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Editos2006

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Editorial 34 - Productions agricoles des Etats Unis d'Amérique (transmis par JMT) - 18 décembre 2006


Celle là, je ne pouvais pas la laisser passer wink

En résumé, la production agricole de Marijuana aux Etats Unis estimée à 35,8 Milliards de $ (à un prix de gros estimé à 3580 dollars le kg) dépasse largement celles du maïs (23,3 Milliards de $), celle du soja (17,6 Milliards de $), du foin ( 12,2 Milliards de $), des légumes (11,1 Milliards de $) et du blé (7,4 Milliards de $)

Reuters Mon Dec 18, 2006 .. By David Alexander

WASHINGTON (Reuters) - U.S. growers produce nearly $35 billion worth of marijuana annually, making the illegal drug the country's largest cash crop, bigger than corn and wheat combined, an advocate of medical marijuana use said in a study released on Monday.

The report, conducted by Jon Gettman, a public policy analyst and former head of the National Organization for the Reform of Marijuana Laws, also concluded that five U.S. states produce more than $1 billion worth of marijuana apiece: California, Tennessee, Kentucky, Hawaii and Washington.

California's production alone was about $13.8 billion, according to Gettman, who waged an unsuccessful six-year legal battle to force the government to remove marijuana from a list of drugs deemed to have no medical value.

Tom Riley, a spokesman for the U.S. Office of National Drug Control Policy, said he could not confirm the report's conclusions on the size of the country's marijuana crop. But he said the government estimated overall U.S. illegal drug use at $200 billion annually.

Gettman's figures were based on several government reports between 2002 and 2005 estimating the United States produced more than 10,000 metric tons of marijuana annually.

He calculated the producer price per pound of marijuana at $1,606 based on national survey data showing retail prices of between $2,400 and $3,000 between 2001 and 2005.

The total value of 10,000 metric tons of marijuana at $1,606 per pound would be $35.8 billion.

By comparison, the United States produced an average of nearly $23.3 billion worth of corn annually from 2003 to 2005, $17.6 billion worth of soybeans, $12.2 billion worth of hay, nearly $11.1 billion worth of vegetables and $7.4 billion worth of wheat, the report said.

Gettman said the 10-fold increase in U.S. marijuana production, from 1,000 metric tons in 1981 to 10,000 metric tons in 2006, showed the country was failing to control marijuana by making its cultivation and use illegal.

"Marijuana has become a pervasive and ineradicable part of the economy of the United States," he said. "The contribution of this market to the nation's gross domestic product is overlooked in the debate over effective control."

"Like all profitable agricultural crops marijuana adds resources and value to the economy," he added. "The focus of public policy should be how to effectively control this market through regulation and taxation in order to achieve immediate and realistic goals, such as reducing teenage access."

Riley said illegal drug use was a "serious part of the economy," but he rejected the notion of an economic argument for legalizing marijuana.

He said marijuana use was an "inherently harmful activity" with serious physical and mental health consequences. He said more American teens were in treatment centers for marijuana dependency than for all other drugs combined.

Editorial 33 - Comment une fiscalité débile entraine un gaspillage évitable ( par Garenne Michel sur Hyperdébats )

Flux triangulaires :
"A" livre physiquement de la matière à "B."
Mais c’est "C" installé dans un état fiscalement "attractif" (la Suisse pour Hewlett Packard, Singapour pour Aventis) qui achete à "A" et revend à "B".

Ainsi les impots sur chiffre d’affaire sont portés par "C" à des conditions avantageuses.

C’est un des excercices préférés des fiscalistes actuellement dans les multinationales.

Exemple : Aventis :

  • 1er étape :

Ploermel (bretagne) livre Villeneuve- La- Garenne (Paris) en matiere premiere. Mais c’est Singapour qui achete cette matière à Ploermel. Puis Villeneuve facture l’ensemble de la valeur ajoutée qu’elle incorpore au produit à Singapour de sorte qu’en fin de processus, le produit fini généré à Villeneuve appartient légalement à Singapour !

Les couts de transport sont tellement faibles que ce sont maintenant ces considérations fiscale qui orientent les politiques d’implantation industrielle des grands groupes :

  • 2ème étape :

Bénéficiant d’aides à l’investissement, Singapour adapte actuellement son appareil de production pour pouvoir produire les phases finales actuellement produites à Villeneuve...sachant que le produit en question doit ensuite passer par des sites de production situés à Rouen et en banlieue parisienne pour être finalisés !!

Ainsi, il est moins cher d’investir dans une usine à Singapour pour ensuite faire voyager la matiere de France à Singapour puis de Singapour en France que de rester en France. Un gigantesque gaspillage energétique pour conserver des marges déja énormes. Ne cherchez pas de justification industrielle ou technologique, il n’y en a pas, l’usine de Villeneuve est tout à fait moderne et performante.

Refacturations intra-compagnie

Helwett Packard : toutes les mouvements intra-firme sont portés par une entités juridique sans employés ou presque basées à Meyrin en Suisse. C’est du dumping fiscal et c’est légal.

Le commerce intrafirme

Nous sommes en Espagne. Depuis 1976 Ford y produit son modèle Fiesta. Produire, c’est beaucoup dire. Assembler serait plus approprié. Pour s’en tenir aux approvisionnements de l’usine espagnole de Ford effectués depuis l’intérieur du groupe Ford… et en simplifiant beaucoup :
- les boîtes de vitesse viennent de Ford France ;
- les éléments de moteur, carrosserie, transmission et suspension de Ford Allemagne ;
- les instruments et carburateurs de Ford Royaume- Uni ;
- les roues et autres éléments de carrosserie de Ford Belgique.

L’usine espagnole de Ford exporte des Fiesta vers toutes les filiales européennes de Ford ainsi que des moteurs vers Ford Allemagne et Ford Royaume- Uni.

Le cas de Ford n’a rien de singulier. Toutes les entreprises multinationales font de même. Au total, un tiers du commerce industriel mondial est un commerce entre filiales d’une même multinationale.

En 1977 déjà, la part des exportations intrafirme dans le total des exportations des multinationales était de 45% pour les multinationales des Etats- Unis (Canada 39%, Suède 36%, Allemagne 35%, France 32%). Les raisons de cette division internationale du travail sont bien connues : réduction du coût du travail, recherche d’économie d’échelle, avantages donnés par les Etats aux investissements, avantages fiscaux.



Editorial 32 - De la fatalité en économie - 21 novembre 2006


Considérons l'entreprise Lambda, cotée en bourse. Une entreprise prospère, mais sans plus, qui donne du travail et essaie de rester dans la course, au sein d'une jungle concurrentielle délirante et impitoyable. Un fonds d'investissement achète l'entreprise Lambda, "restructure" l'entreprise Lambda (i.e. il ferme des usines, licencie à tour de bras et délocalise le reste). Le titre Lambda fait un bond à chaque nouvelle annonce de douleur. Le titre gagne quelques dizaines de pourcent de sa valeur à chaque famille détruite, à chaque région ruinée, à chaque actif abandonné. Puis le fonds d'investissement se retire, telle une tornade ou un raz-de-marée, sur un paysage humainement dévasté. Mais en partant, il empoche trois à quatre fois le montant pour lequel il avait acheté Lambda. Il part semer la désolation ailleurs, en France, au Canada, en Australie, en Indonésie. Peu lui importe. Le fonds est un ogre dévoreur d'entreprises. Il lui faut sa ration annuelle de chômeur, de délocalisations et de régions sinistrées. Tels les fléaux du Moyen-Age?, le fonds d'investissement est une fatalité des temps modernes. On n'y peut rien.

Quoi!!! Que lis-je? ON N'Y PEUT RIEN!!! Mais c'est absurde! Inique! Déplorable!

Bien sûr, que nous y pouvons quelque chose!!! Depuis quand l'économie serait-elle autre chose qu'une convention entre les hommes? Depuis quand les fonds d'investissement seraient-ils des dieux tout puissants, ou des fatalités incontournables, comme la mort ou la chute des feuilles en automne? Depuis quand les lois économiques seraient-elles des lois naturelles intangibles, comme la gravité qui fait chuter les pierres, ou la température de fusion de la glace?

Bien sûr, que nous y pouvons quelque chose! Les "lois" économiques sont des conventions purement humaines. Si la convention laisse la porte ouverte aux dévastations des fonds d'investissement, alors c'est que la convention est mauvaise, qu'elle est désormais inadaptée à faire le bonheur du plus grand nombre. Il faut donc la changer. C'est aussi simple que cela.

Mais le système est pernicieux, qui a réussi à faire croire à sa propre intangibilité. Il est fourbe, lui qui se maintient en laissant croire qu'il serait impossible, ou coûteux, voire dangereux, de le changer. Cependant, il est nocif, et il faut le changer. Et c'est à nous, gens du peuple, citoyens de tous les pays, de faire en sorte qu'il soit changé, pour notre bien à tous. Les seuls qui s'y opposeront seront ceux qui tirent un avantage inique du système actuel. Ce seront les décideurs de maintenant, ce seront les grands financiers. Bref, ce seront, globalement, les riches, ou bien ceux qui croient encore au discours des riches, ou bien encore ceux qui sont convaincus que si les riches sont riches, c'est parce qu'ils ont raison sur le système qui a fait leur richesse, et qui donc doit pouvoir faire celle de tous les autres.

Et pour nous en convaincre, il n'auront de cesse de prédire tous les malheurs du monde, toutes les catastrophes économiques possible, pour contrer chaque réforme, chaque avancée vers un peu plus d'humanisme. Ils nous promettront chômage, misère, récession, marasme, crise, incapacité à investir dans la production, blocage des marchés, et que sais-je encore. De toute façon, on nage déjà dedans, alors un peu plus, un peu moins...

Cependant, nous ne devons pas nous laisser impressionner par ces héraults de malheur, car à chaque fois ils nous ont fait le coup. A chaque fois, ils ont annoncé l'apocalypse. Et à chaque fois, l'histoire leur à donné tort. Des exemples?

L'abolition de l'esclavage. L'abolition du travail des enfants (en Europe). Les limitations au temps de travail des adultes. Les droits syndicaux. Les congés payés. Et même le droit de vote des femmes.

A chaque fois, les "experts économiques", comme on les appelle maintenant, les "capitaines d'industrie" ont crié au drame, au vol, à l'infâmie. A chaque fois, ils ont combattu l'avancée sociale, au nom du maintien de la "prospérité" économique (sous-entendu la leur, parce que celle des autres, on sait ce qu'elle vaut...). A chaque fois, ils ont menacé, tapé du pied, crié. Mais à chaque fois que les peuples ont tenu bon, ils ont amélioré leur sort. Et jamais la catastrophe annoncée ne s'est produite. L'histoire nous montre que les crises économiques sont le résultat de causes totalement indépendantes des droits sociaux en vigueur au moment de la crise. Il y a eu des crises sous l'Inquisition espagnole, des crises avant et après l'abolition de l'esclavage. Des crises encore avec ou sans congés payés, avec ou sans limitation du travail des enfants.

Bref, il est possible de changer les conventions économiques sans remettre en cause la prospérité générale. Il nous est possible de demander et d'appliquer des règles socio-économiques qui favorisent le partage de la prospérité sans détruire celle-ci. Mais aujourd'hui, les opposants à tout changement ont beau jeu, car ils ont réussi à convaincre la majorité d'entre nous du contraire. Et c'est à nous de nous réveiller, de nous prendre en main, et de nous ramener à cette considération de base: l'économie et ses règles ne sont que des conventions humaines, faites par les hommes, défaites par les hommes.

Nous sommes ceux qui établissent les règles du jeu. Si le jeu fait mal, changeons en les règles. Et c'est tout.

Brieuc Le Fèvre




Editorial 31 - La lettre clérocratique d'octobre 2006 - 10 octobre 2006


« Parce qu'il y aura un après à la démocratie »

http://www.clerocratie.com

Le bal des nombrils.

Ca y est, la saison est lancée, le grand bal peut commencer. Bal paradoxal, car c'est un bal populaire dans lequel le peuple ne danse pas. Il n'est pas là pour ça, seuls les nombrils sont sur la piste, et c'est pour le peuple qu'ils dansent. Dans ce bal populaire, si le peuple est là, c'est juste pour regarder. Enfin, quand il est là ! Et quand il regarde. Il est vrai que dans ce bal, on n'en est pas à une incohérence près. Pour faire simple, et il y en a besoin, si les nombrils s’élancent sur la piste, c'est pour séduire le peuple.

L'orchestre médiatique joue sa musique habituelle. Tellement convenue que seules ses fausses notes font réagir les danseurs. Et encore ! Il faut dire que la partition est connue par cœur et par tous. Toujours la même rengaine. Les musiciens connaissent les nombrils qui connaissent les musiciens.

Le peu de spectateurs qui regarde s’ennuie.

Les uns après les autres, danseurs et danseuses s'élancent au son du radotage médiatique en fixant leur nombril. D'où leur nom. Ils sont les plus beaux, le savent, le font savoir, le répètent tant et tant qu'ils finissent par s'en convaincre. Ils se jalousent, s'excitent, se marchent sur les pieds, cancanent et se chipotent. Les yeux fixés sur leur propre nombril, ils virent, voltent et sont les seuls à ne pas comprendre pourquoi, immanquablement, ils finissent par se prendre les pieds dans le tapis. Ainsi dansent les nombrils.

Le peu de spectateurs qui regarde baille.

Certains, parmi les nombrils, s’élancent crânement et prennent la pose. Ils se penchent tellement sur leur nombril qu'ils risquent d’y choir. Ils occupent la piste, bousculent tout le monde, évitent un coup de coude par-ci, un croche-pied par-là. D’autres se font prier, font des mines, avancent un orteil faussement frileux, puis, reculent effarouchés en souhaitant qu'on les pousse. S'ils pouvaient, ils se cacheraient derrière leur nombril pour faire croire qu'ils n'en n‘ont pas.

Le peu de spectateurs qui regardait dort.

Les militants, chaperons modernes, servent de jury. Courtisés, choyés, insultés parfois, car le nombril à l'épiderme fragile, ils sont sensés représenter la voix du peuple. Car, comme le populaire se fiche d'un bal dont il n'a rien à espérer, les nombrils s'entourent d'une cour qui fait semblant d'être le peuple à elle toute seule. Une fois tous les cinq ans...

Le peu de spectateurs qui... Ah ! Il n'y a plus personne.

Lassés de ce bal de dupes, les spectateurs sont partis au bal clérocratique. Là, c'est un vrai bal populaire. Et là, c'est lui, le peuple, qui mène la danse.

François Amanrich (Porte-parole du Mouvement Clérocratique)



Editorial 30 - Pétition : THE OIL DEPLETION PROTOCOL - 20 septembre 2006


Traduction de la version "draft " de Colin J. Campbell sur http://www.oildepletionprotocol.org/theprotocol par un forumeur d’oleocene http://www.oleocene.org

Signez la pétition sur http://www.oildepletionprotocol.org./adopt

THE OIL DEPLETION PROTOCOL

VU QUE la vitesse des changements s'est accélérée avec le temps, de telle sorte que la demande en énergie a augmenté rapidement en même temps que la population mondiale ces deux cent dernières années depuis la révolution industrielle;

VU QUE la fourniture d'énergie nécessaire pour la population a eu pour source principale le charbon et le pétrole, ces ressources ayant été parcimonieusement créées dans le passé géologique et sont inévitablement sujettes à depletion;

VU QUE le pétrole fournit aujourd'hui 90% de l'énergie nécessaire au transport, est essentiel au commerce, et joue un rôle critique dans l'industrie agricole nécessaire pour nourrir une population de plus en plus importante;

VU QUE le pétrole est distribué de façon inéquitable sur la planète pour des raisons géologiques connues, avec pour la plupart des régions concentrées autour du golfe Persique;

VU QUE toutes les principales régions productrices du monde ont été identifiées avec l'aide de technologies avancées et d'une connaissance croissante de la géologie, il est maintenant évident que les découvertes on atteint un pic dans les années 60, en dépit des progrès technologiques et d'une recherche effrénée;

VU QUE le pic passé des découvertes mènera inévitablement à un pic de production correspondant durant la première décade du 21ème siècle, en assumant qu'il n'y ait pas eu de baisse dans la demande;

VU QUE l'approche du déclin de cette ressource majeure affecte tout les aspects de la vie moderne, tels que la perspective de graves implications politiques et géopolitiques;

VU QUE il est urgent de planifier une transition ordonnée vers un environnement où la fourniture d'énergie sera réduite, en prenant dés maintenant des dispositions pour éviter le gaspillage de l'énergie, en favorisant l'arrivée des énergies de substitution, et ainsi repousser la la fin de vie du reste de pétrole.

VU QUE il est nécessaire de gagner de façon coopérative et équitable le défi qui se profile, afin de donner une réponse aux sujets liés tels que celui du changement climatique, de la stabilité économique et financière, et des menaces de conflits pour l'accès aux ressources essentielles;

IL EST MAINTENANT PROPOSÉ QUE

Une convention internationale soit mise en oeuvre pour prendre en compte ce problème avec comme but un accord avec les objectifs suivants:
• Eviter que des profits financiers se fassent à partir de la pénurie, en faisant en sorte que les prix du pétrole reste dans un rapport raisonnable avec le coût de la production.
• Permettre aux pays pauvres d'avoir les moyens d'importer.
• Eviter de déstabiliser les flux financiers apparaissant avec des prix du pétrole excessifs.
• Encourager les consommateurs à éviter le gaspillage.
• Encourager le développement d'énergie alternatives.


Un tel accord aura le cadre d'application suivant:
• Le monde et chaque nation s'accrochera à réduire sa consommation d'au moins du taux de déplétion de la ressource.
• Aucun pays ne devra produire du pétrole à un taux supérieur à celui de la déplétion.
• Aucun pays ne devra importer du pétrole à un taux supérieur au taux de déplétion mondial.
• Le taux de déplétion est la production annuelle divisée par ce qui est laissé sous terre (réserves plus ce qui reste à trouver).
• Les dispositions précédentes se réfèrent au pétrole conventionnel, en excluant les pétroles lourds avec un seuil de 17.5 API, le pétrole d'eaux profondes avec un seuil de 500 mètres, le pétrole polaire, le gaz liquide des champs gaziers, les sables bitumeux, les schistes bitumeux, les carburants verts tels que l'Èthanol etc.

Des disposition plus détaillées couvriront la définition des différentes catégories de pétrole, les exemptions et les qualifications, et les procédures scientifiques pour l'estimation du taux de déplétion.

Les pays signataires coopèreront en communiquant les informations sur leurs réserves, en permettant des audits techniques complets, afin que le taux de déplétion soit déterminé précisément.

Les pays signataires auront le droit de faire appel à l'évaluation de leur taux de déplétion dans le cas de changement.



Editorial 29 - De plus en plus inquiétant... - 16 septembre 2006


La fonte de l'Arctique s'accélère... la banquise disparaît plus vite que jamais auparavant... les ours polaires sont confrontés à l'extinction... et les climatologues américains de premier plan avertissent que nous ne disposons que d'une décennie pour sauver la planète

source : Greenpeace

La fonte de la banquise arctique, le signe le plus visible jusqu'à présent du réchauffement planétaire, vient de faire un soudain et énorme bond en avant, dans l'un des développements les plus menaçants à ce jour dans le commencement du changement climatique. Deux études séparées de la NASA, utilisant différentes technologies de surveillance par satellite, montrent toutes deux une très grande accélération, depuis deux ans, de la disparition de la couche de glace arctique.

La première étude, celle du Jet Propulsion Laboratory, en Californie, montre que les glaces éternelles de la banquise arctique, qui, normalement, survivent à la saison estivale des fontes et subsistent toute l'année, se sont réduites de 14% en seulement 12 mois, entre 2004 et 2005.

.. et que la disparition de la banquise est 30 fois plus rapide que les prévisions...

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Editorial 28 - Quand les ultra libéraux sont (presque) des sociétalistes! - 14 septembre 2006


J’avoue que j’ai été assez étonné ce matin de lire la page Leçon d’économie libérale par les Reaganomics du blog de Jean-Pierre? CHEVALLIER, qu’on ne peut que qualifier d’ultra libéral à lire quelques articles de son blog. Il s’annonce d'ailleurs ainsi lui-même.

__Brieuc nous a fait une bonne analyse de cette page, je vais donc me contenter de la recopier ici

« Selon moi, il a raison! Et ceci est confirmé par cet article en lien sur le blog: http://www.workforall.net/Croissance_ecomomique_France.html

En lisant entre les lignes, et en faisant le parallèle avec nos propres idées, que voit-on?

On voit que les libéraux "reaganiens" comme ce M. Chevallier, proposent:

A- d'alléger la fiscalité et de la concentrer sur la taxation de la consommation
B- de libérer l'entreprise de la charge fiscale et d'alléger les prélèvement sur le travail
C- de ne pas considérer l'endettement de l'Etat comme un mal, tant et aussi longtemps que le remboursement de la dette ne porte pas en lui l'origine d'une dette encore plus grande.
D- de décentraliser les structures de gestion économique.

…/…

Ils affirment que la libération de l'entreprise donne un véritable coup de fouet au bien être social en libérant l'individu de l'impression de "trimer pour rien", que les pays qui l'appliquent dans un cadre d'acquis sociaux antérieurs ont plus de facilité à respecter ces acquis sociaux avec une politique budgétaire "reaganienne" qu'avec une politique d'austérité orienté par un keynesianisme bon teint.

Parallèle avec l'écosociétalisme maintenant:

A- Une seule taxe, appliquée sur la consommation.
B- Pas de fiscalité de l'entreprise, pas de taxation du travail.
C- L'Etat crée sa propre monnaie pour rémunérer le travail et répartir le bénéfice collectif, avant de la détruire d'une manière équilibrée: il est donc générateur d'une dette envers les travailleurs, qui attendent en retour un accès à la consommation.
D- les structures gestionnaires de l'économie sont pensées par nous mêmes comme plus efficaces si elles sont décentralisées et automatisées (pas de structure administrative lourde, lente et coûteuse, pas de possibilité de les détourner pour un profit personnel ou corporatiste).

Le but de cette politique économique est évidemment de libérer l'initiative privée, en favorisant l'explosion d'une sphère de productivité sociétale, aujourd'hui inexploitée parce que "non rentable" au regard des bénéfices envisagés. Le but est ici de faire en sorte que le bien être des populations s'établisse dans la "réalisation de soi", que les gens soient heureux de vivre, assurés de trouver chaque jour de quoi se nourrir grâce à un viatique assis sur la productivité commune, et aillent avec entrain participer au bien être collectif, le tout dans une ambiance économique de liberté d'entreprendre.

Finalement, la différence profonde entre les deux systèmes est éthique (but de l'activité, répartition du bénéfice collectif, régulation des inégalités, nature et règles de la propriété de l'outil de production, etc). Les politiques économiques, elles, convergent assez fortement.

Si je regarde bien ces deux tableaux, ce que je vois, c'est que l'un ( le libéralisme reagannien) libère l'entreprise privée sans contrainte aucune sur la nature de l'activité engagée, et se flagorne d'avoir pu créer de la croissance du PIB, sans se soucier moindrement du contenu de cette croissance, ni des disparités dans le bénéfice individuel tiré de cette croissance. L'autre ( l’écosociétalisme) libère pareillement l'entreprise individuelle, mais se dote d'une éthique, et d'un mode économique capable de la supporter, consistant à orienter préférentiellement l'activité nouvelle vers des fonctions sociétalisantes, dont le but est de favoriser le bien être collectif, tout en gérant de maniére raisonnable les ressources existantes. »



Editorial 27 - La guerre de l'ortie - 8 septembre 2006


Attaque de l’Etat contre l’ortie et les produits naturels au jardin.

Le communiqué de Kokopelli

"Il y a quelques années, nous avions évoqué le danger (si le Peuple n’était pas vigilant) de voir un jour le jardinage familial complètement interdit pour risques bactériologiques, pour risques sociologiques, pour concurrence déloyale à l’agriculture (si lourdement subventionnée par les deniers publics), etc...

Il nous faut résister à la tentative de l’Etat d’éliminer les anciennes variétés potagères. Il nous faut résister à la dissémination des chimères génétiques en nos terroirs et on ne peut qu’admirer le courage des faucheurs d’OGMs qui témoignent d’un magnifique exemple de désobéissance civique (et ce ne sont pas les pleurnicheries de la FNSEA qui vont changer quelque chose au fait que 80% du Peuple Français ne veut pas de nourriture monstrueuse dans son assiette).

Il nous faut maintenant résister à la tentative de l’Etat de légiférer sur la fertilité des sols dans nos jardins."

Pour en savoir plus : http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=1015


Désobéissance civile dans nos jardins ! A disséminer dans tous les foyers, dans tous les jardins, sur tous les sites ouèbe et blogs amis... La publication de cette recette est désormais interdite, en vertu de la loi... voir notre article en bas de page

Recette du purin d’ortie

Elaboration.

Au printemps, dès que les orties poussent et avant qu’elles ne fleurissent, récoltez 1 kilo de feuilles fraîches et mettez à macérer dans 10 litres d’eau de pluie pendant 8 jours. La fermentation est alors terminée. Filtrez avec un tissu, mettez en bouteille et stockez au frais pour utiliser au fur et à mesure des besoins. Ce purin très concentré ne doit jamais être utilisé pur.

Dilutions.

A 5% en pulvérisation sur toutes vos plantes, tous les 10 à 15 jours, durant toute la croissance. Utilisé de cette façon, il fortifie, vivifie et protège les plantes des pucerons et des maladies.
A 20 % en arrosage une fois tous les 10 à 15 jours. C’est un excellent engrais et régénérateur du sol.

Qu’il soit pulvérisé ou utilisé en arrosage, le purin d’ortie est un produit indispensable au jardin. Il donne de la saveur aux légumes et de l’éclat aux fleurs, lorsqu’il est utilisé régulièrement et bien dosé. C’est un produit naturel, efficace et économique.

C’est aussi le désespoir des marchands d’engrais et de pesticides pour notre plus grand bonheur et celui de la Terre.

Suite sur http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=1014



Editorial 26 - Avis sur la Chine : Alain Lecourieux (26 avril 2006) - 21 janvier 2006


Il ne faut certes pas tomber dans le travers de la Duchesse de Guermantes dans La Recherche du temps perdu qui dit : "La Chine m'inquiète...". Mais...

Quelques faits épars doivent nous interpeller : envoi d'un taïkonaute dans l'espace ; hôtesse des Galeries Lafayette parlant le mandarin ; production industrielle multipliée par 12 à 15 depuis 1978 ; exportations multipliée par 45 ; revenu par habitant par 7 ; croissance de 8 à 9% pendant vingt-cinq années consécutives ; premier destinataire des investissements étrangers depuis 2002 ; etc.

Dans la Review of Economic Perspectives, Paul Samuelson (au demeurant prix Nobel d'économie) se demande récemment si la Chine ne conduit pas à remettre en cause la théorie des avantages comparatifs de Ricardo.
Le premier argument tient au gigantisme du pays (1,3 milliard d'habitants) : c'est la première fois qu'un géant rejoint le club des pays industrialisés (c'est 6 à 7 Japon d'un coup) ; la "quantité" change ici la "qualité" du "jeu".
Le deuxième argument est l'histoire de l'Empire chinois : le gradualisme a trois composantes : une "économie socialiste de marché", une puissance industrielle ; un pays ouvert sur le marché global avec un Etat de droit embryonnaire, un Etat autoritaire au service du capital (l'hypercapitalisme), une frugalité "culturelle", une énorme armée de réserve de 600 à 700 millions de paysans très pauvres qui migrent, pour partie, vers les banlieues des mégapoles (ce qui promet un rattrapage très lent en matière de revenu). Peu importe que le chat soit noir ou gris pour le gradualisme chinois. Le but est de quadrupler le PIB d'ici à 2020.
Le troisième argument tient au moment du "bond en avant", à savoir la mondialisation : circulation des biens, ubiquité des services (grâce à la technologie), circulation des capitaux.
Le décollage chinois n'a rien à voir avec celui du Japon (milieu des années 1950) - qui a tout de même donné la deuxième puissance économique mondiale en 25 - 30 ans - par le gigantisme de l'avion, l'originalité du moteur, et le moment de l'envol.

La Chine vient concurrencer les nations industrielles sur tous les marchés avec des atouts puissants et durables et les obligera - si le libre-échange n'est pas profondément remis en cause - à une "destruction créatrice" d'une grande violence, en un temps extrêmement bref.

Pour l'instant la Chine avec 20% de la population mondiale ne représente que 5% à 6% de la production mondiale. La Chine produit certes 70% des jouets et des bicyclettes du monde, mais aussi - dès maintenant - 70% des lecteurs de DVD, 60% des appareils photo numériques, 50% des ordinateurs portables, 35% des téléphones mobiles, 30% de téléviseurs et climatiseurs, 25% des machines à laver. La contrefaçon massive fait des ravages dans "l'industrie du luxe" (faux Reebok, Vuitton, Montblanc, Sony, etc.). Les droits de propriété intellectuelle sont faibles : l'industrie pharmaceutique en sait quelque chose (par exemple, Pfizer a découvert que 12 laboratoires chinois fabriquaient du Viagra et n'a pu l'empêcher).

La Chine continentale s'appuie sur 3 Chine "extérieures" : Hong Kong , Taïwan et Singapour respectivement la financière, l'industrieuse et l'intellectuelle. Ell dispose d'une immense diaspora qui fait un retour important au pays, y apporte sa qualification élevée et y fait fortune. Elle constitue ses ateliers avec les pays de sa périphérie : les cas du Vietnam et du Laos sont intéressants mais pas isolés. Par exemple, le Vietnam devient l'atelier de "l'atelier du monde" qu'est la Chine. La Chine est mue par de puissantes passions politiques : retour à la puissance qu'elle connue en 1820 (première puissance économique du monde), nationalisme, revanche sur le Japon, etc.

Pour revenir aux exportations... par exemple, vers les Etats-Unis?. De 15 milliards de $ en 1990, elle dépassent 150 milliards de $ en 2004 (12% des importations américaines). En 2002 la Chine dépasse le Japon et le Mexique comme fournisseur de petit matériel électronique. En juillet 2004, John Kerry stigmatise le vol des brevets américains par la Chine. Walmart, le géant de la distribution américain avec 8000 hypermarchés, a acheté, à lui seul, en 2003, 15 milliards de $ de produits chinois, soit plus de 10% des importations chinoises aux Etats-Unis?. Steinway, la Rolls des piano, devient distributeur de pianos chinois. La Chine a fait irruption dans des secteurs tels que la traduction, la comptabilité, les centres d'appel, les services après-vente. Pour John Sweeney, patron de l'AFL-CIO, c'est plus de 700 000 emplois qui ont été perdus aux Etats-Unis? à cause des importations chinoises (affirmation contenue dans un rapport de 2004).

La Chine s'est hissé au tout premier rang pour les dépenses de recherche et de développement. En 2003 : 72 milliards de $ (soit deux fois la France), sans compter la recherche militaire qui est un secret bien gardé. Il y a 740 000 chercheurs autant que le total de l'Union européenne (contre 1,3 million aux E-U), et plus qu'au Japon (640 000). Le niveau de formation est très élevé. Elle forme 300 000 ingénieurs de haut niveau, soit dix fois plus que l'Allemagne. Thomson a fait remarquer qu'un ingénieur chinois de niveau égal à un ingénieur français lui coûtait 5 fois moins.

Il coûte dix fois plus cher de concevoir et de créer un produit en France que de le faire en Chine, disent les industriels français. La Chine produisait 4% des semi-conducteurs dans le monde en 1998, elle en fabrique plus de 10% en 2004. Le gouvernement a sélectionné des champions nationaux pour les placer dans les 500 plus grosses entreprises du monde. On y trouve TCL (télévision), Huawei (équipements de télécommunications), Haier (électroménager), Baosteel (acier), SAIC (automobiles), Chinalife insurance (assurance), Tsing-tao (agroalimentaire), Lenovo (microinformatique),

Ce tableau malheureusement très incomplet ne rend pas compte de la puissance de la Chine.

Il néglige notamment le monopsone qu'est la Chine (sa puissance d'achat et la concentration des achats dans quelques mains font que la Chine fixe ses conditions à ses fournisseurs). La Chine agit comme acheteur pour imposer ses normes, standards et préparer ainsi les transferts de technologie. Le pouvoir de marché de la Chine est celui d'un vendeur, mais aussi celui du plus gros acheteur du monde.


Complément le 27/04/06

Notes sur la Chine, quasi-monopsone

L'envol de la Chine s'accompagne d'énormes besoins en matières premières, même si ce pays a, lui aussi, des ressources naturelles (charbon, pétrole, gaz, métaux, métaux précieux, fleuves, etc.) La Chine, par ses besoins, relance le secteur primaire qu'on disait sans avenir et provoque une flambée des cours. Entre autres les quatre ors : l'or jaune, l'or noir, l'or bleu (l'eau), l'or blanc (le platine). Retour en force de la vieille économie...

Faits épars...

PetroChina?, colosse étatique parti de la région de Daquing et des réserves chinoises de pétrole (2% des stocks mondiaux connus, avec toutes les réserves connues qu'on peut avoir sur l'évaluation des... réserves pétrolières...) s'est tourné massivement vers l'étranger : la demande intérieure en pétrole de la Chine est maintenant de 5% la consommation mondiale. La Chine est maintenant le deuxième client sur la marché du brut derrière les Etats-Unis? d'Amérique.

Le décollage de la Chine s'appuie notamment sur des industries très gourmandes en énergie : sidérurgie, aluminium, chimie, automobile, etc. Par ailleurs, pour produire un bien, la Chine utilise environ trois fois plus d'énergie que l'UE ou l'E-U (des efforts très importants sont faits pour réduire cet écart). Il en résulte un trait important du gradualisme chinois : l'énergie et les matières premières en Chine ne sont pas laissées au marché.

Les achats de minerai de fer ont été multipliés par trois entre 1998 et 2003. Les prix du nickel, or, plomb (et soja) flambent sous la demande chinoise : en moyenne plus de 30% en 4 ans. Les économistes s'interrogent : sommes-nous au début d'un cycle long de hausse des prix des matières premières ou au début d'une explosion de ces prix ?

Les centrales électriques chinoises (charbon - 70%, hydroélectriques - 25% et nucléaires - 1,5%) placent déjà la Chine au 2ème rang mondial derrière les E-U. Avec 400000 mégawatts la Chine, c'est 3 fois la France. Le barrage des Trois Gorges (une monstruosité écologique, sociale et politique) produira, en 2009, 18200 mégawatts par an. Le plan énergétique chinois prévoit, au moins, un doublement des capacités énergétiques intérieures d'ici à 2030. Cela signifie... construire, tous les 3 ans, l'équivalent du parc français actuel. Nul doute que le savoir-faire acquis fait et fera de la Chine un redoutable concurrent des pays les plus avancés en matière énergétique. Encore ici l'effet du gigantisme.

Le nucléaire devrait passer de 2% des besoins chinois en 2006 à 4% en 2020. Soit nécessiter le passage de 9 à 30 centrales. Cela signifie qu'environ sept à neuf centrales sur dix construites dans le monde le seront en Chine. Ce n'est qu'un exemple du rôle de la Chine, comme acheteur, dans la recomposition de grands secteurs de base comme le nucléaire, le charbon, l'acier, les transports maritimes et ferroviaires, etc.

L'agriculture... Chaque année 10 à 20 millions de Chinois quittent la campagne pour les banlieues des mégapoles (armée de réserve pour le maintien de salaires très bas malgré le décollage ; le phénomène du rattrapage attendra. On estime le nombre de chômeurs chinois à 100 millions environ. La "tradition culturelle confucéenne" - où la frugalité est une valeur importante - apporte aussi sa "contribution" au maintien de bas salaires).
Si la Chine est l'atelier du monde, elle est aussi le verger du monde. Exploitant 7% de la surface agricole du monde (avec 20% de la population du monde), elle couvre environ aujourd'hui 90% de ses propres besoins agricoles. Et... le potager et le verger chinois exportent massivement et nourrissent 20% de la population mondiale.
Le soja est une insolente exception (le soja est la base de la cuisine chinoise et aussi japonaise, mais c'est une autre histoire) : 60% du soja consommé en Chine est importé. Le premier fournisseur sont les E-U !
Le Chine a épousé les OGM depuis 1986. Pékin a donné en février 2004 son accord à l'achat de produits génétiquement modifiés comme le soja, le maïs, le coton. Cet accord étendait les achats OGM antérieurs de colza, de jus de tomate. La Chine n'a pas attendu les E-U pour être gros producteur de coton génétiquement modifié (700 000 hectares et 9 millions de paysans).
La Chine est sur le marché agricole aussi un double acteur de premier plan : acheteur et vendeur.

Pétrole... encore... Gaz...

Hu Jintao n'a pas oublié le pétrole dans son actuelle tournée internationale (voir Libération et Le Monde d'aujourd'hui et des jours précédents - Proche Orient et Afrique). L'Arabie saoudite était totalement absente de l'horizon chinois en 1990. Aujourd'hui c'est l'amour fou. Elle est devenue le premier fournisseur de pétrole de la Chine.
La Chine importe un tiers de ses besoins en pétrole en 2006 ; en 2030 elle importera 85% de ses besoins.
Tout donc y passe. Trois compagnies pétrolières chinoises sont candidates pour devenir des géants internationaux : PetroChina?, Sinopec et China Offshore Oil.
Tout y passe : le pétrole russe à partir des ressources d'Angarsk (près du lac Baïkal), le Proche-Orient?, le Kazakhstan, l'Indonésie, l'Australie, le Gabon, le Nigeria (avec la compagnie nationale chinoise CNOOC), l'Angola (25% du pétrole angolais est acheté par la Chine), le Soudan (Pékin possède plus de 40% du consortium pétrolier du Sud Soudan). Là encore pour le gradualisme chinois... peu importe que le chat soit noir ou gris !
Sur le marché du brut, la Chine acheteur passera de 1/3 des achats mondiaux en 2003 à la moitié en 2007.
Compte tenu de la puissance militaire de la Chine - dont il faudrait parler - on peut s'attendre à un échange "armes contre pétrole" en Afrique. Cela passionne la nomenklatura africaine !

Le Gaz naturel devrait passer d'ici à 2002 de 3 à 10% des besoins chinois. En 2007 un gazoduc de 4200 kilomètres doit acheminer 12 milliards de mètres cubes de gaz naturel du Xinjiang vers la région de Shanghai. Le plan chinois prévoit la construction de 50000 kilomètres de gazoducs avant 2020, soit 8 fois la longueur de la Grande Muraille.

Ce sont bien les termes des échanges mondiaux que la Chine modifie profondément comme vendeur de premier plan et comme acheteur ou quasi-monopsone.



Editorial 25 - Le Canard Enchaîné (4 janvier 2006) - 21 janvier 2006


La possibilité d'une île de Pâques !

Quand le navigateur hollandais Jacob Roggeveen découvrit en 1722 l'île de Pâques, celle-ci ne possédait plus qu'une végétation rase. Pas un arbre à l'horizon. Seuls 400 habitants y vivaient, misérablement, se nourrissant de légumes et de poulets. Sans arbres, donc sans bois ni embarcations, ils ne pouvaient aller pêcher dans l'océan alentour, pourtant riche en poissons de toute sorte. Divisés en onze clans fortement hiérarchisés, chacun doté d'un chef, ils se disputaient un territoire d'environ vingt kilomètres sur quinze.

Et ne répugnaient pas au cannibalisme. Sur l'île, des centaines de statues de pierre fixaient le ciel de leurs yeux vides.

Pourtant, trois siècles auparavant, l'île de Pâques comptait trente fois plus d'habitants: on estime que leur nombre atteignit les 15 000 individus. Couverte d'une haute forêt tropicale, elle abritait une riche faune d'oiseaux terrestres et marins. Le palmier indigène offrait aux insulaires sa sève et ses noix en guise de nourriture, son tronc pour fabriquer de solides embarcations, les fibres de son écorce pour tresser des cordages. Ils en usèrent abondamment.

Surtout que...

Surtout qu'ils étaient divisés en plusieurs groupes rivaux. Sous la conduite de leurs chefs et de leurs prêtres, ces groupes érigèrent partout des statues géantes, symboles de supériorité. Pour acheminer ces statues depuis les carrières jusqu'aux emplacements adéquats, il fallait beaucoup de troncs et de cordages. La compétition battit son plein jusqu'au jour où l'île se retrouva sans palmiers. Les sols devinrent vulnérables à l'érosion, les récoltes diminuèrent. Les oiseaux terrestres furent les premiers à subir une extinction totale. Puis ce fut le tour de la population humaine... Nous sommes, dit André Lebeau, auteur de « L'engrenage de la technique», exactement comme ces habitants de l'île de Pâques. Nous ne pouvons quitter la Terre. Perdus qu'ils étaient au milieu de l'océan Pacifique, à 1 300 miles de l'île la plus proche, Pitcairn, eux non plus ne pouvaient trouver refuge ailleurs. Nous ne sommes pas beaucoup plus malins qu'eux: notre cerveau et notre patrimoine génétique sont identiques aux leurs.

Nous aussi sommes en train de saccager allègrement notre niche écologique : en scientifique conséquent, le géophysicien et ancien haut responsable du Cnes Lebeau rappelle le diagnostic bien connu sur l'épuisement des ressources et la saturation de l'espace vital, et en tire froidement cette conclusion logique: il est probable que le destin de l'espèce humaine se jouera au cours de ce siècle. Or sa tendance fondamentale est de « se constituer en groupes dotés d'une hiérarchie et qui s'opposent les uns aux autres pour les ressources et pour l'espace". On se souvient du mot de Bush: «Le mode de vie des Américains n'est pas négociable. " Cette pulsion ancienne, « ancrée dans les bases génétiques du comportement collectif", et menant évidemment au désastre, pourra-t-elle être contrebalancée parce que Lebeau appelle la « superstructure culturelle", cet acquis transmis d'une génération à la suivante par l'éducation, et qui peut influer sur les comportements collectifs ?

On pleure l'Europe; l'absence de rêve commun; le « capitalisme sans projet". En voilà un, de projet: éviter l'île de Pâques. Bonne année!

Jean- Luc Porquet



Editorial 24 - loi du 11 avril 2003 sur le financement des partis politiques - 18 janvier 2006


Une loi scélérate

Une réelle pluralité d'idées et de propositions au niveau politique peut seule empêcher les dérives dogmatiques et elle est une des bases de la démocratie. Et cette pluralité ne peut exister dans les faits que si les nouvelles idées peuvent être diffusées sans restriction, de la même manière que les programmes des "grands" partis politiques. Or les partis politiques "installés" se sont de facto appropriés l'octroi futur des subventions publiques dans les faits aux puisqu'il faudra aux prochaines élections législatives , depuis la loi du 11 avril 2003, que les candidats obtiennent chacun au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions pour bénéficier de ces subventions les cinq années qui suivent.

Les partis politiques " installés " ont verrouillé un système qui assure leur pérennité.

Un candidat individuel qui proposerait un programme novateur et sensé ne pourrait espérer plus de 2% des suffrages. En effet, les habitudes électorales sont très fortes, et la méfiance s'est accrue par le manque d'exemplarité des tenants actuels du pouvoir. Actuellement, il faut obtenir un score supérieur à 5% pour se voir intégralement remboursé de ses frais de campagne. Ce système ne favorise pas l'émergence de nouvelles forces politiques et donc le renouvellement des idées et des hommes. Les formations politiques naissantes n'ont pas les moyens de communiquer efficacement sur leurs idées alors que les partis traditionnels font du véritable marketing politique.


- Les points essentiels de la loi française sur le financement des partis:

1 - L'interdiction quasi totale du financement privé:

- L' Interdiction totale du financement par les personnes morales.
- La limitation du financement par les personnes physiques à 8 000 euro par an, les apports personnels du candidat n'étant pas limités.
- Le remboursement des frais de campagne pour les candidats ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés, les candidats étant chargés de faire l'avance de trésorerie.

.2 - L'octroi une fois tous les 5 ans du financement public:

- Le financement public n'est octroyé qu'à l'occasion des élections législatives, c'est-à-dire une fois tous les 5 ans, à condition que le parti ait présenté au moins "cinquante" candidats.
- Il se monte à 1,6 euro par voix et par an.
- Il était calculé, jusqu'aux dernières élections législatives du 9 juin 2002 , " à la première voix" obtenue.
- Depuis, à l'initiative des partis en place, la loi a été modifiée pour ne plus accorder le financement public qu'aux formations ayant présenté des candidats ayant obtenu chacun au moins 1 % des suffrages dans au moins cinquante circonscriptions. Cette nouvelle barre de 1% minimum, pénalise encore plus les "petites formations"


Créé par: AJH Dernière modification: Mercredi 28 de Mai, 2008 14:03:58 CEST par AJH


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