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Alternatives Economiques N° 249, juillet-août 2006


Le boom des monnaies parallèles


Depuis le début des années 80, les monnaies complémentaires fleurissent en marge des Etats. Avec des motivations très diverses, qui vont du gain individuel à la recherche de lien social.

En 1981, la compagnie aérienne American Airlines distribuait les premiers miles à ses clients. Aujourd’hui, plus de 160 compagnies ont adopté ce système, qui « paie » 20 millions de voyages chaque année. 1983 : dans un Vancouver sinistré par la crise économique, le premier LETS (Local Exchange Trading System) est créé pour favoriser les échanges de biens et de services entre personnes. Vingt ans plus tard, le modèle a essaimé dans 2 500 associations, réparties dans 25 pays. Dans des registres très différents, ces deux événements préludent à une extraordinaire floraison de monnaies parallèles d’origine privée. Le monopole monétaire des Etats se trouve ainsi contesté, non seulement par le haut, avec la création d’une monnaie supranationale comme l’euro, mais aussi par le bas, par la multiplication des monnaies complémentaires.
Mais s’agit-il encore de monnaie ? Leurs initiateurs récusent parfois le terme, parce qu’il éveille la méfiance des pouvoirs publics. Pourtant, dans la mesure où ces nouveaux instruments remplissent les deux fonctions d’unité de compte et de moyen de paiement, ils possèdent bien les attributs monétaires fondamentaux. Ils peuvent donc se révéler de puissants facteurs d’échange. Mais contrairement à la monnaie « officielle », qui donne un pouvoir d’achat généralisé sur le territoire national, le leur est limité à certains biens ou à certains partenaires. Cette validité restreinte fait justement leur intérêt et explique leur succès en ces temps de concurrence et de mondialisation. Parce que leur espace de circulation est limité, les monnaies complémentaires concentrent et dynamisent les échanges à l’intérieur de communautés données. Avec des motivations très diverses.

Fidéliser le client
La logique peut être purement commerciale. C’est le cas des systèmes de fidélisation des entreprises. Ils fonctionnent sur le principe : « je te distribue du pouvoir d’achat à condition que tu le dépenses chez moi ». Ainsi, un homme d’affaires choisira plus volontiers de voyager sur une compagnie aérienne développant un programme de fidélisation, qui lui permettra d’accumuler quelques milliers de miles en vue de ses voyages en famille… De son côté, la ménagère choisira de faire ses courses aux Galeries Lafayette, car elle pourra ainsi créditer sa carte S’Miles? de quelques centaines de points supplémentaires qui viendront s’ajouter à ceux déjà acquis dans son supermarché Casino. De quoi, peut-être, s’offrir une serviette éponge ou un sac de voyage… Ces deux enseignes développent en effet, avec d’autres, un programme de fidélisation commun qui comptait plus de 9 millions d’adhérents en 2004.
Les entreprises peuvent aussi avoir intérêt à se passer de monnaie officielle quand elles échangent entre elles. A l’instar du WIR, (voir encadré dans la version imprimée), ces systèmes d’échange marchandises permettent à la fois d’économiser du cash et de resserrer les liens commerciaux au sein d’un groupe d’entreprises. Ils se sont beaucoup développés à la faveur d’Internet. Il existerait aujourd’hui plus de 600 sociétés de barter (troc, en français) dans le monde d’après l’International Reciprocal Trade Association, l’organisation qui encadre ces pratiques.

Logique sociale
Mais c’est une tout autre logique qui anime les monnaies dites sociales. Nées en Amérique du Nord au début des années 80 et arrivées en France au milieu des années 90, elles apparaissent le plus souvent sur le terreau du malaise socio-économique, à partir d’une réflexion critique sur la monnaie officielle.
Celle-ci est accusée d’abord de ne pas valoriser les « vraies richesses » : de nombreuses activités moralement répréhensibles ou écologiquement nuisibles engendrent d’importants flux monétaires, alors que d’autres, qui créent un véritable bien-être, comme les activités domestiques ou bénévoles, ne sont pas valorisées.
Par ailleurs, quand la monnaie s’accumule dans les poches des uns et déserte celle des autres, elle échoue à jouer son rôle de « fluide de l’échange », pour reprendre l’expression du philosophe Patrick Viveret. La surmonétarisation des uns alimente la spéculation, la sous-monétarisation des autres les condamne à l’exclusion. Les monnaies sociales tentent de débarrasser l’argent de ses tendances spéculatives et inégalitaires et de le mettre au service de trois objectifs majeurs : relocaliser l’économie sur un territoire en dynamisant les échanges entre les acteurs locaux, encourager des échanges et des activités que la monnaie officielle ne valorise pas, et favoriser la cohésion communautaire.

Monnaies locales
Quand il s’agit avant tout de renforcer l’économie locale, la communauté de paiement est alors celle d’un territoire donné. Ces monnaies locales ont connu des antécédents dans les périodes de grande crise monétaire. On en a vu ainsi apparaître au cours des années 30 – comme à Wörgl, en Autriche (voir encadré dans la version imprimée), ou plus récemment en Argentine. La mondialisation leur donne aujourd’hui une nouvelle actualité. Elles contribuent en effet à ce que les revenus engendrés localement soient dépensés sur place : une manière de compenser les pratiques des grands groupes dont les logiques d’implantation et de rapatriement des profits ignorent les territoires.
Mais aujourd’hui comme hier, les Etats européens se montrent très méfiants à l’égard de telles initiatives. C’est en Amérique du Nord que les monnaies locales se sont surtout développées depuis une quinzaine d’années. Une soixantaine de localités ont ainsi suivi l’exemple de l’Ithaca Hour, créée en 1991 dans la ville d’Ithaca aux Etats-Unis?. Sans doute parce que, comme le souligne l’économiste Jean-Michel? Servet, « la tradition du free-banking rend l’émission de monnaies privées plus facile dans le monde anglo-saxon ».

Le lien autant que le bien
La communauté d’échange peut aussi être un groupe de personnes qui s’associent pour échanger entre elles des biens (autoproduits ou d’occasion) et des services (éducatifs, de soins aux personnes, etc.), du temps ou des savoirs. Les LETS, nés au Canada, se sont bien acclimatés en Europe. A leur origine, on trouve l’idée de redonner aux personnes
exclues de l’accès aux moyens de paiement classiques la capacité d’échanger et de s’insérer socialement. Dans ces systèmes, chaque partenaire est tour à tour offreur et demandeur, producteur et consommateur. L’échange est ainsi l’occasion, pour chacun, non seulement de satisfaire ses demandes, mais aussi de valoriser ses compétences.
A l’usage, il apparaît que les LETS ne remplissent guère de fonction d’insertion économique. Les biens et les services qu’ils permettent à leurs membres de se procurer « ne dépassent pas 3 % à 5 % de leurs besoins », d’après Margrit Kennedy, grande apôtre des monnaies alternatives, et ils ne mettent que rarement le pied à l’étrier de l’emploi. Mais ils jouent incontestablement un rôle d’insertion sociale, en favorisant les contacts et les échanges interpersonnels. Quand Pierre « vend » des cours de guitare à Paul, qui « achète » les confitures d’Andrée, qui apprend la danse africaine avec Zaina, le fait d’échanger est aussi important que ce qui est échangé. Le lien compte autant que le bien.

Tous les LETS fonctionnent selon un principe de crédit mutuel entre membres. En « achetant » quelques heures de cours d’informatique donné par un autre adhérent, je crée une dette sur mon compte et un crédit sur celui de mon fournisseur, qui pourra l’utiliser à son tour dans un achat. Autrement dit, ma dette va circuler dans le système, engendrant du pouvoir d’achat. A partir de ce principe de base, des variantes nationales sensibles témoignent de différentes « morales de l’échange ». Ainsi les LETS anglais permettent l’échange à la fois de biens et de services et se réfèrent en général aux valeurs de marché. D’autres veulent au contraire s’en affranchir. Les « banques des temps » italiennes sont ainsi conçues pour seulement des échanges de services, sur la base du temps passé. En France, les systèmes d’échange locaux (SEL) laissent en général les participants déterminer la valeur d’échange dans un accord de gré à gré.

Impact limité
Au total, Jérôme Blanc, spécialiste des monnaies parallèles, estime qu’« il y a, au milieu de la décennie 2000, entre un demi-million et un million d’adhérents à des systèmes de monnaies sociales, répartis dans plus de trois mille associations, situées dans une quarantaine de pays, pour l’essentiel en Occident, en Amérique latine et au Japon ». Leur impact reste cependant très limité : « A l’exception notable de l’Argentine, nulle part les monnaies sociales n’ont acquis de taille significative par rapport à l’activité économique et sociale nationale. »
Cette intense créativité monétaire ne doit donc pas trop faire rêver les apprentis monnayeurs. Il ne suffit pas de dire « que l’argent soit » pour que le pouvoir d’achat se crée miraculeusement. Il ne faut pas non plus imaginer qu’il suffirait de changer de monnaie pour changer le monde. Ce serait, avertit Jérôme Blanc, une « simplification abusive ».

La monnaie sur mesure
Plutôt que de céder à cet idéalisme simpliste, les monnaies sociales doivent, pour gagner en efficacité, repartir de ce qui fonde le succès d’une monnaie : la confiance. Or la confiance dans la monnaie est lente et difficile à construire. Elle repose d’abord sur l’organisation du système de paiements, selon un ensemble de règles adapté aux objectifs recherchés.
Choix d’abord d’une monnaie de compte, comme dans les LETS, ou d’une monnaie papier. La première solution permet une gestion très décentralisée de l’émission monétaire, puisque c’est le crédit mutuel entre les membres qui engendre la monnaie. Mais de tels systèmes se révèlent lourds à gérer – édition d’un catalogue des offres et des demandes, saisie des transactions et suivi des comptes, etc. Au contraire, une monnaie papier épargne la gestion d’un système de comptes, elle est aussi plus visible et plus ouverte – il suffit de l’accepter pour faire partie de la communauté de paiement. Ce choix est plus adapté dans le cas de monnaies territoriales. Mais d’autres difficultés surgissent : le risque de contrefaçon et le pilotage délicat de la création monétaire. Trop de monnaie en circulation dégrade sa valeur, pas assez limite les échanges. Le trueque argentin a ainsi été victime d’une surémission monétaire, doublée d’une importante contrefaçon, qui a sapé la confiance.

Autre choix crucial : celui de l’articulation avec le système de paiement officiel. Les LETS ou certaines monnaies locales comme l’Ithaca Hour en sont totalement déconnectés. D’autres instruments sont au contraire gagés contre la monnaie nationale, entièrement ou partiellement, et quelquefois même convertibles moyennant une décote. Les Etats qui ancrent leur monnaie à une grande devise étrangère pour bénéficier de la confiance qu’elle inspire n’agissent pas différemment. Les monnaies complémentaires n’échappent donc pas aux dilemmes traditionnels de toute politique monétaire… D’autres options leur sont propres, comme celle de la monnaie fondante (voir encadré dans la version imprimée). Avec, là encore, des choix à faire sur le rythme de dépréciation et l’usage de la monnaie « fondue ». Au total, la création et la gestion d’une monnaie sociale relèvent donc d’une véritable ingénierie monétaire.

La barrière du nombre
Outre le système de règles, le succès d’une monnaie repose aussi sur une communauté d’usagers suffisamment vaste, entre des acteurs suffisamment nombreux et complémentaires pour que des échanges aient lieu. Les SEL français se heurtent souvent à cette barrière. Après l’engouement initial, le nombre de leurs membres a plafonné autour de 20 000 personnes, réparties en quelque 300 associations : une masse critique d’utilisateurs insuffisante pour faire vivre l’échange.
C’est pourquoi les expériences les plus récentes cherchent à ouvrir la communauté d’échange au-delà d’un cercle étroit de militants et à favoriser « l’hybridation des ressources », selon l’expression de Michel Servet. Des initiatives comme le Chimgaueur en Allemagne (créé en 2003) ou les projets Libra en Italie et Sol en France (voir article suivant) s’efforcent de créer une convergence d’intérêts entre entreprises, associations, collectivités locales et consommateurs-
citoyens sur un territoire donné. Les dispositifs imaginés sont plus sophistiqués et associent des systèmes de fidélisation commerciale et le développement de projets citoyens sans but lucratif. Ils cherchent en quelque sorte à dépasser l’opposition entre la logique commerciale des monnaies d’entreprises et la logique sociale des monnaies citoyennes. Entre le profit et le lien.


Sandra Moatti


Pour en savoir plus
• Exclusion et liens financiers. Monnaies sociales, rapport 2005-2006, par Jérôme Blanc (dir.), éd. Economica, 2006. Un bon tour d’horizon, à la fois théorique et concret, des expériences de monnaies sociales.
• Nombreux sites Internet sur les monnaies sociales : par exemple, en français, http://money.socioeco.org ou http://selidaire.org, le réseau des SEL en France.

Dans le même dossier :
Le projet Sol, un laboratoire monétaire
Une nouvelle monnaie électronique est testée dès cet été. Son objectif : créer une communauté d’échange fondée sur la solidarité et le développement durable.
• Nombreux encadrés


N° 249, juillet-août 2006, 5,25 euros, port inclus



Créé par: AJH Dernière modification: Dimanche 25 de Mai, 2008 08:45:20 CEST par AJH


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