvelle la plus pertinente du jour aura sans doute été publiée par « Der Spiegel ». Elle tourne encore autour des « bad banks », un sujet qui sollicite décidément beaucoup l’attention. Des dépréciations d’actifs colossales seraient à craindre de la part des banques allemandes, car elles n’auraient pour l’instant déprécié qu’un quart de leurs actifs toxiques en évoquant la perspective de pertes à venir en milliards. L’hebdomadaire cite une enquête réalisée auprès de vingt instituts bancaires par la Bundesbank, la banque centrale Allemande, et l’autorité allemande des marchés financiers (Bafin), selon laquelle les banques allemandes possèdent au total 300 milliards d’euros d’actifs toxiques et n’ont pour l’instant déprécié que les plus « pourris », soit à peine un quart de la somme. « Le reste est encore inscrit dans les comptes à des valeurs illusoires », affirme le journal.

Les experts économiques du gouvernement estimeraient inévitables des dépréciations considérables, « qui devraient entraîner de nouvelles pertes très élevées pour les banques ». Le ministère des Finances a pour sa part évalué à 1.000 milliards d’euros l’ensemble du volume des actifs à risque du secteur bancaire allemand. Vu l’addition, le ministre des Finances Peer Steinbrück juge irresponsable la création d’une “Bad Bank” qui se chargerait des actifs douteux des banques. « Dans le pire des cas, cela conduirait à plus que doubler la dette fédérale », a déclaré au journal l’un de ses collaborateurs.

Où allons-nous, selon toute probabilité, sur ces questions de financement et sur la création monétaire intensive qui en découlera obligatoirement ? Willem Buiter, professeur à la London School of Economics, ancien membre du Comité monétaire de la Banque centrale britannique, fait autorité sur les questions monétaires et vient de publier un article retentissant dans le « Financial Times ». En voici le substrat. Les politiques de monétisation de la dette, publique comme privée, qui consistent pour les banques centrales à racheter ou prendre en pension des obligations, vont nécessairement se développer. Mais la BCE n’étant pas adossé aux recettes fiscales d’un pays, comme ses homologues, se trouve devant un problème. La défaillance d’un débiteur privé, ou bien la nécessité de procéder à une dépréciation des titres de ceux-ci, qu’elle détient en pension, pourrait nécessiter une recapitalisation que ses statuts n’envisagent pas. Willem Buiter propose donc la création d’un fonds européen pour y suppléer, qui devrait, selon lui, être doté de 3.000 milliards de dollars.

Il n’y a pas d’issue magique, les banques se défaussent sur les banques centrales ou bien sur les Etats, donc les contribuables. Il faudra toujours à un moment ou à un autre régler l’addition.

Créé par: AJH Dernière modification: Mardi 15 de Décembre, 2009 13:51:42 CET par AJH


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